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Toulouse: fuite d'acide chlorhydrique à Isochem/SNPE

Azf0901origin_bigVoilà qui devrait relancer le débat sur l’origine et les conséquences de la catastrophe AZF qui a eu lieu il y a déjà 5 ans à l’usine Total Grande-Paroisse de Toulouse.

Une fuite d'acide chlorhydrique dans l'usine chimique Isochem (groupe Société nationale des poudres et explosifs, SNPE) a provoqué lundi un nuage blanc au dessus de l'usine à Toulouse, "irritant mais à priori pas toxique", a-t-on appris auprès de la préfecture et de l'usine.

Pour rappel, les deux sites ISOCHEM / SNPE et AZF-Grande Paroisse ne sont séparés que par la Garonne.

"Un important nuage blanc s'est formé au dessus de l'usine et s'est déplacé progressivement hors du site. La teneur en acide chlorhydrique s'est très rapidement diluée", indique un communiqué d'Isochem, précisant que cet incident n'a fait aucun blessé" et qu'"il n'y a eu aucune pollution liquide".

Vers 6H45, "une fuite d'acide chlorhydrique à 30% de concentration s'est produite sur la tuyauterie de vidange d'un bac de stockage de 100m3 situé dans la partie consacrée aux synthèses de chimie fine de l'usine Isochem", ajoute le texte. La quantité d'acide dans ce bac était d'environ 50m3.

"La fuite est complétement stoppée", a indiqué à l'AFP le directeur de l'usine Loïc Lecomte.

Selon le directeur de cabinet de la préfecture Francis Soutric, "il y a des odeurs, des risques d'irritation mais pas de danger toxique dans l'immédiat".

Le plan d'organisation interne a été déclenché. Les pompiers ont mis des rideaux d'eau pour éviter la dispersion du produit et le personnel a été mis à l'abri.

Les accès à cette usine, qui avait été endommagée par l'explosion de l'usine AZF voisine le 21 septembre 2001, ont été temporairement fermés.

Le groupe public SNPE (ex-Société nationale des poudres et explosifs) a enregistré un bénéfice net part du groupe de 35,6 millions d'euros en 2006, le premier depuis 2000, contre une perte de 96,7 millions d'euros en 2005, a annoncé le groupe fin mars dans un communiqué.

La SNPE rappelle que l'explosion de l'usine AZF (Groupe Total) voisine de son établissement de Toulouse le 21 septembre 2001 avait "lourdement affecté les exercices qui ont suivi" et je rajouterai ... et la population locale.

SNPE, qui emploie 4.300 personnes, rappelle qu'il est un groupe industriel français "de premier plan dans la chimie des matériaux énergétiques présents au coeur de nombreux systèmes de défense et civils, notamment dans la propulsion solide des missiles stratégiques, tactiques et des lanceurs spatiaux". Le groupe est également présent dans la chimie fine, dans les spécialités chimiques et occupe une place de leader sur le marché des explosifs industriels.

Selon l'AFP, qui ne fait très certainement que transmettre les informations qui lui ont été communiquées, l'explosion d'AZF n'aurait que légèrement endommagé l'usine SNPE voisine, mais cette dernière s'était vu interdire de reprendre la fabrication de produits de chimie fine toxiques tel le phosgène, qui représentait les deux tiers de son activité toulousaine.

Cependant, si l'on revient sur la catastrophe dite AZF qui n'aurait donc « impliqué » que l'usine de TOTAL Grande- Paroisse, les enquêteurs et experts officiels auraient commis quelques négligences dans le déroulement de leur enquête, et ce, concernant des faits loin d'être négligeables. Le dossier de "synthèse" paru à l'occasion de l' "anniversaire"  des 5 ans de la catastrophe dans Valeurs Actuelles le démontre notamment.

En premier lieu, force est de constater – selon le journal - la légèreté de l'enquête concernant la SNPE voisine – pourtant productrice du carburant des fusées Ariane et des missiles – alors que de nombreux faits et témoignages prouvent que des évènements graves s'y sont produits dans les instants qui ont précédé l'explosion du hangar 221 : dégagement d'odeurs inhabituelles, coupure de courant, explosion mystérieuse ayant dégagé un panache vertical cylindrique.

