Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mardi les Etats-Unis contre les violations répétées de l'espace aérien turc à la frontière avec l'Irak, brandissant la menace d'actions.
Aucun détail sur la nature d'éventuelles “représailles” n'a toutefois été communiqué.
Avis aux lecteurs : je suis en congés jusqu'au 9 juin, de retour juste à temps pour voter ...
"Nous les avons avertis de ne pas recommencer...Si cela se reproduit...si cela prend une tournure différente, ce que nous ferons est évident", a déclaré M. Erdogan dans une interview avec la chaîne de télévision d'informations en continu NTV. Il n'a pas fourni néanmoins d'autres précisions sur le type d'action que la Turquie pourrait engager.
L’armée turque a annoncé lundi que deux appareils de l’aviation américaine avaient violé son espace aérien dans le sud-est de la Turquie, frontalier avec l’Irak. Selon le site internet de l’état-major des armées, l’incident s’est produit le 24 mai dernier dans la zone d’Üzümlü, dans la province de Hakkari, à l’extrême sud-est du pays. Deux F-16 américains ont "violé pendant quatre minutes l’espace turc" et le ministère turc des Affaires étrangères a été informé de la situation "afin que les démarches nécessaires soient faites", précise l’armée. L’armée turque accuse ainsi pour la première fois l’aviation américaine d’avoir violé l’espace turc depuis que les troupes américaines ont envahi l’Irak en 2003.
Les responsables américains ont pour leur part affirmé que ces violations avaient été "accidentelles". A Washington, le porte-parole du département d'Etat Tom Casey a souligné mardi qu'une enquête était en cours et qu'"il s'agit d'une violation non intentionnelle de l'espace aérien turc". "Nous sommes très respectueux de la souveraineté turque et de l'espace aérien turc et en fonction de notre enquête nous allons nous assurer d'avoir pris les mesures nécessaires pour que ce type d'incident ne se renouvelle pas", a-t-il dit.
Le journal à grand tirage Hürriyet a cependant qualifié cette violation de "défi" des Etats-Unis. L'incident a ainsi fait la une des journaux, certains d'entre eux suggérant qu'il s'agissait de violations délibérées visant à intimider la Turquie au moment où Ankara envisage une incursion dans le nord de l'Irak pour frapper les bases des séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du kurdistan (PKK, interdit) qui y ont trouvé refuge.
L’accusation intervient en effet alors que le débat est de nouveau engagé en Turquie sur l’opportunité d’une telle intervention militaire, après notamment un attentat meurtrier, le 22 mai, dans la capitale turque attribué par Ankara au rebelles kurdes.
Les dirigeants turcs accusent depuis longtemps Washington d’inaction dans la lutte contre ce groupe considéré comme une organisation terroriste par Ankara et Washington. Pour l'heure, Washington a enjoint Ankara de ne pas lancer d’opération unilatérale transfrontalière, estimant qu’une telle action pourrait déstabiliser le nord de l’Irak et aggraver les tensions entre la Turquie et les Kurdes irakiens.
Washington est opposé à des incursions turques dans le nord, mais Ankara affirme être à bout de patience en ce qui concerne l'immunité dont le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) jouirait dans le nord de l'Irak gouverné par les Kurdes irakiens.
Cette affaire a empoisonné les relations entre la Turquie, membre de l'Otan, et les Etats-Unis, Ankara rappelant que le PKK, tout en étant classé tant par Washington que par Ankara parmi les organisations terroristes, parvient à s'approvisionner en armes et en munitions dans le nord de l'Irak pour ensuite viser des cibles turques.
Sources : AFP, Armenews
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6 Commentaires
1
Ouille, ça sens la poudre!!!
30 mai 2007 à 23:062
je suis peiné de savoir que vous prenez quelque congés elisabeth, car trouvent vos sujet très complets
bonnes vacances a vous
un fidele lecteur
31 mai 2007 à 22:423
Bonnes vacances Elisabeth, et surtout n'oubliez pas vos vaccins contre le choléra si vous allez à une certaine destination ;-)
01 juin 2007 à 15:344
LA 40E FOIRE INTERNATIONALE D’ALGER S’OUVRE AUJOURD’HUI
L’absence inattendue des Américains
02 juin 2007 - Page : 4
Les Etats-Unis, qui avaient participé avec une cinquantaine de firmes en 2006, ont fait faux bond à cette édition.
