Ce n'est qu'un début prédisent certains ... et non des moindres, puisque ce sont les industriels du secteur.
Alors que le prix du beurre flambe en Allemagne et ne semble pas prêt à fondre, le groupe agro-alimentaire français Danone augmente en France le prix de ses produits laitiers frais de 2,5%, a annoncé son PDG Franck Riboud dans une interview au Figaro publiée mardi.
Belle séance de rebond aujourd'hui à la bourse de Paris, dans des volumes importants, mais légèrement moindres toutefois que lors des dernières séances de baisse. Et même si plusieurs signes que le marché était mûr pour un rebond étaient apparus hier, ce rebond technique reste très grandement lié au rebond des places américaines hier... Et à voir l'orientation de la séance du jour outre-altantique, et la rupture des récents supports, on peut déjà anticiper un fort repli demain à l'ouverture. A quoi sert alors l'analyse technique dans de telles situations ?
Si la France entière crie cocorico suite au supposé fabuleux contrat passé entre le géant gazier russe Gazprom et le pétrolier français TOTAL, l'échange pourrait ne pas aussi fructueux que semblaient laisser croire les promesses.
Gazprom espère trouver d'autres partenaires pour son projet d'exploitation du gisement de Chtokman, soit comme copropriétaires de l'opérateur ou comme sous-traitants, a ainsi déclaré la semaine dernière Dimitri Medvedev, président de Gazprom.
A noter que si l''accord avec Total prévoit que le groupe français prendra 25% dans la société propriétaire des infrastructures de Chtokman, Gazprom gardera la licence et restera l'unique propriétaire de la production.
Quel incroyable retournement de situation! Nous sommes passés en quelques heures de l'euphorie du CAC40 en plein rebond à une déconfiture en règle à New York et sur le FOREX! Toutefois, dès 19h, on pouvait sentir quelques signes avant-coureurs, comme par exemple un article de boursier.com mais surtout, la "sortie" de William Poole sur une possible intervention de la FED en cas de krach boursier.
En langage béotien (c'est-à-dire celui que je peux comprendre!), cela signifie "baisse des taux comme sous Greenspan". Ou bien encore: "le subprime va nous mettre dans un pétrin similaire au krach internet".
En tous cas, cette déclaration n'a pas empéché les marchés US de dévisser sérieusement: jugez vous-meme, le Dow Jones -1.14% à 13205.81, le Nasdaq Composite à 2546 et l'indice élargi Nasdaq 100 à 1932 points. Sur ce dernier indice, j'insiste sur le franchissement à la baisse de la MM50 qui avait jusqu'ici bloqué les ours; en pourcentage, on cloture à -2.12% avec un avalement baissier méga-balèze. Prochaine étape plein sud: la MM100 vers 1900 points.
Coté FOREX, ce n'est guère plus reluisant: on retrouve la risk-aversion qui s'était mystérieusement évaporée depuis dimanche soir. La cross EUR-JPY avait alors repris la cotation vers 160.9 avant de la voir bondir jusqu'à 163.5 cette après-midi. Elle est revenue ce soir à 162.25. Du coté du USD-JPY, on en est à 118.6. Qui parie encore sur une poursuite du rebond en Europe demain avec tout ca ?
Il me semble (mais là encore, je peux me tromper!) que nous soyons dans un cas typique de "rebond vendu". C'est un signe très négatif pour la suite des évennements, surtout qu'il se pourrait qu'un beau paquet d'établissements bancaires doive nous communiquer des choses pas belles sur certaines imprudences en matière de crédits à risque. En tout cas, voici une dernière info sur d'autres hedge funds en difficultés.
Triste constat alors que notre nouveau Président Nicolas Sarkozy se dit vouloir réconcilier les Français avec le travail : "Stress" est pour 75% des Français le mot qui décrit le mieux la façon dont les gens vivent leur emploi, selon un sondage TNS Sofres.
S’il fallait étayer cette constatation de faits avérés, on n’est pas sans savoir que les suicides se multiplient depuis quelques temps au sein des grands groupes français, et notamment chez les constructeurs automobiles comme Renault ou PSA.