Ce n'est que grâce à la tenacité de l'équipe d'experts bénévoles que les fortes odeurs de poissons senties dès le matin même de la catastrophe par la population environnante ont pu être associées à l'UDMH, produit « phare » de la SNPE qui en est même l'unique producteur européen. Le produit rentre dans la composition du carburant propulseur de missiles.

Au contraire, dès le 24/10/2001, le Rapport de l'Inspection Générale de l'environnement concernant « l'accident du 21 septembre 2001 » - laquelle disposa alors d'un délai impératif d'un mois pour fournir ses conclusions - mentionne que la SNPE "a subi des dégâts notables dans ses installations générales" et que "l’on doit déplorer des victimes, dont un mort, dans son personnel". "Toutefois, aucune installation technique n’a été endommagée, aucune fuite ne s’est produite. Les installations ont immédiatement bénéficié du fonctionnement de leurs automatismes de sécurité et les personnels ont pris les mesures de précaution prévues. Depuis lors, les installations sont en cours d’évaluation." "Rapidement, les « utilités » ont été rétablies, notamment le courant électrique nécessaire aux dispositifs techniques essentiels a pu être distribué dans la première nuit", rajoute le rapport.

Si on lit le document en détail, voire entre les lignes, on note à plusieurs reprises que les rédacteurs du dossier mettent en avant les délais très courts leur empêchant de fournir les conclusions des expertises et d'interroger toutes les personnes nécessaires... mais la conclusion, elle, est bien là, comme demandée et qui plus est, officiellement demandée, lettre à l'appui jointe en annexe du rapport.

A noter tout de même que l'UDMH et nitrate sont loin de faire bon ménage, leurs querelles pouvant même s'avérer explosives, comme le démontre Valeurs Actuelles, dans un précédent article.

De plus, il a pu être prouvé grâce au concours d'Henri Farreny  – un moment accusé tout de même de « complicité de diffamation » par la SNPE – que le double confinement de phosgène avait été percée lors de la catastrophe.

Mais les négligences ne s'arrêtent pas là, ainsi le journaliste de Valeurs Actuelles mentionne de manière factuelle et point par point les nombreuses pistes qu'il aurait été judicieux d'explorer plus profondément.

Un hélicoptère de la gendarmerie a notamment survolé le site 15 minutes après le drame, suivi, 40 minutes plus tard, par un appareil d’EDF-RTE, filmant et photographiant la zone. Pourtant, aucune image de la SNPE ne figure au dossier. Faute d’explication, les experts en font totale « abstraction ».

Dès le 21 septembre 2001, la “thèse officielle” parle d’un « accident d’origine chimique ». Mais il faut bien la démontrer .. La justice fait alors procéder à des reconstitutions qui s'avèrent loin d'être concluantes pour toutes les parties, comme l'expose VA.

Le 12 septembre, à 10 heures, une note interne de la SNPE informe pourtant le personnel que l’usine est placée en “plan Vigipirate renforcé”. De son côté, la direction d’Atofina demande à ses filiales de contacter les autorités, en raison du plan Vigipirate. L’adjoint de Serge Biechlin, le directeur d’AZF qui est en vacances, contacte la préfecture. Des instructions doivent suivre ... mais ne viendront jamais.
Le 17 septembre, une réunion est organisée par la préfecture en présence de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) et des directeurs des entreprises sensibles de la région : SNPE, Airbus, Motorola. AZF n’en a pas été informée.

Face à tous ces éléments, on est en droit de s'interroger sur la rapidité avec laquelle l'instruction a été close , 5 ans moins un jour après la catastrophe, le 20 septembre 2006.

Actuellement, seuls l'ancien directeur de l'usine AZF, Serge Biechlin, et la société Grande Paroisse (filiale de Total) comme personne morale, sont mis en examen dans ce dossier.

Sources : Valeurs Actuelles, Dépêche du Midi, Grainvert.com

A lire également :

. AZF:rejet global des nouvelles demandes d'investigation

. AZF : TOTAL ou SNPE ?

