Débat Royal/Bayrou annulé par Canal:des pressions ?

LibreexpressionLes choses bougent vite en France, et ce d'autant plus quand il s'agit d'élections présidentielles pour le moins stratégiques et d'interventions médiatiques qui pourraient peser dans la balance.

Alors qu'il y a quelques heures à peine, nous annoncions ici-même qu'un débat entre Royal et Bayrou aurait lieu sur le plateau de Canal +, la chaîne vient d'annuler le débat.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a démenti jeudi soir avoir fait pression sur Canal+ en vue d'obtenir l'annulation de la "rencontre". La chaîne cryptée a expliqué ne pas être en mesure de respecter les règles d'égalité de temps de parole entre candidats, édictées par le CSA.

«  Le CSA "dément être intervenu auprès de Canal Plus au sujet de ce débat dont l'organisation relève de l'entière responsabilité éditoriale de la chaîne", explique le CSA, organisme de contrôle de l'audiovisuel dans un communiqué. "Il rappelle que le principe d'égalité entre les candidats est imposé par un décret du 8 mars 2001".

Pour rappel, Ségolène Royal avait proposé mercredi à François Bayrou «un débat public» pour «éclairer» les électeurs, et celui-ci avait accepté, à condition que la rencontre soit télévisée.

Segolenejamel

En début d'après-midi, Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate socialiste, avait annoncé qu'un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aurait lieu samedi à 11H00 ou 12H00 et serait retransmis sur i-TELE, Canal+ et France Inter.

L'attachée de presse de Mme Royal, Agnès Longueville, avait précisé que le journaliste de Canal+, Michel Denisot, devrait animer ce débat d'une heure, qui aurait lieu dans le studio de son émission "le Grand journal", dont l'accès serait ouvert à la presse.

Un tel débat, en plus du face-à-face prévu le 2 mai entre la candidate PS et son rival Nicolas Sarkozy réunissait néanmoins toutes les « conditions » pour bigrement agacer le candidat UMP. «Je pense que cet épisode est une tragi-comédie un petit peu ridicule», raillait Monsieur Sarkozy avant son annulation. Il n'avait cessé de rappeler que le «débat contradictoire» de second tour est réservé aux finalistes.

Durant la campagne officielle, radios et télévisions doivent respecter le principe, sous le contrôle du CSA, de stricte égalité du temps de parole et d'antenne des candidats, à des horaires comparables.

Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, avait d'ores et déjà souligné qu'un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou soulèverait "un problème de compensation des temps de parole" que le CSA aurait à régler.

Sans avoir alerté Ségolène Royal ni François Bayrou, Canal Plus annonce unilatéralement la suppression du débat prévu entre elle et François Bayrou s'insurge désormais quant à lui Jack Lang, même si la chaine invoque des règles d’égalité édictées par le CSA.

Selon lui, cette affirmation est exactement contraire à la lettre adressée par Monsieur Michel Boyon le 24 avril à Monsieur Patrick de Carolis, dans laquelle il est dit qu’un temps équivalent doit être accordé dans la mesure du possible, à l’autre candidat. Il aurait suffi à Canal Plus de proposer à Monsieur Sarkozy, un droit d’expression correspondant estime l'ancien Ministre de la culture.

Il estime ainsi que "cela constitue une atteinte intolérable à la liberté d’information". Manifestement d'après lui « des pressions politiques sont exercées pour empêcher cette libre confrontation entre deux personnalités nationales ». « L’état Sarkozy se croit déjà tout permis » estime-t-il enfin.

« J’élève la protestation la plus vigoureuse et demande au CSA d’enjoindre à Canal Plus de respecter les règles édictées par son Président lui-même ». poursuit Jack lang.

Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura bien lieu, a assuré quant à lui Julien Dray - sans préciser dans quelles conditions - après l’annonce par Canal+ que le dispositif envisagé samedi était annulé en raison des contraintes imposées par le CSA. "D’une manière ou d’une autre, il aura lieu", a affirmé sur France Inter le député socialiste de l’Essonne, qui est également un des porte-parole de la candidate socialiste.

Il a ajouté "nous avons le sentiment qu’il y a eu des pressions" pour que le débat envisagé lors d’une rencontre avec les représentants de la presse régionale vendredi n’ait pas lieu et critiqué le Conseil supérieur de l’audiovisuel. "Le CSA édicte des règles comme il l’en convient actuellement", a-t-il déclaré, citant la comptabilisation du temps de parole d’Eric Besson sur celui du PS. Eric Besson, ancien secrétaire du PS à l’économie, soutient désormais la candidature de Nicolas Sarkozy.

Sarkozy_ensemble_tout_devientpossib"Vous voyez pourquoi il faut des nominations incontestables à la tête des grands organismes publics", a ajouté Julien Dray.

