«Airbus/salaires:les négociations syndicales clouées au sol | Accueil | STMicroelectronics : en direction de ses récents plus hauts »

1er conseil des ministres du gouvernement Fillon vendredi

Sarko_chirac_porteLa composition du gouvernement de François Fillon a été annoncée, vendredi 18 mai, par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Il a précisé que le premier conseil des ministres aurait lieu dès 16 h 30, ce même jour. L'équipe gouvernementale comporte quinze ministres et quatre secrétaires d'Etat. Elle rassemble sept femmes et douze hommes (dont quatre sont secrétaires d'Etat).

Ouf, on parle - enfin - du gouvernement Fillon … et non pas du gouvernement Sarkozy, car si besoin était, il est important de rappeler les poids et responsabilités du premier ministre. Comme le dit le dicton : "à trop embrasser, on étreint mal parfois".

Le Premier ministre français François Fillon a formé un gouvernement resserré de quinze ministres qui tente de respecter la parité hommes-femmes. La liste  des ministres a été annoncée depuis le palais présidentiel par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. Le cabinet compte également quatre secrétaires d'Etat.

Le gouvernement Fillon se compose des personnalités suivantes :

Premier ministre : François Fillon, UMP, 53 ans.

Ministre  d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable : Alain Juppé, UMP, 61 ans. L'ex-Premier ministre de Jacques Chirac devient ainsi le numéro deux du gouvernement.

. Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi : Jean-Louis Borloo, Parti radical, 56 ans.
Cet ancien ministre de l'emploi et de la Cohésion sociale  hérite donc d’un poste clé. Souhaitons lui tout de même  bon courage … car il ne va pas avoir la tâche facile. Une manière d’éliminer un concurrent potentiel en  lui affectant de "lourdes" tâches ? ou de se garantir un éventuel fusible en cas de « problème » ?

. Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités locales : Michèle Alliot-Marie, UMP, 60 ans.
L'ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie hérite d’un portefeuille stratégique.

. Ministre des affaires étrangères et européennes : Bernard Kouchner, Parti socialiste, 67 ans.
M. Koucher, figure emblématique des "French Doctors" et ancien ministre socialiste, devient ministre des Affaires étrangères et des Affaires européennes. Sa nomination est le symbole affiché de la volonté "d'ouverture" du président Nicolas Sarkozy. Et toute la presse internationale s'en fait déjà l'écho ...

. Ministre de l'immigration , de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement : Brice Hortefeux, UMP, 49 ans.

. Ministre de la justice : Rachida Dati, UMP, 41 ans.
Pour la première fois en France, une personnalité « issue de l'immigration » décroche un grand ministère.

. Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité : Xavier Bertrand, UMP, 42 ans.
. Ministre de l'éducation nationale : Xavier Darcos, UMP, 59 ans.
. Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche : Valérie Pecresse, UMP, 39 ans

. Ministre de la défense : Hervé Morin, UDF-majorité présidentielle, 45 ans. Ce centriste  avait rallié M. Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle.

. Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports : Roselyne Bachelot, UMP, 60 ans.
. Ministre du logement et de la ville : Christine Boutin, UMP, 63 ans.
. Ministre de l'agriculture et de la pêche : Christine Lagarde, 51 ans.
. Ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement :  Christine Albanel, 51 ans.
. Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique : Eric Woerth, UMP, 51 ans.
. Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, auprès du premier ministre : Roger Karoutchi, UMP, 55 ans.

. Secrétaire d'Etat à la prospective et évaluation des politiques publiques, auprès du premier ministre : Eric Besson, ex-PS, 49 ans.
L'ancien responsable économique du Parti socialiste Eric Besson, qui avait spectaculairement rallié M. Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle, a donc été récompensé de son « volte(face » , dirons-nous poliment … histoire d’attirer de nouvelles « vocations » ?

. Secrétaire d'Etat aux transports, auprès du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable : Dominique Bussereau, UMP, 54 ans.

. Secrétaire d'Etat aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes : Jean-Pierre Jouyet, 53 ans.

Martin Hirsch, 43 ans, président d'Emmaüs-France, est nommé haut commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés.