. AZF : TOTAL ne croit pas à l’accident chimique

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Commentaires

Elisabeth

11 juin 2007 12:54:48

Merci à J-Christian Tirat (Valeurs Actuelles) de nous rappeler l'incident précédent du 29 octobre 2003
-----------------------------

Incident du 29 octobre 2003
« libération d’un nuage d’acide chlorhydrique lors d’un chargement de
résidus »

Les faits

L’opération avait pour but le transfert de résidus de chlorure d’acide (dans une citerne routière) avant de la faire incinérer dans un centre agrée.
Ces résidus font notamment partie du chantier de démantèlement des installations dont l’activité n’a pas repris (activité phosgène).
Il s’agit de matières très diverses (produits finis, matières premières, résidus de fabrication, eaux de lavage…).
Leur diversité explique en
partie que cette opération s’est étalée dans le temps. L’opération a par ailleurs été ralentie par
la surcharge des centres du fait du traitement des boues du prestige et de la mise aux normes de certains centres.

L’entreprise a par ailleurs pris le parti de les garder sur le site et de les
envoyer à l’état de boues pour ne pas déporter le problème ailleurs. Il reste environ 40 tonnes à évacuer, soit 1 % de la masse totale initiale à évacuer.
Le contenu du chargement à transférer ce jour là était composé de :
- 5 cubitainers de résidus de distillation de chlorures d’acide représentant une charge de
4 tonnes environ
2
- 10 fûts de 200 kg de carbonate de méthyle
- 3 fûts de 180 Kg de chloro butyroyle
- 6 fûts de chlorure de 180 kg de butyroyle
Ces trois derniers produits faisant partie de produits invendus pour des problèmes de qualité.
Le total de la charge est de 7600 kg.

L’incident s’est produit à 14H 20 alors que l’opération était en fin de chargement. L’opérateur a noté en fin de chargement des difficultés pour aspirer le produit.
Peu de temps ensuite, la
soupape de la citerne, tarée à 500 g, s’est ouverte laissant échapper de l’acide chlorhydrique gazeux.
Par crainte d’une montée en pression importante, il a légèrement ouvert la vanne de respiration de la citerne tout en surveillant la pression.
Un des opérateurs a immédiatement
demandé l’assistance du service de sécurité pour la mise en place de rideaux afin d’abattre les vapeurs.

Le service sécurité Isochem est arrivé sur les lieux 5 minutes après l’appel (14H27 précisément) et a aussitôt mis en place deux rideaux d’eau type « queue de paon » afin de faire barrage aux vapeurs d’acide qui se dirigeaient vers le Chemin des étroits côté sud.

A 14H32, l’agent de maîtrise sécurité déclenchait le POI.
Dans un deuxième temps, pour améliorer l’efficacité de l’absorption des gaz et prévenir une montée en température de la cuve, un canon diffuseur a été installé pour arroser la cuve, dont le dôme était tiède au toucher.
Les pompiers de la ville sont arrivés sur place à 14H40 et ont renforcé le dispositif par un rideau d’eau supplémentaire, opérationnel à 15 H.
La conduite d’évacuation des gaz a ensuite pu être détournée vers un cubitainer rempli d’eau.
Ce dernier dispositif s’est révélé particulièrement efficace et a permis de limiter à quelques fumerolles les émanations de gaz dès 15H15.
Les pompiers extérieurs ont été libérés (vers 16H15) après une heure d’observation de l’ensemble du dispositif.

A 19H00, un communiqué a été rédigé et envoyé à la presse.

suite sur
http://www.midi-pyrenees.drire.gouv.fr/environnement/GTCOM/CLIP/Cli8dec03.pdf


Grésillaud

11 juin 2007 17:47:28

Très sérieuse vigilence de la part de VA pour cet incident de 2003... mais M. Tirat devrait vérifier parmi tous ceux qui ont dissimulé volontairement de nombreuses informations techniques comme l'ancienne direction de la SNPE-2001 si ses muses électriques du type Bergeal/EDF-RTE ne sont pas plus mensongères et dissimulatrices dans cette affaire AZF. Désigner un coupable avec une dénonciation de dissimulations... à ce sujet... il y a de la concurrence parmi les directions de l'époque (EDF-RTE, EDF-GDF, SNPE, CEA-DAM, Total...) mais sur le terrain, il est beaucoup plus facile d'imaginer un très grand premier bang par l'explosion d'un poste électrique chemin des Etroits à deux pas de la SNPE remplacé en toute hâte en faisant contrôler les accès routiers par l'armée que dans une usine bourrées de salariés affairés qui ont, pour la très grande majorité, autant morflé dans les années suivantes qu'à AZF (même le compte des victimes définitives n'est aujourd'hui pas si éloignées de celui d'AZF) !
Mais du côté d'EDF-RTE tout va bien, on a à la fois les média pour soutenir la version officielle et les média pour soutenir une version de secours chère à la CEI de Total !
Ca risque d'être un peu trop voyant à terme quand les anciens salariés de la SNPE donneront en détail ce que l'on a demandé (pour certains) de cacher !
Chantre (peut-être subtilement manipulé) d'EDF, M. Tirat, et en fait cela durait depuis 2004...!