Sources :

Reuters, JDD, Libération, AFP

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21 Commentaires

  1. 1

    Come4news

    Bon, comme "bizarrement" Google ne référence ni cet article ni le précédent sur le debat Royal/Bayrou ....
    , je me dois de laisser quelques commentaires et article de Come4news :
    --------------
    Sarkozy noyaute les médias pour éviter le débat Royal / Bayrou.


    Un des grands patrons de la presse locale a curieusement refusé le débat Bayrou / Royal. Ségolène Royal a alors réagi rapidement et rappelle que le président de la PQR a déjeuné le matin même avec Sarkozy.

    La candidate feint de s'étonner mais souligne que « la presse doit rester libre. » Dans le même temps le candidat fait clamer partout que ce débat n’est pas « démocratique ». Des leçons de démocratie venant d’un présidentiable qui menace la presse, les électeurs s’en souviendront.
    [...]

    Il connaît les combines et les artifices et sait surtout au besoin faire taire les opposants ; Ainsi, lorsque Azouz Begag, refusant de cautionner Sarkozy, déclare « je ne m’appelle pas Azouz Sarkozy » le Ministre de l’Intérieur éructe, il veut « casser la gueule de l’insolent » et lui hurle qu’il est « un connard, un salaud, qu’il ne veut plus jamais le voir sur son chemin ».

    Begag termine son mandat mais revient à la charge : il publie un livre. Un mouton dans la baignoir qui sera curieusement difficile à publier.

    Publié, peu de média ont pris soin d’en parler et les rares fois où le sujet est abordé Sarkozy lui pourra s’en expliquer sur i Télé, il dit qu’il « croi[t] n’avoir jamais rencontré Azouz Begag ».

    Un ministre de son même gouvernement qu’il n’aurait jamais croisé ? Là il faut croire que soit Sarkozy passe trop de temps devant les télés et pas assez au conseil des ministres, soit que le journaliste est complaisant.

    Un autre exemple : il prône le respect et dans le même temps il décrit ses adversaires comme des voyous qui fraudent le métro. Aucun média pour le reprendre ? Il affirme depuis une semaine qu’il a toujours respecté ses adversaires et se demande : « pourquoi tant haine ? » Lui n’est pas que haineux : il est colérique.

    A Libération : il téléphone au propriétaire : « Vous êtes un journal de merde ! Avec des journalistes de merde ! ».

    Selon Marianne en évoquant ses adversaires, il prévient : « Je vais tous les niquer. Les niquer ! » Charmant pour un présidentiable… Mais, vaut mieux se taire : il n’y a de pitié ici pour les indélicats !

    Ainsi, lorsque Paris Match publie les photos de sa femme en compagnie de son amant. Le cocu court direct voir son ami Lagardère (le patron du canard) : il lui faut la tête de Alain Genestar le directeur de direction. Ce dernier sera licencié quelques mois plus tard.

  2. 2

    Conviction BAyrou

    PARIS (AFP)
    27 Avril 2007 8h33

    Débat avec Royal: Bayrou a "la certitude" de pressions de Sarkozy

    François Bayrou a affirmé vendredi sur RTL avoir "la certitude" que Nicolas Sarkozy avait exercé des pressions pour faire annuler le débat envisagé par Canal+ entre Ségolène Royal et lui-même.

    "Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi, j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là qu'on en est", a affirmé M. Bayrou.

    "Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude", a répondu M. Bayrou, interrogé pour savoir s'il pensait que Canal+ avait renoncé à organiser un tel débat "à la demande de Nicolas Sarkozy". La chaîne en avait d'abord exprimé l'intention, avant de revenir jeudi en arrière, invoquant les obligations légales en matière de temps de parole des candidats à la présidentielle.

    Le candidat centriste, qui a obtenu 18,57% des voix le 22 avril, a dénoncé "la propension" de Nicolas Sarkozy à "verrouiller" l'information, mais assuré que ce débat entre la candidate socialiste et lui-même aura lieu.

    "Par toute une série de réseaux, qui rapprochent de très grandes puissances financières et médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, les interventions directes sont faites auprès des rédactions, auprès des chaînes de manière que l'information se trouve verrouillée", a-t-il dit.


    © Bertrand Guay
    La candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal sur le plateau de TF1 le 26 avril 2007

    L'équipe de la candidate socialiste a également accusé jeudi le camp de Nicolas Sarkozy d'avoir exercé des "pressions" pour empêcher le débat.

  3. 3

  4. 4

    Elisabeth

    merci Wikio :)

    y'a pas que Google dans la vie :)

  5. 5

    bayrou encore

    "Par toute une série de réseaux, qui rapprochent de très grandes puissances financières et médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, les interventions directes sont faites auprès des rédactions, auprès des chaînes, de manière que l'information se trouve verrouillée", a-t-il dit.