A noter que fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux se retrouve investi d'un ministère aussi délicat que cher au nouveau président, celui de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale.
Ministre délégué aux Collectivités territoriales dans le gouvernement sortant de Dominique de Villepin, il briguait l'Intérieur et hérite d'un portefeuille inédit, sujet à polémique durant la campagne.
S'il a apparemment abandonné la position de plus proche collaborateur au préfet Claude Guéant, nouveau secrétaire général de l'Elysée, Brice Hortefeux est resté pour les journalistes "le porte-flingue" de Nicolas Sarkozy. A lui le rôle de tirer sur les ennemis politiques. Il ne s'en est pas privé durant la campagne électorale, qualifiant en février Ségolène Royal d'"inquiétante" et d'"anxiogène".
Ses piques n'épargnaient pas non plus les membres de l'UMP. Jean-Louis Debré, alors président de l'Assemblée nationale et chiraquien de toujours, était présenté en octobre dernier comme un "grognard inconditionnel" devenu "grognon obsessionnel".

Sources : AFP, Reuters, ATS

A lire également :

. François Fillon prend ses fonctions de 1er ministre

. Les chiffres de l'économie française hérités par Sarkozy

. Le déficit budgétaire de l'Etat se creuse

. Budget : l’UMP pourrait revoir la facture du candidat Sarkozy

. Sarkozy:heures sup' et CNE améliorent le pouvoir d'achat

. Nicolas Sarkozy prône un bouclier fiscal à 50 %

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d83451b18369e200d83576c1d769e2

Listed below are links to weblogs that reference 1er conseil des ministres du gouvernement Fillon vendredi :

Commentaires

Xavier Bertrand

18 mai 2007 11:27:05

Xavier Bertrand, étoile montante de l'UMP, remercié par le ministère du Travail

AP | 18.05.2007 | 10:52

Après une rapide ascension au sein de l'UMP, l'ancien ministre de la Santé Xavier Bertrand, 42 ans, est récompensé de sa fidélité à Nicolas Sarkozy par le portefeuille de ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité.

Inconnu du grand public quand il entre au gouvernement Raffarin en 2004, le jeune secrétaire d'Etat chargé de l'Assurance-maladie s'impose rapidement et prend, un an plus tard, la place de son ministre de tutelle Philippe Douste-Blazy, parti aux Affaires étrangères.

Pédagogue, il s'attache à faire passer l'interdiction du tabac dans les lieux publics et la réforme de l'Assurance-maladie mise en place par son prédécesseur, qui prévoit en particulier le non-remboursement d'un euro par consultation. Il poursuit également la réduction du déficit de l'Assurance-maladie, chiffré à 3,9 milliards d'euros pour cette année contre 6 milliards en 2006.

Longtemps présenté comme un proche de Jacques Chirac et d'Alain Juppé, Xavier Bertrand reste silencieux alors que la bataille pour la présidentielle fait rage à droite. Il attend jusqu'en décembre dernier pour afficher son soutien à Nicolas Sarkozy, qui en fait son porte-parole de campagne aux côtés de Rachida Dati.

Né le 21 mars 1965 à Châlons-sur-Marne (Marne), Xavier Bertrand est titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) d'administration locale et une maîtrise de droit public. Il a été assureur dans le privé. Il a fait ses premiers pas en politique en tant qu'attaché parlementaire du sénateur RPR de l'Aisne Jacques Braconnier avant de devenir conseiller municipal de Saint-Quentin dès 1989.

Conseiller général de l'Aisne depuis 1998, il fait partie des nouveaux députés élus dans la foulée de la présidentielle de 2002 et fait rapidement ses preuves en étant notamment très actif au sein de la machine UMP. Il y est secrétaire général adjoint chargé des débats de société et organise des discussions dans les fédérations du parti sur la délicate réforme des retraites.

Xavier Bertrand a été investi par l'UMP pour les législatives de juin à Saint-Quentin, dans sa circonscription d'origine. AP


presse suisse

18 mai 2007 11:38:09

Le gouvernement Fillon: forte ossature UMP, parité et ouverture

LE Temps.ch

Un gouvernement limité à 15 ministres, composé à quasi égalité d'hommes et de femmes et marqué par l'arrivée du socialiste Bernard Kouchner aux Affaires étrangères, a été formé vendredi en France pour engager au plus vite les réformes promises par le nouveau président Nicolas Sarkozy.


Vendredi 18 mai 2007 11:05


Après plusieurs jours d'intenses tractations, la composition du gouvernement a été annoncée vendredi matin par la présidence de la République, au lendemain de la nomination comme Premier ministre de François Fillon, un proche de M. Sarkozy.

Pour la première fois en France, le principe de parité est appliqué au gouvernement: l'équipe ministérielle compte huit hommes et sept femmes, nouveau signe de la volonté de changement affichée par M. Sarkozy, élu le 6 mai face à la socialiste Ségolène Royal.

