Un lecteur, R de M, nous fait très justement remarquer que l'information sur les dangers d'un crédit trop long, circule dans la presse. Et comme seuls les emprunts très longue durée permettent d'emprunter aux classes moyenns (qui n'ont pas bénéficié de l'aide de leur famille), les français reprennent espoir, et espèrent que ces mises en gardes seront entendues. Et couvriront peut-être la voix trop "optimste" de la FNAIM. Voici les principaux dangers de ce type de prêts, alors que les taux montent..
"Le premier concerne évidemment la durée. 40 ans, c'est le temps d'une carrière professionnelle. Divers incidents de parcours peuvent survenir au cours d'une période aussi longue : mutation, licenciement, réorientation professionnelle. Les aléas de l'existence affectent également la vie privée. Personne n'est à l'abri d'un divorce, de la maladie ou de l'invalidité. La suite est tout aussi claire : Crédit longue durée : prudence
En cas de déménagement par exemple, les transferts de prêts n'existant pas, l'emprunteur qui doit vendre son bien est obligé de solder le prêt initial et d'en contracter un nouveau, ce qui va générer des frais supplémentaires. L'autre inconvénient majeur de cette formule réside dans le coût du crédit. S'endetter sur une longue durée revient en fait à rembourser deux fois le bien acheté. Pour un prêt de 100 000 euros contracté à 4,50 % sur 40 ans, les intérêts versés s'élèveront au total à environ 116 000 euros. Au bout de 30 ans de remboursement, c'est près de 45 % du capital qui reste dû.
Et puis, il faut également savoir que le coût des diverses assurances (chômage, invalidité, décès) destinées à « sécuriser » des prêts aussi longs est substantiellement majoré. Bien sûr, l'emprunteur se dit qu'il sera toujours possible de revendre son acquisition bien avant l'échéance, la plus-value réalisée permettant de solder le prêt initial et d'envisager un autre achat. Encore faut-il revendre le bien au bon moment (le marché immobilier reste éminemment cyclique) et ne pas être obligé de le céder dans l'urgence."
La Fed et la BCE devraient maintenir inchangé le niveau de leurs taux directeurs
Les banquent accordent de moins en moins de prêts immobiliers

16 Commentaires
1
Interrogation surpise:
Vous empruntez la totalité de votre achat sur 40 ans à un taux de 4% ( et je suis gentil). Vous avez 7 % de frais de notaire et 5% de frais d'agence sur le montant total.
Question:
Dans combien de temps aurez vous remboursé les frais? ( ou à partir de quanc commencez vous à rembourser votre logement?)
A vos calculettes !!
10 mai 2007 à 14:242
Selon mes calculs :
Investissement : 100.000
Frais Agence : 5.000
Frais Notaire : 7.000
Total : 112.000
Sur 40 ans à 4 % (hors assurances)
Nous avons 480 échéances de 468,09
soit 224.683
Total des intérêts : 112.683
Reste dû après l'échéance 106, soit presque 9 ans : 99.976
On commence alors à rembourser le prix de l'immeuble...
10 mai 2007 à 15:243
Et dire que le maltais veut alimenter cette folie avec sa déduction des taux au lieu de laisser la bulle se dégonfler tranquillement, plus dure sera la chute mais il s'en fout il aura bouffer au fouquet's à l'oeil pendant 5 ans.
10 mai 2007 à 19:014
Il n'en aura pas le temps, il va bouffer à l'oeil dans les voyages présidentiels, galas, sommets, comme tous les présidents...
Ca va pas être facile pour l'anorexique...
10 mai 2007 à 19:305
salut alfred
petite question pratique vu que tu as l'air de t'y connaitre
si dans ton exemple je veux rembourser par anticipation au bout de 5 ans , 10 ans , 15 ans combien je doit rembourser a la banque ? si j'ai bien compris au bout de 5 ans j'ai payé la moitier des interets et je doit toujours 112000 euros ?
