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Elections : la France anti-Sarkozy s'enflamme

Stop_sarko Comme nous nous en faisions largement écho, des incidents ont éclaté un peu partout en France, tant en province qu'à Paris dans la soirée de dimanche, à la suite de l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

Fait plus grave, l'Agence Reuters semble clairement indiquer que les faits auraient été minimisés. Grâce à l'AFP et le site de France 3, nous pouvons obtenir fort heureusement des éléments complémentaires. Qu'ils en soient ici expressément remerciés. Il est vrai que les récents propos de Nicolas Sarkozy contre l'équipe de direction de France 3 ne sera pas de nature à provoquer « l'indulgence » des journalistes de la chaîne.

I – Le Bilan de la DGPN oublie d'importants dégâts à Paris

Les incidents se sont soldés par au moins 367 voitures incendiées, 28 policiers blessés et 270 arrestations, selon un bilan partiel de la Direction générale de la police nationale (DGPN). Ce bilan, arrêté à 06h00 du matin et qui ne sera pas actualisé, ne semble pas faire état de la totalité des dégâts enregistrés dans le pays si l'on tient compte de chiffres obtenus auprès de préfectures et d'institutions régionales, estime Reuters.

La préfecture de police de Paris fait ainsi état à elle seule de 33 policiers blessés (donc d'entrée un chiffre supérieur aux 28 annoncés pour toute la France). La DGPN n'en impute que trois à la capitale. D'autres bilans régionaux font état de dégâts matériels supérieurs.

Le bilan de la DGPN ne fait ainsi pas mention d'attaques de bus au cocktail Molotov en région parisienne, ni de l'incendie criminel de l'école de la Lanterne à Evry, ni d'une tentative d'incendie contre un centre d'action sociale dans la même ville, attestés de source policière, ni de l'incendie d'une enseigne Aktuel à Thiais ... alors que vous êtres nombreux à souhaiter avoir des informations à ce sujet.

II – D'importants dégâts à Lyon

Le bilan ne fait pas état non plus de magasins ravagés et pillés, comme à Lyon, où selon un décompte réalisé par Reuters, une vingtaine de devantures de magasins de la Presqu'Ile ont été brisées, ainsi que des abribus et des cabines téléphoniques. Dans la ville, la préfecture de police fait état de 13 blessés, dont 10 dans les rangs de la police, et 54 voitures incendiées. Du mobilier urbain et des vitrines commerciales ont été endommagés, tandis que des poubelles brûlaient sur la place Bellecour.

Le millier de manifestants anti-Sarkozy rassemblés dimanche soir dans le centre de Lyon a fini de se disperser vers 00H30 après s'être opposé aux forces de l'ordre, qui ont interpellé une quinzaine de personnes, a-t-on appris de source policière.

La manifestation avait démarré de manière spontanée vers 20H30 avec quelques centaines de militants -en grande partie des anarchistes et des militants d'extrême-gauche- qui s'étaient dirigés vers une péniche sur le Rhône, où étaient rassemblés de militants UMP fêtant la victoire de leur candidat. Quelques anarchistes s'étaient approchés de la péniche et de brefs incidents avaient eu lieu avant que les forces de l'ordre n'interviennent. Trois personnes avaient été interpellées à cet endroit. Les manifestants, très mobiles, s'étaient ensuite dirigés vers l'Hôtel de Ville, avant de défiler sur les berges de la Saône, en scandant des slogans hostiles à M. Sarkozy.

Après un face-à-face d'une dizaine de minutes devant le Palais de justice avec une quinzaine de membres des forces de l'ordre armés de flashballs, le cortège avait poursuivi son chemin jusqu'à la Place Bellecour, où il a été bloqué par des gendarmes mobiles et des policiers. Certains manifestants ayant lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, ces derniers ont effectué des tirs de semonce avant d'envoyer des gaz lacrymogènes. Les manifestants se sont dispersés progressivement, mais les forces de l'ordre restaient mobilisés dans la nuit en cas de regain de tension.

III – Toulouse : écoles vandalisées, maison de quartier incendiée

Deux écoles ont été vandalisées et une cinquantaine de voitures brûlées dans la nuit de dimanche à lundi dans l'agglomération de Toulouse où une trentaine de jeunes ont été interpellés après des heurts avec la police, a indiqué lundi une source judiciaire. Au total, une cinquantaine de voitures et de nombreuses poubelles ont été incendiées durant la nuit, selon les pompiers, deux écoles ont été saccagées et plusieurs bâtiments ont subi des dégradations.

Par ailleurs, la maison de quartier de Colomiers, près de Toulouse – considérée parfois comme une "ville dortoir" des salariés Airbus, également peuplée d'une importante population d'émigrés - a été entièrement détruite vers 2H30 par un incendie qui n'a pas fait de victimes, ont indiqué la police et le procureur de la République Paul Michel. Une enquête a été ouverte pour déterminer si ce sinistre était d'origine accidentelle ou criminelle.

Une trentaine de personnes ont été interpellés et une audience de comparution immédiate devait être organisée mercredi, a précisé le procureur suite aux mouvements qui ont eu lieu, à Toulouse, dimanche soir. Selon la préfecture. 2.500 personnes, selon des journalistes, 1.300 selon la préfecture, ont manifesté dans le centre de Toulouse, après s'être rassemblées sur la place du Capitole, siège de l'hôtel de ville sur la façade duquel ont été décrochés des drapeaux tricolores.