Principal symbole d'une "ouverture" vers la gauche promise par M. Sarkozy, Bernard Kouchner, 67 ans, longtemps classé parmi les personnalités préférées des Français, entre au gouvernement.
Cet homme politique atypique, plusieurs fois membre de gouvernements socialistes, fut une figure emblématique des "French Doctors" dans les années 1970, cofondateur de Médecins Sans frontières. Partisan du "droit d'ingérence humanitaire", il est considéré, comme M. Sarkozy, comme plus atlantiste que la plupart de ses prédécesseurs.

Egalement symbole de l'ouverture à gauche, Jean-Pierre Jouyet, qui fut un proche du chef du Parti socialiste François Hollande, devient secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.
Transfuge du PS, Eric Besson, qui avait rallié M. Sarkozy durant la campagne, entre lui aussi au gouvernement, comme secrétaire d'Etat "chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques".
Autre arrivée très remarquée: Rachida Dati, 41 ans, porte-parole de M. Sarkozy durant la campagne électorale, est nommée au ministère de la Justice. Née d'un père marocain et d'une mère algérienne, cette élégante femme brune au large sourire s'est révélée au grand public pendant la bataille présidentielle.
C'est la première fois qu'une personnalité issue de l'immigration maghrébine accède à un grand ministère en France.
Fils d'un immigré hongrois, M. Sarkozy est un partisan affiché de la "discrimination positive".
Autre nouveauté, la création d'un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale", un concept forgé par le président durant sa campagne et considéré par la gauche comme le signe d'une dérive possible vers l'extrême droite. Ce ministère sensible a été attribué à un ami personnel de M. Sarkozy, Brice Hortefeux.


Rachida DATI

18 mai 2007 11:51:06

J'aime bcp les "précisions" de Afrik.com : http://www.afrik.com/article11758.html

"Armée de son Deug d’économie obtenu à l’université de Dijon, elle intègre alors comme comptable la ***direction financière d’Elf. ***

Quelques années plus tard, en 1989, elle rencontre ** Jean-Luc Lagardère *** et rentre chez Matra un an plus tard. Elle y sera auditeur et obtient le financement de son MBA. Cette même fonction, elle l’occupera aussi pendant un an, à Londres, à la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) avant de devenir la secrétaire générale d’un bureau d’études de ***la Lyonnaise des eaux***.

Là, elle fait un rapport sur la politique de la ville pour Simone Veil dont elle se rapproche et qui lui conseillera comme Pierre de Bousquet, un proche de Jacques Chirac, et Marceau Long, ancien vice-président du Conseil d’Etat, de devenir magistrate.
Toute l’existence de Rachida Dati est émaillée de ses rencontres souhaitées ou fortuites dont elle a su tirer parti tout en suscitant de la sympathie chez ses interlocuteurs"


kouchner caution

18 mai 2007 12:59:04

Comment donner à la politique bushiste un visage humain ? Il faudrait trouver quelqu'un qui aurait cette belle image d'humanitaire, et qui saura appliquer à la lettre une politique qui lui sera dictée par un président dont l'atlantisme est notoire. Il faudrait que cet homme ait une bonne aptitude à renier ses valeurs et surtout , il doit être prêt à mettre sa bonne image au service d'une politique qui la lui fera perdre...

J'ai trouvé : ce portrait, c'est celui ce bon vieux Kouchner , le visage humain, la caution bien commode...

C'est parfait...



Kouchner out du PS

18 mai 2007 14:01:42

Hollande: "Kouchner n'est plus membre du parti socialiste"
AFP 18.05.07 | 13h28


Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a annoncé vendredi à l'AFP que Bernard Kouchner n'était "plus membre du parti socialiste", après sa nomination comme ministre des Affaires étrangères et européennes du gouvernement Fillon.

M. Hollande a fait valoir que "la pseudo ouverture" du gouvernement de François Fillon "se résumait à une aventure individuelle, celle de Bernard Kouchner qui devient un ministre de plus dans un gouvernement de droite".

"Bernard Kouchner, en entrant dans le gouvernement, n'est plus membre du parti socialiste", a affirmé le premier secrétaire. Ce qui signifie que la procédure d'exclusion du nouveau ministre des Affaires étrangères sera enclenchée rapidement.

S'agissant d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat à la prospective et à l'évaluation des politiques publiques, M. Hollande a souligné qu'il avait démissionné du parti, en février dernier.

Pour lui "la présence (dans le gouvernement) de tel ou tel transfuge est la récompense d'abord d'un manquement à la morale politique".

