Nicolas Sarkozy devrait nommer son Premier ministre le lendemain de la passation de pouvoirs avec Jacques Chirac mais attendra "un peu de temps" avant d'annoncer le reste de son gouvernement, selon Patrick Devedjian, ancien (????) conseiller politique du président de l'UMP.
Jacques Attali – ami et très certainement, surtout conseiller de Nicolas Sarkozy - présente pourtant la liste des tâches qui attendent celui qui est désormais porteur de la lourde charge de gouverner la France, précisant que “devenir président, c’est comme monter sur un cheval lancé au galop : il faut en prendre tout de suite le contrôle, ou y renoncer à jamais. Nous connaitrons très vite les talents de cavalier de l’élu(e) du 6 mai”, poursuit-il.
"Je crois que Nicolas Sarkozy désignera son Premier ministre le lendemain de sa prise de fonctions", qui doit avoir lieu mercredi 16 mai a expliqué le député des Hauts-de-Seine sur LCI.
"Ensuite il faut laisser un peu de temps pour que les choses se fassent, comme toujours", a-t-il ajouté.
"Il faut laisser évidemment le temps de faire les choses convenablement parce que c'est assez difficile et assez sensible. C'est un gouvernement très restreint. Il faut conserver des équilibres", a-t-il précisé.
Jacques Attali nous rappelle néanmoins dans l'Express que le président nouvellement élu devra d'abord constituer, dès le 17 mai, son équipe de collaborateurs directs et nommer son premier gouvernement. Il devra prendre position sur les plus grands sujets internationaux (l’avenir du traité constitutionnel européen, la reprise des négociations de l’OMC, les relations avec l’Iran, la situation au Moyen-Orient) , qu’il aura à traiter, face à ses nouveaux homologues, dans deux réunions capitales, qui auront lieu l’une et l’autre en juin, en Allemagne: le sommet du G8 à Rostock les 7 et 8 et le Conseil européen à Berlin les 21 et 22 .
Mais Nicolas Sarkozy devra dans le même laps de temps décider des premières mesures de politique intérieure, économiques ou sociales, "symboliques ou concrètes". "Il devra aussi faire les grands choix budgétaires pour 2008 et préparer les premiers projets de loi à soumettre à la future assemblée nationale. Enfin, et surtout, il devra aider son premier ministre à mener la campagne pour les élections législatives du 10 et 17 juin", poursuit Jacques Attali.
Sources : Reuters, L'Express
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Le nouveau président français Nicolas Sarkozy, qui prendra se fonctions mercredi, s'apprête à créer un poste de conseiller à la Sécurité nationale, directement rattaché à la présidence de la république, sur le modèle américain.
C'est du moins une source proche du gouvernement qui l'affirme. Jean-David Levitte, ambassadeur à Washington et ancien "sherpa" de Jacques Chirac entre 1995 et 1999, pourrait être nommé à ce poste, selon cette source.
Modèle américain
D'après des sources concordantes, Jean-David Levitte, âgé de 60 ans, serait également chargé de conseiller le nouveau président de la République en matière diplomatique. Aux Etats-Unis, le Conseil national de sécurité (NSC) est un organisme directement rattaché à la Maison Blanche et qui a pour mission de conseiller le président des Etats-Unis sur la politique étrangère et la sécurité nationale. Condoleezza Rice le dirigeait avant de devenir secrétaire d'Etat, en novembre 2004.
Par ailleurs, afin de rassembler le plus largement possible au sein d'une équipe qu'il veut réduire à 15 ministres, Nicolas Sarkozy a poursuivi ce week-end des consultations depuis le pavillon de chasse de La Lanterne à Versailles, habituel lieu de villégiature des Premiers ministres.
Kouchner aux Affaires étrangères?
Le socialiste Bernard Kouchner, ex-haut représentant de l'ONU au Kosovo et fondateur de l'organisation humanitaire Médecins, pourrait devenir ministre des Affaires étrangères, ont indiqué des sources concordantes à l'AFP. Selon ces sources, "Bernard Kouchner a été contacté, il est prêt à entrer dans le gouvernement".
Claude Guéant, proche conseiller du futur chef de l'Etat, a par ailleurs indiqué que deux anciens collaborateurs du chef de l'Etat socialiste François Mitterrand, l'ex-ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, qui pourrait se voir offrir la Justice, ainsi qu'Anne Lauvergeon, présidente du groupe d'énergie nucléaire Areva, avaient été approchés.
Grincements de dents en vue
Selon le journal Le Monde, les redécoupages des attributions au sein des ministères, accompagnés d'une réduction du nombre des fonctionnaires, vont faire "grincer des dents" dans la haute fonction publique.