Les manifestants, qualifiés par le préfet André Viau de "militants d'extrême-gauche", se sont rendus devant le siège de l'UMP, tout proche, qu'ils ont caillassé, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre à l'aide de gaz lacrymogène. Ils ont ensuite dressé des barricades, tandis que plusieurs vitrines de magasins et des abribus étaient dégradés, ont constaté des journalistes de l'AFP. Peu après minuit, environ 200 personnes, essentiellement des jeunes gens, faisaient face à des forces de l'ordre sur la place du Capitole, siège de l'hôtel de ville. Aux jets de canettes répondaient des tirs de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, a constaté une journaliste de l'AFP.

IV – le Nord se rebelle

Environ 70 véhicules, selon la police, une centaine, selon les pompiers, ont été incendiés dans la nuit de dimanche à lundi dans le département du Nord lors d'incidents qui ont suivi l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy. Une soixantaine d'interpellations ont eu lieu, et une quinzaine de personnes étaient encore en garde à vue lundi vers 11H30, a précisé à l'AFP la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

Les pompiers du Nord ont réalisé -essentiellement à Lille, Roubaix, Tourcoing, Valenciennes et Cambrai- plus de 220 interventions au cours de la nuit, dont une centaine pour des feux de véhicules, selon le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). Le reste des interventions a concerné des incendies de mobilier urbain (poubelles, bennes), de granges ou d'écuries désaffectées, selon le Codis. Un incendie a également détruit la bibliothèque d'un centre social à Emmerin. Des manifestations émaillées de heurts avec les forces de l'ordre ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Lille dimanche soir après l'annonce du résultat de l'élection.

De légers incidents se sont déroulés sur la place centrale de Lille et le quartier populaire de Lille-sud après l'annonce de la victoire électorale de Nicolas Sarkozy. Aux cris de "Sarko facho, le peuple aura ta peau", près de 200 militants - au départ anarchistes mais ensuite rejoints par l'extrême gauche - se sont regroupés sur la Grand Place, face aux policiers. Les forces de l'ordre sont intervenues à plusieurs reprises après des jets de poubelles et de canettes, procédant à au moins cinq interpellations.

V – La DGPN minimise les faits

Dans un document interne, dont Reuters a eu connaissance, la DGPN estime que "le second tour des élections présidentielles n'a pas généré de grandes manifestations de violences urbaines dans les quartiers sensibles". Elle estime le niveau des violences de la nuit "au-dessus de celle d'un 14 juillet, mais inférieures à celles d'un Réveillon de la Saint-Sylvestre".

Selon elle, environ 10.000 personnes ont manifesté dans toute la France contre le résultat de l'élection présidentielle qui a vu Nicolas Sarkozy accéder à l'Elysée.

La police estime que les violences ont été provoquées par deux milieux distincts, des jeunes des banlieues pauvres, notamment autour de Paris, et des militants d'extrême gauche, anarchistes ou "autonomes" dans les centres des grandes villes. Les seconds ont par exemple affronté les forces de l'ordre durant plusieurs heures place de la Bastille à Paris, lieu "traditionnel" de rassemblement de la gauche lors des soirées électorales.

Les manifestants, qui jetaient feux d'artifice et bouteilles, n'ont pu être dispersés que par un véhicule anti-émeute blindé équipé de canons à eau, a constaté un journaliste de Reuters sur place.

En province, outre Lyon et Lille et Toulouse, des échauffourées plus ou moins violents se sont déroulées à Bordeaux, Nantes, Rennes, Dijon, Montpellier notamment.

Sources : AFP, Reuters, France 3

A lire également :

. Sarkozy ne prend pas à la Bastille : violents incidents

. Elections: bureaux de vote vandalisés et voitures brûlées à Paris

. Elle coûte, elle coûte la banlieue

. Banlieues : aussi un "péril" économique

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Commentaires

Elisabeth

7 mai 2007 14:39:49

"Il est vrai que les récents propos de Nicolas Sarkozy contre l'équipe de direction de France 3 ne sera pas de nature à provoquer « l'indulgence » des journalistes de la chaîne." : je precise que France 3 reprend des depeches AFP, rien de partial la dedans, France 3 est souvent un des rares sites à relayer des infos proches du terrain . "Reste" egalement le site de Wanadoo, ville par ville, très bien alimenté.


attila

7 mai 2007 15:10:16

En parlant des journalistes.

Le syndicat des journalistes CGT (SNJ-CGT) a "fait part de son inquiétude" lundi dans un communiqué après l'élection du candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
Selon le SNJ-CGT, le président élu "revendique le fait d'être l'ami de patrons de presse, Lagardère, Bouygues, Dassault et autres Bolloré, dont les groupes industriels vivent des commandes publiques", ne s'est "jamais prononcé contre les concentrations" et a eu des "mots assez durs contre les journalistes du service public de France Télévisions".
"Faut-il rappeler qu'il s'est fait fort d'imposer tel ou tel journaliste, de faire le ménage à Paris Match et menacer de ses foudres d'autres rédactions?", a poursuivi le syndicat.
Il appelle "tous les syndicats de journalistes et la profession à se rassembler pour empêcher les mauvais coups contre la convention collective, contre le droit d'informer, contre tous les acquis sociaux et pour défendre la liberté d'informer et le pluralisme de la presse".

