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Retour sur la conjoncture indienne
La capitalisation boursière de Bombay vient de dépasser 1000 milliards de dollars. Ce fait, pour marquant qu’il soit, remet-il en question notre dernière analyse ?
L’indice Sensex à 14544 points le 2 juin a progressé de 5% en monnaie locale et 15% en dollars. Porté certes par certains de ses composants comme Reliance industries ( +40%) Bharti Airtel (+35%) mais aussi grâce à un certains nombre de facteurs :
- Un PIB qui progresse de 9,4% sur l’exercice fiscal 2006-7
- Des profits qui devraient augmenter de 20% cette année d’après BNP Paribas et Rotschild AM
- Un marché primaire en plein développement avec de grosses introduction prévues ( Le promoteur immobilier DFL pour 2.4 M USD)
- Des fusions-acquisitions transfrontalières qui ont dépassé les 20 M de USD
- Des investissements internationaux caractérisés par un achat net d’actions de près de 4 milliards USD
- Toutefois, le ratio résultats sur cours se situe à 16,5 soit au dessus des places de la zone.
L’inflation a perdu 1% entre 2006 et maintenant, mais la roupie reste à un niveau historiquement très élevé. Ce qui pénalise d’abord les exportations alors que d’autre part les coûts de productions sont tirés à la hausse par l’augmentation de salaires. Cette dernière permet l’émergence d’une classe moyenne qui anime la croissance d’autant plus qu’elle est prête à s’endetter. Mais cette main d’œuvre est rare et donc coûte cher. La démographie n’aide pas puisque l’agriculture regroupe 60% de la population pour désormais ne représenter plus que 20% du PIB. C’est probablement pour cela que le gouvernement indien vient d’annoncer un plan visant à connecter 150 millions de ruraux d’ici à 2010 contre 30 millions aujourd’hui. Le développement de services sans fil dans les zones rurales devrait stimuler la croissance économique et générer 10 milliards de dollars dans les dix premières années de leur introduction. Enfin, Pour fournir ces réseaux mobiles aux zones rurales, l'inde déploie des stations-relais au biocarburant dans les régions dépourvues de réseau électrique. On constate que si les facteurs conjoncturels l’inflation et dans une moindre mesure la devise semblent sous contrôle. Les facteurs structurels comme la surchauffe, les déséquilibres démographiques et l’interdépendance incitent toujours à la prudence.
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