    "Songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu. Qu'en sera-t-il s'il est élu?", a-t-il poursuivi.

  6. 6

    Elisabeth

    merci à Mireille pour la photo :)

  7. 7

    Autre chaine ?

    Bayrou accuse Sarkozy d'avoir fait pression sur Canal+ pour qu'elle annule son débat avec Royal

    27.04.2007 10:06

    François Bayrou a assuré vendredi avoir la "certitude" que Nicolas Sarkozy a fait pression pour empêcher un débat entre lui-même et Ségolène Royal. Le centriste et la socialiste s'étaient mis d'accord sur un débat samedi sur Canal+, mais, selon Bayrou, Sarkozy a demandé l'annulation à la chaîne. Bayrou a dénoncé la "propension" de Sarkozy à "verrouiller" l'information et espère toujours trouver un moyen de débattre avec la candidate du PS. Dans l'entourage de Royal, Jack Lang a dit que Sarkozy avait "saboté" le débat et a ajouté ne pas renoncer: "Nous trouverons une autre chaîne". L'UMP François Fillon a lui dénoncé un "coup monté" de Bayrou (SWISS TXT)

  8. 8

  9. 9

  10. 10

  11. 11

    Armand

    La photo est injuste : elle ignore "Le Point" de Mr Pinault ainsi que "Investir" et "La Tribune" de Mr Arnault ; ces deux personnes pourraient également être fâchées de ne pas figurer sur la photo alors qu'elles participent activement à soutenir ce candidat.

  12. 12

    Pression sur Plantu

    j'ai l'impression que tout va ressortir ... car la presse ose enfin dire sans crainte ce qu'elle a sur le coeur : le VASE a debordé ....

    ---------------------------------

    Nicolas Sarkozy s'est plaint de sa caricature auprès de Plantu

    28/04/2007 - 16h22


    PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est plaint auprès de Plantu, dessinateur du journal Le Monde, d'être caricaturé de la même façon que Jean-Marie Le Pen, avec un uniforme, un brassard et flanqué d'une mouche au-dessus de la tête, écrit le journal dans son édition du week-end.

    A une date qui n'est pas précisée, un motard a remis au caricaturiste du Monde "une lettre à en-tête du ministère de l'Intérieur", quand le candidat à l'Elysée de l'UMP occupait encore la place Beauvau, écrit le quotidien.

    "Je n'ai pas manqué de remarquer un détail qui agrémente ma présence sur votre dessin, une mouche. (...) Je sais qu'elles accompagnent généralement la représentation de Jean-Marie Le Pen, j'ignore sincèrement ce qui me vaut un tel traitement (...)", écrivait Nicolas Sarkozy, selon Le Monde.

    Il estimait, dans cette lettre, avoir beaucoup oeuvré dans sa carrière politique pour faire reculer l'extrémisme et proposait à Plantu un entretien pour "dissiper le malentendu".

    Le Monde rapporte que Plantu n'a pas donné suite à cette demande mais a le lendemain dessiné trois mouches au-dessus de la tête de Nicolas Sarkozy.

    Selon Le Monde, le candidat de l'UMP s'est ensuite plaint à nouveau auprès de la direction du journal pour avoir été caricaturé en petit chien puis affublé d'un brassard avec les lettres "IN" pour identité nationale, un thème de campagne que ses adversaires politiques jugent inspiré du Front national.

    Plantu estime ne pas avoir été victime d'une pression, ajoute l'article signé par la médiatrice du journal, Véronique Maurus, mais dit "avoir la chance d'être soutenu par la rédaction et la direction du Monde".

    "Sarkozy impressionne tellement que, s'il y a un pétochard dans la rédaction en chef, la liberté du dessinateur est fichue", ajoute le dessinateur.

  13. 13

    Sarko/Plantu

    En décembre 2005, raconte la médiatrice du "Monde" Véronique Maurus, un "motard en tenue" a remis à Plantu "une lettre à en-tête du ministère de l'Intérieur" dans laquelle M. Sarkozy lui reprochait d'avoir dessiné une mouche au-dessus de sa tête.

    "Je sais qu'elles accompagnent généralement la représentation de Jean-Marie Le Pen", écrivait le ministre.

    "J'ignore sincèrement ce qui me vaut un tel traitement, tant je considère avoir, tout au long de ma vie politique, combattu les idées de l'extrême droite: le racisme, l'intolérance, l'antisémitisme et, de manière générale, tout ce qui atteint l'homme dans sa dignité, à commencer par l'esclavage", ajoutait-il, proposant au dessinateur un entretien destiné à dissiper "le malentendu".

    "Bien sûr, le lendemain, j'ai dessiné trois mouches! (...) Il provoque lui-même la réaction qu'il redoute. Là où il y a une mouche, il en crée trois", déclare Plantu, cité par son journal.

