Koweit : indexation du dinar sur une panier de devises

Kuwaitp11aquarterdinaEvènement plus que symbolique, qui risque d'avoir des répercussions sur les marchés financiers et de faire des émules ...

Le Koweït a indexé dimanche sa monnaie, le dinar, sur un panier de devises, plus de quatre ans après l'avoir lié au dollar américain, a annoncé la banque centrale.

Allors que l'Iran a plusiseurs fois affirmé sa préférence pour l'euro, que les Emirats semblent vouloir faire des infidélités au dollar, le lancement d'une monnaie unique pour les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – dont le Koweit - devrait avoir lieu comme prévu en 2010.

Le riche émirat pétrolier du Golfe a historiquement indexé le dinar sur un panier de devises avant de le lier uniquement au dollar le 5 janvier 2003 dans la perspective de la mise en place, à partir de 2010, d'une monnaie unique du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont le Koweït est membre.

Le cours du dinar koweïtien a aussitôt réagi, passant de 289,14 fils pour un dollar à 288,01 fils pour un dollar. Le dinar compte 1.000 fils.

Dans un communiqué cité par l'agence officielle Kuna, le gouverneur de la Banque centrale, cheikh Salem Abdel Aziz al-Sabah, a indiqué que cette décision avait été prise par le gouvernement le 13 mai.

La chute du cours du dollar, qui a suivi la décision en 2003 de lier le dinar au billet vert, "a eu un impact négatif sur l'économie koweïtienne ces deux dernières années", a-t-il expliqué.

A l’issue de son 27e sommet, le 10 décembre 2006, à Riyad, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a confirmé l’objectif de réaliser l’union économique et monétaire en 2010 avec l’adoption d’une monnaie unique. Conseillé par la Banque centrale européenne, le CCG a accepté le principe de commencer par les pays qui auront achevé le processus d’intégration, comme ce fut le cas pour l’euro. Cinq pays membres - Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats, Koweït et Qatar - estiment qu’ils seront prêts. Le sultanat d’Oman prévoit de rester à l’écart.

Déjà réunis dans une union douanière depuis 2003, les membres du CCG viennent de fixer ainsi les critères de leur union monétaire.

La décision de lancer une monnaie commune a été approuvée lors du 22e sommet du CCG, tenu en 2001 à Mascate, capitale d’Oman. Le processus sera réalisé en trois étapes, les travaux associés au troisième stade venant de débuter. Une commission a été fondée pour donner un nom à la nouvelle monnaie commune.

La première étape consistant à lier les monnaies de tous les Etats membres du CCG avec le dollar américain s'est achevée en 2002, la deuxième, sur les critères du rapprochement économique, s'est terminée en 2005.

Le CCG a été crée en 1981 pour promouvoir la coopération et l’intégration parmi ses Etats membres.

Sources : AFP, l'économiste maghrébin, Jeune Afrique, dubaifrance.com

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4 Commentaires

  1. 1

    Dadounet

    Sachant que :
    * le $ ne vaut quelque chose que parce que c'est LA monnaie d'échange, puis qu'il y en beaucoup trop pour un pays endetté ;
    * que les Chinois détiennent une masse faramineuse de pognon, surtout en bons du trésor US et en or ;
    * qu'ils se sont mis à boursicoter comme des malades en interne (ce qui leur ressemble beaucoup plus que le communisme !) et qu'en cas de krach ils auront certainement à vendre massivement des bons du trésor US ;
    * que la présence d'une (ou plusieurs) monnaie d'échange reconnue permettra de laisser couler le $ ;
    * que la guerre du golfe a été déclarée dès que Saddam a eu décidé de vendre son pétrole en € ;

    Est-ce que ça ne va pas péter grave ?

  2. 2

    Elisabeth

    LA RUSSIE s'inquiete egalement par rapport au rouble

    j'en reparle ce soir

  3. 3

    Oman

    Oman pourrait renoncer à sa participation à la monnaie unique du CCG
    KOWEIT, 23 mai 2007 (AFP)

    Le sultanat d'Oman a affirmé mercredi qu'il pourrait renoncer à participer à la monnaie commune du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), prévue pour 2010, après avoir fait déjà savoir qu'il ne serait pas capable de respecter ce calendrier.

    "La décision actuelle du gouvernement, c'est de ne pas participer" à la monnaie unique, a déclaré le gouverneur de la Banque centrale d'Oman, Hmoud Al-Zidjali, lors d'une conférence à Koweït, à laquelle participent les gouverneurs des banques centrales de six pays du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar).

    "Pour le moment, notre décision est de n'y point participer, parce que nous ne voulons pas que notre politique financière et monétaire soit tributaire des exigences de l'unité monétaire du CCG", a répondu M. Zidjali à qui on demandait si le sultanat comptait se joindre, plus tard, à la monnaie unique du CCG.

    "Si la monnaie unique se réalise, peut-être nous y participerons", a toutefois ajouté M. Zidjali.

    L'an dernier, Oman avait jeté un froid en faisant savoir qu'il ne serait pas capable de respecter le calendrier prévu.

    Pour sa part, le gouverneur de la Banque centrale d'Arabie saoudite, Hamad al-Sayari, a admis durant la conférence que le temps pour le lancement de la monnaie unique était court.

    "C'est vrai que le temps est désormais limité et il faudrait des efforts exceptionnels pour le réaliser" en 2010, a déclaré M. Sayari.

    Il a toutefois souligné que toute modification du calendrier nécessitait son "approbation par le sommet" du CCG.

    La Banque centrale saoudienne avait affirmé dimanche qu'elle n'avait pas l'intention de changer la valeur de la monnaie saoudienne, le riyal, dont la parité avec le dollar est fixe (1 SR = 0,266 USD).

  4. 4

    TRADER


    Une monnaie commune n'est opportune que lorsqu'il y a une politique économique commune. Pour preuve, il suffit de voir Sarkozy critiquer la BCE alors que d'autres pays européens refusent toute remise en cause de la politique monétaire actuelle, qui semble les arranger.

    Concernant la péninsule arabique, nous sommes loin d'avoir une politique économique commune. Les caractéristiques économiques de chacun de ces pays empêchent la définition d'une vraie politique économique commune. Le risque est de créer , comme dans l'UE, des mécontents comme la France actuellement.

    La création d'une monnaie unique est aussi discutée au Maghreb dans le cadre de l'UMA (Union du Maghreb Arabe) mais là encore les différences de structures économiques entre les pays membres sont trop importantes (Maroc et Tunisie basés sur le tourisme, Algérie basée sur les hydrocarbures). Une politique monétaire commune risque de défavoriser tel ou tel autre membre. Dans ces conditions, je pense qu'il est plus saint de conserver le statu quo.

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