La une de tous le quotidiens régionaux

http://unes.spqr.fr/


Moi

7 mai 2007 16:58:26

C'est marrant qu'aucun article ne se pose la question suivante : est-ce que ces débordements ne sont pas dû à Ségolène Royal ? C'est elle dans la semaine "qui a invité" les casseurs à venir sur Paris bruler les voitures !
Il faut noter comme sur la photo de l'article le logo "anti-sarko". Ces gens là sont des suporters de Ségolène ? ils avaient un certain interêt qu'elle passe ?

Voici ces paroles :
la candidature de Nicolas Sarkozy constituait "un risque" pour la France, celui de déclencher" des violences et des brutalités" dans le pays et en particulier dans les quartiers populaires. "Tout le monde le sait mais personne ne le dit, il y a une sorte de tabou"


Elisabeth

7 mai 2007 17:17:28

je pense effectivement qu'il y a des groupes de pression derrière comme toujours, reste à savoir qui .

De telles "violences" pourraient pousser les electeurs à voter FN aux legislatives, plutot ... et le FN n'est pas totalement contre ce genre de méthode

apres , je pense que des groupes tres extremes gauche pronent "encore" la revolution, si j'ose dire ... et cela ne les "gene" pas trop que le pays et toute son économie en souffre.


el gringo

7 mai 2007 19:49:55

730 voitures ont été brûlées en France métropolitaine au cours de la nuit de dimanche à lundi et 592 personnes ont été interpellées, selon un nouveau bilan de la direction générale de la police nationale.
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/252241.FR.php


Elisabeth

7 mai 2007 20:00:20

Quand même !!!!

Mon fils m'a precise tout à l'heure avoir vu des vitrines à Toulouse avec nets impacts , allée Jean jaures, c'est à dire un peu plus loin que Capitole et Boulevard d'Alsace Lorraine.

Attention à ce soir , car "bizarrement" le Mirail ne s'est pas "reveillé", alors que Colomiers oui.
La population émigrée a justement etait "répartie" sur differentes communes , et notamment à Colomiers.

Avec les pb Airbus, l'ambiance est assez houleuse...


Pour rappel , le 8 mai 1945 est aussi l'anniversaire de Setif en Algérie ... et la presse algerienne , El Watan en tête n'est absolument pas tendre pour Sarkozy, qui notamment veut remettre en cause le traité d'amitié et mettre fin à la repentance ...tout en voulant marier Sonatrach avec GDF ...
attention aux réactions !


Luba

7 mai 2007 21:20:53

Dans la mesure où N.Sarkozy a désigné les fonctionnaires et "l'esprit de mai 68", entre autre, à la vindicte de ses électeurs, je me demande qui "s'amuse" à brûler :
- des bibliothèques,
- des centres sociaux,
- une maison de quartier dans une cité où vivent en majorité des immigrés…
Étrange, non? Toutes ces structures étant gérées en partie par des fonctionnaires territoriaux et en partie par des associations nées dans l'esprit de mai 68. Précisément.
citation : «La police estime que les violences ont été provoquées par deux milieux distincts, des jeunes des banlieues pauvres, notamment autour de Paris, et des militants d'extrême gauche, anarchistes ou "autonomes" dans les centres des grandes villes.» La police oublie un 3e "milieu", je pense… elle devrait appliquer le bon vieux dicton: "Cherchez à qui profite le crime"!

Par ailleurs, il semble qu'il y ait eu notablement moins de monde que prévu à la concorde, pour fêter "l'avénement" de N. Sarkozy… Peut-être quelques supporters, le voyant partir au bout d'un quart d'heure, sont-ils eux aussi partis fêter ça ailleurs? :D

Excusez-moi, j'ai certainement mauvais esprit. Mais il est vrai que quand on se fait injurier depuis des semaines par des personnes qui ne réfléchissent pas plus loin que les roues de leur 4x4 ou leur gourmette en or, on finit par désespérer du bon sens humain…


Elisabeth

7 mai 2007 22:06:09

Vous êtes tout excusés :)

5 euros : la prime de participation d'un salarié AIRBUS ... même pas le prix d'un café au Fouquet's ...


Elisabeth

7 mai 2007 23:18:40

Ecrit à 14 h ... reference par google à 23 heures ... ;)

m'enfin 1er article de la rubrique France ...