    Depuis, poursuit "Le Monde", Nicolas Sarkozy a "aggravé son cas en se plaignant auprès de la direction du journal d'avoir été croqué en petit chien, 'en roquet', selon lui, puis d'avoir été affublé du brassard I.N." (pour "identité nationale", le nom du ministère qu'il a dit vouloir créer).

    Plantu, de son vrai nom Jean Plantureux, affirme qu'il "assume" son "rôle excessif" et qu'il lutte à sa façon contre les accusations de "sarkozysme" visant "Le Monde". Et d'en rajouter en notant que Nicolas Sarkozy "ne (lui) reproche pas de le dessiner en traître. C'est curieux..." AP

  14. 14

    Sarkozy et ego

    Une "blague" concernant Sarkozy coûte sa place à un traducteur



    PARIS (AFP) - Une "blague" dans le sous-titrage en anglais d'un journal télévisé de France 2, prêtant un "ego surdimensionné" au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, a entraîné le licenciement de son auteur, a indiqué à l'AFP Philippe Baudillon, directeur général de France 2.


    Dans ce journal, diffusé le 23 avril dernier, à 19H00, sur plusieurs chaînes du câble aux Etats-Unis et notamment à New-York, on pouvait lire à l'écran, au moment ou Sarkozy s'exprimait, qu'il invitait les Français "to rally my inflated ego" (à rallier mon ego surdimensionné), alors qu'il était en train de les inviter à "s'unir à moi".

    Ce dérapage était aussitôt signalé sur un web magazine à l'intention des Français de New-York, French Morning NY (frenchmorning.com) et rapporté par le journaliste Jean-Marc Morandini, sur son blog (jeanmarcmorandini.com). Selon French Morning NY, un élu des Français de l'étranger, M. Jean Lachaud, s'était plaint de l'incident auprès de France 2.


    Interrogé par l'AFP, Phillipe Baudillon a précisé que ce service de traduction du journal télévisé était rendu par France 2 "à la demande du ministère des Affaires étrangères".

    "Un certain nombre de pigistes de nationalité américaine réalisent ce sous-titrage. J'ai été avisé de cette affaire il y a quelques jours", a précisé Philippe Baudillon.

    La responsable du service Claire Quidet, rattachée à la direction internationale de France Télévisions, avait reconnu l'incident dans un courrier adressé à Jean Lachaud et publié sur le site de French Morning NY.

    "Ces sous-titreurs se font quelques blagues entre eux en sous-titrant de manière décalée. Mais il y a eu des problèmes informatiques et moins de sous-titreurs que d'habitude et la +blague+ est restée à l'antenne", a explique Philippe Baudillon, soulignant que l'incident était "inadmissible" et que l'auteur de la blague ne travaillerait plus pour France 2.

  15. 15

    Perquisition CANARD enchaine !!!!!

    Perquisition au Canard Enchaîné
    PARIS (AFP), 10:51
    AFP

    Une perquisition était en cours vendredi matin au Canard Enchaîné, a-t-on appris auprès du journal satirique.

    Les juges sont entrés dans l'immeuble vers 9H30 mais n'avaient pas les clés pour pénétrer dans la salle de rédaction, selon les mêmes sources.

    Selon plusieurs membres de la rédaction joints par téléphone, cette perquisition s'inscrit dans le cadre d'une enquête sur la violation du secret de l'instruction dans l'affaire Clearstream concernant notamment les notes du général Rondot.

    Toutefois, à 10H10, le juge présent sur place, Thomas Cassuto, n'avait pas fait savoir l'objet précis de son intervention, a-t-on indiqué de même source.

    Les journalistes du Canard Enchaîné ont refusé vendredi matin de lui donner les clés permettant d'ouvrir la salle de rédaction, a déclaré l'un d'eux à l'AFP.

    "On ne l'aide pas, on ne lui donne pas les clés. On ne va pas, bien sûr, s'y opposer par la force, mais on ne lui facilite pas la tâche", a expliqué Louis-Marie Horeau, l'un des journalistes de l'hebdomadaire.

    Il a précisé que le juge Thomas Cassuto avait demandé un serrurier pour ouvrir la salle de rédaction.

    "Il s'agit bien de l'affaire Clearstream, a-t-il ajouté, le juge cherche un document et Claude Angeli, le rédacteur-en-chef, lui a dit: ''ce document, nous ne l'avons pas et si on l'avait, on l'aurait mangé''".