Elisabeth

11 juin 2007 20:44:39

TOULOUSE, 11 juin 2007 (AFP) - 18h36
La fuite d'acide à l'usine Isochem relance le débat sur sa présence à Toulouse

Certains élus et associations ont relancé le débat sur la présence à Toulouse de l'usine chimique Isochem, après la fuite d'acide chlorhydrique survenue lundi dans cette entreprise voisine de l'ancienne usine AZF, dont l'explosion avait fait 30 morts en septembre 2001. "Isochem a malheureusement fait la preuve que même s'il maîtrise la technique d'intervention, son existence auprès d'un site aussi prestigieux que va être le Canceropôle devient inadéquate", a déclaré à l'AFP le conseiller municipal Bernard Andreu, soulignant cependant la "maîtrise parfaite de cet incident", qui n'a fait aucune victime. "Isochem ne pourra continuer durablement dans ce secteur-là.
S'ils ne sont pas capables d'arriver à incident zéro, on ne pourra pas admettre leur cohabitation", a poursuivi M. Andreu, qui s'est rendu sur le site d'Isochem (groupe Société nationale des poudres et explosifs, SNPE) en tant que délégué aux risques majeurs, sécurité et accessibilité. Entre 6H30 et 6H45, une fuite d'acide chlorhydrique a généré un important nuage blanc irritant mais non toxique dans cette usine employant 98 salariés. Le plan d'organisation interne a été déclenché et la zone sécurisée, selon la préfecture. Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées se sont également inquiétés de la proximité du Canceropôle et des zones classées Seveso. "Les fenêtres du futur hôpital, des laboratoires et des différents bâtiments vont s'ouvrir sur un environnement extrêmement toxique, vraisemblablement pour de longues années encore", ont-t-ils déclaré dans un communiqué. Cette association dénonce depuis de nombreuses années la présence de "ce site en zone inondable à proximité de terrains (...) chargés de milliers de tonnes de nitrocellulose des ballastières et qui constitue une des zones les plus dangereuses de l'agglomération toulousaine". De leur côté, les Verts de Toulouse ont à nouveau demandé le déménagement en dehors de Toulouse des usines de production chimique et l'arrêt de leur production.

Dans un communiqué intitulé "Combien de drames faudra-t-il avant de tirer les leçons?", ils estiment que "la démonstration est faite que, malgré les efforts de sécurité, les risques majeurs persistent".


Et ...Basta§

12 juin 2007 10:46:12

Cette fuite vient à point et Les Amis de la Terre et autres associations vont en profiter pour demander la fermeture du site et tant pis pour les salariés et leur famille, il n'auront qu'à aller chercher du travail ailleurs!!!
Et je partage le sentiment de Mr Grésillaud en ce qui concerne la souffrance des salariés de la SNPE


ERNEST

12 juin 2007 22:33:42

"Cette fuite vient à point et Les Amis de la Terre et autres associations vont en profiter pour demander la fermeture du site et tant pis pour les salariés et leur famille, il n'auront qu'à aller chercher du travail ailleurs!!!"

Le travail avant la sécurité des gens?? A quoi sert le travail? une amélioration de la vie? ou juste une valeur en soit????