Lundi et mardi, Nicolas Sarkozy rencontrera les dirigeants des principaux syndicats du pays, dont certains craignent qu'il fasse voter cet été par le parlement, sans négociation préalable, ses projets concernant notamment le service minimum dans les transports en cas de grève, l'abolition des régimes spéciaux de retraite ou encore la détaxation des heures supplémentaires.
afp/tac
13 mai 2007 à 21:402
Sarkozy compose son gouvernement, la tête de l'UMP se restructure
PARIS - L'UMP entend se doter d'une direction collégiale à l'approche des législatives de juin, alors que le président élu Nicolas Sarkozy poursuit ses consultations pour former son gouvernement. Le socialiste Bernard Kouchner pourrait y entrer.
Les candidats aux 577 sièges de députés à l'Assemblée nationale française devront se déclarer entre lundi et vendredi pour le scrutin des 10 et 17 juin. Des élections pour lesquelles le parti de droite UMP, majoritaire dans l'assemblée sortante, part largement favori dans le sillage de la réussite de son candidat à l'élection présidentielle.
L'UMP, dont M. Sarkozy quittera la présidence demain, deux jours avant d'être investi chef de l'Etat, va se doter d'une direction collégiale et d'un secrétaire général qui pourrait être Brice Hortefeux, un proche conseiller du nouveau président.
Il présentera des candidats face aux centristes de l'UDF-Mouvement démocrate, lancé la semaine dernière par François Bayrou, mais pas face aux députés sortants UDF qui ont soutenu Nicolas Sarkozy.
Afin de rassembler le plus largement possible au sein d'une équipe qu'il veut réduire à 15 ministres, ce dernier a poursuivi ce week-end des consultations depuis le pavillon de chasse de La Lanterne à Versailles, habituel lieu de villégiature des premiers ministres.
Le socialiste Bernard Kouchner, ex-haut représentant de l'ONU au Kosovo et fondateur de l'organisation humanitaire Médecins, pourrait devenir ministre des Affaires étrangères, ont indiqué des sources concordantes.
(ats / 13 mai 2007 22:06)
13 mai 2007 à 23:373
8 mars 2001: Jacques Attali, ancien conseiller du président François Mitterrand, est mis en examen pour « recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence », mais laissé libre sous contrôle judiciaire, contre le paiement d'une caution supérieure à un million de francs.
Les soupçons à son encontre portent sur les honoraires qui auraient été versés à son agence de conseil par Pierre Falcone (50 000, puis 200 000 dollars) et sur diverses opérations présumées de blanchiment d'argent. Il est également suspecté d'avoir obtenu un aménagement du redressement fiscal infligé à Falcone via ses sociétés. Il nie catégoriquement les faits qui lui sont reprochés.
9 mars 2001: Perquisition au Quai d'Orsay. Les juges cherchent à vérifier, à la suite de l'audition de Jacques Attali, que celui-ci ne s'est pas fait rémunérer par Pierre Falcone en récompense de son intervention auprès du ministre des Affaires Etrangères, ***Hubert Védrine, ****afin de solliciter son appui en faveur de l'homme d'affaires dans le règlement de son contentieux fiscal.
Jacques Attali avait en effet organisé une entrevue entre l'avocat de Falcone, Allain Guilloux, et*** Hubert Védrine *** en septembre 1998. Le ministre confirme la rencontre mais dément être intervenu dans le litige.
14 mai 2007 à 12:124
La stratégie d'ouverture de Sarkozy fait grincer des dents à l'UMP
LE MONDE | 15.05.07 | 08h35 •
eux députés, en quête de leur réélection dans le sud de la France, sortent de l'hôtel Méridien Montparnasse, à Paris, lundi 14mai. Ils viennent d'entendre le court discours d'adieu de Nicolas Sarkozy à l'UMP, et son appel aux candidats aux législatives à pratiquer eux aussi "l'ouverture". Le premier se tourne alors vers son collègue : "C'est pas avec Kouchner que je vais me faire réélire." L'autre lui répond : "Surtout chez moi, avec le Front national."
Car dans ce grand salon où vient de se tenir le conseil national du parti, il n'est bien sûr question, dans les conversations privées, que de l'entrée au gouvernement des anciens ministres de François Mitterrand, Bernard Kouchner, tenue pour acquise par nombre d'élus, ou d'Hubert Védrine.
Difficile pour certains parlementaires d'envisager sans broncher l'arrivée de socialistes au gouvernement, fussent-ils atypiques. Matin, midi et soir, ils ont fait campagne contre Ségolène Royal. A longueur d'année, ils daubent "le camp d'en face". Ils fustigent encore pour certains d'entre eux "les socialo-communistes", comme dans les années 1980. Et voilà qu'il faut leur faire une place à table...
Certes, ils avaient bien entendu M.Sarkozy lorsqu'il avait demandé aux siens, le 14janvier, de le "laisser libre d'aller" vers ceux qui n'avait jamais voté à droite. Mais ils avaient mis cela sur le compte de l'habileté tactique, de la rhétorique de campagne.