Mohamed

7 mai 2007 23:26:35

C'est incroyable... le niveau de racisme sur des commentaires précédents me choque et vous osez vous dire francais.... madame Elisabeth qui vous, vous faites "lachement" des sous entendu sur les soi-disant émigrés, rappelez vous d'une chose : tout comme beaucoup de personnes que vous appelez "émigré", je suis un francais né sur le territoire francais mes parents non (tous comme surement une de vos ancetre ou encore notre cher président nicolas sarzkozy... ;) ) et donc arretez de faire l'amalgame expressement entre émigré et francais de "couleur" (d'ailleur vous adorez cette couleur tout le monde passe chez "le point soleil" bien sur cette couleur est naturelle chez les arabes et non artificiel....) et je suis convaincu, madame Elisabeth, que je suis de loin beaucoup plus francais que vous tous simplement parce que je suis plus humain et je traite quiconque d'être humain et non d'émigré comme vous le faite facilement avec votre rage qui vous ronge. Sachez une deuxieme chose : Nous somme là, nous les francais de couleur, et bien sur, Nous y resterons avec notre génération descendante auquel on comptera aussi beaucoup d'enfant croyez moi. Que Mr Sarkozy ou Mr Le Pen soi président cela n'y changera strictement rien et fort heureusement pour vous et oui, heureusement pour vous, mon pays c'est la France et j'y resterai malgré la présence de personnes aussi odieuse que vous.
Bonne nuit à tous


Elisabeth

7 mai 2007 23:36:13

Cher monsieur, si vous lisiez mes autres articles et commentaires, vous verriez que je suis loin, je pense d'^^etre raciste,

Entre nous;) j'ai même du resister à quelques pressions internes et maintenant externes qui voyaient d'un mauvais oeil tant de pseudos au consonnances "étrangères" sur le blog, traitant très souvent de questions de pétrole, du Maroc et de l'Algérie notamment

je pense que la politique et le discours de NS face aux populations issues de l'immigration , + son attitude face à l'Algérie ne va pas arranger les choses.

Après je vous accorde, qu'il n'est pas nécessaire d'etre immigre pour souhaiter montrer sa colère :)


Mohamed

7 mai 2007 23:51:58

"je pense que la politique et le discours de NS face aux populations issues de l'immigration , + son attitude face à l'Algérie ne va pas arranger les choses."
Si j'ai mal compris alors autant pour moi je vous fait mes plus plates excuses... ceci dit je n'ai pas vu un seul commentaire ne pointant pas ces pauvres gens qui, comme vous le dites, sont issues de l'immigration (meme si cela ne veut rien dire en France vu le nombre de "Francais" d'origine gauloise pur souche....)... maintenant pourquoi? pourquoi pointer sur ces gens là? pour réaliser un score parfait au éléctions législatives? ce que je trouve bizarre c'est que l'ont parle de la gauche aussi comme si c'etait écrit sur leur front "la gauche" ... ce qui me dérange en réalité, c'est cette idée " et si Mr Sarkozy avait laissé quelque directive afin de provoquer de quelque maniere que ce soit ces emeutes afin d'en tirer avantage dès son éléction? "... c'est une question que me titlle la tete vu le nombre de journaux TV, d'articles, de sites, qui ont très rapidement localisé ces reactions "violentes" (face à un président violent...c'est le comble).
J'ai du mal à concevoir, de part ma nature méfiante, que la jeunesse aille volontairement se faire fusillé...
Bonne nuit.


Elisabeth

8 mai 2007 00:08:00

"si Mr Sarkozy avait laissé quelque directive afin de provoquer de quelque maniere que ce soit ces emeutes afin d'en tirer avantage dès son éléction" , on peut s'attendre à tout ... pour justifier des mesures de répression ?

je pense comme je l'ai dit plus haut que le FN n'est pas contre ce type de méthode.
Je me rappelerai toujours que 2 casses de distributeurs automatqiues ont eu lieu dans mes alentours la nuit précédant les législatives, casse "gratuit" sans vol de billets ..

je pense également que les jeunes sont tout de même inquiets.
Certains , autour de moi, parlaient avant les élections de possible mouvements dans la rue.
Je pense que les jeunes n'ont plus d'espoir
Même s'ils bossent au lycée et apres le lycée , même avec un Bac + 5 , ils ne sont pas surs d'avoir un emploi,
en + ils ont été coocoonés pendant toute leur enfance et il leur sera difficile de faire les efforts qu'on va leur demander.
alors quand on ne voit pas d'issue, il se peut qu'on soit prêt au pire.

De plus, ils n'ont pas le recul nécessaire pour mesurer toutes la conséquence de leurs actes ... et sont certes TRES influençables.

et si je puis me permettre, en pleine crise d'identite, ils veulent qu'on les reconnaisse aussi comme une entité/ un groupe. Et c'est peut être là "la clé de l'enigme".


Ensuite je pense sincerement que les extremistes (des 2 tendances) ne seraient pas contre un bouleversement de la France, les uns pour gagner les législatives , les autres par conviction idéologique.
Je reste pour ma part fortement persuadée que le non à L'Europe a certes été grandement vehiculé par des groupes comme Attac ... mais au final, financés par qui ...
Qui a interet à ce que l'Europe ne se fasse pas .... ? et qui en a grand peur

Qui a interet à impacter l'economie de la France ???

Qui a interet à ce que l'Etat français soit trop préoccupée par ses affaires intérieures ... pour gérer ses affaires extérieures et contrats (aeronautiques, nucléaires et pétroliers)


briaeros007

8 mai 2007 00:54:22

Etant étudiant en bac + 5 moi meme j'aimerais juste répondre à quelquechose :


en + ils ont été coocoonés pendant toute leur enfance et il leur sera difficile de faire les efforts qu'on va leur demander.
alors quand on ne voit pas d'issue, il se peut qu'on soit prêt au pire.


