Honnêtement, cela ne surprend guère voire même pas du tout : la compagnie publique algérienne Sonatrach ne semble pas intéressée par un rapprochement capitalistique avec Gaz de France, rapporte La Tribune dans son édition de mardi.
En effet, sans faire de polémique, compte-tenu des récents propos prononcés par Nicolas Sarkozy en tant que candidat - certes pour “ameuter” quelques voix extrémistes diraient certains - mais hélas, il faudra qu'il s'y fasse, aux importantes conséquences internationales, les relations France/Algérie sont loin d'être au beau fixe. Pour rappel, le quotidien Le Monde avait fait état d'une lettre de M. Sarkozy à des associations de rapatriés français d'Algérie, adressée fin avril, dans laquelle le candidat UMP désormais Président avait mis en cause le traité d'amitié entre la France et l'Algérie tout en affirmant vouloir “réhabiliter” les membres de l'OAS. En réponse, la presse algérienne avait titré tout de même “Sarkozy s'attaque à l'Algérie”, tandis que le premier ministre algérien avait vivement réagi.
La presse française – à part le Monde – avait quelque peu été frileuse pour reprendre les propos de Nicolas Sarkozy envers l'Algérie avant son élection. Mais le blog finance vous avait déjà alerté de leurs très probables incidences sur les relations France/Algerie, via GDF/Sonatrach ... voire même sur les relations entre Russie et France, Poutine voyant très certainement d'un mauvais oeil que la France obtienne les faveurs de Sonatrach, chose qu'elle essaie d'obtenir depuis fort longtemps, mais – quasiment en vain pour le moment, l'amendement de la loi algérienne sur les hydrocarbures ayant mis un frein à son appétit grandissant.
Les Etats-Unis quant à eux ne devraient pas être totalement insatisfaits du refus catégorique adressé par Alger à Paris... alors que là encore la presse algérienne laisse sous entendre une possible implication des USA dans les récents attentats qui ont meurtri leur pays ... en vue peut-être notamment d'obtenir la suprématie sur son pétrole et son gaz ... et en guise de pression face au refus algérien d'implanter des bases militaires américaines et de l'Otan sur son territoire.
I – Sonatrach : pas d'alliance avec GDF
La compagnie publique algérienne Sonatrach ne semble pas intéressée par un rapprochement capitalistique avec Gaz de France, rapporte La Tribune dans son édition de mardi.
"Nous n'avons rien reçu de concert mais cette alliance est économiquement irréalisable et politiquement incorrecte", indique le journal qui cite un haut responsable de Sonatrach ayant requis l'anonymat.
Selon l'article de la Tribune, "les Algériens sont sceptiques sur l'interêt que représenterait une alliance avec GDF en échange d'une aide française pour développer le nucléaire civil", évoquant le fait que le pays ne manque pas d'autres propositions en la matière.
"Nous avons signé des traités d'amitié avec beaucoup de pays, sauf avec la France qui ne veut pas. Comment peut-on réussir dans l'économie ce qu'on n'a pas pu faire dans le politique?", interroge le haut responsable de Sonatrach, dans le quotidien. Enfin, cette même source conclut qu'"une alliance avec GDF ne peut pas se faire entre une compagnie étatique comme Sonatrach et un groupe coté en Bourse comme GDF".
Le président élu Nicolas Sarkozy avait évoqué, durant la campagne, une alliance entre GDF et un producteur comme la société algérienne. Son conseiller politique, Patrick Devedjian, avait ensuite précisé qu'un tel partenariat ne pourrait se faire qu'après la fusion entre Suez et GDF.