Et...Basta

15 juin 2007 09:00:01

Le travail ne doit jamais passer avant la sécurité des personnes...Alors pourquoi renouveler les erreurs du passé et aller construire un centre de recherche comme le cancéropole à proximité du site SNPE. En choisissant la lutte contre le cancer, sujet sensible et bien sûr capital, sur un terrain dévasté par une catastrophe nos décideurs ont fait un grand coup médiatique...!Mais les terrains autour de Toulouse pour accueillir ce projet n'auraient certainement pas manquer.
Cela me fait penser aux personnes qui font construire à proximité d'un aéroport ou d'une scierie (j'ai lu l'exemple il n'y a pas longtemps)parce que les terrains ne sont pas cher et qui s'empressent de faire une association de riverains pour demander la fermeture de l'activité qui crée les nuisances!
On nous rabat les oreilles d'une fuite d'HCL mais pourquoi ne parle t'on pas des incinérateurs d'ordures ménagères qui lancent tous les jours dans l'atmosphère quantité de produits autrement dangereux...mais là ce sont les Municipalités et les Régions qui sont concernées alors motus!
Pour l'instant on n'a pas trouvé mieux que le travail pour s'assurer une qualité de vie (quoique là dessus on pourrait aussi discuter...) Alors laissons les entreprises travailler et repensons l'occupation des sols en fonction sinon notre tissus industriel ne sera bientôt qu'un souvenir et notre pays vivra du tourisme!!!


Elisabeth

9 août 2007 00:46:33

Article paru le 08/08/2007 ENVIRONNEMENT. APRÈS LA FUITE CONSTATÉE LE 11 JUIN DERNIER, L'USINE CHIMIQUE VA RENOUVELER SON MATÉRIEL.

Isochem va changer ses cuves d'acide chlorhydrique

La Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) est intervenue hier dans l'usine Isochem, en bordure du site de l'ex-AZF, à Toulouse.

Prévue dans le cadre de l'enquête sur la fuite d'acide chlorhydrique qui s'est produite le 11 juin, cette inspection a permis de confirmer les causes de l'incident qui avait ému de nombreux riverains.

L'exploitant avait identifié la cuve fautive et indiqué le scénario probable aux services administratifs concernés. Scénario confirmé hier par les spécialistes qui ont eu accès à l'usine, actuellement fermée pour congés .

« Vidée et dégazée, la cuve qui contenait de l'acide chlorhydrique avait bien un problème d'étanchéité, confirme Fabien Masson, en charge du pôle Risques accidentels à la Drire.
Nous avons constaté une petite fissure de 2 cm de long mais il est impossible en l'état de savoir si elle est récente ou ancienne, si elle est en rapport avec un défaut de mise en œuvre, un choc thermique ou autre.
Quant à la deuxième fuite qui s'est produite le 11 juin, elle provient d'un manomètre de contrôle qui s'est cassé ».

Vu les dégâts, finalement peu importants, les deux cuves en acier de 100 m3 pourraient tout à fait être réparées et remises en service.
Mais la direction d'Isochem a décidé de les changer, modernisant un matériel clé de ses installations.

La décision va dans le sens de l'arrêté préfectoral du 12 juillet dernier sur l'analyse de l'incident et la nécessité d'améliorer encore le dispositif de sécurité de l'usine chimique.

Quant à la « pluie blanche » qui a détruit la flore dans le jardin d'un retraité il y a une semaine, le mystère reste entier.
Sollicité par cet habitant du chemin des Etroits, le Service de l'environnement de la mairie devrait se rendre sur place ces jours-ci pour effectuer des prélèvements.

--------
Pour les non-Toulousains : le chemin des Etroits est la route qui borde la Garonne et le complexe chimique ou se trouvent notamment SNPE et AZF

On en reparle ..
A suivre
car rien ne dit que le pb de la SNPE ne serait pas lié à la catastrophe du 21/09/2001


Elisabeth

9 août 2007 00:47:15

Source : Depeche du Midi , bien sur ;)


Explosion Israel

14 août 2007 00:12:12

Explosion accidentelle dans une usine chimique: sept blessés
AFP 13.08.07 | 16h56


Une explosion d'origine accidentelle dans une usine chimique du sud d'Israël a fait sept blessés légers, selon des sources médicales.

L'explosion s'est produite dans l'usine chimique d'insecticides Makhteshim, située dans la zone industrielle de Ramat Hovev du désert du Néguev. Elle a endommagé un réservoir contenant du phosphore organique, dégageant des gaz toxiques.

La police a dû fermer pendant plusieurs heures la nationale 40 à proximité de l'usine, alors que le ministère de l'Environnment réclamait la constitution d'une commission d'enquête.

Pour leur part, des groupes écologistes ont dénoncé les risques que faisait courir à la population la zone industrielle


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