Le problême n'est pas de faire des effort. Je pense que l'immense majorité est prête a en faire, et bien plus qu'on peut y croire.
On est pas si cooconé que ca, et l'éducation est différente pra rapport à celle de 40 ans (amha)

Le problème c'est de faire des efforts sans contrepartie : vous vous serez la ceinture pour les vieux , les handicapées, vous laissez votre place a une fille qui a moins de mérite que vous parce que c'est une fille et que vous etes un homme... (la discrimination positive c'EST de la discrimination)
Tout ca pour quoi ? pour avoir un cpe ? Pour ne plus avoir le droit d'éditer de logiciels si ca nous amuse (cf dadvsi, cf brevet logiciels), voir lire nos dvd légalement acheté sous linux ?
tout ca pour que dans 5 ans un autre gouvernement arrive et change tout, et redemande a nouveau des efforts , sans cohérence avec les précédentes réformes ?
(on la bien vu avec le thème de la 'rupture' de sarkozy)

Amha, si on veut que les gens fassent des efforts, entre autre les jeunes qui ont plus de 40 ans à travailler avant de pouvoir espérer, peut etre , vivre une retraite (trop chaude avec le climat ? quel monde laisserat-on a nos enfants ? ... ) il faudrait une ligne claire, où les parties arrête de changer les règles tous les 5 ans, et ou ca tournent juste à la bataille gauche droite, voir aux nombreuses attaques ad hominem qu'on a pu observer lors de cette 'campagne' (je préfererais le terme de réclame. Pas de débat, pas de concret, du vide et de la démagogie... toujours amha)

Ps : je suis ni de droite, ni de gauche, ni de centre, ni d'extreme.


Unis contre le pire

8 mai 2007 02:25:39

www.touscontresarko.com


mp

8 mai 2007 02:55:34

ANALYSE DU VOTE dans les 50 plus grandes villes de France .

Les 33 villes où Royal est en tête

Villes de plus de 100 000 habitants

Toulouse
Nantes
Montpellier
Bordeaux
Rennes
Le Havre
Lille
Saint-Etienne
Grenoble
Angers
Brest
Le Mans
Clermont-Ferrand
Amiens
Limoges
tours
Villeurbanne
Besançon
Caen
Rouen

Villes de moins de 100 000 habitants.

Roubaix
Argenteuil
Montreuil (93)
Saint-Denis (93)
Nanterre
Poitiers
Créteil
Aulnay-Sous-Bois
Vitry-Sur-Seine
Pau
Calais
La Rochelle
Colombes

Les 17 villes où Sarkozy est en tête
Villes de plus de 100 000 habitants.

Paris
Lyon
Marseille
Nice
Strasbourg
Reims
Dijon
Aix-En-Provence
Nîmes
Metz
Orléans
Mulhouse
Boulogne-Billancourt
Perpignan
Nancy

Villes de moins de 100 000 habitants

Tourcoing
Avignon
Versailles
Asnières sur Seine

Mis à part Nice, Lyon, Marseille même dans les départements où Sarkozy gagne l'élection, le vote Ségolène est majoritaire dans les villes grandes ou moyennes (voir les infographies disponibles)

Beaucoup de jeunes "primo-votants" se sentent trahis et ne comprennent pas.


mp

8 mai 2007 03:01:25

NY times par exemple :

"artisans, shopkeepers and rural voters preferred Mr. Sarkozy, and city dwellers were divided. Mr. Sarkozy’s strongest support came from voters 60 years and older.
His victory set off scattered anti-Sarkozy violence"
"He has gambled — apparently successfully — during the campaign that by turning hard right "
Le même Times disait Samedi que Sarkozy était avant tout un diviseur.

Le Washington Post : "Sarkozy's Dangerous Strengths" .. pour ceux qui aurait pas envie de passer 1/4 hr à le lire, je résume : Sarkozy comme Bush se la pète et que c'est comme ça que les USA ce sont plantés.


mp

8 mai 2007 03:09:53

Cet article du Monde de ce jour

A Aulnay, la victoire de M. Sarkozy vécue comme une "grosse claque"

LE MONDE | 07.05.07 | 14h10 • Mis à jour le 07.05.07 | 14h10


Une voiture ralentit et s'arrête devant le groupe d'une dizaine de jeunes adultes qui discutent, avec passion, des conséquences de l'élection de Nicolas Sarkozy. C'est le conseiller général PS, candidat aux législatives à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : "Hé les gars, faut rester calme, hein ! Ils vont vouloir vous provoquer en face, ne répondez pas, faites leur un sourire", leur lance Gérard Ségura en parlant des policiers et CRS massés 200 mètres plus loin. Il est 21 h 30, la présidentielle vient à peine de se terminer, et la campagne électorale suivante bat déjà son plein dans le quartier des "3000".


Plus tôt, l'annonce de la victoire du candidat UMP avait provoqué quelques cris. Les enfants, dehors, avaient hurlé : "Sarkozy a gagné, il a gagné !" Le résultat ne faisait pas de doute aux yeux des adultes. Ni à l'échelle nationale, au vu des derniers sondages publiés, ni dans le quartier, du fait du plébiscite anti-Sarkozy dont avait bénéficié Ségolène Royal au premier tour, avec 66 % des voix dans le bureau de vote situé au coeur de la cité. Un score amplifié au second tour avec 86 % des suffrages.