II – Le candidat Sarkozy avait prôné une alliance Sonatrach/GDF
“Nicolas Sarkozy, privilégie un partenariat entre GDF et le producteur de gaz algérien Sonatrach à une fusion avec Suez, afin de "sécuriser l'approvisionnement de la France" en gaz, affirmait pourtant initialement l'ancien ministre de l'Industrie, Patrick Devedjian. “Un tel accord supposerait des liens capitalistiques entre le géant algérien des hydrocarbures et GDF, qui n'aurait pas besoin ainsi d'être privatisé, expliquait ainsi dans un premier temps M. Devedjian dans Le Monde. Pour rappel, le décret d'application de la privatisation du groupe gazier français, votée en novembre, n'a toujours pas été signé par Matignon.
“Nous pourrions passer un accord de coopération dans le nucléaire civil", avait expliqué M. Devedjian, à travers la fourniture par EDF et Areva de leur savoir-faire. "En contrepartie, nous pourrions avoir une relation privilégiée dans la fourniture de gaz pour sécuriser l'approvisionnement de la France et des pays européens", avait-il poursuivi.
Nicolas Sarkozy avait pour sa part indiqué sur France 2 que s'il était élu à la présidence de la République, il "pourrait réfléchir (...) si Gaz de France-Suez ou Gaz de France seul (...) n'auraient pas intérêt à se tourner du côté des producteurs de gaz pour faire une grande entreprise qui produirait du gaz et le commercialiserait".
Appuyant ce scénario, M. Devedjian avait fait valoir que "l'Etat français ne peut être pieds et poings liés à une décision des actionnaires de Suez, qui ne se sont toujours pas prononcés sur la fusion avec GDF".
M. Devedjian soulignait alors qu'un tel accord permettrait de renforcer les liens entre Paris et Alger, de soutenir le développement de l'Algérie et du Maghreb pour "stabiliser l'immigration" et de "mettre le gaz algérien en concurrence avec le gaz russe", qui représente aujourd'hui un quart des approvisionnements en gaz de la France. Certes, mais il oublie de dire que Russie et Algérie sont très fortement alliés dans le domaine du gaz, et qu'Alger aurait quelques difficultés à faire concurrence à son propre partenaire, avec lequel elle envisagerait même de mettre en oeuvre un cartel gazier sur le modèle de l'OPEP.
Ainsi serait créé "un grand groupe gazier euro-africain", qui pourrait associer les Néerlandais, ajoutait M. Devedjian sans autre précision.
III – Démenti de Cirelli
Gaz de France n'a "pas pour projet" de nouer une alliance capitalistique avec un fournisseur de gaz comme le groupe algérien Sonatrach, avait déclaré en réaction son PDG, Jean-François Cirelli, lors d'une conférence de presse.
“Nous avons un principe, qui est que tout ce qui nous rapproche avec nos fournisseurs est bon", a commenté M. Cirelli, soulignant que GDF "a des relations fortes" avec ses fournisseurs Sonatrach ou Gazprom. "Mais ce n'est pas notre projet (de nouer) une alliance capitalistique avec un fournisseur", a-t-il ajouté.
Remettant les choses au clair, M. Cirelli a précisé que sa "responsabilité en tant que président de Gaz de France, était de préparer la fusion avec Suez". "Le projet de fusion a pour vocation d'accélérer le développement de Gaz de France et ne remet pas en cause la solidité de notre projet de développement", avait-t-il ajouté.
IV – L'Algérie s'estime attaquée par Sarkozy
Dans une interview au journal Le Monde publiée jeudi 3 mai, le Premier ministre algérien Abdelaziz Belkhadem a accusé le candidat de droite à la présidentielle française Nicolas Sarkozy de vouloir réhabiliter l'Organisation de l'Armée Secrète (OAS) qualifiée de "précurseur d'Al-Qaïda". Il est vrai que le candidat UMP devra quelque peu compléter ses connaissances sur le dossier, ayant récemment démontré avoir quelques "lacunes" sur le sujet.
Selon M. Belkhadem, Nicolas Sarkozy veut "réhabiliter l'OAS", organisation créée en 1961 qui avait tenté, notamment par le terrorisme, de s'opposer à l'indépendance de l'Algérie.
