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39 milliards d'euros de déficit budgétaire en 2006

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Alors que la loi de finances initiale pour 2006 prévoyait un déficit budgétaire de 46,9 milliards d'euros, le ministère du Budget et des Comptes publics a indiqué ce matin que le déficit budgétaire a finalement été ramené à 39 milliards d'euros. Le ministère précise que ce montant "inclut une mesure d'ordres de 3,3 milliards d'euros destinée à régulariser le mode de comptabilisation des pensions". En excluant cette mesure, le solde budgétaire s'établit à -35,7 milliards d'euros, en amélioration de 7,8 % par rapport à 2005.

Selon le ministère, cette réduction est à mettre sur le compte de la "maîtrise des dépenses de l'Etat", mais aussi du "respect du plafond d'emplois", sans toutefois s'expliquer plus profondément sur la question. Selon Le Figaro daté d'aujourd'hui, il s'agirait de suppressions d'emplois plus élevées que prévue (9 000 contre 5 500 prévues). Le ministère ajoute que les recttes de l'impôt sur les sociétés (10,2 milliards d'euros) ont été entièrement affectées à la réduction du déficit budgétaire. La mission du nouveau ministre, Eric Woerth, n'en demeure pas moins ardue.

A lire également : http://www.leblogfinance.com/2007/01/dficit_budgtair.html

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Voici les sites qui parlent de 39 milliards d'euros de déficit budgétaire en 2006:

Commentaires

Ellisabeth

20 juin 07 16:56:05

Joli petit discours , mais tout de même dans mon article précédent :

" le site internet du ministère des Finances donne la vraie explication du « phénomène supposé » de baisse .. intéressant.

En novembre 2006, les dépenses du budget général atteignent 242,2 Md € à périmètre courant, niveau inférieur d’environ -26,3 Md € à celui du même mois de 2005.

Mais, indique le site, ...après neutralisation des effets des changements de périmètre de la loi de finances pour 2006 (transfert à la sécurité sociale des allégements généraux de charges sociales et incidence de la création du compte des pensions), les dépenses du budget général sont supérieures de 2,1 Md € à celles constatées en novembre 2005 (+0,9 %). ...


Elisabeth

20 juin 07 18:19:26

D'ailleurs le berger Philippe séguin vient de repondre à la bergère ...
on en reparle


el gringo

20 juin 07 23:35:10

Mais, il y a aussi d'autres explications. Ainsi des dépenses qui auraient dû l'être n'ont pas été imputées à l'exercice 2006 mais reportées en 2007.
Les reports de charges s'élèvent à 9,3 milliards dont 3,77 milliards à l'égard de la Sécurité sociale.
Le budget de l'État a aussi effectué un certain nombre de prélèvements sur le solde de trésorerie excédentaire de l'État dans les comptes de plusieurs opérateurs publics : Natexis, Coface, fonds de gestion d'accession sociale, Caisse des dépôts, etc. Le montant total de ces prélèvements ? 4,75 milliards.
Ajoutons aussi les recettes des privatisations. Les 15 milliards d'euros de 2006 se répartissent comme suit :
- 13 milliards provenant d'euros de la cession des participations de l'Etat dans les sociétés d'autoroutes;
- 1 milliard d'euros tirés de la cession des titres EDF par offre réservée aux salariés ;
- moins d'1 milliard de produits de cession de titres d'Aéroports de Paris (ADP) à l'occasion de l'ouverture de son capital.
Il faut aussi ajouter la réintégration de la trésorerie des ministères qui auparavant n'était pas comptabilisée comme dans les recettes. On gratte la monnaie qui reste dans les fonds de proche des ministères en fin d'année (quelques milliards d'euros aussi).


Elisabeth

20 juin 07 23:40:25

A noter également :
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Sarkozy fixe l'objectif de l'équilibre budgétaire dans 5 ans

PARIS, 20 juin 2007 (AFP)
Le président de la République française Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi qu'il "fixait pour objectif sur 5 ans d'atteindre l'équilibre budgétaire", ajoutant qu'il voulait se rendre à la prochaine réunion des ministres des Finances européens pour expliquer la stratégie française.

"Je veux fixer pour objectif sur 5 ans d'atteindre l'équilibre budgétaire et de ramener le poids de la dette à 60% du produit intérieur brut", a déclaré M. Sarkozy devant les parlementaires UMP réunis à l'Elysée.

"Mais je le dis clairement, je ne mettrai pas en oeuvre une politique qui puisse avoir pour effet de ralentir la croissance ou de rendre impossibles les grandes réformes structurelles qui s'imposent", a-t-il ajouté.

"Il faut réduire les dépenses chaque fois que c'est nécessaire mais il faut créer les conditions de la croissance aussi", a-t-il dit.

"Et d'ailleurs pour que les choses soient bien entendues en Europe, je prendrai mes responsabilités: si Christine Lagarde (nouvelle ministre de l'Economie des Finances et de l'Emploi, ndlr) l'accepte, nous irons ensemble expliquer la stratégie économique de la France au prochain conseil Ecofin" (conseil des ministres européens des Finances, ndlr), a déclaré M. Sarkozy.