    "Ils veulent savoir qui a informé la presse sur Clearstream. Ils peuvent toujours chercher", a déclaré un membre de la rédaction sur place à la presse, maintenue à l'extérieur du siège du journal, dans 1er arrondissement de Paris.
    ***************************************
    "C'est une perquisition que nous considérons comme totalement illégale par rapport à la convention européenne des droits de l'Homme qui proscrit toute perquisition dans une entreprise de presse", a ajouté M. Horeau.
    *****************************************

    Plusieurs autres journalistes de l'hebdomadaire satirique, de même que de Libération, du Monde, du Parisien et du Nouvel Observateur, avaient été entendus le 14 décembre comme témoins par les magistrats chargés d'enquêter sur la "violation du secret de l'instruction" dans l'affaire Clearstream

  16. 16

    Juge chez avocat sarkozy

    Un juge chez l'avocat de Sarkozy, perquisition au Canard Enchaîné
    PARIS, 11 mai 2007 (AFP)

    Un juge s'est rendu vendredi chez l'avocat du président élu Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire politico-financière Clearstream dans laquelle M. Sarkozy a été cité, alors qu'une perquisition était menée au journal d'investigation Le Canard Enchaîné.

    Les juges enquêtent pour "violation du secret de l'instruction" après la diffusion par le Canard enchaîné, en 2006, d'un document concernant de supposés comptes bancaires du président Jacques Chirac au Japon, en plein tourmente de l'affaire Clearstream, une affaire de dénonciations calomnieuses.

    "Il s'agit bien de l'affaire Clearstream", a affirmé Louis-Marie Horeau, l'un des journalistes de l'hebdomadaire. "Le juge cherche un document et Claude Angeli, le rédacteur-en-chef, lui a dit: +ce document, nous ne l'avons pas et si on l'avait, on l'aurait mangé+".

    M. Angeli a ensuite précisé à la presse sur le perron de l'immeuble que ce document était l'une des notes du général Philippe Rondot, ancien haut responsable du renseignement français au coeur de l'affaire Clearstram, sur "le président de la République Jacques Chirac et ses comptes japonais".

    M. Chirac a toujours nié avoir alimenté un compte bancaire au Japon, évoqué à plusieurs reprises par la presse dont le Canard Enchaîné, citant notamment les notes du général Rondot.

    Ces actions de la justice interviennent à cinq jours de la passation de pouvoirs entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, élu dimanche.

    Dans la matinée, une autre juge s'est rendu au cabinet parisien de Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, où elle est restée 20 minutes.

    Selon l'avocat, elle a étudié le temps de transmission du fac similé d'un interrogatoire du général Rondot par le fax de l'avocat et a observé que cela ne correspondait pas au temps de transmission des documents envoyés au Canard Enchainé, qui les avaient publiés.

    Elle a donc "constaté que les documents n'avaient pas pu être envoyés depuis cette machine", a affirmé l'avocat à l'AFP.

    M. Angeli a estimé de son côté "tout à fait inadmissible" la perquisition au siège du Canard Enchaîné. Les responsables du journal ont refusé de donner les clefs de la salle de rédaction au juge.

    Plusieurs autres journalistes de l'hebdomadaire satirique, de même que de Libération, du Monde, du Parisien et du Nouvel Observateur, avaient été entendus le 14 décembre comme témoins par les magistrats chargés d'enquêter sur la "violation du secret de l'instruction" dans l'affaire Clearstream.

    L'affaire Clearstream, qui a fait trembler les plus hauts sommets de l'Etat, porte sur des fichiers où avaient été introduits les noms d'hommes politiques et d'affaires, dont M. Sarkozy, dans le but de faire croire qu'ils avaient touché des commissions occultes en 1991 au moment de la vente de frégates par la France à Taiwan.

    M. Sarkozy a toujours affirmé avoir été une victime d'une cabale politique destinée à briser sa carrière.

  17. 17

    Juge chez avocat sarkozy

    Un juge chez l'avocat de Sarkozy, perquisition au Canard Enchaîné
    PARIS, 11 mai 2007 (AFP)

    Un juge s'est rendu vendredi chez l'avocat du président élu Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire politico-financière Clearstream dans laquelle M. Sarkozy a été cité, alors qu'une perquisition était menée au journal d'investigation Le Canard Enchaîné.

    Les juges enquêtent pour "violation du secret de l'instruction" après la diffusion par le Canard enchaîné, en 2006, d'un document concernant de supposés comptes bancaires du président Jacques Chirac au Japon, en plein tourmente de l'affaire Clearstream, une affaire de dénonciations calomnieuses.

    "Il s'agit bien de l'affaire Clearstream", a affirmé Louis-Marie Horeau, l'un des journalistes de l'hebdomadaire. "Le juge cherche un document et Claude Angeli, le rédacteur-en-chef, lui a dit: +ce document, nous ne l'avons pas et si on l'avait, on l'aurait mangé+".

    M. Angeli a ensuite précisé à la presse sur le perron de l'immeuble que ce document était l'une des notes du général Philippe Rondot, ancien haut responsable du renseignement français au coeur de l'affaire Clearstram, sur "le président de la République Jacques Chirac et ses comptes japonais".