Fin avril, le quotidien Le Monde avait fait état d'une lettre de M. Sarkozy à des associations de rapatriés français d'Algérie, dans laquelle il affirmait sa volonté de ne pas "sombrer dans la démagogie de la repentance". M. Sarkozy souhaitait que les "victimes françaises innocentes" de la guerre d'indépendance et "tout particulièrement les victimes du 26 mars 1962" se voient reconnaître la qualité de "morts pour la France". Ce jour là, l'armée française avait tiré dans la foule lors d'une manifestation à l'appel de l'OAS à Alger, faisant une cinquantaine de tués.
Pour rappel, l'OAS, organisation politico-militaire fondée par des ultras de l'Algérie française, avait multiplié les attentats aveugles et les assassinats et tenté de tuer le général de Gaulle, alors président français.
Mais, élément encore plus important, il y a quelques jours à peine, la presse algérienne dans sa grande majorité titrait « Nicolas Sarkozy s'attaque à l'Algérie » pointant du doigt le fait que le candidat UMP veuille remettre en cause le traite d'amitié entre Paris et Alger tout en ne cachant pas son intérêt pour les ressources en hydrocarbures du sol algérien.
“Mon deuxième engagement est de construire l’amitié avec l’Algérie, pas de négocier des concessions ou renoncements autour d’un traité d’amitié » avait déclaré Nicolas Sarkozy dans sa lettre adressée le 16 avril dernier à Denis Fadda, président du Comité de liaison des associations nationales de rapatriés (CLAN-R) [1], en réponse à la liste de revendications que le CLAN-R lui avait fait parvenir au nom d’un collectif d’associations de Rapatriés Pieds-noirs.
Pour Nicolas Sarkozy, il s’agit surtout de renforcer les relations entre la France et l’Algérie dans le domaine économique, en profitant notamment de la position d’Alger en tant que producteur de gaz et de pétrole pour assurer l’avenir énergétique de la France. Selon « Le Monde », Nicolas Sarkozy a notamment déclaré en privé : « L’Algérie a d’immenses ressources énergétiques. La France maîtrise les technologies de l’électricité nucléaire. Nous devons trouver là les bases d’une coopération équitable ».
Pour l’historien Benjamin Stora, cette stratégie de refus d’un traité d’amitié équivaut « à une déclaration de guerre envers l’Algérie ». Pourtant, fin 2006, en visite à Alger, le candidat UMP avait promis de construire une relation amicale entre les deux pays, basée sur le respect mutuel. Il avait également annoncé des ouvertures sur la quasi-totalité des sujets qui préoccupent les Algériens, y compris ceux, sensibles, de l’immigration et les visas.
Plus récemment, le candidat Nicolas Sarkozy a surpris quelque peu, tant en Algérie comme en France, en proposant un accord entre Sonatrach et Gaz de France (GDF). Ces déclarations ont été perçues par les Algériens comme autant de signes d’amitié envers leur pays. « Ce durcissement de Nicolas Sarkozy envers l’Algérie s’explique en partie par son souhait de séduire l’électorat des rapatriés d’Algérie », estime désormais la presse algérienne. je voudrais rajouter de l'électorat d'une - certaine - partie des rapatriés d'Algérie, car tous ne sont pas extrémistes, loin de là.
Sources : Reuters, AFP, Algerie.dz.com, Quotidien d'Oran, el Watan, Le Monde
A lire également :
. GDF-Sarkozy:accord avec Sonatrach à la place de Suez
. GDF : Cirelli contredit Sarkozy au sujet de Sonatrach
. L'Algérie convoque un haut diplomate de l'ambassade US
. Gazprom profite du report de la fusion GDF/Suez

22 Commentaires
1
La phrase qui ne passe pas :
"“Mon deuxième engagement est de construire l’amitié avec l’Algérie, pas de négocier des concessions ou renoncements autour d’un traité d’amitié »
avait déclaré Nicolas Sarkozy dans sa lettre adressée le 16 avril dernier à Denis Fadda, président du Comité de liaison des associations nationales de rapatriés (CLAN-R) [1], en réponse à la liste de revendications que le CLAN-R lui avait fait parvenir au nom d’un collectif d’associations de Rapatriés Pieds-noirs."
