Algérie/USA : accord de coopération dans le nucléaire civil

Baradei_buteflika Si Nicolas Sarkozy avait pu tenter d'allécher le géant pétrolier algérien Sonatrach en vue d'une éventuelle fusion avec GDF par une possible coopération dans le nucléaire civil avec Areva, la France semble quelque peu avoir été coiffée au poteau...

En effet, l'’Algérie et les Etats-Unis devront signer le 9 juin prochain un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil selon une annonce du ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil.

I – Accord Algérie/Usa dans le nucléaire civil

Le ministre de l’Energie Chakib Khélil a précisé que la signature se fera en présence d’experts américains, qui visiteront par la suite le Centre de recherche nucléaire de Aïn Oussara (250km au sud d’Alger) pour discuter des programmes de recherche en cours et prévoir une visite d’experts algériens dans les laboratoires américains.

Pour rappel, l'Algérie a des accords de coopération dans le nucléaire civil avec la Chine, l'Argentine et la Russie. Elle souhaite également signer des accords de coopération dans ce domaine avec l'Egypte et l'Afrique du Sud, a par ailleurs précisé le ministre algérien.

II – La France recalée

Le nouveau président français Nicolas Sarkozy s'est par ailleurs déclaré prêt à assister l'Algérie dans le domaine nucléaire civil, en échange d'une éventuelle alliance entre la compagnie publique algérienne Sonatrach et GDF.

Sonatrach ne semble pas intéressée par un rapprochement capitalistique avec Gaz de France, avait à la suite rapporté La Tribune. "Nous n'avons rien reçu de concret mais cette alliance est économiquement irréalisable et politiquement incorrecte", indiquait le journal, citant un haut responsable de Sonatrach. Selon l'article de la Tribune, "les Algériens sont sceptiques sur l'intérêt que représenterait une alliance avec GDF en échange d'une aide française pour développer le nucléaire civil", évoquant le fait que le pays ne manque pas d'autres propositions en la matière. « Nous avons signé des traités d'amitié avec beaucoup de pays, sauf avec la France qui ne veut pas. Comment peut-on réussir dans l'économie ce qu'on n'a pas pu faire dans le politique?", interrogeait le haut responsable de Sonatrach, dans le quotidien.

III – Création d'une agence nationale de sûreté nucléaire

L'Algérie va créer une agence nationale de sûreté nucléaire dans le cadre de son programme d'utilisation pacifique de l'énergie atomique, a annoncé également samedi le ministre de l'Energie algérien Chakib Khelil. Cette agence sera instituée par une loi sur le nucléaire qui doit être soumise au gouvernement. Elle sera chargée de contrôler toutes les activités liées à l'énergie nucléaire, a précisé M. Khelil dans un entretien à la radio. Cette agence sera "puissante et autonome, avec des moyens financiers et en personnel pour assurer une pérennité dans la recherche". Elle sera chargée de "contrôler les centres de recherche, l'utilisation des déchets et leur enfouissement (...) et de donner son accord pour l'installation des centrales nucléaires", a-t-il ajouté.

Pour rappel, l’Algérie possède deux réacteurs nucléaires expérimentaux ou centres de recherches nucléaires de 3 et 15 mégawatts. Le premier, appelé Nour, est installé à Draria (Alger) et a été construit par les Argentins, et le second (Es Salem) a été réalisé par les Chinois à Aïn Oussara dans la Wilaya de Djelfa. Ces réacteurs sont régulièrement inspectés par l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA). L'Algérie, qui a signé le Traité de non prolifération nucléaire (TNP), s'est également engagée, fin 2004, à signer le protocole additionnel à ce traité autorisant les inspections internationales inopinées dans les installations nucléaires.

"L'Algérie veut utiliser le nucléaire civil pour produire de l'électricité en exploitant ses gisements d'uranium", avait indiqué en novembre 2006 le ministre algérien de l'Energie et des mines Chakib Khelil  en marge d'une conférence internationale sur l'énergie à Oran. Le ministre avait alors assuré que ce projet sera réalisé en partenariat avec des groupes étrangers. Sans doute pour rassurer les autres pays sur les intentions algériennes dans le nucléaire, au moment où le dossier du nucléaire iranien est source de tensions au niveau international.

"L'Algérie poursuivra l'utilisation pacifique de l'énergie atomique, pour les recherches en agriculture, en médecine et tous les autres domaines de la recherche scientifique", avait affirmé le ministre des Affaires étrangères d'alors, Abdelaziz Belkhadem

IV - L'Algérie et la Russie veulent coopérer dans le nucléaire

L’Algérie et la Russie veulent coopérer pour le développement de l’énergie nucléaire en Algérie, avait annoncé en janvier 2007 le ministre russe de l’Industrie et de l’Energie Victor Khristenko, dans une déclaration rapportée par l’agence algérienne APS.

