Le Parlement turc a adopté mardi une loi déterminant le cadre légal pour la construction et la mise en service des premières centrales nucléaires du pays, a rapporté l'agence Anatolie.
Le gouvernement turc prévoit de construire trois centrales nucléaires, d'une capacité totale de 5.000 mégawatts, qui devraient être opérationnelles en 2012. Le projet a pour objectif de faire face à un déficit éventuel en ressources énergétiques et de réduire la dépendance envers l'Iran et la Russie qui sont les principaux fournisseurs de gaz naturel de la Turquie.
La loi autorise le ministère de l'Energie à lancer un appel d'offres pour la construction des centrales et détermine quelles seront leurs capacités et où elles seront construites. Le texte prévoit que des entreprises du secteur public pourront construire les centrales si celles du secteur privé ne répondent pas à l'appel d'offres, et ajoute que les compagnies d'électricité pourront se procurer l'énergie fournie par les centrales en signant des accords sur quinze ans.
En novembre 2004, le ministre turc de l’Energie Hilmi Guler avait annoncé que la Turquie projettait de construire trois centrales nucléaires, annoncées alors comme devant être opérationnelles à partir de 2011, avant d’évoquer la possibilité de pénuries d’énergies après 2010-2011, qui contraindraient la Turquie à dépendre des ressources étrangères.
"Nous prévoyons d’assurer huit à dix pour cent de la demande énergétique avec le nucléaire", avait-t-il alors ajouté, précisant que les centrales auraient une capacité totale d’environ 4.500 megawatts.
M. Guler avait alors affirmé que son ministère privilégiait l’option de l’uranium pour alimenter les centrales, mais que l’emploi du thorium était aussi envisagé."Nous avons 230.000 tonnes des réserves avérées de thorium et 9.200 tonnes d’uranium, mais nous continuons les prospections", avait ainsi expliqué le ministre. M. Guler a ajouté que le gouvernement inviterait le secteur public à prendre en charge la construction des centrales, mais que l’Etat interviendrait en cas d’échec.
Un appel d’offres pour la construction d’une centrale nucléaire près d’Akkuyu, sur la côte méditerranéenne turque fut lancé en 1997, mettant en compétition trois consortiums internationaux— Westinghouse pour les Etats-Unis, AECL pour le Canada, et NPI pour la France (consortium Framatome/Siemens). Ankara avait déjà par huit fois repoussé sa décision finale, demandant à chaque fois aux firmes en lice de prolonger leur offre.
.Mais le projet, qui avait suscité de vigoureuses protestations de la part des organisations turques de défense de l’environnement et des diplomaties de Grèce et de Chypre, avait été abandonné en juillet 2000 en raison de difficultés financières.
Les opposants à la centrale faisaient valoir que celle-ci devait être construite sur un site située à seulement 25 km d’une ligne de fracture sismique. Les critiques se sont renforcées après qu’un séisme d’une amplitude de 6,3 sur l’échelle de Richter eut frappé la province voisine d’Adana, faisant plus de 140 morts.
"Nous avons decidé de remettre le projet de centrale nucléaire à la fin du programme de stabilité économique", avait ainsi déclaré en 2000 M. Ecevit faisant référence à un plan de lutte contre l’inflation sur trois ans appuyé par le FMI. Citant les conclusions d’un rapport de l’Agence turque pour l’Energie Atomique (TAEK), le Premier ministre avait estimé qu’il était "superflu" et "dommageable pour l’économie" que la Turquie se tourne pour l’instant vers l’énergie nucléaire. "Ce projet pourrait avoir des conséquences gravement négatives pour notre programme de stabilisation économique", avait-t-il affirmé. "Nous n’avons pas les fonds nécessaires actuellement pour le financer."
De fait, les Etats-Unis auraient, d’après certaines rumeurs, fait alors pression sur les autorités d’Ankara pour la dissuader de de doter d’une centrale nucléaire, l’exemple du Pakistan, puissance nucléaire islamique "alliée" des Etats-Unis, n’étant pas fait pour rassurer les autorités américaines.
Mais M. Ecevit avait néanmoins précisé que l’annulation de cet appel d’offres ne signifiait pas un abandon définitif des projets de nucléaire pour la Turquie. "Il ne faut pas non plus disqualifier l’énergie nucléaire, mais il convient de se donner du temps jusqu’à l’apparition d’une nouvelle génération de centrales nucléaires", a-t-il dit avant d’ajouter que la Turquie mettrait l’accent sur le gaz naturel et les centrales hydroélectriques, en même temps que sur des sources d’énergie alternatives.