14 mai 2007 à 23:192
Selon La Tribune les négociations entre Suez et Sonatrach ont été engagées depuis plus d'un an et portent d'abord sur l'aide que pourrait apporter le gazier au groupe franco-belge, qui souhaite se développer en Algérie.
Problèmes politiques, différences capitalistiques.
- Alliance GDf/Sonatrach en échange d'une aide française dans le nucléaire civil. non merci réponde les algériens !
Accord sur ce domaine avec les Russes, Chinois et plus récemment Etats-Unis.
- D'ordres politiques bien évidemment depuis l'élection de N. Sarkosy
- Autre frein à un tel rapprochement : le statut du groupe algérien et ses ambitions en Europe. " Une alliance avec GDF ne peut pas se faire entre une compagnie étatique comme Sonatrach et un groupe coté en Bourse comme GDF ", argumente le responsable de Sonatrach.
14 mai 2007 à 23:403
Oui, pas eu le temps de traiter mais accord USA et Algérie sur le nucléaire la semaine dernière
14 mai 2007 à 23:504
L'Algérie pense que Sarkozy devrait devenir "raisonnable"
je le pense aussi, compte tenu de son cote "pragmatique", maintenant qu'il est élu , il devrait se "radoucir" sauf s'il tient vraiment à ce qu'il a dit ,
attendons de voir passer les législatives ... et il devrait vite comprendre que ses propos ne vont pas servir l'interet des grands groupes français.
cf.
Une source diplomatique à El Khabar
samedi 12 mai 2007.
Une source diplomatique en Algérie a révélé à El Khabar que les autorités Algériennes suivaient de près les développements politiques en France après la victoire de Nicolas Sarkozy.
Selon la même source, la classe politique Algérienne ne connaît jusqu’à présent pas la nature des relations entre les deux pays après l’arrivée au pouvoir de M. Sarkozy.
*** Notre source n’a pas dissimulé ses craintes après la série des déclarations médiatiques de Sarkozy, tout au long de la campagne électorale, à travers les quelles il a dévoilé sa détermination à rejeter l’idée d’excuses officielles à l’Algérie après les crimes perpétrés à son encontre durant la période coloniale. ***
Au sujet du projet de l’Algérie, visant au développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, il n’a pas caché le souhait de cette d’obtenir l’aide de la France, mais cela ne signifie pas accepter toutes les conditions Françaises.
Elle (la source) a indiqué que l’Algérie était en période de négociations avec plusieurs pays développés dans ce domaine, notamment les Etats-Unis, pour obtenir les aides nécessaires afin de développer l’énergie nucléaire en Algérie.
La source a précisé que Sarkozy allait sans doute rencontrer de grandes difficultés au niveau de l’Union Européenne pour convaincre les pays d’adopter sa politique extérieure qui est en grande partie « contradictoire ».
En ce qui concerne le problème de l’immigration, le diplomate a déclaré qu’il y a un accord entre l’Algérie et la France qui protège les Algériens des lois de Sarkozy sur l’immigration, reconnaissant que ces lois n’étaient pas appliquées sur le terrain.
Par ailleurs, le diplomate Algérien est paru optimiste après le changement de ton des discours de Sarkozy ces derniers jours, estimant que ses dires montrent l’importance accordée par le nouveau Président Français aux relations avec l’Algérie.
El-Khabar
http://actualite.el-annabi.com/article.php3?id_article=5373
14 mai 2007 à 23:565
Si Sonatrach est donnée a une entreprise étrangère alors l'idée de l'indépendance de l'Algérie s'écroulera comme un chateau de cartes.