Après le profit warning de la banque IKB publié hier, c'est au tour de la prestigieuse Deutsche Bank de communiquer sur ses déboires liés à la crise des subprime mortgages américains. Rappelons que cette contamination à divers secteurs de l'économie se fait par l'intermédiaire de dérivés de crédits (divers et variés); n'ayant pas la compétence requise pour proposer un point de vue personnel sur ces produits, je vous renvoie à un site spécialisé sur la question. La version officielle (et longtemps en vigueur) fut que le risque était complètement contenu ...
Bien entendu, ce n'est pas le cas! Et il suffit pour s'en convaincre de réfléchir un instant sur les profondes interconnexions entre les diverses économies mondialisées. Pourquoi diable un secteur resterait-il localisé alors que tous les autres font l'objet d'opérations depuis les quatre coins de la planète ?
Aujourd'hui, nous avons pris connaissance de la statistique des dépenses de construction, très inférieure au consensus. Or, nous observons en meme temps un fort rebond des valeurs financières et foncières! Outre-Atlantique, la reprise d'hier est déjà à la peine (on peut imaginer que "le rebond est vendu"), si bien qu'un communiqué de la FED vient au secours des marchés: "La Réserve fédérale américaine n'a pas fini d'évaluer l'impact de la baisse subie la semaine dernière par les marchés financiers mais elle agira si cette évolution compromet ses objectifs en matière d'inflation ou d'emploi".
C'est effectivement très mauvais signe; nous y reviendrons à la cloture de Wall Street.
Non, rassurez-vous ! le français étant une langue difficile et pleine de nuances, généralement quand on fait bondir quelqu’un, c’est que les choses ne se passent pas si bien que cela.
Bien au contraire le titre Renault profitait mardi d’une hausse salvatrice, engendrée par l’opinion – favorable - de Goldman Sachs à son sujet.
Quelques signaux montraient hier que le marché était mûr pour un rebond, mais il aura fallu que Wall Street donne le "la", avec une progression pourtant relativement modeste (+0.8%) pour que la vague d'achats à bon compte déferle sur les marchés européens. Après une ouverture en gap haussier de près de 1%, le CAC semble pour l'instant décidé à accroître son avance, puisqu'il progresse de 1.7% à un quart d'heure environ des premiers chiffres économiques de la journée, à savoir l'indice des prix aux EU, la consommation des ménages en juin, et les chiffres du revenu.
La Russie semble déterminer à attaquer Boris Berezovski sur tous les fronts.
Si cette affaire « empoisonne » les relations entre Londres et Moscou, la presse russe nous apprend lundi que le Parquet général russe a formulé une demande de saisie-arrêt sur les biens de Boris Berezovski en France.
«La détérioration des rapports entre la Russie et la Grande-Bretagne peut être expliquée, entre autres, par l'entrée de la compagnie russe Gazprom dans le projet Sakhaline-2 », a déclaré la semaine dernière aux journalistes Sergueï Stepachine, président de la Cour des comptes. Une autre affaire sur le gaz ?
Selon les données publiées lundi par l'observatoire des énergies renouvelables EurObserver, le marché européen du solaire thermique a progressé de 44,3% en 2006 avec plus de 3 millions de m2 de nouveaux capteurs solaires installés.
Pour rappel, le solaire thermique consiste à utiliser l'énergie du soleil via des capteurs solaires pour alimenter des chauffe-eau ou des systèmes de chauffage de bâtiments ou de piscines.
En France, c'est bien connu, on n'a pas de pétrole (encore ... que), mais on a des idées. Certes, elles peuvent parfois laisser songeur (se) ...
Le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA) considère qu'une "initiative résolue" du gouvernement pour le renouvellement du parc des véhicules permettrait de "réduire sensiblement" les émissions de CO2 liées à l'automobile. Ce “constat” est issu d'un communiqué adressé lundi, dans la perspective du "Grenelle de l'environnement" prévu cet automne.
L'histoire ne dit pas quelle recette miracle le CNPA devrait proposer afin que nos concitoyens puissent financièrement participer à sauver la planète ... et d'un coup de baguette magique disposer des revenus nécessaires pour acquérir un véhicule neuf ? On va nous refaire le coup de la “Jupette” ?
L'Arabie saoudite se sentirait-elle pousser des ailes après l'annonce faite par les Etats-Unis de contrats de ventes d'armement entre les deux pays ?
Une telle annonce n'aurait-elle pas encore une fois pour but d'affaiblir l'Iran en influant à la baisse sur les cours de pétrole, manne pétrolière qui se révèle fort utile pour calmer le peuple iranien contraint à devoir faire face à des mesures de rationnement d'essence ?