La 40e Foire internationale d’Alger s’ouvre, aujourd’hui, au Palais des expositions (Safex). Plus de mille entreprises étrangères seront au rendez-vous. Présence record française avec 247 entreprises, fidélité de l’Italie et de l’Espagne avec, respectivement, 110 et 30 entreprises, et percée égyptienne avec 228 entreprises. Cependant, les Etats-Unis, qui avaient participé avec une cinquantaine de firmes en 2006, seront absents à cette édition. C’est le coup de théâtre. Aucune explication n’a été fournie par les organisateurs, ni même par l’ambassade des Etats-Unis à Alger, à ce sujet. Ce qui ouvre la voie à plusieurs hypothèses.
Ce faux bond est-il lié à la situation sécuritaire ou à des considérations d’ordre économique? Surtout que les Américains, par la voix de leur représentation à Alger, ont, à maintes fois, relevé les obstacles d’ordre bureaucratique à l’investissement. Invité, il y a quelques mois par L’Expression à la rubrique «à coeur ouvert», M.Robert S Ford avait affirmé qu’«il est primordial de rendre le climat des affaires plus attractif si on veut intéresser les entreprises américaines.» Ces conditions ne sont-elles pas réunies? La révision du Code des investissements qui accorde de nouvelles facilités n’est-elle pas suffisante aux yeux des Américains? Néanmoins, l’ambassadeur note que le marché algérien est très ouvert, mais s’il s’agit de savoir ce que le pays pourrait vendre en dehors des hydrocarbures, il faut d’abord se demander, selon lui, si les produits sont concurrentiels, vu que c’est la seule règle qui est exigée aux Etats-Unis. Cela dit, il pense que le meilleur investissement pour un pays comme l’Algérie, est celui qui garantit le transfert de technologie. Présents dans le secteur des hydrocarbures avec un volume d’importations de près de 14 milliards de dollars, les Américains sont, en retour, réticents quant à l’investissement dans les secteurs hors hydrocarbures, à l’exception de certains projets dans les secteurs des travaux publics, des ressources en eau, à travers General Electrics, le secteur financier, notamment la Citibank présente en Algérie depuis 1995 et qui postule à la privatisation du CPA.
Par ailleurs, l’explication à cette absence, on pourrait aussi bien la trouver dans les nouveaux développements dans les relations entre Alger et Washington. Il semblerait que, depuis les derniers attentats d’Alger, un froid s’est installé entre Alger et Washington. Le communiqué diffusé par l’ambassade des Etats-Unis à Alger, au lendemain des attentats du 11 avril, annonçant des attentats à la Grande-poste et au boulevard des Martyrs, avait été mal apprécié par l’Algérie. Le refus par l’Algérie d’installer une base militaire américaine, d’abriter le siège de l’Africom et de s’inscrire dans le projet du Grand Moyen-Orient est aussi à prendre en considération dans le «boycott» de la FIA. Censée être un événement fédérateur, la 40e FIA, l’est aussi par l’opportunité de consolider les relations économiques des pays participants.
Cette dynamique plurielle se concrétise donc par la participation de 41 pays à cette 40e édition de la FIA, mosaïque de pays enrichie par la présence de 1592 entreprises dont 1066 étrangères. Elle se déroulera sous le thème de «Perspectives et horizons de l’économie nationale». A remarquer que l’«Espace Partenariat» rassemble quelque 177 exposants nationaux sur les 526 présents. Il s’agit, notamment des entreprises activant dans les secteurs de l’énergie, la pétrochimie, l’agroalimentaire, les grands travaux et le bâtiment, les industries électriques et électroniques, les industries mécaniques, sidérurgiques et métallurgiques, les services ou encore les activités d’artisanat.
02 juin 2007 à 15:27Said KACEM
http://www.lexpressiondz.com/T20070602/ZA4-3.htm
5
Une chronique pessimiste d'une certaine amérique :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/eminem%2Bamerica/video/xu7s1_eminem-white-america
03 juin 2007 à 00:586
merci à tous pour votre fidélité !
de retour parmi vous après une semainde décompression aux fins fonds de l'Est de l'Europe
10 juin 2007 à 16:05très interessant de voir la percée economique des pays de l'Est et les influences turques et arabes en Roumanie notamment
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