Un article qui rappelle ce que nous avions déjà dit ici, les plus pauvres et les modestes, qui sont souvent locataires, sont les grands oubliés de cette mesure.
"Les locataires vont-ils souffrir ?
Ils sont en tout cas les oubliés du dispositif, puisque pour eux aucune incitation fiscale n'est prévue. En outre, si les prix repartent à la hausse, comme le prévoient de nombreux professionnels, les locataires en souffriront. Les loyers, plafonnés, n'augmentent pas aussi vite que l'immobilier ( + 50 % depuis 2000, contre un doublement pour les prix à l'achat )." Source : Challenges, Il est long le chemin vers une France de propriétaires
«Les plus riches des locataires ont déjà acheté», rappelle Henry Buzy-Cazaux, vice-président de l'administrateur de biens et promoteur Tagerim. Dans les quartiers intermédiaires ou défavorisés, l'impact de la mesure gouvernementale sera moindre : le mouvement d'accession à la propriété est déjà beaucoup plus lent, et un crédit d'impôt ne suffira pas à rendre de la solvabilité aux ménages les plus faibles économiquement."
Mais «un bailleur qui achète cher veut louer plus cher», constate Bernard Cadeau, président du réseau d'agences Orpi. «Si les logements qui se libèrent sont vendus à des propriétaires occupants au lieu d'être loués , l'offre locative va se réduire», anticipe Olivier Eluère."
Je n'y crois pas, c'est trop tard. Les loyers ont déjà du baisser, parce qu'il n'y a pas de marge à la hausse. A moins que les mesures de Sarkozy relancent l'emploi, fassent gagner plus et augmentent les revenus des gens. Mais vu comme c'est parti avec des mesurettes coûteuses et inefficaces, on redoute un rapide retour à la rigueur.

4 Commentaires
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les loyers ne baissent pas dans le 92, ni à Paris en tout cas ...
11 juin 2007 à 09:362
http://Economic-research.bnpparibas.com/applis/www/recheco.nsf/EcoWeekByDateFR/B1DA738F58816ECEC12572F4004A63F9/$File/EcoWeek_07-21-FR.pdf?OpenElement
8 juin 2007 07– 21 - Direction des Etudes Economiques du Groupe BNP PARIBAS
Page 5 : D’ici la fin de l’année, nouveau resserrement monétaire dans la zone euro, ….
Poursuite de la remontée de taux d’intérêts bancaires = baisse de la solvabilité des acquéreurs = baisse du prix de l’immobilier
Page 11 : Prix de l’immobilier résidentiel en France, en Espagne et aux Etats-Unis :
« La surévaluation, apparue en Espagne depuis 2005, s’élevait à prés de 20% à la fin de 2006. Le constat est identique pour la France, qui se caractériserait néanmoins par un degré de surévaluation plus élevé, de plus de 40% selon la formule à la fin de 2006. Aux Etats-Unis, l’écart de prix observé est de l’ordre de 10% ….. ».
Surévaluation de 40 % du prix de l’immobilier en France à la fin 2006, avec une marge d’erreur de 20 %, soit une surévaluation comprise entre 32 % à 48 %
Les prix doivent donc être divisé par deux.
11 juin 2007 à 10:363
Pour rebondir sur ce que dit fabien, les loyers à Paris et RP "clean" (Boulogne, Vincennes etc. plus que Saint Denis ou Clichy) c'est du 500-600 euros les 30 m² en moyenne (dégressif (un peu) quand on tape dans plus grand). Aberrant ? Evidemment. J'aimerais bien la voir la baisse des loyers moi aussi, parce que là, on ne peut s'en sortir qu'en tapant dans les plus grandes surfaces (les "petites", il y a trop de monde dessus, ils en profitent) et en payant un loyer au moins à deux. Enfin, ils vont bien réussir par y arriver et à virer toute la "middle class" de notre si belle capitale... A mon prochain déménagement je ferais partie de la charrette en tout cas (et franchement, sans trop de regret).
11 juin 2007 à 10:514
@ Martin Mystère
Comme toi, je survis avec ma compagne dans une petite surface de la Petite Couronne. Et plus le temps passe plus le quartier se peuple de vieux bourgeois ou de gens très aisés. Le soir, il devient difficile de trouver un bar ou un restaurant ouvert au-delà de minuit. Le Grand Paris s'endort de plus en plus tôt et en devient triste à mourrir. Vive la France des propriétaires !
11 juin 2007 à 11:53Ajoutez un commentaire
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