En tout état de cause, le géant pétrolier Saudi Aramco a annoncé lundi que sa capacité de production, se verrait accrue en décembre prochain d'un demi-million de barils par jour. Pour rappel, cette dernière s'élève actuellement à 10,8 millions de barils par jour.
Encore une mauvaise nouvelle pour les salariés de SFR dont “l'avenir professionnel” se rapproche de plus en plus d'une reprise par Téléperformance ... entreprise reputée justement pour ne pas trop tenir compte de ce type de considération.
Le tribunal de grande instance de Toulouse a rejeté l'action en référé intentée le 23 juillet par le comité d'entreprise du centre d'appels toulousain de SFR pour "violation de prérogatives en matière d'information" sur le transfert des centres d'appel, a-t-on appris lundi auprès des syndicats.
Alors, rebond ou pas rebond ? Si j'en juge par ce qui se passe maintenant sur les places boursières américaines, il y a effectivement un rebond technique des indices, à la différence du CAC 40 qui a hésité toute la journée pour finalement cloturer sur une hausse véritablement symbolique.
Par contre, on peut essayer de réfléchir sur la corrélation entre cette (pure supposition de ma part!) pause dans la baisse avec le cafouillage électoral japonais de ce week-end. En effet, la déroute des libéraux à la chambre haute serait susceptible de retarder une éventuelle hausse des taux directeurs au Pays du Soleil Levant. Ceci donnant bien entendu du baume au coeur meurtri des carry-traders.
Toutefois, il est indispensable d'avoir un oeil sur les statistiques de la semaine pour décider que faire des positions sur indices; et le programme est chargé!
N'oubliez pas que, tout comme le FOREX, vous pouvez suivre gratuitement les marchés US en temps réel sur ce site bien utile.
L’Autorité des Marchés financiers vient de publier la décision de la Commission des sanctions à l'égard des sociétés Marionnaud Parfumeries, KPMG SA, Cofirec et de MM. Marcel et Gérald Frydman ainsi que de MM. Yves Gouhir et Gérard Caro.
Décision prise le 5 juillet 2007. Tiens, pourquoi tant de hâte à la publier ? C’est que ce jugement contient un élément tout à fait exceptionnel, qui mérite qu’on s’y attarde. En effet, c’est la première fois qu’est contestée la compétence de la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers en matière de délit boursier… Rien que ça !
Monsieur Marcel Frydman, ancien PDG de Marionnaud (en photo ci-dessus) n’est pas un homme qui se laisse pas impressionner comme ça. Mis en cause sur l’inexactitude des données comptables publiées par son entreprise en 2002, 2003 et 2004 (faux bilans en résumé), dénoncé par le Commissaire aux comptes de sa société au Procureur du Tribunal de grande instance de Créteil, il a décidé de se défendre en attaquant l’Autorité des marchés financiers, à qui il oppose toute une panoplie d’arguments, allant de la dureté de la procédure (sic), de la virulence dont Gérard RAMEIX, Secrétaire général de l’AMF aurait fait part à son égard dans la presse ; le rapport d’enquête serait « dépourvu d’objectivité et d’impartialité » ; le rapporteur d’enquête serait lui-même dépourvu d’impartialité, puisque hiérarchiquement sous la dépendance du Secrétaire général de l’AMF ; le principe d’égalité serait « méconnu au profit du Commissaire du gouvernement et au détriment du mis en cause » ; et bien sûr la très célèbre atteinte au principe de la présomption d’innocence… (re-sic)
Quelle force et quel rebond! Après avoir perdu plus de 6% en 4 séances, le marché parvient à peine terminer sur une hausse de 0.04%..., preuve s'il en est de l'impact du mouvement de la semaine passée. Mais à travers ce bien maigre rebond, on peut quand même y voir quelques signaux positifs, qui peuvent peut-être nous amener à un prochain rebond.
En effet, après la chute de vendredi en fin de séance outre-atlantique, le CAC aurait très bien pû ouvrir sur une nouvelle baisse appuyée. De même, depuis quelques semaines, le CAC avait plutôt tendance à faire preuve de bien plus de faiblesse que les marchés américains.