    M. Chirac a toujours nié avoir alimenté un compte bancaire au Japon, évoqué à plusieurs reprises par la presse dont le Canard Enchaîné, citant notamment les notes du général Rondot.

    Ces actions de la justice interviennent à cinq jours de la passation de pouvoirs entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, élu dimanche.

    Dans la matinée, une autre juge s'est rendu au cabinet parisien de Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, où elle est restée 20 minutes.

    Selon l'avocat, elle a étudié le temps de transmission du fac similé d'un interrogatoire du général Rondot par le fax de l'avocat et a observé que cela ne correspondait pas au temps de transmission des documents envoyés au Canard Enchainé, qui les avaient publiés.

    Elle a donc "constaté que les documents n'avaient pas pu être envoyés depuis cette machine", a affirmé l'avocat à l'AFP.

    M. Angeli a estimé de son côté "tout à fait inadmissible" la perquisition au siège du Canard Enchaîné. Les responsables du journal ont refusé de donner les clefs de la salle de rédaction au juge.

    Plusieurs autres journalistes de l'hebdomadaire satirique, de même que de Libération, du Monde, du Parisien et du Nouvel Observateur, avaient été entendus le 14 décembre comme témoins par les magistrats chargés d'enquêter sur la "violation du secret de l'instruction" dans l'affaire Clearstream.

    L'affaire Clearstream, qui a fait trembler les plus hauts sommets de l'Etat, porte sur des fichiers où avaient été introduits les noms d'hommes politiques et d'affaires, dont M. Sarkozy, dans le but de faire croire qu'ils avaient touché des commissions occultes en 1991 au moment de la vente de frégates par la France à Taiwan.

    M. Sarkozy a toujours affirmé avoir été une victime d'une cabale politique destinée à briser sa carrière.

  18. 18

    Vive les blogs !

    Vive les blogs et merci les Suisses !!!!


    Sarkozy, Bonaparte des guerres médiatiques

    JEAN-NOËL CUENOD | 16 Mai 2007 | 00h05
    Si Jacques Chirac a bâti ses succès électoraux sur les rapports personnels et le bon vieux clientélisme de style IIIe République, Nicolas Sarkozy a choisi une stratégie en phase avec son époque. Ce buveur de jus de pomme préfère alimenter les caméras plutôt que de trinquer au beaujolais sur un zinc de bistrot.

    Le nouveau président de la République connaît personnellement tous les décideurs de la sphère des médias français mais aussi les journalistes «qui comptent». Il sait tout de leurs rouages et de leurs intrigues. Ses réseaux au sein des chaînes télévisées, des radios, des journaux sont d’une densité insurpassable.

    Ayant ainsi activé ses batteries, il ne fait aucun doute que Sarkozy veut contrôler son image et ses messages, au pixel et à la virgule près. Seulement voilà, le Bonaparte des batailles médiatiques risque d’être en retard d’une guerre. La dernière péripétie en administre la preuve. Le «Journal du dimanche» passe à la trappe un article sur Cécilia Sarkozy qui n’aurait pas voté. Et quelques jours plus tard, l’histoire est diffusée sur Internet par des journalistes! Résultat: les médias reprennent l’information qui devient une «affaire», dimension qu’elle n’aurait jamais prise si le «Journal du dimanche» avait publié le papier.

    Même Sarkozy doit s’avouer impuissant devant ces guérilleros de l’info que sont les créateurs de sites et de blogs. Et si les médias traditionnels veulent éviter, autant que possible, d’être débordés, ils feraient bien de se montrer moins respectueux envers le Pouvoir.

    Tribune de Genève

  19. 19

    JDD

    PARIS (AFP) 19:20

    Média : JDD-Sarkozy: les journalistes du JDD dénoncent "une censure inacceptable"


    Les journalistes du JDD ont adressé mardi une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, patron du groupe propriétaire du journal, dans laquelle ils dénoncent "une censure inacceptable", liée selon eux à son intervention, après la non publication d'un article sur Cécilia Sarkozy.

    "Vous êtes intervenu samedi auprès de la direction de la rédaction pour que cet article ne soit pas publié", écrivent les journalistes. "Nous estimons qu’il s’agit là d’une censure inacceptable, contraire à la liberté de la presse. L’ensemble des journalistes du Journal du Dimanche s’indigne de cette pratique d’un autre âge, d’ailleurs largement dénoncée par l’ensemble de notre profession, en France comme à l’étranger", poursuivent-ils.

    L'hebdomadaire avait renoncé à publier dimanche un article révélant, après enquête d'un de ses journalistes, que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle.

    Le directeur de la rédaction, Jacques Espérandieu affirmait dimanche avoir pris seul, "en son âme et conscience", la décision de ne pas publier cette information, faisant valoir qu'elle relevait de la "sphère privée".

