Triste nouvelle ... alors que le printemps fleurit et le soleil resplendit ... un salarié de PSA Mulhouse a choisi de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail.
Sans qu’on ne puisse à l’heure actuelle associer son geste désespéré à une hypothétique "ambiance négative au travail" ou à un phenomène de stress, il nous faut tout de même rappeler que l’usine PSA de Charleville-Mézières avait été endeuillée par un suicide à la fin février.
Un ouvrier de 51 ans de PSA Peugeot-Citroën a mis fin à ses jours jeudi sur son lieu de travail à Mulhouse. Les syndicats réclament d’ores et déjà que "toute la lumière soit faite".
L'homme a été découvert vers 13H00, pendu dans un local technique de l'unité mécanique, a-t-on précisé auprès de la direction. Employé comme metteur au point, il circulait entre différentes unités de manière "relativement autonome" pour y effectuer des contrôles de mesures.
"Tous les éléments objectifs font ressortir qu'il était satisfait de sa mission et qu'il était apprécié de sa hiérarchie", selon la direction qui précise qu'il avait bénéficié d'une augmentation et d'une promotion en 2005 et en 2006.
"Nous demandons que toute la lumière soit faite pour que cela n'arrive plus", a invoqué Vincent Duse, secrétaire CGT à PSA Mulhouse, tout en appelant à ne pas "se précipiter" en tirant des conclusions hâtives sur les raisons du suicide. La gendarmerie a ouvert une enquête. La direction a mis en place une cellule de soutien psychologique pour les collègues et la hiérarchie du défunt.
"Nous sommes tous sous le choc", a également précisé Mr Duse, qui rappelle que ce drame intervient "dans un contexte particulier" après le suicide début février d'un salarié de l'usine PSA Peugeot-Citroën de Charleville-Mézières et trois suicides en quelques mois au Technocentre de Renault à Guyancourt (Yvelines).
Dans le cadre du décès survenu à Charleville, les syndicats avaient précisé que la personne avait invoqué ses conditions de travail dans une lettre d’adieu. Après ouverture d’une enquête, les gendarmes ont en effet saisi son courrier selon lequel son geste serait lié à "la pression morale qu'il subissait". Une enquête de gendarmerie a été ouverte.
Contrairement à la décision du parquet de Versailles après le 5ème suicide en 18 mois d'un salarié du Technocentre de Renault à Guyancourt, il ne s'agit pas d'une enquête pénale sur les conditions de travail.
L'employé de maintenance, âgé de 31 ans et père de deux enfants, travaillait à la fonderie PSA de Charleville, qui fabrique des pièces pour la Peugeot 407. Le constructeur est le premier employeur des Ardennes avec 2.500 salariés. Mais c'est toute la région qui est sinistrée compte tenu des importants problème économiques et sociaux touchant les équipementiers automobiles.
Le suicide "n'est pas dû à des problèmes personnels mais à des problèmes collectifs, entre autres à l'organisation de travail", a estimé pour sa part la CGT dans une déclaration au Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, le 14 février.
"Rien ne démontre qu'il y ait eu une quelconque pression ou harcèlement", a en revanche affirmé Alain Beaujot, responsable de communication du site PSA. L'enquête a permis, selon lui, d'entendre "des collègues de travail et la hiérarchie" que le défunt citait dans sa lettre posthume.
Les conditions de travail sont la cause d'entre 300 et 400 suicides par an, dévoile le Parisien daté du mercredi 13 mars, qui cite Christian Larose, vice-président du Conseil économique et social et syndicaliste de la branche textile. Selon lui, le suicide au travail "touche tous les milieux, mais en particulier les cadres".
Pour définir ce qu'est exactement un suicide motivé par l'activité professionnelle, le quotidien reprend les propos de Jean-Pierre Soubrier, expert-psychiatre sur la question à l'OMC (Organisation mondiale de la santé): "les suicides reliés au travail sont surtout ceux qui se produisent sur le lieu de l'entreprise et ceux qui sont accompagnés par une lettre d'adieu explicite".
Christian Larose explique ces décès en soulignant le fait que "par peur de perdre leur boulot , les gens acceptent plus qu'avant des pressions psychologiques et un langage insultant".
Répondant à l'appel de la CGT, près de 200 personnes ont manifesté début avril, à Saint-Priest, en banlieue lyonnaise, en mémoire de l'une de leurs collègues de travail qui s'est suicidée début mars. Le corps sans vie d'Isabelle Béal, 41 ans, mère de deux enfants, chef de groupe au restaurant Sodexho de Renault-Trucks, avait été retrouvé avec un message : "Je ne suis pas assez forte, trop de pression au travail".