"Cela témoignera de la force de notre engagement et de la logique de rigueur dans la maîtrise de la dépense" mais aussi pour "la croissance", a-t-il dit.


Elisabeth

20 juin 07 23:41:30

SEGUIN :
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France: la situation des finances publiques reste fragile (Cour des comptes)

La situation des finances publiques de la France demeure fragile, malgré la réduction du déficit et de la dette en 2006, estime la Cour des Comptes dans un rapport publié mercredi.

Si la situation budgétaire "s'est améliorée" l'an dernier, avec un déficit des administrations publiques françaises (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) ramené à 2,5% du produit intérieur brut, "cette amélioration reste limitée", a souligné son Premier président, Philippe Séguin, en commentant devant la presse ce rapport sur la situation et les perspectives des Finances publiques, préliminaire au débat d'orientation budgétaire.

Ce niveau "permet de stabiliser la dette et non de la réduire" et ne met pas la France à l'abri d'un retour au dessus de la barre des 3% prévu par le traité de Maastricht en cas de retournenement de conjoncture, a-t-il insisté.

L'amélioration du déficit est par ailleurs jugée "fragile" par la Cour, car elle repose en partie sur des mesures exceptionnelles (anticipation du calendrier d'encaissement de l'impôt sur les sociétés ou versement de soulte).

"Sans ces mesures exceptionnelles, le déficit aurait été de 2,8% du PIB", a observé M. Séguin.

Si l'Etat a été un peu plus économe l'an dernier, son déficit "représente encore l'équivalent de plus d'un mois et demi de dépenses", a noté M. Séguin, ajoutant que l'Etat n'avait "pas comptabilisé toutes ses dépenses réelles".

Celui-ci a notamment reporté à 2007 des paiements dus à la Sécurité sociale, faisant gonfler sa dette vis-à-vis de la Sécu de 8,2 à 9,1 milliards d'euros.

Du côté des collectivités locales, le besoin de financement a continué de se creuser. Quant à la Sécurité sociale, "force est de constater qu'elle ne s'inscrit pas dans la trajectoire prévue de retour à l'équilibre d'ici la fin de la décennie", a déclaré M. Séguin.

L'amélioration de la dette, réduite à 63,7% du PIB en 2006, laisse par ailleurs sceptique la Cour des comptes. "Elle a été obtenue grâce à des cessions d'actifs d'un montant exceptionnellement élevé de plus de 16 milliards d'euros (...) et des mesures de trésorerie", a relativisé M. Séguin, rappelant que ces deux voies "ne pourront plus être utilisées au même degré dans les prochaines années".

Au final, le redressement des comptes publics s'avère donc "beaucoup plus limité" en France que dans des pays comparables, notamment l'Allemagne, élève modèle de la zone euro en la matière, a-t-il conclu


20 juin 07 23:58:57

C'est principalement l'augmentation de la TVA en Allemagne qui a aidé à ce bon résultat.
Elle a été repartie comme suit : 2% pour l'état, 1 pour la baisse des charges sociales (0.5% patronales et 0.5% salariale).
Merkel a promis qu'il n'y aurait pas de baisse d'impots en Allemagne tant que le budget ne serait pas redevenu excédentaire.


el gringo

24 juin 07 23:02:58

France Télécom: l'Etat cède au moins 5% du capital

Le gouvernement français a engagé la cession d'au moins 5% du capital de France Télécom, dont le produit sera affecté à la réduction de la dette de l'Etat, a annoncé dimanche la ministre de l'Economie Christine Lagarde dans un communiqué.

Au cours de l'action France Télécom de vendredi, la cession de 5% du capital rapporterait 2,7 milliards d'euros.

"L'Etat a engagé aujourd'hui la cession de 5% du capital de France Télécom", a annoncé la ministre précisant que la cession pourrait aller jusqu'à 7% du capital en fonction de "la demande exprimée".

L'Etat, qui détient actuellement 32,41% du capital de l'opérateur historique de télécommunications, verra donc sa part descendre dans une fourchette comprise entre 25,5% et 27,4% du capital, précise le ministère.

"Cette cession prend la forme d'un placement institutionnel accéléré", indique le communiqué. Les établissements financiers devront donc dire quelle quantité d'actions ils veulent acheter et à quel prix, avant de les proposer aux investisseurs.

L'action France Telecom cotait 21 euros à la clôture de la Bourse de Paris vendredi. A ce prix, 5% du capital (130 millions d'actions) valent 2,73 milliards d'euros et 7% (180 millions d'actions) représentent 3,78 milliards.


Mme Lagarde a précisé que "le produit de la cession de ces titres sera intégralement affecté au désendettement de l'Etat et des administrations publiques" comme le stipule la loi. La dette publique française s'établissait fin 2006 à 1.142 milliards d'euros.

Concernant les futures relations de l'Etat avec France Télécom, Mme Lagarde a affirmé que "l'Etat entend demeurer un actionnaire significatif au capital de France Télécom à moyen terme".