Au pied des immeubles, la première réaction est la tristesse. Beaucoup ont regardé les résultats à la télévision et sont ensuite descendus pour discuter entre voisins. Un groupe d'une dizaine de jeunes adultes s'est formé devant un des bâtiments. Parmi eux, Djibril Traoré, 28 ans, commercial, s'interroge à voix haute sur ce que fera ou ne fera pas le nouveau président. Ce qu'il appelle la "politique du Kärcher" ne l'inquiète pas personnellement. "C'est pour mes petits frères que ça va être dur. Pour l'école, pour trouver du boulot."

Dans le groupe, on plaisante volontiers sur les charters de "Noirs" et d'"Arabes" qui vont les ramener au "bled". On rigole aussi en se représentant les cités du "9-3" comme les villages "gaulois" qui résistent à "l'envahisseur Sarkozy". On rigole mais on reconnaît aussi que la victoire de Nicolas Sarkozy est une "grosse claque" et que cela leur est douloureux.

Le débat est interrompu par le second passage du conseiller général. L'élu socialiste a fait le tour de la cité et vient, de nouveau, demander aux jeunes de rester calme. Il sort de son véhicule et serre des mains : "On a eu des infos disant qu'il allait y avoir des provocations, assure M. Ségura sans apporter plus de précisions. Faut pas tomber dans le piège : Royal a fait 17 000 voix dans la ville, ça veut dire qu'on peut gagner aux législatives puis aux municipales."

Pendant que le candidat PS poursuit la discussion, une douzaine de policiers casqués, armés de flash-balls, matraques et bombes lacrymogènes, s'enfoncent, à une cinquantaine de mètres de là, dans une ruelle qui longe le centre commercial. Ils prennent ensuite position dans une galerie - à l'abri du lancer éventuel d'objets venant des tours - qui débouche sur la place où sont rassemblés, comme tous les soirs, une trentaine de jeunes et d'adultes. Le face-à-face se déroule pendant plusieurs minutes sans incident.

Jusqu'au moment où les policiers - qui ignorent qu'un journaliste et un photographe sont présents - se précipitent sur deux jeunes, les plaquent violemment au sol et distribuent des coups de matraques dans la foule. Ils effectuent aussi plusieurs tirs de flash-ball en direction des habitants qui s'éparpillent en courant. De tendue, la situation devient houleuse. Des jeunes lancent des pierres, des canettes et des bouts de bois sur les policiers, rapidement rejoints par plusieurs dizaines de CRS, dont certains avancent en tapant avec leurs matraques sur leurs boucliers pour faire du bruit.

Des adultes et des responsables associatifs tentent de s'interposer, mais sont repoussés sans ménagement par les forces de l'ordre. Arrivé entre-temps, le conseiller général demande aux fonctionnaires de police de faire preuve de retenue. Face aux habitants, il s'indigne : "Je savais qu'il y aurait des provocations pour faire monter la pression." Les policiers pointent leurs flash-balls au niveau du visage de leurs interlocuteurs. "Un policier m'a mis son flash-ball à 20 centimètres du menton", témoigne M. Ségura. Après plusieurs minutes de face-à-face, les forces de l'ordre regagnent leurs positions à l'entrée de la cité tandis que les deux jeunes interpellés sont amenés dans un véhicule de police.

Adultes et jeunes crient à la provocation. "C'était calme, il n'y avait rien, et d'un seul coup, ils se jettent sur deux types en les frappant", se désole Bendiagou Diarra, 24 ans, témoin de la scène. Aux "3000", une fois la colère passée, on veut y voir un premier indice de l'attitude future des forces de l'ordre avec M. Sarkozy comme chef de l'Etat. "C'est leur papa qui est devenu le président et ils prennent ça comme un feu vert pour faire ce qu'ils veulent", poursuit M. Diarra. "Les flics se sentent pousser des ailes. C'est triste pour nous", ajoute Rachid, 21 ans. Il regarde les cars de policiers positionnés un peu plus loin : "Le plus dur commence mais ça va nous pousser à aller voter en juin."

Luc Bronner


mp

8 mai 2007 03:15:23

Je poste là ce communiqué pour faire tourner car il a peu (pas?) été relayé par les médias

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Les Glières irrécupérables par M. Sarkozy !

Publié le : dimanche 6 mai 2007.

Des citoyens haut-savoyards soutenus par trois figures de la Résistance :
Walter Bassan, déporté, résistant, rescapé de Dachau ;
Robert Lacroix, résistant ;
Constant Paisant, résistant, ancien des Glières
lancent un appel à un rassemblement aux Glières dimanche 13 mai 2007 à midi pour dire :

Non, M. Sarkozy, les combattants des Glières ne sont pas récupérables !

M. Sarkozy vient de réaliser une opération médiatique sur le lieu des combats de 1944, aux Glières.
Tantôt marchant absolument seul vers le monument, tantôt serré par des parlementaires de son parti et entouré de micros et caméras, il est certain que M. Sarkozy disposait d’un bon metteur en scène ce vendredi 4 mai 2007.

