
Un pivot de l'économie turque quitte le giron de l'armée (deuxième de l'Otan derrière les Etats-Unis) pour passer entre les mains de financiers occidentaux. Réputé pour son sens des affaires, l'état-major turc a ainsi cédé la banque Oyak au groupe de bancassurance néerlandais ING. Le Crédit Agricole était notamment sur les rangs. L'opération s'élève à 2,67 milliards d'euros pour ING. La banque turque emploie 5 581 personnes et compte 1,2 million de clients.
Oyak Bank, qui sera rebaptisée ING dans quelques mois, s'appellait jusqu'à présent Fonds de solidarité et d'aide mutuelle aux forces armées. Elle affichait un chiffre d'affaires de 6 milliards d'euros en 2005 et est présente au capital de près de 60 sociétés turques. Le fonds de pension de l'armée possède en outre des cimenteries et des supermarchés. Mais l'essentiel des fonds d'Oyak provient de ses partenaraits avec Renault et AXA dont il détient la moitié du capital des filiales locales. Mieux, Oyak, dont le conseil d'administration est présidé par un général à la retraite, ne s'acquitte pas de l'impôt sur les sociétés...

2 Commentaires
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Je serai toujours aussi étonnée de lire cela : "deuxième de l'Otan derrière les Etats-Unis" .... et que personne ne réagisse à ce constat.
19 juin 2007 à 13:022
2ème en termes d'effectifs, à un peu plus de 500 000 membres en 2004
19 juin 2007 à 13:46Ajoutez un commentaire
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