Relevant l'intérêt des sociétés russes pour le secteur des infrastructures énergétiques comme l'électricité, le ministre s'est dit tout aussi content du fait que les deux pays se soient mis d'accord sur le principe de développer, dans le futur, une coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire. Pour le ministre russe, le développement des relations bilatérales dans le domaine du pétrole et du gaz, de l'énergie électrique et nucléaire revêt une grande importance, non seulement, a-t-il estimé, pour les deux pays mais aussi pour les pays tiers dont l'Algérie et la Russie sont des fournisseurs fiables.

A l'initiative de la partie algérienne, une clause sur la coopération en matière de création en Algérie d'un secteur nucléaire civil a été ajoutée au texte du mémorandum. "Les experts doivent se mettre au travail très prochainement", avait alors indiqué M. Khristenko.

V - L’Iran prête à partager  son expérience pour être soutenu ?

L'Iran est prêt à faire part de ses travaux nucléaires pacifiques à l'Algérie, avait déclaré en novembre 2006 le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

« L'Iran est prêt à partager avec l'Algérie son expérience acquise dans différents domaines, notamment dans le domaine de l'énergie et des technologies nucléaires civiles", avait-t-il annoncé au cours d'un entretien avec le ministre algérien de l'Energie, Chekib Khelil, envoyé spécial du président Bouteflika à Téhéran.

Le président iranien avait alors remercié les autorités algériennes pour avoir soutenu le droit de Téhéran à posséder une industrie nucléaire civile. "L'Iran a signé le Traité de non-prolifération des armes nucléaires et reste attaché à ses engagements qui découlent de ce document. La République Islamique estime que le respect des clauses du traité suffit pour persuader la communauté mondiale que son programme nucléaire a un caractère pacifique."  avait-t-il rajouté.

MM.Mohamed Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères algérien, avait  reçu à la fin aout, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, M.Mohamed Reza Baqir. L’objectif  alors affiché par l'Iran était de mettre l’Algérie au courant des décisions importantes prises par son pays à propos du dossier du nucléaire.
Apres avoir affiché ses intentions de poursuivre de manière irréversible son projet d’enrichissement d’uranium, Téhéran  souhaitait d’ores et déjà s’assurer la médiation de pays tels l’Algérie. Ainsi, le 14 aout dernier, le chef du gouvernement algérien, M.Abdelaziz Belkhadem, avait reçu, le chef de la diplomatie iranienne. Le mois de juin dernier, c’est le secrétaire général du Conseil suprême iranien de la sécurité nationale, M.Ali Larijani, qui s’était rendu à Alger.
Le rapprochement entre Alger et Washington, serait le motif qui aurait incité Téhéran à faire preuve d’un tel "forcing diplomatique",  en vue de trouver un terrain d’entente permettant de diminuer l’ampleur des pressions qui s’exercent sur Téhéran. L’Iran a bien compris qu’une médiation chinoise ou russe, serait automatiquement interprétée, par les Américains, comme une tendance expansionniste de ces deux puissances, tandis que les Européens peuvent difficile prétendre au rôle de médiateurs.
La République islamique de l’Iran, a en tout état de cause exprimé ouvertement ses préférences pour la médiation algérienne, depuis la tenue à Paris, en avril 2005, de la conférence internationale du dialogue des civilisations.

VI - L’Algérie, bon élève de l’AIEA

L’Algérie semble maintenir sa position officielle d’instaurer une totale transparence autour de son propre programme de recherche nucléaire, tout en privilégiant une coopération bilatérale et multilatérale dans le but de développer et de mettre cette énergie à disposition d’une utilisation civile. Le pays commence ainsi à se frayer un chemin dans le concert des nations ayant la maîtrise de cette industrie.

L’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) paraît quant à elle apprécié positivement la disponibilité et l’implication de l’Algérie dans les actions anti-proliférations des armes nucléaires. Ainsi, l’Agence a accepté d’organiser à Alger une réunion régionale sur le dossier de la non-prolifération des armes nucléaires avant la fin 2006.

La place prépondérante que semble prendre l’Algérie  sur la « scène du nucléaire »,  n’a pas échappé aux Iraniens qui espèrent la voir adopter une position qui a toujours été la sienne, à savoir défendre le droit des pays en voie de développement à acquérir une technologie nucléaire à usage pacifique.