Les dialogues étaient beaucoup moins affûtés : parler de la « sérénité » du lieu s’accommodait bien mal de la bousculade médiatique de ce jour là. Et les propos polémiques contre sa concurrente au poste de la Présidence de la République face aux micros tendus n’étaient pas dignes d’être proférés sur le lieu même du sacrifice des Résistants Unis.

M. Sarkozy ne sert pas la mémoire des Glières et de la Résistance.
M. Sarkozy se sert des Glières.

Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage personnel et discret aux hommes tombés ici.
Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage public dans une fonction officielle.
Nous lui contestons le droit de récupérer un symbole historique au service de son ambition personnelle, dans une mise en scène détestable à quelques heures du scrutin.

La mémoire des combattants des Glières appartient au peuple français. Les avancées politiques issues de ces sacrifices et des combats de toutes les Forces Françaises de l’Intérieur doivent être défendues.
Le programme du Conseil National de la Résistance, unifiant les composantes combattantes a permis des avancées sociales extraordinaires à la Libération.
Nous, nous y souscrivons toujours.

Nous appelons à un rassemblement digne sur le plateau des Glières, autour d’un repas tiré du sac et fraternellement partagé, dimanche 13 mai 2007 vers midi : citoyennes et citoyens de Haute-Savoie ou d’ailleurs sont conviés à montrer que ce sont des gens du peuple, d’origines très diverses, qui se sont dressés ici contre l’oppression.

Non, aucun politique en campagne, de quelque bord qu’il soit, n’aurait dû venir entacher l’esprit du plateau.

Haute-Savoie, le samedi 5 mai 2007.

« Le mot "Non", fermement opposé à la force, possède une puissance mystérieuse qui vient du fond des siècles. »
extrait du discours prononcé par André Malraux, le 2 septembre 1973, à l’occasion de l’inauguration du Monument de la Résistance érigé par le sculpteur Gilioli sur le Plateau des Glières.

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Rédigé le 5 avril, publié le 6, jour du vote, mais dans quel média ?


Elisabeth

8 mai 2007 12:17:25

pas dans le Parisien .... :)

merci bcp MP , ... cela semble bien être de la provoc


Elisabeth

8 mai 2007 12:17:42

pas dans le Parisien .... :)

merci bcp MP , ... cela semble bien être de la provoc


Elisabeth

8 mai 2007 12:28:37

j'hesite donc à vous donner la suite (Toulouse et Lille) , de peur que cela serve des causes obscures , mais tout de même , ici à Toulouse, la colère grondait , mais il est clair que certains souhaitent mettre en vant les "mauvais gauchos" ... pour avoir encore plus de votes à droite ou extreme droite aux legislatives

ils oublient une chose , c'est qu'aux legislatives , les gens votent AUSSI pour des personnalités locales avnat de regarder la couleur, bleu, rose ou orange ...


Amnesty International/LDH

8 mai 2007 12:32:03

Des défenseurs des droits de l'homme interpellent Sarkozy
Reuters 07.05.07 | 17h01


PARIS (Reuters) - Plusieurs mouvements de défense des droits de l'homme ont interpellé Nicolas Sarkozy, certaines faisant part de leur inquiétude de voir l'ancien ministre de l'Intérieur accéder au plus haut niveau de l'Etat.

Amnesty International France salue dans un communiqué les "propos très forts" tenus dimanche soir par le président élu selon lesquels "tous ceux qui croient aux valeurs de liberté, de démocratie et d'humanisme et qui sont persécutés par les tyrannies et les dictatures peuvent compter sur la France".

L'organisation déplore toutefois qu'il "n'ait pas précisé et développé ses convictions dans ce domaine à travers des engagements écrits malgré (de) nombreuses sollicitations en ce sens depuis le début mars".

Amnesty, qui regrette "la trop faible place" accordée aux droits humains dans la campagne électorale, dit son intention "d'interpeller à nouveau le futur président pour faire en sorte que les droits humains aient une place beaucoup plus importante dans l'agenda politique français et international au cours des prochains mois et des prochaines années".

La Ligue des droits de l'homme (LDH) appelle de son côté à la vigilance pour refuser "l'aggravation de la régression" des libertés et des droits sociaux.

"L'attente de la société, qui est forte, ne doit pas être déçue. Car ce n'est pas un homme seul, fût-il président de la République, qui peut décider de tout en démocratie", écrit-elle dans un communiqué.

En conséquence, la LDH "souhaite que les citoyens restent mobilisés", notamment lors des élections législatives, "pour refuser l'aggravation de la régression des libertés et des droits sociaux, de la précarisation, de l'exclusion et de la stigmatisation d'une part importante de la population résidant en France".

"RESISTANCE DEMOCRATIQUE"

Soulignant que l'électorat de Nicolas Sarkozy "compte notamment des voix de l'extrême droite", le Mrap appelle quant à lui à une "résistance démocratique".

"En ce jour sombre pour les valeurs de justice, d'égalité et de solidarité, le Mrap appelle à la poursuite de la résistance démocratique pour les droits de toutes et tous", déclare le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples dans un communiqué.

"Il n'est pas possible d'oublier que l'électorat de Nicolas Sarkozy compte notamment des voix de l'extrême droite et que le candidat a emprunté au Front national certaines de ses 'ruptures' programmatiques les plus intolérables, ce qui l'a conduit notamment à proposer 'un ministère de l'Immigration et de l'identité nationale' inspiré d'une autre époque", note-t-on.