14 mai 2007 à 23:576
oui, l'amendement sur la loi des hydrocarbures est là pour l'en prémunir
15 mai 2007 à 00:087
Suez (France) courtise Sonatrach ( Algérie )
dimanche 13 mai 2007.
En Algérie, le dossier Sonatrach-Suez fait encore parler de lui. C’est d’ailleurs le sujet qui est mis au devant de la scène médiatique ces derniers mois. Il s’agit, bien évidemment d’un éventuel rapprochement, entre la société nationale et le groupe énergétique français.
Selon le quotidien belge Le Soir, paru hier, le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, a "mandaté des intermédiaires pour approcher la Sonatrach".
Plus explicite, selon la même source, des réunions ont eu lieu à Paris "et ont débouché sur la décision de poursuivre les discussions à un niveau de décision supérieur".
Les discussions, à en croire Le Soir, on eu lieu entre les deux premiers responsables des deux parties. Ainsi, "des groupes de travail communs ont été formés". Selon la même source, des négociations sont engagées autour notamment "des contrats d’approvisionnement privilégiés en gaz, des partenariats sur les marchés espagnol, italien et américain ou encore des développements en Algérie (usine de désalinisation, centrales électriques)".
En outre, indique Le Soir, en cas de fusion entre Suez et Gaz de France, la Sonatrach serait également intéressée par le rachat du premier distributeur de gaz belge, Distrigaz.
Mais Suez "préfèrerait échanger (sa filiale) contre des actifs gaziers ou électriques en Europe".
Pour rappel, Nicolas Sarkozy, en pleine campagne électorale pour la présidentielle française, était le premier à évoquer sur un plateau de télévision la possibilité de rapprochement entre Sonatrach et Suez. Nicolas Sarkozy avait indiqué préférer une alliance entre la Sonatrach et Gaz de France à une fusion entre GDF et Suez.
......
D’après les sources interrogées par Le Soir, un protocole d’accord "sera vraisemblablement signé avant la torpeur estivale". Le premier responsable de Suez n’a pas manqué, de souligner récemment, que Sonatrach était une société avec laquelle Suez a "de très bonnes relations". Ces relations peuvent parfaitement s’intensifier".
Pour sa part, Patrik Devedjian, l’un des conseillers de Nicolas Sarkozy a fait valoir que "l’Etat français ne peut être pieds et poings liés à une décision des actionnaires de Suez, qui ne se sont toujours pas prononcés sur la fusion avec GDF".
A noter que Gaz de France et Sonatrach avaient signé un accord portant sur l’achat d’environ 1 milliard de mètres cubes de gaz naturel algérien par an, destiné à être transporté par Medgaz, le projet de gazoduc sous-marin devant relier l’Algérie à l’Espagne.
Gaz de France avait expliqué que cet accord, d’une durée de 20 ans, lui permet de poursuivre la diversification de ses voies d’approvisionnement et de renforcer sa position sur le marché européen du gaz naturel, notamment en Espagne.
Abdelghani M. — Le Maghreb
15 mai 2007 à 00:128
Pour rappel
SUEZ se canalise sur l'Algérie
et là , l'interet commun est TRES fort
de +, les negocations ont du très certainement commence avant "la phrase qui fait mal"
15 mai 2007 à 09:44plusieurs journaux en faisaient état ... gag , c'est une possible alliance de GDF avec Sonatrach .. qui a fait se réunir Suez et la compagnie algérienne
9
Quand je disais que l'eau serait au 21 eme siecle ce qu fut le pétrole au 20 eme ?
cf.
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=38423
or noir contre or bleu ... pourquoi pas ?
ca, c'est du gagnant-gagnant !