11 mai 2007 à 00:406
"soit 224.683
Total des intérêts : 112.683
Reste dû après l'échéance 106, soit presque 9 ans : 99.976
On commence alors à rembourser le prix de l'immeuble"
au fait alfred 106X 468.09 =environ 49406
11 mai 2007 à 00:537
Toujours pour le même exemple
capital 112.000 euros, frais notaire et agence compris, à 4% taux fixe hors assurances et sur une durée de 40 ans,
reste dû :
fin de la 5° année : 105.718 euros
fin de la 10° année : 98.047 euros
fin de la 15° année : 88.681 euros
fin de la 20° année : 77.245 euros
fin de la 25° année : 63.282 euros
fin de la 30° année : 46.233 euros
fin de la 35° année : 25.417 euros
fin de la 40° année : 0.00 euros (ouf !)
11 mai 2007 à 09:098
Dans une acquisition on est tout de même censé avoir au moins les frais de notaire, même s'il est vrai que certains organismes ont prêté jusqu'à 110%.
Je serais curieux de savoir si ceux-ci, se hasardent encore aujourd'hui à de telles pratiques.
11 mai 2007 à 09:199
Tout à fait, IMMOBILIS, tout à fait... Mes calculs étaient seulement une réponse aux demandes de JBB et de LED.
Par ailleurs, j'imagine que le taux de ce genre de crédit longue durée doit être plus élevé, et probablement variable.
11 mai 2007 à 10:1310
Moi, je dirais variables à taux capé???
11 mai 2007 à 10:1811
"Je serais curieux de savoir si ceux-ci, se hasardent encore aujourd'hui à de telles pratiques."
La réponse est oui, mais tu dois avoir des revenus plus que corrects, cigale, mais avec les moyens...
Genre : "on est deux à être cadres, on a bien claqué, voyagé, là on quitte les parent pour s'installer ensemble, mais on a pas un rond de coté, et on a trouvé le bien qui nous convient."
Ceux là ils peuvent toujours demander et obtenir 110 %.
Mais les autres sont désormais regardés avec méfiance... et les prêts ne sont pas accordés... J'ai des copains qui bossent dans des banques, je n'en dirai pas plus.
11 mai 2007 à 12:4012
Un exemple de vente ces derniers jours :
un appartement de 2 pièces, 42 m2 plus 1 box, étage, soleil, dans une résidence agréable, banlieue sud très cotée.
Cet appartement a été vendu aux enchères. Il a été ouvert à la visite quelques heures seulement puis mis aux enchères. Finalement il a été vendu 220.000 euros, montant m'ayant été confirmé par le vendeur et l'acheteur. Ce prix est conforme aux prix affichés dans les agences du secteur pour des biens du même genre. Le nouveau propriétaire effectue en ce moment des travaux très importants : cuisine intégrée, réfection de la salle de bains, toutes les peintures, revêtements de sol, volets électriques etc...
But de cet investissement, la location, loyer espéré 1.200 euros/mois.
Mes espoirs "baissiers" en ont été assez refroidis...
11 mai 2007 à 14:1913
Oui Alfred, mais 1. ce n'est qu'un espoir, pas la réalité, les gens qui peuvent aligner ce montant, 1200 € ne vont pas habiter dans 40 m², et 2. s'il trouve un locataire à ce prix, il ne va pas rester...
Mon propriétaire avait loué très cher son appartment, mais les gens sont restés 5 mois. Car ils ont commencé à chercher dès leur entrée dans les lieus, résultat, appartment vide pendant 2 ans, et super solde, dont je profite, car les agents lui ont dit qu'il voyait trop gros. La baisse a été spectaculaire, car comme il vait du reafire l'appart un minimum, il n'avait pas envie que ça recommence...
11 mai 2007 à 14:2714
Dans l'exemple d'Alfred, je voudrais bien savoir quel est l'interêt d'acheter aux enchères pour payer, le prix que ça coûte.
Faut vraiment être *** !
11 mai 2007 à 15:3215
En effet !
Je connais plusieurs personnes dans cet immeuble et je m'efforcerai de savoir la suite de l'histoire...
11 mai 2007 à 17:5616
Alfred (et les autres),
Ce qui manque vraiement, ce sont desdonnées fiables
11 mai 2007 à 18:56Ajoutez un commentaire
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