Il avait alors estimé que la Turquie pourrait se rabattre sur le nucléaire dans 15 ou 20 ans, date à laquelle la planète pourrait être à court de réserves en gaz naturel. D’ici là, le coût de fabrication des centrales nucléaires devrait baisser de 25%, jugeait M. Ecevit, alors que, dans le même temps, la durée de vie d’un réacteur devrait atteindre 40 à 50 ans, contre 30 à 40 à l’heure actuelle.
L’évolution technologique devrait également permettre l’utilisation de combustibles moins dangereux que l’uranium pour la production d’énergie nucléaire, avait-t-il pronostiqué.
Sources : AFP, Armenews, Infoturquie
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Algérie/USA: Accord sur le nucléaire civil
Objectif: Echange de connaissances et d’expériences
L’Algérie et les Etats-unis signeront, en juin à Alger, un protocole d’accord de coopération bilatérale dans le domaine nucléaire civil, a annoncé le 8 mai le ministre algérien de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. «L’Algérie et les Etats-unis signeront, début juin à Alger, un protocole d’accord dans le domaine de la coopération nucléaire civile en vue de mettre en place des mécanismes de coopération et d’échanges multiformes», a-t-il déclaré. Khelil, en visite aux Etats-unis, a expliqué que «les deux parties œuvreront à organiser des échanges d’expériences, de connaissances, de visites d’experts et de spécialistes mais aussi à conduire en commun des programmes» dans le domaine nucléaire.
Cet accord permettra aux organismes et centres de recherche algériens dans le nucléaire de «quantifier les résultats, mesurer les expériences engrangées et bénéficier de l’expertise et des avancées technologiques des Etats-Unis», a-t-il dit.
L’Algérie possède deux réacteurs nucléaires expérimentaux de 3 et 15 mégawatts. Le premier, baptisé Nour, installé à Draria, a été construit par l’Argentine, le deuxième «Essalem» à Aïn-Oussera par la Chine. Ces deux réacteurs sont régulièrement inspectés par l’Agence internationale à l’énergie atomique.
Khelil a également indiqué avoir évoqué avec le secrétaire américain à l’Energie, Samuel Bodman, la question du rapprochement entre les entreprises algérienne et russe du gaz, Sonatrach et Gazprom, précisant qu’il «obéit à une logique commerciale, comme cela existe entre Sonatrach et de nombreuses sociétés américaines ou européennes». «Nous encourageons les entreprises de production à coopérer dans différents domaines et segments d’activités. Nous ne cherchons pas le contrôle du marché mondiale du gaz ou la fixation des prix», a-t-il dit.
http://www.leconomiste.com/article.html?a=78174
09 mai 2007 à 23:422
Nucléaire civil: l'accord USA-Inde de 2006 finalisé courant mai
WASHINGTON - Le numéro trois du département d'Etat Nicholas Burns va se rendre en Inde dans le courant du mois de mai afin de finaliser l'accord historique sur la coopération dans le nucléaire civil conclu entre l'Inde et les Etats-Unis en 2006, a annoncé mardi le département d'Etat.
Cette annonce intervient alors que le ministre indien des Affaires étrangères Shivshankar Menon a eu d'"excellentes" et "positives" réunions consacrées à cette question avec de hauts responsables américains y compris la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, a ajouté le porte-parole du département d'Etat Sean McCormack.
"Nous avons hâte de résoudre ce sujet exceptionnel dans les semaines qui viennent", a-t-il dit.
M. Burns, secrétaire d'Etat adjoint chargé des Affaires politiques, se rendra en Inde au cours de la deuxième quinzaine de mai pour finaliser l'accord, a précisé M. McCormack.
Des discussions sur les modalités techniques d'application du traité signé en juillet 2006 et promulgué en décembre par le président George W. Bush ont débuté il y a trois mois.
Aux termes de l'accord, l'Inde a accepté, en échange de combustible nucléaire, de placer ses réacteurs civils sous contrôle international.
Mais, Américains et Indiens s'opposaient encore jusqu'à présent, notamment sur la possibilité qu'aurait New Delhi de continuer à bénéficier de combustible, en cas de nouvel essai atomique. L'Inde refuse de signer le Traité de non prolifération nucléaire (TNP).
L'accord américano-indien constitue un net rapprochement diplomatique entre les deux pays, après des décennies de proximité avec l'ex-URSS et la Russie. Le géant asiatique a aujourd'hui soif de produits énergétiques pour nourrir sa croissance économique d'environ 9% par an.
http://www.romandie.com/infos/news2/070501211852.67uo5clc.asp
09 mai 2007 à 23:463
Oui!Mince ! Algérie/ Usa .. je l'ai vu hier soir ou plutot très tot ce matin ..
j'arrive plus à suivre .. ;)
09 mai 2007 à 23:49Ajoutez un commentaire
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