15 mai 2007 à 09:4710
Chère Elizabeth, aujourd'hui il y a d'autre technique que l'échange, le troc, il y a ce que l'on appelle les pompe à déssaler l'eau de mer, ce que Alger met dans sa balancve car 3 énormes usine vont se construire dans les prochaines années. Nous ne sommes plus colonisé et encore moins mentalement
15 mai 2007 à 12:2011
Chère Elizabeth, aujourd'hui il y a d'autre technique que l'échange, le troc, il y a ce que l'on appelle les pompe à déssaler l'eau de mer, ce que Alger met dans sa balancve car 3 énormes usine vont se construire dans les prochaines années. Nous ne sommes plus colonisé et encore moins mentalement
15 mai 2007 à 12:2112
je suis totalement d'accord avec vous ... d'ou ma photo d'ailleurs
mais je m'etonne presque que Sonatrach poursuive ses négociations avec Suez ...
15 mai 2007 à 12:26ce qui est tout de même bien le cas ..
13
Je tiens tout de même à signaler que la Chine arrive justement à percer sur le continent africain , en proposant justement du "troc"
15 mai 2007 à 12:29et non pas d'endetter encore plus les pays ... en l'incitant à acheter des produits chinois en contrepartie
14
Qustestion à un dinar!
15 mai 2007 à 15:36Est-ce que les réserves qui empêchent un rapprochement avec GDF sont levées avec SUEZ?
Sonatrach produit du gaz et le vend sur le marcé international
Elle veut vendre au client final pour prendre la marge que les intermdiares prennet actuellement( Comme Elf ou Total vendent les lubrifiants directement à des clients sur le marché algérien).
Si Suez va lui donner en échange cette marge, le côté économique des réserves sera levé mais la question c combien! no responses à mon avis d'où impossibilité. D'autres parts Sonatrach va s'engager pour longtemps (100 ans) à vendre du gaz à Suez? Je n'y comprends rien. Si comme si on demandait à la france de nous vendre des mirages pour 100 ans, la politique de défene de la france ne peut s'accomoder d'un tel engagement!
D'où le message suivant des algériens: Si vous voulez avoir du gaz pour longtemps, il faudra être amical avec nous pendant longtemps et le prouver continuellement (pas d'idée d'autre domination pour les "civiliser"). Ca commence mal apparemment avec ce boute-feu de sarko!
15
Oui, cela aurait bu commencer bcp mieux ...
les voix du front national risquent de lui couter cher ... , tres cher
15 mai 2007 à 16:0016
les négociations actuelles entre Suez et Sonatrach ont pour but pour la compagnie algérienne de s'installer en Europe, vendre directement son gaz au consommateurs européens en profitant notamment de l'ouverture du marché.
""La Sonatrach a crée des filiales pour distribuer directement son gaz en Angleterre, en Italie, en Espagne et en France. Elle ne dispose pas encore des licences d'exploitation nécessaires, mais elle a annoncé la couleur. Sonatrach compte vendre son gaz moins cher que la concurrence.
L'internationalisation de la Sonatrach ne passe pas seulement par cette immixtion européenne. Le groupe s'est fixé un objectif ambitieux. Il veut que, d'ici à dix ans, 30 % de son chiffre d'affaire proviennent de ses activités hors d'Algérie.
La Sonatrach s'intéresse désormais au dessalement de l'eau de mer, au transport aérien avec la compagnie Tassili Airlines et, surtout, à la production électrique. En 2010, elle produira 60 % de l'électricité algérienne. De quoi envisager d'en exporter une partie vers l'Europe. Elle a investi à cet effet dans les énergies nouvelles et renouvelables, avec une centrale électrique hybride (gaz-solaire) de 150 mégawats dans le sud du pays, en partenariat avec l'espagnol Abener. Elle développe aussi l'énergie solaire et éolienne et compte investir dans les biocarburants. Riche et ambitieuse, la Sonatrach joue la transparence en publiant régulièrement ses comptes depuis 2000. Une vraie révolution pour une compagnie fortement liée à l'État et dans un pays qui a fonctionné pendant trente ans sous le règne du parti unique.