Sources : AFP, Ria Novosti, Presse Algérienne

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15 Commentaires

  1. 1

    HSBC s'installe en Algérie

    ALGER (AP) - Le Conseil algérien de la Monnaie et du Crédit a autorisé la constitution de la banque HSBC Algérie qui sera dotée d'un capital social de 2.500.000.000 dinars algériens (28 millions d'euros), selon un communiqué. Aujourd'hui, il existe en Algérie 17 banques ou établissements financiers à capitaux totalement ou en partie étrangers, parmi lesquels City Group, Natexis, BNP Paribas ou encore Société Générale. AP ham/sb

  2. 2

    DZman

    Il faut pas oublié que les experts estiment que les prochaine guerres seront des guerres sur l'eau. et l'Algerie commence a se preparer dés maintenant, elle a établi un programme tres ambitieu pour construire un reseau de centrales de dessalement de l'eau de mer et elle croit au potentialités de l’utilisation du dessalement nucléaire comme source à faible coût d’eau potable, c'est une question de survie, d'ou l'obligation de maitriser cette technologie et cela avec ou sans les Français. le monde va trop vite et malheureusement la France n'arrive pas a se reconcilier avec son passé et c'est dommage pour la france. c'est dommage aussi de voir ces propositions de cooperation lancé dans une compagne electorale pour la consomation publique et ça montre le manque de serieu, et l'algerie a bien fait d'ignorer ces declaration.

    Voici un article interessant de "Oxford Business Group":
    Si l'Algérie possède d'abondantes réserves de gaz naturel, l'un des piliers de l'économie nationale, elle manque cruellement d'eau. Néanmoins, une série de partenariats public-privé ont été réalisés ces dernières années afin de remédier à la pénurie d'eau croissante en Algérie.

    Un grand nombre de centrales électriques construites récemment ont prévu des stations de désalinisation adjacentes, afin d'utiliser une partie de la production d'électricité dans le processus de purification de l'eau.

    Selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé, sans l'aide du vaste programme de dessalement, la quantité d'eau potable disponible pour les citoyens algériens serait réduite à moins de 1000 m3 par an à l'horizon 2025, c'est-à-dire bien en dessous des 1700 m3 considérés comme le minimum sanitaire vital.

    le gouvernement a ouvert les marchés de l'eau et de l'énergie au secteur privé, autorisant les partenariats entre entreprises publiques et privées afin d'apporter l'expertise et les fonds nécessaires pour mettre en œuvre des projets de plus en plus essentiels.

    Le dernier partenariat en date entend mettre sur pied un complexe de grande envergure à Tlemcen, au sud-ouest d'Alger, notamment une station de dessalement fournissant 200.000 m3 d'eau par jour, soit environ un quart des besoins quotidiens de la capitale.

    Huit accords, d'un montant total de 260 millions de dollars, visant la construction, l'exploitation et la maintenance de la station de dessalement ainsi que le financement du projet et la commercialisation de l'eau dessalée, ont été signés le 5 mai. La station ouvrira ses vannes d'ici fin 2009.

    Le principal bénéficiaire de ces accords est le consortium composé du groupe singapourien Hyflux et du malaisien Malakoff qui ont signé un accord de coopération avec l'Algerian Energy Company (AEC) relatif à la construction et à la future gestion de l'usine pour 205 millions de dollars.

    Les accords concernant le complexe de Tlemcen marquent un tournant : ce sont des sociétés asiatiques qui ont été choisies au détriment des candidats Nord Américains, alors que ces derniers se taillaient la part du lion dans la foulée des appels d'offres précédents. En l'occurrence, l'usine d'Al Hama, proche d'Alger, qui devrait ouvrir ses portes en décembre. Ces usines de dessalement, tout comme d'autres, sont fournies en électricité par AEC et ont l'Algérienne des Eaux (ADE), entreprise publique elle aussi, comme principal client.

    Au total, l'Algérie entend déployer quatorze usines de dessalement à l'horizon 2010, fournissant jusqu'à un million de m3 d'eau par jour. Un appel d'offres a d'ores et déjà été lancé pour une usine de dessalement à Cap Blanc et une autre installation est prévue à Arzew, dotée d'une capacité de production de 500.000 m3 par jour, projet pour lequel neuf sociétés internationales ont manifesté leur intérêt.