ABN AMRO, qui fait l'objet d'une bataille sans précédent entre d'un côté Barclays et de l'autre un consortium Royal Bank of Scotland-Santander-Fortis, a indiqué ce matin qu'il n'était pas en position de recommander l'une ou l'autre des deux offres. Barclays propose 66 milliards d'euros, dont 37 % en cash, tandis que le consortium en offre 71,1 milliards dont 93 % en numéraire. Néanmoins, ABN estime que le soutien à Barclays apporté par China Development Bank devrait renforcer les opportunités de croissance du groupe combiné ABN/Barclays en Asie et pourrait générer davantage de valeur ajoutée dans le long terme pour les actionnaires de la banque hollandaise.
L'établissement néerlandais précise qu'au cours de clôture de vendredi dernier, l'offre de la banque britannique était inférieure de 1% au cours d'ABN AMRO et de 8,8 % par rapport à celle du consortium. Il ajoute que le projet de dépeçage qu'entendent mener RBS, Fortis et Santander pose "un nombre significatifs de questions restées sans réponses". Chacun des membres du consortium souhaite récupérer une partie des nombreuses activités internationales d'ABN AMRO, conduisant à son démantèlement pur et simple.
De son côté, Barclays dit "comprendre" les hésitations de son homologue néerlandais. Ce dernier a par ailleurs publié aujourd'hui un bénéfice net en baisse de 7,1 % au titre du deuxième trimestre, à 1,13 milliard d'euros.
Le signal était pourtant intéressant ce matin : en ouvrant en très légère hausse malgré la fin de séance bien négative outre-atlantique vendredi, le CAC semblait donner l'impression qu'un rebond était proche, et c'est d'ailleurs ce qu'il s'est plus ou moins passé en début de séance, avec une rapide accélération haussière, mais qui n'ira en fait pas bien loin puisqu'elle sera stoppée par les 5680, soit à peine plus de 0.6% de hausse. Puis, après une joli Epaule-Tête-Epaule, le marché est reparti à la baisse, pour repasser dans le rouge, avant, entre midi et deux, de tenter d'aller chercher le point bas de vendredi sur 5607.
Alors voila, la rumeur de ce week-end était fondée: une banque allemande a bien été "contaminée" par le virus subprime: il s'agit de la banque industrielle allemande IKB. Pour le moment, on n'a encore que peu d'infos précises, néanmoins certains n'hésitent pas et Dresdner Kleinwort Wasserstein est passé d'"achat" à "vente" sur IKB et a ramené son objectif de cours de 30 à 17 euros. Tout le secteur bancaire déguste depuis ce matin outre-Rhin ...
Standard & Poor's a conduit une Nième étude sur cet épineux sujet: ses conclusions sont étonnantes car on y trouve tout et son contraire. Je cite "Les problèmes liés au supbrime américain ne devraient pas avoir d'impact significatif sur les grandes banques allemandes", souligne l'un de ses analystes, par contre, "si la crise générée par le subprime devait s'aggraver et conduire, par exemple, à une chute de la consommation des ménages, c'est l'ensemble des banques dans le monde qui seraient mises en difficulté. Comprenne qui pourra! Le risque général de contagion est contenu, mais si tel n'était pas le cas, la crise serait majeure ...
Ce n'est pas tout: une autre polémique enfle chez nos voisins teutons. Il s'agit de l'impact sur les prix laitiers de la demande asiatique en constante progression ... qui s'avère un chouilla plus fort que prévu. Les casse-pieds vont surement ressortir les vieilles histoires de la république de Weimar, puisque l'augmentation du prix du beurre est chiffrée à 50%, celui du fromage blanc de 40%, et celui du litre de lait d'environ 10 à 20%.
Heureusement, les spécialistes de la spécialité (ceux qui soutiennent que l'inflation est autour de 2% l'an) estiment cette inflation "supportable" et attendent "d'autres hausses de prix au second semestre". Profitez bien de vos yaourts!
Les biocarburants et l'éthanol vont-ils conduire à un dérèglement économique et climatique de notre planète (enfin, est-elle vraiment à nous) ?
Si certains s'interrogent déjà en Europe sur l'impact de l'utilisation accrue des terres en vue de cultiver la nouvelle "manne énergétique", le quotidien O Globo indiquait dimanche que la culture de la canne à sucre pour la production d'éthanol commence à gagner la région amazonienne en dépit des dénégations du président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva.