15 mai 2007 à 20:4217
Il paraitrait qu'en fait , ce soit Sonatrach qui soit allée chercher Suez , pour le moment des infos orales, mais je suis preneuse d'infos écrites .
15 mai 2007 à 20:5318
Pour rappel :
Sonatrach : le gaz d'Algérie s'implante en France
mais attention tout de même : Russie et Algérie sont très proches ... et Gazprom a les mêmes ambitions, en France , et en Europe.
15 mai 2007 à 20:5619
cf.
Gazprom profite du report de la fusion GDF/Suez
15 mai 2007 à 21:0020
Interview qui date du 14 mars dans La Tribune de Mohamed Mediane PDG de Sonatrach.
Deuxième fournisseur de gaz d'Europe, l'entreprise publique algérienne expose ses ambitions. Elle entend développer son influence en Europe et son activité d'exploration dans le monde.
Le marché de l'énergie en Europe est en plein bouleversement. Quelle est votre stratégie dans ce nouveau contexte ?
Nous sommes présents sur le marché européen de la distribution du gaz depuis des années. Jusqu'alors, nous commercialisions du brut, des produits pétroliers, du GPL, du GNL, à travers nos filiales. Dans le cadre de notre stratégie de développement, nous voulons plus aller vers l'aval. Nous allons opérer sur le marché de gros, c'est-à-dire vendre à des clients importants. L'intérêt de vendre en direct du gaz en Europe est de capter la plus-value de l'aval. Il y a une différence réelle entre le prix du gaz à l'export et celui du marché.
Avez-vous déjà commencé ces ventes directes ?
Nous avons créé la Sonatrach de commercialisation de gaz et nous avons commencé depuis 2005 à opérer sur le marché anglais de gros. De même, en Espagne, nous vendons directement et nous avons aussi un partenariat avec Cepsa et Total. Nous avons deux gazoducs vers ce pays, le Transmed et le Medgaz, bientôt en service. Nos ventes devraient représenter près de deux milliards de m3 par an. En Italie, une société de commercialisation est en cours de création pour vendre la part qui nous revient dans le cadre du gazoduc Galsi.
Avez-vous des projets similaires en Europe ? En France, notamment ?
Nous espérons nous installer dans d'autres pays européens. Et accéder directement aux clients importants. En France, nous allons créer une société de commercialisation de gaz.
L'accord entre la Sonatrach et Gazprom a soulevé des inquiétudes en Europe.
Il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Nous avons signé un accord avec Gazprom, mais aussi Loukoil et d'autres compagnies comme Shell et British Gas.
Pourquoi alors parle-t-on uniquement de celui avec Gazprom ?
Il n'y a rien de spécial dans cet accord. Il concerne la coopération à l'international, la recherche d'opportunités d'investissement, de partenariat dans des projets. Exactement comme avec d'autres compagnies. Tout ce qui a été dit sur ce sujet est faux. Il n'y a ni entente sur les prix ni création d'une Opec du gaz. Nous faisons seulement du business. Il ne faut pas oublier que Gazprom est notre concurrent en Europe.
La Sonatrach ambitionne de réaliser 30 % de son chiffre d'affaires à l'international à l'horizon 2015. Comment parvenir à cet objectif ?
Notre stratégie internationale repose sur la recherche d'opportunités d'investissement. Notre objectif est d'assurer une production hors d'Algérie équivalente de 120.000 b/j à l'horizon 2015. Nous sommes présents en Libye, au Niger, au Mali, nous travaillons en Mauritanie, nous sommes au Pérou où il y a déjà une production de gaz et de condensat. À Tarragone, en Espagne, nous avons une unité de déshydrogénation et nous souhaitons lancer deux terminaux gaziers sur la côte est des États-Unis.