  3. 3

    halouf

    moi ce que je retiens de cet article, c'est que la france s'est fait doubler par les usa et c'est tant mieux. on n'a pas besoin de votre sarko et tous ces neo-colons gaullois et meme de tous tes ancetres elisabeth. au lieu par exemple de soutenir bettement le gay-king du maroc alors qu'il bafoue les droits de l'homme au sahara et dans le rif, la france devrait ouvrir les yeux car la chine,l'italie,la russie et les usa ont bien compris qu'il vaut mieux investir en algerie. et oui il vaut mieux faire du commerce avec celui qui a de l'argent.
    la machine algerienne est en route depuis 2000 et ca ne s'arretera plus.
    malgré le travail des enfants,les 50h/semaines et leur soumission totale le pib/hab du marocain est passé seulement de 1400§/HAB a seulement 1800§/HAB. En algerie le pib/hab est passé en 6 ans de 1800 a 3450§/hab.
    POUR INFO: le gay-king du maroc vient de censurer les sites internet daily-motion,youtube et google earth pour cacher la repression faites aux sahraouis!!
    UNE AUTRE INFO: mac do s'installe en algerie apres le succes de quick.(source:jeune afrique).
    bref tout ca pour dire que l'algerie na pas besoin de la france ou alors il va falloir faire des courbettes et ca tout le monde sait que vous etes des specialistes.

  4. 4

    un algérien

    Franchement c'est déçevant comme certains se rabaissent et versent dans l'insulte de bas niveau qui ne fait que les rabaisser d'avantage.

    Je suis algérien et je m'inscrit entièrement en faux dans les propos dégradents et impolis de halouf.

    Tu es vulgaire et impoli halouf, tu nous fait honte mais heureusement que beaucoup d'algériens ne sont pas comme toi.

  5. 5

    Marwan

    Halouf, laisse Elisabeth en dehors de tout ça

  6. 6

    Nadia

    Je ne suis pas d'accort avec toi il as raison car les français qu'en ils ont égorger les enfants les femmes et les hommes pendant la guerre d'Algérie pour que l'on puissent faire croire par des commandos fromage à un massacre du FLN et ils ont remis cela dans les années 90 en égorgeant tout ce qui bouge pour accusé un FIS ?!

    Vous êtes trop naïves ils faudra montées la barre un peu au dessus car les Algériens d'avants étaient connu par leurs grands nez dans les coups de pute.

    PS : la France possède un groupe un de ces groupes de pute de commandos et ils rentrent dans n'importe quel pays pour égorger ou concernant les explosions et les sabotages afin de détournés par la peur les Algériens.

    Car la France du temps de Mitterrand et d’aujourd’hui elle ne voulait pas d'un Algérie FIS donc elle as intervenu pour vous faire peur de se FIS qui également n'intéressait pas le pouvoir Algérien !

    Une connaisseuse.

  7. 7

    Anonyme

    Je me disait bien que le FIS et les attentats d'Alger sentaient le sabotage bien vu la miss !

  8. 8

    halouf

    les differents gouvernements francais ont tjrs soutenu les groupes islamistes. c'est que depuis 1995 date des attentats de paris qu'ils ont pris un peu de distance avec le gia. n'empeche que les gouvernements francais et surtout la gauche juive a toujours voulu destabiliser l'algerie.
    mais la roue tourne et avec un baril proche de 70 dollars la locomotiva algerienne est en route sur tous les domaines: puissance militaire,croissance du batiment,le 10eme pays dans le monde en terme de reserves de change. tous les mois sonatrach decouvre de nouveaux gisements de gaz et petrole. no1 en gaz liquéfié et maintenant le nucleaire. et bien sur sans la france.hamdoullah. la france a voulu tourner le dos a la turquie et l'algerie, 2 pays avec qui il vaut mieux avoir de bons rapports.

  9. 9

    halouf

    les differents gouvernements francais ont tjrs soutenu les groupes islamistes. c'est que depuis 1995 date des attentats de paris qu'ils ont pris un peu de distance avec le gia. n'empeche que les gouvernements francais et surtout la gauche juive a toujours voulu destabiliser l'algerie.
    mais la roue tourne et avec un baril proche de 70 dollars la locomotiva algerienne est en route sur tous les domaines: puissance militaire,croissance du batiment,le 10eme pays dans le monde en terme de reserves de change. tous les mois sonatrach decouvre de nouveaux gisements de gaz et petrole. no1 en gaz liquéfié et maintenant le nucleaire. et bien sur sans la france.hamdoullah. la france a voulu tourner le dos a la turquie et l'algerie, 2 pays avec qui il vaut mieux avoir de bons rapports.