Le ministère de l'Economie a précisé qu'"une offre spécifique sera ultérieurement proposée par l'Etat aux salariés et aux anciens salariés de l'entreprise.

L'Etat détient des participations plus ou moins importantes dans au moins une dizaine de sociétés cotées. Son portefeuille de participations cotées était évalué à 192,264 milliards d'euros vendredi soir à la clôture des marchés boursiers, selon le site internet de l'Agence des participations de l'Etat (APE).

Outre des participations dans France Télécom, l'Etat détient notamment 87,32 d'EDF, 79,78% de Gaz de France et 68,39 d'Aéroports de Paris.
http://economie.ladepeche.com/dep_art.asp?rub=eco&ref=070624193338.w7umcp45


el gringo

24 juin 07 23:12:18

Le dérapage de la dette oblige l'État à réagir

La Cour des comptes s'inquiète de l'aggravation de la dette depuis le début de l'année. Matignon lance un comité de suivi de la dépense publique.

Pour son premier discours en tant que ministre de l'Économie - à l'occasion de sa prise de fonction hier matin - Christine Lagarde a pris soin, contrairement à son prédécesseur, de rappeler qu'elle comptait bien « respecter tous les engagements financiers » de la France. « Nous devons nous inscrire dans le respect de ces équilibres », a-t-elle précisé. Une manière discrète de parler des finances publiques, confirmée plus directement ensuite par Nicolas Sarkozy. Réunissant les parlementaires UMP à l'Élysée, le président de la République a indiqué se fixer « comme objectif sur cinq ans d'atteindre l'équilibre budgétaire et de ramener le poids de la dette à 60 % du PIB ». Pour mieux convaincre l'Europe de cet engagement, il a proposé, « si Christine Lagarde est d'accord », de l'accompagner lors du prochain Ecofin - la réunion mensuelle des ministres des finances européens - « afin d'expliquer la stratégie économique du gouvernement ».

Après plusieurs semaines de flou, cette mise au point était devenue urgente. Hier, à l'occasion de la publication de son rapport annuel « sur la situation et les perspectives des finances publiques » pour 2007, la Cour des comptes a procédé à un ferme rappel à l'ordre sur les déficits français. Selon les derniers chiffres dont elle dispose, la dette financière de l'État s'est accrue de 43 milliards depuis le début de l'année à 920 milliards d'euros fin mai contre 878 au 31 décembre. L'ensemble de la dette publique de la France ayant fini 2006 à 1 142 milliards, le dérapage des cinq premiers mois laisse entendre que la barre symbolique des 1 200 milliards d'euros de dette n'est plus très loin.

Un plan de relance fiscale

Selon la Cour des comptes, ce dérapage est dû au niveau élevé du déficit budgétaire (42,5 milliards en avril 2007) et à « la fin de certaines opérations qui avaient contribué à réduire momentanément la dette de l'État » l'année dernière. Du côté de Bercy, on minimise la portée de ce dérapage : « Traditionnellement notre programme de financement est plus intense dans la première partie de l'année... » Autant dire que les problèmes des déficits et de la dette restent entiers. La Cour rappelle notamment que si la France a terminé l'année 2006 avec un déficit public à 2,5 % du PIB, c'est en partie grâce à des facteurs exceptionnels qui ont contribué à hauteur de 0,3 point. De plus, « 2,5 % n'est que le déficit stabilisant, c'est-à-dire celui permettant de stabiliser le ratio d'endettement et non de le réduire », a rappelé Philippe Séguin pour qui « ce niveau ne garantit pas que la France ne repasse pas au-dessus des 3 % en cas de retournement de conjoncture ». Compte tenu de ces éléments et au moment où le gouvernement annonce un plan de relance fiscale de 11 milliards d'euro, le premier président de la Cour des comptes estime plus que jamais nécessaire de mettre au point des « instruments de mesure de l'efficacité de la dépense publique, sans lesquels aucun redressement des finances ne sera possible ».

François Fillon a justement annoncé hier le lancement d'une révision générale des politiques publiques. « Durant les vingt-cinq dernières années, les dispositifs et les structures publics se sont empilés, sans remise en cause, au fur et à mesure, des politiques ne produisant pas tout ce qu'on attendait d'elles », a regretté le premier ministre. Afin de donner à ce titanesque chantier toutes les chances d'aboutir, un conseil de la modernisation des politiques publiques va être créé. Il réunira l'ensemble des ministres autour du chef de l'État. Par ailleurs, un comité de suivi de la révision générale des politiques publiques présidé par le secrétaire général de l'Élysée et le directeur de cabinet du premier ministre se réunira deux fois par mois. Michel Pébereau, président de BNP Paribas et auteur du rapport sur la dette, en fera partie. L'objectif est clair : ce comité a jusqu'à mars 2008 pour enregistrer de premiers résultats.
http://www.lefigaro.fr/economie/20070621.FIG000000045_le_derapage_de_la_dette_oblige_l_etat_a_reagir.html


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