Si certains prônent l'immigration choisie, d'autres pays tentent de renforcer leur vivier de compétences en attirant chez eux main d'oeuvre et têtes pensantes qui leur font défaut.
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite vient ainsi de donner son accord à la naturalisation de nombreux étrangers ayant des compétences scientifiques, a annoncé vendredi son ministre de l'Intérieur, sans préciser toutefois leur nombre.
ELe roi a accepté "l'octroi de la nationalité saoudienne à un nombre parmi ceux qui en ont fait la demande, ayant des compétences et des qualifications scientifiques (...) et dont on espère une contribution au développement de la patrie", a précisé le prince Nayef Ben Abdel Aziz, cité par l'agence officielle Spa.
Selon des estimations officieuses, un million d'étrangers pourraient prétendre à la nationalité saoudienne, dans un pays qui abrite plus de six millions d'étrangers, pour la plupart des Asiatiques, sur une population totale de quelque 22,6 millions d'habitants.
Les étrangers qui demandent leur naturalisation, espèrent d'abord se soustraire à l'obligation légale d'avoir un "parraineur" saoudien pour pouvoir travailler dans le royaume.
En octobre 2004, le gouvernement de Ryad avait approuvé un amendement à la loi sur la nationalité -vieille de près de 50 ans- visant à durcir les conditions d'octroi de la citoyenneté saoudienne. Le gouvernement saoudien avait annoncé en mai 2005 que les postulants à la nationalité saoudienne pouvaient commencer à en faire la demande.
En vertu du nouveau texte, un résident doit avoir vécu de manière continue pendant au moins 10 ans dans le royaume pour pouvoir, sous certaines conditions, obtenir la naturalisation. Jusqu'alors, la loi exigeait un séjour de seulement 5 ans. Le postulant doit aussi exercer un métier "dont le pays a besoin" et présenter un certificat de l'imam de sa mosquée attestant qu'il est un musulman pratiquant.
La loi exige d’avoir un « emploi concordant avec les besoins professionnels qu’exige le développement du royaume ». « Les diplômés en médecine, en informatique et dans d’autres branches scientifiques et technologiques ont la priorité », avait précisé en 2005, Naser al-Hanaya, le sous secrétaire au statut civil au ministère de l’Intérieur, disqualifiant d’office 85% des 150 000 premiers candidats incrédules qui avaient quand même tenté alors leur chance. Parmi eux, des Jordaniens, des Égyptiens, des Pakistanais ou même des Philippins « inutiles », bien que certains soient nés dans le pays où y habitent depuis plus 30 ans.
Les élus doivent encore passer des entretiens, des tests de connaissance et enfin une évaluation de leur intégration sociale. Les autorités n’ont pas précisé quels en étaient les critères, notamment l’importance de la religion dans l’Arabie Saoudite wahhabite. Des musulmans chiites et quelques chrétiens ont donc aussi déposé des demandes.
Perçue comme une petite révolution, l’adoption de la réforme en octobre 2004 avait pourtant suscité un engouement très fort. S’il est difficilement concevable pour l’habitant d’un pays développé de demander la nationalité saoudienne, c’est en revanche une chance inespérée pour 7 millions d’expatriés originaires des pays arabes ou asiatiques installés dans le royaume. Car l’obtenir, c’est certes être citoyen de l’un des pays les plus fermés du monde, mais c’est aussi –et surtout– acquérir les privilèges qui vont avec : droit de propriété, droit de faire des affaires, emploi dans la fonction publique, meilleur salaire, ascension professionnelle, éducation gratuite, accès à l’université, terrain et maison offerts pas l’Etat ou encore prêts bancaires sans intérêts.
On estime à 175 millions le nombre de personnes qui, en 2002, vivaient en dehors de leur pays d’origine ou de citoyenneté, contre environ 75 millions en 1965. Gildas Simon, géographe français, a étudié la proportion d’étrangers par rapport aux populations locales.
Il distingue en tout premier lieu un premier groupe de pays, peu peuplés mais riches en pétrole. C’est dans ceux-ci qu’on rencontrait les taux les plus élevés dans les années 1990 : Qatar (63,7 %), Koweït (71,6 %), Émirats arabes unis (90 %), suivis par l’Arabie saoudite, Bahreïn, Oman, Brunei, la Libye, où les taux variaient entre 25 % et 40 %.
Sources : AFP, RFI, Jeune Afrique
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pour obtenir la nationalité saoudienne, l'arabie saoudite éxige aussi de parler et d'écrire la langue arabe. ce critère ajouté aux autres réduit à une poignée les prétendants pouvant voir leur demande de naturalisation aboutir.
12 mai 2007 à 09:31en outre, l'arabie saoudite ferait mieux de naturaliser et sans conditions les conjoints de ses ressortissants, et en priorité les hommes car les enfants des saoudiennes mariées avec des étrangers ne peuvent prétendre à la nationalité de la mère et vivent un drame surtout pour ceux n'ayant connu comme pays que l'arabie saoudite. ils se voient refuser l'accés à l'école publique et connaissent ainsi les affres de la ségregation dès leur plus jeune âge.
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