L'organisation présidée par Mouloud Aounit appelle à "la poursuite de la résistance citoyenne et républicaine, contre une politique du tout sécuritaire" et "au renforcement de la résistance civique contre la chasse aux immigrés, les rafles de sans papiers, la criminalisation de la solidarité".

Attac voit dans l'élection de Nicolas Sarkozy "la victoire d'une droite dure et décomplexée qui a réussi à diffuser dans la population, y compris dans certaines couches populaires, les idées propres à satisfaire avant tout les milieux financiers et les groupes sociaux les plus fortunés, et aussi à intégrer dans son projet les principaux thèmes de l'extrême droite".

Dans un communiqué, l'organisation altermondialiste suggère "un examen approfondi des raisons pour lesquelles le néolibéralisme ne recule pas, mais se durcit, en dépit des résistances que lui opposent ceux qui refusent la dégradation des conditions d'emploi, les délocalisations, la disparition progressive des services publics, la baisse de la fiscalité sur les plus riches, la dégradation écologique, la pénétration des OGM dans les campagnes, etc".



El Watan

8 mai 2007 13:06:34

Sarkozy ou la France qui recule


L’image forte dans le monde d’une France démocratique et humaniste va prendre un coup terrible avec Nicolas Sarkozy, nouveau président de la République élu hier.

Ce grand pays ne mérite pas un tel sort, que son héritage civilisationnel soit mis sous menace de dilapidation. La classe politique française, au fil des décennies, a considérablement évolué.

La droite a su s’ouvrir, se débarrasser des scories monarchistes, colonialistes, pétainistes et autres, au point de rivaliser avec le camp socialiste sur nombre de valeurs essentielles. De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, pour ne citer qu’eux, ont véhiculé de grandes idées et laissé des œuvres et des empreintes marquantes.

Sous leur règne, la France a avancé et prospéré. Elle s’est apaisée, la droite ne faisant plus peur. Mais voilà qu’a surgi un homme de l’ombre, de l’incertitude et de la provocation.

C’est Nicolas Sarkozy que rien ne prédisposait à conduire la cinquième puissance mondiale : ni charisme, ni grandeur intellectuelle, ni largesse d’esprit, seulement un énorme potentiel de clichés provocateurs puisés dans l’immense réservoir de l’extrême droite : des phrases simples et assassines, des raccourcis dangereux et des promesses insensées pour frapper les esprits des millions d’électeurs désabusés, habités par les peurs et les incertitudes.


Le nouveau chef de l’Etat a inventé des boucs émissaires et s’est constitué des fonds de commerce : les immigrés, les Arabes, les Noirs, les beurs, les jeunes des banlieues, les marginaux, les marginalisés, etc.

Il a réussi à convaincre une majorité de Français que ces gens-là sont une menace pour l’emploi et la sécurité. Il leur a promis de rétablir l’ordre par la peur du gendarme et par le verrouillage de la France.

Il y a risque que, sous son règne, s’achève l’avancée humaniste de la France et commence l’ère d’une fascisation rampante.

Le pays a été sérieusement fracturé durant l’impitoyable campagne électorale. Des incertitudes et des turbulences pointent avec des retombées néfastes sur nombre d’autres pays.

La politique d’équilibre et souvent d’engagement courageux menée par les prédécesseurs de Sarkozy à l’Elysée va être frappée de plein fouet.

Celui-ci sera amené à s’aligner totalement sur Israël et sur les Etats inféodés à Bush, devenus sa référence suprême.

L’Algérie a eu un avant-goût de ce qui l’attend : pas question de repentance ni de reconnaissance du fait colonial français.

Le nouveau chef de l’Etat français est allé loin, là où aucun dirigeant français depuis 1962 n’a osé s’engouffrer : réhabilitation de l’OAS, organisation criminelle en Algérie que de Gaulle a combattue impitoyablement.

Dès lors comment l’Algérie, devant tant de déni d’histoire et de trahison de sa mémoire, pourra-t-elle tourner la page avec la France ?




Rennes/Ouest-France

8 mai 2007 16:29:49

Phrase extraite de Ouest France, qui resume assez bien , à mon avis la situation

"L'annonce de l'élection de Nicolas Sarkozy a, d'abord, provoqué l'abattement dans les rangs clairsemés des Rennais, réunis, hier soir, place de la Mairie.

+ d'infos
http://www.rennes.maville.com/actu/re/actudet/actu_dep-403624----A-Rennes--la-manif-anti-Sarkozy-tourne-a-laffrontement_.html

Mais, rapidement, autour de 21 h, un cortège compact d'environ 2 000 jeunes s'est formé dans les rues du centre-ville. Au sein du cortège, il y a bien quelques repères politiques, comme des drapeaux anarchistes ou de la Ligue communiste révolutionnaire, « l'Internationale » aussi est entonnée par instant.
*** Mais, ce défilé, qui avance au pas de course, en improvisant son itinéraire, renvoie surtout aux manifestations anti-CPE d'il y a un an. ****
Sauf que, cette fois, ce sont exclusivement les slogans anti-Sarkozy qui rythment la manifestation. "


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