Décidement, les entreprises françaises sont quelque peu mises à mal ces temps-ci par Moscou. Après EADS qui risque de voir fondre comme neige au soleil l'actionnariat russe, Total devrait se retrouver coiffé au poteau par la Norvège en Russie. Un lien éventuel avec les relations assez fraiches entre Poutine et Sarkozy ?
La Russie et la Norvège se sont entretenues lundi des possibilités de coopération dans le développement de gisements d'hydrocarbures dans l'arctique et notamment le gigantesque champ gazier de Chtokman, ont annoncé le gouvernement et le géant Gazprom.
Le président de Gazprom, Alexeï Miller, et le ministre norvégien du Pétrole et de l'Energie, Odd Roger Enoksen, ont examiné lundi les perspectives de coopération entre les deux pays dans la mise en valeur de ressources potentielles en hydrocarbures dans les régions arctiques et ont convenu de coordonner leurs démarches dans ce domaine.
Les discussions entre M. Enoksen et le président de Gazprom Alexeï Miller ont également porté sur la coopération dans "l'élaboration de technologies de développement de gisements offshore en Arctique, dont celui de Chtokman", a précisé Gazprom.
Pour rappel, les norvégiens Norsk Hydro et Statoil, le français Total, les américains ConocoPhillips et Chevron avaient été pré-sélectionnés en 2005 pour participer comme investisseurs au développement de ce gisement.
Le 20 juin 2005, le géant russe Gazprom avait signé un mémorandum de compréhension avec les sociétés norvégiennes Statoil et Hydro. Outre l'exploration conjointe de l'Arctique, ce document prévoyait l'étude de l'impact de la production de pétrole et de gaz sur le développement économique et social des régions polaires, ainsi que sur leur environnement, l'échange de personnels, la formation de spécialistes et l'organisation de stages.
Mais en octobre 2006, Gazprom annonça qu'il ferait cavalier seul, tout en désignant le gisement de Chtokman comme source principale de livraison du gaz russe en Europe via le gazoduc "Nord Stream". Le géant gazier russe a depuis indiqué qu'il comptait inviter ces groupes à participer au projet, mais en tant que sous-traitants, l'objectif pour la Russie étant de garder la main-mise sur les ressources en hydrocarbures du pays.
Le gisement Chtokman, au centre de la partie russe de la mer de Baren est en effet doté de réserves de 3.700 milliards de m3 de gaz et plus de 31 millions de tonnes de condensat de gaz. , que compte bien “maîtriser” Vladimir Poutine.
Pour rappel, le Royaume de Norvège est le deuxième exportateur de gaz naturel vers l'Europe. En 2005, la Norvège a fourni aux consommateurs européens 80,9 milliards m3 de gaz. La part du secteur pétrogazier dans le PIB norvégien avoisine 15%. Les principales réserves prospectées sont situées dans la mer du Nord et évaluées à environ 3.100 milliards m3 de gaz.
Sources : AFP, Ria novosti
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OSLO, 21 MAI, ITAR-TASS. Le gouvernement de Norvège soutient l’ aspiration des compagnies énergétiques norvégiennes Statoil et Hydro à rejoindre le projet de mise en exploitation du gisement de gaz naturel de Chtokman, a déclaré le ministre du Pétrole et de l’Energie, Odd Roger Enoksen, dans une interview exclusive accordée à ITAR-TASS à la veille de sa visite à Moscou.
« Je me propose de rencontrer Alexeï Miller (PDG de Gazprom) pour discuter en grands traits des plans de développement du gisement de Chtokman, a dit Enoksen. Je tiens à informer également le patron de Gazprom du soutien du gouvernement norvégien de l’intention des deux compagnies énergétiques de participer à l’exécution de ce projet ». Le ministre a toutefois souligné qu' «il appartenait naturellement à la Russie de choisir la ou les compagnies qui seront finalement invitées à rejoindre le projet de développement du gisement de Chtokman ».
Rappel
MOSCOU, 4 AVRIL. Le premier gaz naturel extrait au gisement de Chtokman sera transporté vers le gazoduc nord-européen (Nord Stream) actuellement en construction par le pipeline Vidiaevo-Volkhov. Les transports de gaz par ce tuyau commencera à partir de 2013, a annoncé mercredi Alexandre Chaikhoutdinov, adjoint du directeur du département des transports, de la conservation dans les stocks souterrains et de l’ utilisation du gaz naturel de Gazprom.
« Le gazoduc Vidiaevo-Volkhov, également en construction, sera joint en 2013 au gazoduc nord-européen Nord Stream », a-t-il dit. Le représentant du géant gazier russe a ajouté que les premières livraisons de gaz naturel liquéfié provenant du gisement de Chtokman sur le marché des combustibles d’Amérique du Nord étaient prévues pour 2014.
Le projet de gazoduc nord-européen « Nord Stream » doit relier la Russie à l’Allemagne par voie sous-marine, sur 1.200 km. Il passera d’un terminal en construction à Portovaïa Boukhta, près de Vyborg (région de Saint-Pétersbourg) au port de Greifswald, en Allemagne. Sa mise en exploitation est programmée à partir de 2010. Le projet de pose du gazoduc nord-européen « Nord Stream » est effectué par Gazprom (51% des actions) en association avec les compagnies allemandes BASF et Ruhrgas (24,5% chacune).
21 mai 2007 à 23:392
Concernant Total rien n'est joué.
Reste trois groupes toujours en course dont Total avec les deux norvégiens puisque ConocoPhillips s'est retiré.
Chtokman: le norvégien Norsk Hydro refuse d'être "un simple sous-traitant" (AFP du 11/05)
Le groupe norvégien Norsk Hydro refuse d'être "un simple sous-traitant" dans le projet d'exploration du gigantesque gisement russe de Chtokman, a déclaré son président pour la Russie Bengt Lie Hansen dans un entretien vendredi au quotidien des affaires RBC Daily.
"Hydro est une compagnie gazo-pétrolière et c'est en tant que telle que nous avons l'intention d'investir dans le projet Chtokman. Nous ne sommes pas d'accord pour être un simple sous-traitant", a souligné M. Hansen, président de Hydro Oil and Energy Russia.
"Hydro a des rapports étroits avec (le groupe russe) Gazprom dont les délégations visitent souvent notre centre de recherche et nos entreprises", a-t-il précisé.
Le responsable a également souligné qu'il attendait la réponse de Gazprom sur la participation de son groupe dans Chtokman "dans deux ou trois mois".
Les norvégiens Norsk Hydro et Statoil, le français Total, les américains ConocoPhillips et Chevron avaient été pré-sélectionnés en 2005 pour participer comme investisseurs au développement de ce gisement, avant l'annonce surprise de Gazprom en octobre 2006 qu'il ferait cavalier seul.
21 mai 2007 à 23:48Ajoutez un commentaire
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