    "Vos relations privilégiées avec Nicolas Sarkozy ne sauraient nous contraindre à renoncer une nouvelle fois aux exigences de notre métier. La rédaction du JDD, indépendante, revendique le droit de refuser toute subordination qui voudrait la priver de son devoir d’informer", ajoutent les journalistes dans leur lettre à Arnaud Lagardère.

    Ils considérent qu'"en l’espace d’un week-end, cette intervention a donné du crédit aux graves accusations portées contre les titres du groupe, soupçonnés d’avoir favorisé la campagne de Nicolas Sarkozy".

    Ils estiment également que "le court article, purement factuel (révélant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté le 6 mai, ndlr) était le fruit d’une enquête auprès de la préfecture des Hauts-de-Seine. Cette information ne relevait pas de la sphère privée, pas plus qu’elle ne devait être une affaire d’Etat".

    Mardi soir, les sociétés de journalistes (SDJ) des grands titres du groupe Lagardère se sont déclarés "solidaires" de celle du JDD et ont demandé à Arnaud Lagardère "de garantir à son tour" l'indépendance des journalistes.

    Dans son numéro à paraître mercredi, Le Canard Enchaîné revient aussi sur cette affaire et rapporte l'échange téléphonique qui aurait eu lieu entre Arnaud Lagardère et Jacques Espérandieu.

    "Cécilia ne va pas très fort en ce moment, elle va très mal prendre cet article, il ne faut pas le passer", aurait dit M. Lagardère, cité par le Canard.

    Interrogés par l'AFP, le groupe Lagardère et M. Espérandieu n'avaient pas réagi mardi en fin d'après-midi.

    Lundi, plusieurs syndicats de journalistes ont dénoncé "une censure", les journalistes du SNJ-CGT et l'USJ-CFDT du groupe Hachette-Lagardère parlant d'"une nouvelle ingérence de la direction du groupe Lagardère".

    En juin 2006, la rédaction de Paris-Match, propriété de Lagardère, avait fait la première grève de son histoire pour dénoncer l'éviction pour "raisons politiques" du directeur de la rédaction, Alain Genestar, après une couverture du magazine consacrée à Cécilia avec un homme présenté comme son compagnon.

    Entre les deux tours de l'élection, la société des journalistes de l'hebdomadaire a publié un communiqué pour souligner que "sa responsabilité vis-à-vis des lecteurs" était "son seul guide", primant sur "d'éventuelles tentatives de l'actionnaire majoritaire (...) ou des pouvoirs publics de faire pression sur le contenu".

  20. 20

    JDD

    PARIS (AFP) 19:20

    Média : JDD-Sarkozy: les journalistes du JDD dénoncent "une censure inacceptable"


    Les journalistes du JDD ont adressé mardi une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, patron du groupe propriétaire du journal, dans laquelle ils dénoncent "une censure inacceptable", liée selon eux à son intervention, après la non publication d'un article sur Cécilia Sarkozy.

    "Vous êtes intervenu samedi auprès de la direction de la rédaction pour que cet article ne soit pas publié", écrivent les journalistes. "Nous estimons qu’il s’agit là d’une censure inacceptable, contraire à la liberté de la presse. L’ensemble des journalistes du Journal du Dimanche s’indigne de cette pratique d’un autre âge, d’ailleurs largement dénoncée par l’ensemble de notre profession, en France comme à l’étranger", poursuivent-ils.

    L'hebdomadaire avait renoncé à publier dimanche un article révélant, après enquête d'un de ses journalistes, que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle.

    Le directeur de la rédaction, Jacques Espérandieu affirmait dimanche avoir pris seul, "en son âme et conscience", la décision de ne pas publier cette information, faisant valoir qu'elle relevait de la "sphère privée".

    "Vos relations privilégiées avec Nicolas Sarkozy ne sauraient nous contraindre à renoncer une nouvelle fois aux exigences de notre métier. La rédaction du JDD, indépendante, revendique le droit de refuser toute subordination qui voudrait la priver de son devoir d’informer", ajoutent les journalistes dans leur lettre à Arnaud Lagardère.

    Ils considérent qu'"en l’espace d’un week-end, cette intervention a donné du crédit aux graves accusations portées contre les titres du groupe, soupçonnés d’avoir favorisé la campagne de Nicolas Sarkozy".

    Ils estiment également que "le court article, purement factuel (révélant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté le 6 mai, ndlr) était le fruit d’une enquête auprès de la préfecture des Hauts-de-Seine. Cette information ne relevait pas de la sphère privée, pas plus qu’elle ne devait être une affaire d’Etat".

    Mardi soir, les sociétés de journalistes (SDJ) des grands titres du groupe Lagardère se sont déclarés "solidaires" de celle du JDD et ont demandé à Arnaud Lagardère "de garantir à son tour" l'indépendance des journalistes.

