EADS:Standard&Poor's baisse la note de dette long terme

Standard_poors_p_250Voilà peut-être une information qui ne fera pas la une des journaux appartenant au groupe Lagardère.

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L'agence de notation financière Standard & Poor's a annoncé jeudi qu'elle abaissait la note de la dette à long terme du groupe aéronautique européen EADS de "A-" à "BBB+", en raison notamment de "perspectives de court-terme négatives sur les profits et le cash flow".

Pour rappel, la note "BBB+" est attribuée aux émetteurs de qualité moyenne mais en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate.

"Cette dégradation reflète la pression croissante qui s'exerce sur le groupe alors qu'il entre dans une période de changements substantiels dans son organisation et sa restructuration pour faire face aux défis d'un marché fortement compétitif", explique S & P dans un communiqué.

L'agence de notation ajoute que "les pertes attendues dans les revenus et le cash causées par les retards de l'A380, le programme initial avorté de l'A350, et l'impact négatif à moyen terme de la force de l'euro face au dollar" sont aussi de nature à restreindre les futurs performances financières du groupe.

Le groupe d'aéronautique et de défense a annoncé jeudi une perte nette de 10 millions d'euros au premier trimestre 2007 contre un bénéfice de 522 millions un an plus tôt, soit un résultat négatif pour le troisième trimestre consécutif. Les résultats d'EADS sont principalement plombés par l'inscription d'une provision de 688 millions d'euros (contre 800 millions attendus par le consensus) au titre du plan de réductions d'effectifs Power8, qui doit supprimer 10.000 emplois chez Airbus et ses sous-traitants.

Le bénéfice opérationnel avant amortissement des écarts d'acquisition et éléments exceptionnels (EBIT) a chuté de 89% à 89 millions d'euros.

Pour l'ensemble de l'année, EADS a confirmé prévoir un bénéfice opérationnel "stable" par rapport aux 399 millions de 2006, malgré une nouvelle "perte substantielle" pour Airbus, qui continuera de pâtir des coûts liés au retard de l'A380, mais aussi de la dépréciation du dollar face à l'euro.

Certains analystes continuent cependant à s'interroger sur la capacité du groupe à réduire significativement les coûts d'ici 2010 dans sa filiale Airbus.

En revanche, la bonne performance des autres divisions du groupe a permis d'amortir le recul de la profitabilité d'Airbus. Parmi les éléments notables, on peut souligner la bonne tenue des divisions Eurocopter (chiffre d'affaires en hausse de 2%, EBIT +18%), EADS Astrium (c.a. +29%, EBIT +900%) et le redressement de la situation chez Sogerma.

EADS a confirmé ses perspectives pour l'ensemble de l'année, prévoyant un résultat opérationnel EBIT stable par rapport à 2006 (+399 millions d'euros en 2006) malgré une nouvelle "perte substantielle" pour Airbus (-572 millions en 2006), imputable notamment au plan Power8 et aux coûts de soutien de l'A380.

Le groupe s'appuie notamment sur "un carnet de commandes bien étoffé", selon le CM-CIC, qui s'élevait fin mars à 261,5 milliards d'euros, à peu près stable malgré un impact négatif du dollar américain de 2,5 milliards d'euros.

Source : AFP

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. Standard and Poor's : version islamique de l'indice SP500

 

2 Commentaires

  1. 1

    el gringo

    Marwan Lahoud grand favori pour devenir le numéro deux d’EADS

    Actuel patron du leader mondial des missiles MBDA, une filiale commune d’EADS, du britannique BAE Systems et de l’italien Finmeccanica, Marwan Lahoud est aujourd’hui le grand favori pour devenir, après l’élection dimanche du prochain président de la République, le nouveau directeur général délégué d’EADS.

    Ce polytechnicien et ingénieur en chef de l’armement, franco-libanais de 41 ans, qui a d’abord fait carrière au ministère de la Défense sous Charles Millon, puis à la Délégation Générale à l’Armement, la DGA, avant d’être recruté par Jean-Luc Lagardère (MMB) chez Aérospatiale-Matra en 1998, devrait remplacer ainsi un très proche d’Arnaud Lagardère (MMB), Jean-Paul Gut, l’actuel directeur général délégué d’EADS qui est sur le départ.

    Au passage, Marwan Lahoud devrait également récupérer les attributions de directeur d’EADS International, chapeautant le marketing et les ventes à l’export du groupe aéronautique et de défense européen. Atout non négligeable pour ce poste: Marwan Lahoud parle parfaitement l’arabe.

    L’affaire Clearstream, où Nicolas Sarkozy a été vivement mis en cause, a pourtant failli torpiller sa promotion, puisque son frère, l’informaticien Imad Lahoud, en est l’un des principaux acteurs. Suspecté d’avoir fabriqué les fameux faux listings tentant d’impliquer l’ex-ministre de l’Intérieur, Imad Lahoud a été mis en examen par le juge Renaud Van Ruymbecke. Et a dû quitter EADS (EAD), où l’avait embauché l’ancien patron de la stratégie du groupe, Jean-Louis Gergorin. Contre l’avis, à plusieurs reprises, de son propre frère Marwan.

    Proche du ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, qui a rappelé ce fait à Nicolas Sarkozy, et s’entendant bien avec le nouveau co-président français d’EADS, Louis Gallois, Marwan Lahoud a finalement bénéficié du refus récent de l’Allemagne d’entériner la nomination de Maurice Gourdault-Montagne, le conseiller diplomatique de Jacques Chirac à l’Elysée, au poste de numéro deux d’EADS.
    http://www.capital.fr/actualite/Default.asp?source=FI&numero=63333&Cat=IND&numpage=1

  2. 2

    Elisabeth

    Et on dit que la finance et la politique ne sont pas liées !

    a une époque, courrait le bruit à Airbus qu' Imad Lahoud était très très proche de Claude Chirac.
    Comme je tiens l'info d'une personne qui m'avait dit avant tout le monde que le pb d'Airbus était lié à Catia V3 et V4... l'info n'est peut-être aussi "débile" que cela

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