Sources : AFP, L'Expansion, France 3, AFP
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11 Commentaires
1
PSA prévoierait 10.000 suppressions d'emplois
PSA Peugeot Citroën mettrait la dernière main à un plan de restructuration prévoyant 10.000 suppressions d'emplois en France et en Europe dans le groupe et chez ses sous-traitants. Ce plan serait mis en oeuvre après la présidentielle, affirme vendredi le magazine Capital sur son site Internet.
Christian Streiff, récent PDG de PSA arrivé depuis février, aurait souhaité le mettre en œuvre «avant la campagne présidentielle» mais sous la pression de certains de ses administrateurs et de Matignon, il s’est résolu à attendre le lendemain de cette élection, selon Capital.
«A peine arrivé, début février, à la tête de PSA, Christian Streiff a lancé un audit du constructeur automobile,» indique le magazine sur son site. Mais, toujours selon le magazine Streiff se serait engagé auprès de Larcher à ne pas «annoncer ces charrettes en pleine période de campagne présidentielle», ces suppressions de postes étant «d’autant plus sensibles électoralement» qu’elles risquaient de toucher en France les sites d’Aulnay (93) ou de Rennes, voire les deux.
AFP le 20/04/2007 20h52
PSA: 10.000 suppressions d'emplois prévues après la présidentielle (presse)
PSA Peugeot Citroën met la dernière main à un plan de restructuration prévoyant 10.000 suppressions d'emplois en France et en Europe dans le groupe et chez ses sous-traitants, qui serait mis en oeuvre après la présidentielle, affirme vendredi le magazine Capital sur son site internet.
20 avril 2007 à 21:38On peut imaginer la pression !
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Capital est plus explicite :
Christian Streiff, le nouveau PDG de PSA, met la dernière main à un plan de restructuration conduisant à la suppression en France et en Europe de 10.000 emplois dans le groupe et parmi ses sous-traitants. Il aurait souhaité le mettre en œuvre "avant la campagne présidentielle" car, dit-il en privé, "il en va de la survie de PSA", mais sous la pression de certains de ses administrateurs et de Matignon, il s’est résolu à attendre le lendemain de cette élection. La détermination du patron de PSA Peugeot-Citroën est d’autant plus crédible, selon certains de ses proches collaborateurs, qu’à peine nommé, à l’été 2006, à son précédent poste de président d’Airbus, il avait déjà voulu tailler dans les effectifs du groupe aéronautique. Mais le conseil d’administration d’EADS lui ayant alors refusé, il avait démissionné, trois mois après, en octobre.
Aujourd’hui, chez PSA, le scénario est quasiment le même : à peine arrivé, début février, à la tête de PSA, Christian Streiff a lancé un audit du constructeur automobile. Tout en demandant, dans le même temps, au gouvernement "un geste" pour aider les sous-traitants qui risquaient de se retrouver rapidement "sur le carreau". Ce qui fut fait : avec l’aval de Dominique de Villepin, Gérard Larcher, le ministre délégué à l’Emploi et au Travail, déposa très vite un dossier auprès de la Commission européenne pour que les sous-traitants de PSA puissent bénéficier des aides européennes pour "les victimes de la mondialisation", Jacques Chirac ayant eu jadis l’idée d’un fonds dans ce sens qui n’a encore quasiment jamais servi. En contrepartie de "son geste", Streiff s’engagea auprès de Larcher à ne pas "annoncer ces charrettes en pleine période de campagne présidentielle", ces suppressions de postes étant "d’autant plus sensibles électoralement" qu’elles risquaient de toucher en France les sites d’Aulnay ou de Rennes. Voire les deux.
Le hic, c’est que si le PDG de PSA a jusqu’ici tenu parole, il affirme aujourd’hui en privé que "la mise en œuvre de son plan ne peut plus attendre l’été". Et sans doute même pas le deuxième tour des législatives fixé au dimanche 17 juin. Ajoutant : "l’idéal serait d’’annoncer ces suppressions d’emplois après le deuxième tour de la présidentielle". C'est-à-dire après le 6 mai. Quel que soit le prochain président de la République.
© Capital.fr
20/04/2007 18:03
20 avril 2007 à 21:46Sordide et écoeurant !
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"l'idéal" !!!!!! .... on croit rêver ...
ont-ils aussi prévu le planning des enterrements ??
21 avril 2007 à 00:384
Pour tenter d’éviter ces drames, que penseriez-vous d’intervenir selon trois directions :
21 avril 2007 à 10:08- Tout d’abord, expliquer aux salariés ce qu’est le stress, comment il agit et quelles sont les attitudes à adopter pour éviter de le propager malgré soi.
- Ensuite, faire en sorte que le management soit excellent et profondément respectueux de l’Homme ; on a trop d’exemples lorsque l’on rencontre des salariés, qui témoignent de lacunes majeures à ce niveau. Il y a chez beaucoup de nos concitoyens un besoin important de considération à prendre en compte. Si le management est optimal, il débouche sur une motivation qui est source de plaisir et qui vient annihiler une grande partie des effets toxiques du stress.