Les députés de base ne sont pas seuls à tiquer à l'idée de devoir affronter la concurrence des ennemis d'hier. Certains des fidèles du nouveau président de la République craignent eux aussi que l'ouverture ne se fasse à leur détriment. C'est en leur nom que M.Devedjian a pris la parole, alors que le nouveau président avait quitté la salle.
"Je suis pour aller très loin dans l'ouverture (...), y compris jusqu'aux sarkozystes, c'est dire!, a-t-il lancé. Parce que je pense que la fidélité n'est pas nécessairement le contraire de la compétence." Une allusion aux propos adressés par M.Sarkozy aux parlementaires qui leur avait expliqué, mercredi, "la fidélité c'est pour les sentiments, l'efficacité c'est pour le gouvernement". "Un mot d'humour, minimisera plus tard M.Devedjian. Je suis à 200% pour l'ouverture, mais il faut des gestes rassurants pour les parlementaires."
"Maintenant je me dois à la France"
Malgré ces états d'âme, le nouveau président de la République n'a rien cédé de son nouveau credo. Prenant congé de son parti (où il sera remplacé par une direction collégiale en attendant le congrès de l'automne) "par devoir", "par obligation morale" mais avec "le cœur déchiré", il a fait vibrer la corde sensible en dédiant sa victoire aux siens : "Sans vous, rien n'aurait été possible." Mais, profitant de son dernier discours de président de l'UMP et de sa première intervention de chef de l'Etat, il s'est d'emblée placé au-dessus de son parti.
"C'est sur les principes de tolérance et d'ouverture que s'est construite la majorité présidentielle du 6mai, rappelle-t-il. C'est sur ces principes que je veux construire le gouvernement; c'est sur ces principes que doit maintenant se construire la majorité législative." "Je vous demande d'être une force de rassemblement et non d'exclusion", poursuit-il en s'adressant aux futurs candidats.
Leur feuille de route ? "S'ouvrir aux autres, à ceux qui ont un autre parcours, une autre histoire, une autre sensibilité", "ne pas avoir peur des idées différentes." Bref, faire du Sarkozy : "L'ouverture, leur lance-t-il encore, c'est la caractéristique des âmes fortes."
Anticipant leur crainte de se voir déposséder d'une victoire à laquelle ils pensent avoir contribué, l'élu du 6mai livre ce dernier message aux siens : "Maintenant, je me dois à la France (...). Ma mission, c'est de servir l'intérêt général." Et à ceux qui espéraient encore qu'il se porterait à leur tête, il ne promet que le service minimum : "Le moment venu, je dirai, comme tous mes prédécesseurs, les enjeux de ce scrutin."
Puis M.Sarkozy s'est éclipsé pour de nouvelles consultations, laissant François Fillon, futur premier ministre, conclure la cérémonie : "Avec nos partenaires de l'UDF, avec les personnalités de gauche et de la société civile, nous sommes désormais porteurs d'un pacte présidentiel." Nouvelle définition de la majorité plurielle version UMP ? Ou premier appel à la discipline ?
Philippe Ridet Le monde
15 mai 2007 à 10:065
Démission de Sarkozy de la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine
AFP 15.05.07 | 11h22
Le président de la République élu Nicolas Sarkozy a annoncé mardi matin à Nanterre sa démission de la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, a constaté un journaliste de l'AFP.
M. Sarkozy est arrivé à 8H40 au conseil général où il a rencontré les 29 conseillers généraux UMP et UDF du département.
A sa sortie vers 10H15, il a répondu "oui" à la question "est-ce que vous avez démissionné?", posée par les journalistes.
Il a précisé avoir transmis aux conseillers généraux un message d'"unité".
Le maire UMP de Suresnes, Christian Dupuy, vice-président du conseil général a déclaré que M. Sarkozy allait "démissionner juste à temps pour qu'une cantonale partielle ait lieu en même temps que les législatives en juin prochain".
"Pour sa succession, il ne nous a pas donné de conseil. A nous de décider", a précisé M. Dupuy.
Plusieurs élus locaux sont candidats à sa succession à la tête du conseil général, le favori étant Patrick Devedjian, député des Hauts-de-Seine et conseiller général, selon diverses sources politiques départementales.
Le candidat UMP à la succession de M. Sarkozy dans le canton de Neuilly sera Arnaud Teullé, 41 ans, maire-adjoint de Neuilly chargé des Affaires scolaires et de la jeunesse, a-t-on indiqué au conseil général.
M. Sarkozy, qui fut longtemps maire de Neuilly, était devenu président du conseil général des Hauts-de-Seine, le plus riche de France, en avril 2004, prenant la succession de Charles Pasqua.
La lettre de démission de M. Sarkozy devrait être envoyée au préfet des Hauts-de-Seine dans la journée, a-t-on précisé au conseil général.
M. Sarkozy, qui doit être investi mercredi comme président de la République, avait déjà démissionné lundi de la présidence de l'UMP
15 mai 2007 à 15:11Ajoutez un commentaire
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