Le ton monte chaque jour – j'allais dire même chaque heure – un peu plus entre l'Allemagne et la France suite à la conclusion d'un contrat dans le domaine nucléaire entre la France et la Libye obtenu, certes au finish entre Nicolas Sarkozy et Khadafi, initialement en guise de contrepartie pour obtenir la libération des infirmières bulgares incarcérées avec un médecin depuis de nombreux mois en Libye.
Les Allemands entretiennent une relation de méfiance avec le nucléaire et la presse allemande se montrait samedi dans l'ensemble très critique à l'égard de l'initiative française. Le sujet devient même une affaire interne en Allemagne, le secrétaire d'Etat parlementaire au ministère allemand de l'Environnement, Michael Müller, ainsi que les Verts (opposition) mettant en garde dans la presse le groupe allemand Siemens contre une participation au projet nucléaire franco-libyen.
Ironie du sort, hasard de calendrier, stratégie voulue par Nicolas Sarkozy ? N'oublions pas que le Président français a récemment fait part de son intention de racheter les parts détenus par l'allemand Siemens dans le groupe nucléaire civil Areva qui devrait bénéficier du nouveau contrat libyen.
Le groupe LVMH a démenti dimanche avoir l'intention de mettre en vente l'hebdomadaire financier Investir en même temps que le quotidien économique La Tribune.
C'est pourtant ce qu'affirmait le Journal du Dimanche sans toutefois citer de sources.
Investir ou ne pas investir dans "Investir" ?
That's the question, et le dilemne, cornélien.
Alors que les Etats-Unis devraient annoncer lundi avoir conclu de somptueux contrats de fourniture d'armement avec ses alliés du Golfe pour - officiellement - contrer l'influence croissante de l'Iran, Israël ne l'entend pas de cette oreille.
Pour "amadouer" les Israéliens, Washington a donc annoncé qu'il leur serait versé une aide militaire supplémentaire. Comme quoi, il est toujours bon de "râler" ... cela peut-être tout de même bigrement porter ses fruits.
D'après le Washington Post et le New York Times, les contrats d'armement devraient être annoncés lundi juste avant le début d'une tournée au Proche-Orient de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et du secrétaire à la Défense Robert Gates, attendus notamment en Egypte et en Arabie Saoudite.
Abandonnant pour un moment le débat "hausse ou baisse" des indices boursiers, je retourne un peu vers le sujet des modélisations mathématiques en finance, sujet déjà abordé dans deux articles précédents sur ce site. Je crois que c'est un sujet assez intéressant à présenter, car au vu de ce que je vois trainer au détour de certaines pages web, on fait dire aux "maths fi" à peu près tout et n'importe quoi ...
Alors tout d'abord, un excellent polycopié mis à disposition par des enseignants de l'Université (en plus, c'est en francais!); certains auront envie d'avoir une remise à niveau en probabilités au préalable (c'est niveau DEUG).
Alors, les "maths fi", késako ? D'abord, il faut bien comprendre que ce n'est pas une recette miracle pour faire fortune à la Bourse ... Sinon on ne l'enseignerait pas aux étudiants! Il s'agit plutot d'une facon cohérente de donner un prix à des dérivés sur actifs financiers, en fonction de critères immatériels (des choses dont tout le monde a entendu parler, comme la "valeur temps" par exemple). De nombreux travaux empiriques ont été accomplis sur ce sujet, et il se trouve qu'il existe un formalisme mathématique élégant qui permet de tout rassembler au sein d'une théorie, avec des théorèmes rigoureux.
Ensuite, il existe deux approches bien distinctes, reliées par un "passage à la limite": les modèles à temps discret et ceux à temps continu. Dans le premier cas, le temps s'écoule de facon discontinue et on étudie des marches aléatoires, alors que dans le second, ces incréments temporels "tendent vers zéro" et, à la limite, on obtient des modèles basés sur des équations différentielles. Dans cette note, je me restreins aux modèles à temps discret.
Le modèle de base est celui de Cox, Ross et Rubinstein, dit aussi "modèle binomial"; le problème posé est le suivant "connaissant le payoff d'une option européenne à la maturité, comment lui donner un prix avant cette date ?". Il se trouve que la réponse est étonnante: un tel prix est donné par (la valeur actualisée de) l'espérance probabiliste de ce payoff pour toutes le trajectoires possibles du sous-jacent; ceci nécessite une hypothèse importante, l'absence d'opportunité d'arbitrage.