Quant à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, il n'était pas membre du PS. "Je le connais depuis plus de trente ans, ses convictions sont à droite", a relevé le numéro un du PS.

Interrogé sur l'entrée au gouvernement de Martin Hirsch en tant que Haut-commissaire, il a répondu: "ils l'ont récupéré".

"Leur méthode, a-t-il dit, c'est la compromission, la prise de guerre, le détournement, le débauchage, la captation des consciences et les amalgames".

Pour lui, "le gouvernement de Nicolas Sarkozy est à l'image de celui qui l'a composé: bien à droite et soucieux essentiellement de l'apparence". "C'est un gouvernement RPR-UMP, a-t-il poursuivi, car il compte "pas moins de deux anciens présidents du RPR, Alain Juppé et Michèle Alliot-Marie" et "la plupart de ses membres sont des ténors, anciens ou jeunes, de l'UMP".

"C'est aussi, a-t-il dit, un gouvernement qui, dans ses structures, notamment le ministère de l'Identité nationale et de l'immigration, comme dans le choix de ses personnalités -chacun se souvient du combat de Christine Boutin contre le Pacs-, est à bien des égards conservateur pour ne pas dire davantage".

"On voit bien aussi le souci de préoccupation de la manoeuvre, de l'illusion, de l'apparence, de la tactique", a-t-il ajouté. "La parité, progrès indéniable, est déjà battue en brèche au niveau des secrétaires d'Etat. La diversité se réduit à la seule personne de Rachida Dati", a expliqué M. Hollande.

Pour lui, "ce qui comptera dans ce gouvernement, c'est moins son apparence, ses structures ou sa composition que la politique qu'il conduira, celle exclusivement de Nicolas Sarkozy (...) une politique de droite".



Kouchner et Alger

19 mai 2007 22:39:56


Source:


http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=77150


Source: Liberté


Etranger (Samedi 19 Mai 2007)


Le socialiste nommé aux affaires étrangères en france
Kouchner ulcère Alger

Alger est ulcérée. Bernard Kouchner, gastro-entérologue de formation, nommé au Quai d’Orsay, le sait mieux que quiconque. L’arrivée du “French Doctor” à la tête de la diplomatie française risque de créer des turbulences dans les relations algéro-françaises.

Malgré le mea-culpa de Jack Lang devant le président Bouteflika sur la nécessité de la repentance de la France coloniale, la gauche n’a eu aucun signe de soutien d’Alger car, secrètement, le pouvoir algérien espérait le triomphe de Nicolas Sarkozy. Le nouveau président français avait annoncé la couleur en multipliant les visites à Alger, renforçant les liens économiques quand il était à Bercy (contrat d’Alstom) ou arrachant une coopération antiterroriste plus dense pour aider la DST dans la traque des réseaux français du GSPC. Mais Alger admirait davantage le franc-parler de Sarkozy qui tranchait avec les discours lénifiants de la classe politique française comme cette citation de Sarkozy sur Europe 1 : “L’Algérie avait été très courageuse au début des années 1990 en interrompant le processus démocratique – à l’époque c’était le FIS – pour éviter la prise de pouvoir des islamistes. À l’époque l’armée avait joué un grand rôle – beaucoup avaient critiqué l’armée algérienne –, mais s’ils n’avaient pas fait cela on aurait pu avoir un régime à la taliban en Algérie. Il faut soutenir l’Algérie, il faut l’aider à se développer et il faut engager une lutte sans merci contre les réseaux terroristes.” Autant dire que le nouveau couple Sarkozy-Bouteflika s’annonçait sous de meilleurs auspices. La nomination de Bernard Kouchner risque-t-elle de remettre en cause cette relation “privilégiée” ? Assurément, et cela pour trois raisons essentielles qui tiennent dans le profil et les positions diplomatiques de Bernard Kouchner à l’égard de l’Algérie.
Personne n’a oublié à Alger que les socialistes français, principalement François Mitterrand, avait condamné l’arrêt du processus électoral en 1992 avec des mots durs. Bernard Kouchner ayant fait partie, à l’époque, de toutes les conférences internationales et forums européens qui prônaient une intervention, si ce n’est un conditionnement de toute assistance européenne à l’Algérie. François Mitterrand déclarait, le 14 juillet 1990 : “Moi, je ne dirais pas que le FIS c’est l’intégrisme.” Kouchner lui emboîtant le pas avec cette phrase célèbre après la victoire du FIS : “Il ne faut pas dramatiser d’avance. Les intégristes ne se ressemblent pas tous”, avant de prendre la défense des expulsés de Folombray.
Ensuite, le fameux droit d’ingérence humanitaire qui devait être l’aune de la coopération algéro-française à l’époque socialiste. Erigée en sacerdoce, l’agitation de Kouchner sur cette question à l’égard de l’Algérie a fait craindre un positionnement radical de la France qui a tout de même fini par un embargo indirect après l’affaire de l’airbus d’Air France.
Enfin, la question de savoir qui dictera la nouvelle politique étrangère française. Kouchner n’est pas un ministre qui fera de la figuration au sein du gouvernement Sarkozy et ses options radicales — soutien sans équivoque à la politique israélienne, droit d’ingérence humanitaro-militaire, sympathie à l’égard des mouvements de sécession et de rébellion dans les pays du Sud, favorable à l’intervention en Irak —, sont autant de points de divergences vue d’Alger. Si l’on y greffe les intentions claires de non-repentance déclinées par Sarkozy par rapport au passé colonial, on sera en présence d’un ticket diplomatique assez problématique pour les relations algéro-françaises.
Ainsi, la nomination de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay ne peut qu’attiser les inquiétudes. Un Mitterrandien convaincu au cœur du dispositif diplomatique français est une mauvaise nouvelle pour la diplomatie algérienne. Reste maintenant à Sarkozy de dévoiler ses intentions qui semblent a priori positives quant à ce versant de la Méditerranée. De quoi réserver le diagnostic définitif.