15 mai 2007 à 21:04Entre 2007 et 2011, nos investissements seront de l'ordre de 33 milliards de dollars. Cet argent servira au développement de l'aval, l'amont et les canalisations. C'est-à-dire toute l'activité de Sonatrach. Mais je le répète, tous les projets se feront en partenariat.
21
Le Maghreb
"Le désormais président élu Nicolas Sarkozy avait évoqué, durant la campagne, une alliance entre GDF et un producteur comme la société algérienne. À ne pas en douter, les importantes ressources gazières et énergétiques de l'Algérie font saliver les responsables français et même européens qui tentent aujourd'hui de contourner la dépendance énergétique vis-à-vis du fournisseur russe en tablant sur d'autres pays producteurs.
L'Algérie, qui approvisionne déjà un certain nombre de pays du Vieux continent en gaz, constituerait donc pour eux une alternative intéressante. Le partenariat énergétique avec l'Algérie revêt, de ce fait, une importance stratégique qu'il s'agit de concrétiser en jetant les bases d'une coopération bénéfique pour les deux parties.
Nicolas Sarkozy et ses conseillers n'ont d'ailleurs pas été avares en détails sur la politique qu'ils envisagent de mener dans ce domaine. Il n'avait pas hésité, lors d'un de ses discours, à proposer à l'Algérie une "aide, avant d'autres Etats, à développer son industrie nucléaire civile" en échange d'un "partenariat" dans le domaine gazier. Une éventualité qui ne risque pas d'aboutir d'autant que, de Washington, le ministre de l'Energie, Chakib Khelil, a annoncé la signature, début juin, d'un protocole d'accord dans le nucléaire avec les Etats-Unis.
L'Algérie se tourne donc vers les Américains pour développer le nucléaire civil, ce qui affaiblit davantage la proposition de Nicolas Sarkozy d'adosser GDF à Sonatrach en contrepartie de l'aide de son pays à l'Algérie pour se doter de centrales nucléaires de production d'électricité.
D'un autre côté, Sonatrach évalue difficilement l'intérêt d'une alliance avec GDF, au moment où la demande mondiale sur le gaz ne cesse d'augmenter.
Une situation qui place Sonatrach en position de force dans les négociations avec ses clients. La compagnie nationale multiplie, d'ailleurs, les alliances avec les grandes compagnies pétrolières et gazières.
A ce titre, ce week-end, un quotidien belge évoquait des négociations à haut niveau entre Sonatrach et Suez en vue de nouer des partenariats commerciaux.
16 mai 2007 à 11:10Yacine B. "
22
je pense que l algerie devrais jouer table seul!!
de plus quant vous regarder les derniers accord entre espagne/est l'algerie vous voyez quelle ne sont pas concordante!
signer un accords de 3Milliard de M cub... sur l'année!
est Maintenant le groupe espagnol n'accorde qu a Algérie 1 milliard de M cub..
en faite je veux expliquer que la France y est pour beaucoup afin de faire flanchir Algerie!
pour mettre l'accord du cotée européen!!
si elle réfléchie bien le Pays à toute les carte en Mains!! pour faire flanchir toute la communauté européen..est de plus c'est un Pays qui n'a jamais coupez sont Gaz même en cas de crise ou de guerre!!
voilà pourquoi les européens cherche du gaz avec une grande sûreté de plus la communauté européen ne peux investir du coter du golfs vu les tentions entre les Pays cela leur reviendrez très chère..
sur le point entre espagne/Algerie
Espagne à toute intérêt à respecter sont contrat avant que "si y a regroupement entre/ GDF/SUEZ/SONATRACH....
ben elle pourrai être écarter du Projet et de voir un autre fournisseur qui lui coûterai très chére voir la faillit du Pays.."espagne"...
à voir la suite!!
07 juillet 2007 à 21:12Ajoutez un commentaire
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