Ce modèle binomial sert d'introduction à une théorie plus générale ou l'évolution des marchés est basée sur une martingale, c'est-à-dire une loi de probabilité pour laquelle "la valeur en chaque instant est l'espérance de ses valeurs futures". En particulier, c'est une marche aléatoire n'ayant ni tendance haussière ou baissière, ce qui est en quelque sorte justifié par le fait qu'il se produit constamment des transactions impliquant un vendeur (donc quelqu'un qui pense que le prix va baisser), et un acheteur (qui pense le contraire). Le prix ainsi fixé est en quelque sorte une "moyenne des anticipations" des opérateurs pour le futur. Les martingales permettent, au prix d'une machinerie mathématique sensiblement plus lourde, d'étendre le résultat du pricing de dérivé obtenu pour le modèle binomial sans hypothèse restrictive sur l'évolution du marché, hormis la complétude et l'absence d'arbitrage ("no free lunch").
Comme pour le Nasdaq, j'indiquais la semaine dernière que seule une cassure du support orange et rouge pourrait provoquer une accélération baissière. Jusqu'à mardi soir, pas de réelle inquiétude, puisque ces deux support tiendront le choc, même si ce fut de justesse mardi soir. Mercredi, première alerte, avec un enfoncement en séance du support rouge, mais le support orange fonctionne, et la clôture positive peut laisser penser à une reprise de la tendance haussière.
Comme pour le CAC, le Nasdaq a connu une semaine noire, même si la chute globale reste plus modérée. La semaine dernière encore, j'indiquais que la tendance CT restait haussière, avec toutefois une accumulation de signaux d'alerte, et que seule une invalidation du gap des 2552/2562 donnerait le signal d'une probable baisse plus marquée.
Dès mardi, avec l'ouverture d'un nouveau gap baissier formant clairement cette fois une île de retournement baissier, les choses étaient claires : même après avoir retravaillé les tracés pour mieux coller au marché, avec notamment la possibilité d'un rebond sur le bas du canal vert, ce dernier était enfoncé dès jeudi.
Ouf ! Pour une fois on va parler des Hilton, sans parler des frasques de Paris ! Même s'il est vrai que Paris restera toujours Paris ...
Selon l'édition du Financial Times de samedi, la banque britannique Royal Bank of Scotland Group s'apprêterait à vendre un portefeuille d'hôtels correspondant à un 1,1 milliard de livres (1,6 milliard d'euros) à l'investisseur Jeremy Robson. L'essentiel de la vente concernerait des établissements Hilton.
Effet Clearstream ... certes bien loin de l'effet Kisscool ...
Alors que dans son éditorial, l'hebdomadaire l'Express s'étonne, voire même s'alarme, du silence des veaux, reprenant les termes du Général de Gaulle pour qualifier l'apathie des Français, quelques-uns semblent (enfin ?) réagir.
Si l'hebdomadaire s'attendait certes à "la colère populaire, les foudres des clercs et les imprécations des gardiens du temple républicain", dans une interview au "Journal du dimanche", le député UMP Jean-Pierre Grand propose son siège à l'ancien Premier ministre français. Tout de même .... il était temps ! ... l'Express nous alertant "qu'il vient toujours un moment où les veaux sortent de leur silence, généralement trop tard: quand ils approchent de l'abattoir" .....
La production et les exportations de pétrole de la compagnie publique mexicaine Pemex ont baissé de 5% sur un an au deuxième trimestre 2007, vient d'annoncer Pemex dans un communiqué.
Après des ventes record en 2006, Pemex est confronté à l'épuisement de son gisement phare de Cantarell, dans le golfe du Mexique.
L'effritement de ses réserves n'a été que partiellement compensé par l'exploitation de nouveaux gisements.
Ce week-end, après l'incendie boursier que tous nos journaux nous relatent avec plus ou moins de pertinence, l'administration Bush (encore aux commandes pour un an, "comme si la chienlit n'avait pas pu attendre encore un peu" les entends-je penser d'ici) prend les choses en main. En effet, cette fois-ci, ils n'ont plus affaire à un dictateur arabe donc plus question d'envoyer les chars; le pauvre Henry Paulson, secrétaire au Trésor a été mandaté pour aller tirer les oreilles aux patrons de l'Empire du Milieu au sujet des taux de change ...