Elisabeth

20 mai 2007 00:06:23

Eh ben ,avec l'affaire del'OAS , + "la repentance" ... cela ne promet rien de bon

sauf cote "pragmatique" de Sarkozy, mais Kouchner est un dur ...


Rachida DATI

20 mai 2007 00:59:38

Henri Proglio roule pour Sarko
Paru dans Bakchich du 22 septembre 2006 |

Président de Véolia, Henri Proglio, vient de passer avec armes et bagages dans le camp de Nicolas Sarkozy, en prévision de la présidentielle. Henri Proglio est devenu, au début des années 2000, la patron de ce n°1 de la distribution de l’eau et du traitement des ordures dans le monde grâce au soutien appuyé de Jacques Chirac. Depuis, il n’a jamais ménagé son soutien au président de la République.

C’est une conseillère de Sarkozy au ministère de l’Intérieur qui l’a fait changer d’avis.
D’origine marocaine, cette quadragénaire très culottée ne lâchait pas le patron de Veolia depuis plusieurs mois. Rachida Dati, que les lecteurs de Bakchich connaissent bien, est arrivée à ses fins en organisant un tête à tête discret entre le ministre et l’industriel. Selon ses proches, ce dernier aurait reçu des assurances : une fois Nicolas Sarkozy installé à l’Elysée, Proglio succéderait à Bercy à Thierry Breton, qui lui-même prendrait la tête de Veolia.


Elisabeth

20 mai 2007 01:02:21

et la suite .. toujours sur Backchich

----------
Reste la question centrale pourquoi donc Proglio a-t-il été admis dans le cénacle des intimes du président ? Jusqu’ici aucun ouvrage, pas le moindre article de presse n’avait cité son nom parmi les proches de Sarko, à part dans Bakchich (cf. Proglio roule pour Sarko in Bakchich # 1). La réponse est justement dans Paris-Match.

Le magazine people publie en effet une deuxième photo cadrée différemment où l’on aperçoit très discrètement le roi des marchés publics, épaule contre épaule avec la porte-parole de la campagne du candidat UMP, Rachida Dati, la star montante du sarkozysme.
Ainsi donc, Henri Proglio doit-il sa présence aux agapes présidentielles aux relations visiblement étroites qu’il entretient avec la jeune femme. Une femme au cœur du pouvoir ? Ça ne peut pas être mauvais pour les affaires.


Douste

25 mai 2007 01:39:55


Douste entre... à l'Elysée
Eric Mandonnet
L'ancien ministre des Affaires étrangères espérait retrouver un maroquin. A défaut, il est nommé conseiller à la présidence de la République

Philippe Douste-Blazy va être nommé conseiller à la présidence de la République. Le périmètre de ses activités est en cours de définition. L’information a été confirmée à L’Express par l’Elysée.

Alors qu’il espérait obtenir un nouveau poste ministériel, l’ancien ministre des Affaires étrangères en a été privé. Il a également dû renoncer à se présenter dans la 1ère circonscription de Haute-Garonne, où il avait été élu en 2002. Ses chances personnelles de victoire étaient quasi nulles.

et dire qu'à Toulouse , il est surnomme Oust-Blazy ;)


Poster un commentaire