Voilà qui - encore une fois - ne va pas plaire à Angela Merkel …
Le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur Hervé Novelli a jugé lundi que le taux de change de l'euro était trop élevé et pouvait handicaper les exportations des treize pays de la zone euro.
Quand on veut tuer son chien, on prétend qu’il a la rage …
"Il y a une appréciation trop importante de l'euro par rapport aux monnaies chinoise et américaine", a déclaré Hervé Novelli lors d'un point de presse à Bruxelles.
"Nous ne sommes pas indifférents aux difficultés éventuelles qu'un euro trop fort ferait peser sur les exportations", a-t-il ajouté. Pour rappel, l'euro a battu lundi matin un nouveau record face au dollar à 1,3845 dollar. M. Novelli a estimé que les gouvernements européens devaient discuter de cette question. "On ne s'interdira pas d'en parler", a-t-il dit. Comme à l’époque de Louis XIV, le terme « on » peut signifier le « Roi » …. Voire le Président de la République.
Mais Paris n’est pas l’Europe, et Berlin se trouve de plus en plus agacé par la volonté du chef de l'Etat français de « se mêler de la politique monétaire européenne, au mépris de l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) », afin de faire baisser un euro qu'il juge "trop fort".
Peer Steinbrück, le ministre allemand des Finances, a ainsi jugé récemment "nécessaire" de parvenir à 0% de déficits budgétaires dans la zone euro en 2010, une remarque destinée à Nicolas Sarkozy, venu défendre en personne face à l'Eurogroupe le report à 2012 de cette échéance pour la France. Concernant les préoccupations exprimées en France quant au taux de change de l'euro, il a déclaré: "Je ne suis pas préoccupé par un euro fort. J'adore l'euro fort." Steinbrück a ajouté par ailleurs que l'indépendance de la Banque centrale européenne n'était "pas négociable".
Le député européen du Nouveau Centre Jean-Louis Bourlanges, nommé par le président Nicolas Sarkozy à la commission sur la réforme de la Constitution française, a appelé quant à lui Berlin à se montrer plus compréhensif sur la question de l'euro. "Les Allemands s'accommodent du cours de l'euro presque trop bien (...)", a estimé l'euro-député français à la radio allemande Deutschlandfunk. "Ils produisent des machines qui sont achetées à l'étranger en raison de leur qualité et indépendamment du prix. Ceci n'est pas valable pour les exportations des autres pays européens comme l'Italie ou la France. Il y a là une différence que les Allemands doivent prendre en compte", a déclaré M. Bourlanges.
Cette phrase est tout de même magnifique ! Pauvres industriels français qui n'ont pas la chance des Allemands de vendre des produits de qualité ! On croit rêver !!
M. Bourlanges a néanmoins reconnu que M. Sarkozy "avait tendance à accorder une importance exagérée aux cours de changes". Par ailleurs, la France devrait aussi modifier son attitude par rapport à la BCE. "Il y a une contradiction certaine dans l'attitude française: si on veut pousser M. Trichet (président de la BCE) et ses collègues de la Banque centrale à baisser les taux, alors il faut leur proposer une politique budgétaire équilibrée. (...) La France doit améliorer ses remarques dans ce domaine", a estimé l'euro-député.
Source : AFP
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2 Commentaires
1
"Cette phrase est tout de même magnifique ! Pauvres industriels français qui n'ont pas la chance des Allemands de vendre des produits de qualité ! On croit rêver !!"
+1 :-)
23 juillet 2007 à 14:592
Le mensonge est dans le mot "appréciation" alors qu'il est clair que c'est le dollar qui plonge. Il suffit de voir les autres devises qui s'appécient aussi ou la stabilité de l'euro par rapport à l'or.
Le plus scandaleux c'est de mépriser systématiquement l'information des Français.
Le plus scandaleux c'est de corrompre la politique au rôle de courtier de dettes au bénéfice de banquiers qui s'emparent de l'avenir budgétaire français (la charge d'intérêt cumulée dépasse bientôt le capital moyen emprunté!).
Le plus scandaleux c'est enfin de livrer la politique des changes aux manipulations des lobbies de l'armement (un peu plus d'un pourcent du PIB...).
On n'est jamais déçu par la médiocrité et de la corruption de certains politiques.
24 juillet 2007 à 10:48Ajoutez un commentaire
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