- Enfin, créer un système d’alerte, type numéro vert, utilisable par les salariés qui ne se sentent pas bien et qui ont besoin d’en parler. Il serait nécessaire que ce système soit indépendant de l’entreprise pour que le salarié puisse y recourir en toute quiétude.
Merci.
Cordialement, Philippe Rodet (http://www.stress-info.org)
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Le pb majeur est là : "un besoin important de considération à prendre en compte" , à notre age , nous cherchons avant tout de la considération, une place dans la société , alors que certains ne parlent que d'argent et de profit.
21 avril 2007 à 11:18A lire et relire "Terre des Hommes" de St Exupéry qui montre l'importance pour chaque être humain de se savoir utile.
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Incroyable !
Ces façons de procéder sont symptomatiques de la formidable machine à censurer, à falsifier et à broyer à laquelle nous avons affaire autant dans la vie civile que professionnelle
Il y a environ 10 minutes, sur le fil "présidentielle" de Boursorama j'ai LU de mes yeux LU une dépêche faisant état d'une demande d'explication du PS concernant le plan de licenciement de PSA et s'étonnant que cette nouvelles ait été dissimulée jusqu'à quelques heures du 1er tour.
Puis je suis allée sur une autre dépêche pour lire la réponse de PSA
A ma grande stupéfaction, en voulant revenir sur la dépêche du PS, celle ci était devenue introuvable sur le fil !!!
Ou commence la manipulation ?
Les agences de presse sont-elles devenues à ce point aux ordres ?
J'ajoute, sans pour autant vouloir crier au complot, que ce n'est pas la 1er fois que je vois des dépêches escamotées.
Nous sommes pris pour des abrutis et ce qui se passe dans les entreprises n'est, hélas, que le reflet des abus de pouvoir constatés partout ailleurs.
21 avril 2007 à 14:377
Au temps pour moi
Relevé dans une dépéche Reuters
"Dans un communiqué, le Parti socialiste exprime son "étonnement" après les informations de Capital.
"Cette annonce serait différée à la demande du gouvernement, ce qui serait inacceptable sans faire de polémique à quelles heures de l'élection présidentielle. Nous exigeons une réponse et la clarté de la part du groupe PSA et du gouvernement", indique le PS."
Mais enfin le communiqué originel a disparu :(
21 avril 2007 à 14:498
Les agences de presse sont-elles devenues à ce point aux ordres ?
idem pour pb centrale nucléaire de Choos, la depêche AFP du Monde avait disparu en moins d'une heure...
21 avril 2007 à 14:529
PSA la honte moi g travaille 13ans comme routier a la GEFCO groupe PSA lors des greves PSA nous faisait passer dans des communes INTERDITES AUX POIDS LOURD SOUS L OEIL VIGILEANT de le police et gendarmerie car soliers dans le 14 est interdit aux pl mais psa a tous les droits a MULHOUSE sur les quai c est a la minute pres pour se mettre a quai qu un individu vienne me contredire mais chez citroen le personnel et les syndicats sont des MOUTONS
22 avril 2007 à 20:2010
PSA la honte moi g travaille 13ans comme routier a la GEFCO groupe PSA lors des greves PSA nous faisait passer dans des communes INTERDITES AUX POIDS LOURD SOUS L OEIL VIGILEANT de le police et gendarmerie car soliers dans le 14 est interdit aux pl mais psa a tous les droits a MULHOUSE sur les quai c est a la minute pres pour se mettre a quai qu un individu vienne me contredire mais chez citroen le personnel et les syndicats sont des MOUTONS
22 avril 2007 à 20:2411
pour MARIO :collegue pour te rendre homage je confi ce que tu as pu nous dire tous au long de notre periode de colaboration : une vie de misere : 1 premier mariage catastrophique solde par 1 divorce et le suicide de ta 1er femme , le second mariage , une femme qui ta endete et trompe pour partir en te laissant 1 fille qui t'insultai chaque jour que dieu fait , et une belle famille qui profitais de toi jusqua la fin , et pour finir 1 copine qui sortais avec toi pour ton fric et qui ta quité ya quelque jour pour un autre certainement plus fournit ( elle travaillais avec nous ). pourquoi n'a tu pas demande de l'aide ? avais tu encor envie d'en demander ? la vie es un combat , tu aurai du rejoindre la resistance !!!!!!!!!!!!on pensse a toi et ont te remerci pour ce que tu as fais et que tu fera pour nous ! mimi et gégé pote pour l'eternitee
19 juillet 2007 à 02:20Ajoutez un commentaire
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