  10. 10

    Elisabeth

    "la france a voulu tourner le dos a la turquie et l'algerie, 2 pays avec qui il vaut mieux avoir de bons rapports" : 100 % d'accord, grosse et grossière erreur de Sarkozy

    et je viens de l'apprendre aussi grace à un lecteur , idem pour la Libye

    c'est bien joli de faire du zéle pour attirer les votes de Le pen ou faire plaisir à Devidjian, mais cela jette un froid dans les relations internationales et pénalise les groupes français.

    Que Monsieur Sarkozy réfléchisse plus loin que le bout de son nez avant de parler et qu'il évite désormais de naviguer au gre des desiderata de ceux qu'il veut mettre dans sa poche
    il faut qu'il réalise qu'il parle désormais au nom de la France et qu'il ENGAGE la France ....

  11. 11

    attila

    Selon La Tribune un accord de coopération sur le nucléaire civil sera vraisemblablement signé a la fin de l'année entre Paris et Alger.

    Technologie nucléaire en échange d'un accès plus facile aux matières premières algériennes, l'uranium et le gaz.

  12. 12

    attila

    Selon La Tribune un accord de coopération sur le nucléaire civil sera vraisemblablement signé a la fin de l'année entre Paris et Alger.

    Technologie nucléaire en échange d'un accès plus facile aux matières premières algériennes, l'uranium et le gaz.

  13. 13

    Elisabeth

    je fouille la question sur la presse algérienne ce soir

    Qui peut par ailleurs me donner des infos sur le prix du gaz qu'on paierait à Sonatrach compte tenu de notre "passé historique" ... et relations très "interessantes" entre les deux pays à ce sujet

  14. 14

    Chroniqueur


    à ma connaissance , aucun accord privilégié sur le prix du gaz entre l'Algérie et la France . Cette hypothèse de privilège commercial en raison du passé me paraît un peu saugrenue puisque c'est justement le passé qui y faisait obstacle.

    Mais il est vrai que l'on peut s'attendre à tout en politique ...

  15. 15

    attila

    L'article de La Tribune.

    Une rencontre entre Nicolas Sarkozy et le président algérien est prévue le 9 juillet. Les discussions devraient porter sur le gaz, l'uranium, mais aussi le nucléaire. Domaine en Algérie où les Américains ont pris de l'avance sur la France.
    L'Algérie veut maîtriser l'atome. Après les Russes au début de l'année, les Algériens ont conclu le 9 juin à Alger un accord nucléaire avec les Américains. Ce partenariat prévoit une coopération dans la recherche et la formation aux États-Unis de chercheurs algériens spécialisés dans le nucléaire civil. Un accord similaire devrait être conclu avec les Français, avant la fin de l'année.
    Des négociations sont en cours entre les deux pays. Le ministre algérien de l'Énergie et des Mines, Chakib Khelil, a confirmé, il y a quelques jours, la visite en Algérie d'une délégation française sur ce sujet. Le dossier devrait être au centre des discussions à Alger, lors de la rencontre entre Abdelaziz Bouteflika et Nicolas Sarkozy, prévue le 9 juillet. Selon nos informations, le président français effectuera une visite de quelques heures en Algérie dans le cadre de sa tournée maghrébine. Les deux chefs d'État doivent discuter politique, économie, mais aussi nucléaire. " Nicolas Sarkozy veut proposer à l'Algérie des projets précis dans le nucléaire sur lequel sera basée la coopération énergétique entre les deux pays. La France veut aller plus loin qu'une simple coopération scientifique ", confie un proche du dossier. Elle serait prête à offrir sa technologie nucléaire en échange d'un accès plus facile aux matières premières algériennes, l'uranium et le gaz. Le ministre algérien de l'Énergie, Chakib Khelil, s'est montré ouvert aux propositions françaises.
    CREER UNE AGENCE DE SURETE ET DE SECURITE NUCLEAIRE
    Pour se doter de la technologie nucléaire, l'Algérie accélère les préparatifs. Parallèlement à la conclusion d'accords avec les grandes puissances, elle a décidé de créer une agence de sûreté et de sécurité nucléaire et se prépare à ratifier le protocole d'accord additionnel de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) sur le contrôle inopiné des installations nucléaires. L'Algérie mise sur l'atome et les énergies renouvelables (éolien, solaire...) pour se préparer à l'après-pétrole. Les spécialistes évaluent l'épuisement des réserves algériennes de pétrole vers 2030. " L'électronucléaire est un projet à long terme. Notre objectif est de produire de l'électricité à partir de l'uranium, mais nous devons d'abord acquérir la technologie et le savoir-faire nécessaires pour construire et gérer des centrales nucléaires ", explique une source officielle. L'Algérie possède deux réacteurs nucléaires de recherche. L'un a été construit avec les Argentins, l'autre avec les Chinois.

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