    Dans son numéro à paraître mercredi, Le Canard Enchaîné revient aussi sur cette affaire et rapporte l'échange téléphonique qui aurait eu lieu entre Arnaud Lagardère et Jacques Espérandieu.

    "Cécilia ne va pas très fort en ce moment, elle va très mal prendre cet article, il ne faut pas le passer", aurait dit M. Lagardère, cité par le Canard.

    Interrogés par l'AFP, le groupe Lagardère et M. Espérandieu n'avaient pas réagi mardi en fin d'après-midi.

    Lundi, plusieurs syndicats de journalistes ont dénoncé "une censure", les journalistes du SNJ-CGT et l'USJ-CFDT du groupe Hachette-Lagardère parlant d'"une nouvelle ingérence de la direction du groupe Lagardère".

    En juin 2006, la rédaction de Paris-Match, propriété de Lagardère, avait fait la première grève de son histoire pour dénoncer l'éviction pour "raisons politiques" du directeur de la rédaction, Alain Genestar, après une couverture du magazine consacrée à Cécilia avec un homme présenté comme son compagnon.

    Entre les deux tours de l'élection, la société des journalistes de l'hebdomadaire a publié un communiqué pour souligner que "sa responsabilité vis-à-vis des lecteurs" était "son seul guide", primant sur "d'éventuelles tentatives de l'actionnaire majoritaire (...) ou des pouvoirs publics de faire pression sur le contenu".

  21. 21

    Pression

    merci au Quotidien d'ORAN de nous informer ....
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    Ces photos qui dérangent Rachida Dati
    La ministre française fait pression sur Paris Match

    jeudi 31 mai 2007,

    Depuis mardi, la nouvelle ministre française de la Justice est au coeur d’une vive polémique : elle aurait empêché la publication par le magazine populaire Paris Match de photos datant de son enfance, provoquant l’indignation des syndicats de l’hebdomadaire.

    Ces derniers ont dénoncé « des pressions exercées par la garde des Sceaux visant à empêcher la publication de photos de jeunesse ». Pour justifier cette censure, la direction de Paris Match a expliqué que Rachida Dati lui avait fait savoir que « ni elle ni ses frères et soeurs ne souhaitaient la publication de photos de famille dans ce reportage ». « Comme ces photos ont un caractère privé, et malgré leur côté un peu banal - il s’agit de scènes d’enfance -, nous avons décidé de respecter la loi », a notamment déclaré le directeur de la rédaction de Paris Match.

    Pourtant, selon les syndicats de Paris Match, la reproduction de ces clichés, qualifiés de « banales photos de famille », avait été autorisée par le père de Rachida Dati, longuement rencontré par les reporters du magazine pour évoquer avec eux l’enfance de la nouvelle ministre.

    Au-delà du fait que ces pressions risquent de ternir l’image de la nouvelle ministre accusée d’avoir usé de son pouvoir pour empêcher des journalistes d’écrire librement, le refus d’autoriser la publication de photos d’enfance soulève des interrogations concernant les réelles motivations de Rachida Dati. Tout au long de la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait volontairement présentée sa porte-parole comme un exemple de « réussite ».

    D’origine algéro-marocaine - son père est marocain et sa mère algérienne -, Rachida Dati est en effet l’aînée d’une famille nombreuse de 12 enfants.

    Pour financer ses études, elle a dû commencer à travailler très jeune, souvent dans des conditions difficiles, avant de croiser le chemin de plusieurs personnalités influentes, proches de la droite. Ces dernières l’ont par la suite aidée et soutenue dans ses démarches.

    Des images en contradiction avec la communication du Président ?

    Pour le candidat Sarkozy, Rachida Dati symbolisait ce qu’il proposait justement aux Français : ceux qui travaillent dur ont des chances de réussir. Et Rachida Dati avait accepté de se prêter à ce jeu essentiellement pour séduire les électeurs arabes d’origine modeste, en quête de modèle de réussite, issus de leur communauté et les électeurs français d’origine modeste inquiets pour leur avenir.

    Mais à présent que Nicolas Sarkozy est élu président de la République et Rachida Dati nommée ministre de la Justice, cette stratégie de communication risque de s’avérer dangereuse.

    Montrer des photos de Rachida Dati enfant, entourée de ses nombreux frères et soeurs sur les visages desquels les difficultés de la vie seraient visibles, ne correspond plus à la France que veut construire Nicolas Sarkozy : celle des riches, des avions privés et des croisières en yacht de luxe au large de Malte.

    La semaine dernière, la nouvelle ministre faisait partie des rares invités de la famille Sarkozy pour dîner sur un bateau au large de Saint-Tropez, une luxueuse station balnéaire du sud de la France. Un moment immortalisée par les clichés des photographes des magazines populaires, Rachida Dati ne pouvait pas laisser de « banales photos de famille » brouiller cette belle image.

    Rabah Yanis, pour Le Quotidien d’Oran

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