Ouvrons une parenthèse: qui se souvient des discours enflammés de Thomas Friedman et de son approche dogmatique du libre-échange ? Tout ca a fourni à nos amis de la Chronique Agora matière à d'innombrables rigolades ... Seulement voila, tout cela date d'une époque durant laquelle tout le monde croyait encore que le consommateur américain disposait d'une capacité d'endettement quasi-infinie alimentée par "l'extraction de valeur" de sa maison dont la valeur liquidative enflait régulièrement par le fait de la bulle immobilière! L'équipe autour de Bill Bonner a tot fait de découvrir que les pays asiatiques ne pratiquent pas vraiment le libre échange: les prets consentis aux entreprises ne sont jamais vraiment remboursés, ceci avec l'aval tacite d'un état resté pratiquement omnipotent. Alors aller chercher des réformes à caractère vaguement protectionniste (réduire le spread Yuan/Dollar pour diminuer la compétitivité asiatique) au moment ou le crédit se grippe, ca s'appelle retourner sa veste dans l'urgence ... On referme ici la parenthèse.
Alors notre brave Henry s'en va à Pékin pour rouspéter que la "monnaie du peuple" ne s'apprécie pas assez rapidement sur le FOREX; en effet, la commission des finances du Sénat US a récemment adopté un texte visant à mettre en place de la rétorsion contre les nations ayant une devise sous-évaluée. Il faut bien dire que ce n'est vraiment pas sympa avec le brave Président texan qui fait de son mieux pour donner un boulot à tous ses électeurs! Déjà qu'il leur avait promis l'eldorado avec sa "nation de propriétaires" (tiens, ca ne vous rappelle rien ?): voir le pénultième paragraphe de cet article ...
Honnètement, que peut sortir d'une telle entrevue ? Selon moi, pas grand-chose, mais il faut garder à l'esprit que les Chinois ont encore besoin du consommateur US, au moins le temps de refroidir leur croissance à 11%. Pour cela, ils feront remonter le Yuan un chouilla plus vite, et peut-etre meme il y aura une correction sur les marchés boursiers. Néanmois, les asiatiques sont pleinement conscients de tenir maintenant le couteau du coté du manche en vertu de leurs réserves de change; leur souci est nettement plus orienté du coté des matières premières.
Au retour de Henry, le bon Ben sera pris en tenaille entre la stagflation (s'il baisse les taux) ou la récession (s'il les augmente ou les maintient). Franchement, j'aimerais pas etre à sa place!
Rien ne va plus pour la liberté de la presse en Russie. Certes, cela n'est pas nouveau, mais Poutine semble véritablement mettre le "paquet" ces-temps-ci.
Une journaliste et militante d'opposition en Russie a été internée de force dans un hôpital psychiatrique. Et ce, en raison de ses activités politiques, selon une autre militante.
Encore un fois, c'est le parti d'opposition créé par l'ancien champion d'échecs Garry Kasparov qui est directement frappée.
Mon confrère du blogfinance, Laurent Gosse avait raison de titrer “aux abris” ! Pensez-donc ! L'”indice de la peur" de Wall Street a atteint un plus haut de 4 ans.
Ironie du sort : alors que la crise de l'immobilier est à l'origine de tous les maux ... les constructeurs d'abris pourraient donc – si la situation perdure - tirer leur épingle du jeu de la situation !
Mais espèrons tout de même que nous n'arriverons pas jusque là ... juste un peu d'humour pour calmer les nerfs...
Quelle semaine! J'ai eu beau tracer supports après supports, ils n'ont tout au plus tenu le marché que quelques heures, preuve de la force du mouvement en cours, qui ressemble fort à la baisse du printemps 2006, puisque nous avons perdu environ 500pts. L'absence de réel support identifiable sur les niveaux de vendredi peut d'ailleurs penser que nous irons voir un peu plus bas encore en début de semaine, d'autant que les marchés américains ont également fini en baisse marquée vendredi. Ce sera l'occasion idéale pour aller chercher les deux derniers gaps haussiers du rebond de mars dernier, et pourquoi pas aller tester le support bleu, base du canal haussier LT. Un rebond au pire est attendu sur ces niveaux, sinon, nous pourrons alors réellement parler de krach. Mais ne paniquons pas non plus : depuis le rebond du mois de mars façon gruyère, sans la moindre consolidation ou test des gaps ouverts, il fallait bien qu'un jour ou l'autre, le marché revienne sur ces niveaux.


