L'Iran tout comme le congrès américain assurent leur arrière au cas où le gouvernement Bush montrerait quelques velléités à vouloir attaquer l'Iran.
Ainsi, si Téhéran s'est lancé mardi matin dans des exercices de défense anti-aérienne, en vue de se prémunir contre d'éventuelles frappes américaines visant ses installations nucléaires, un projet de loi interdisant au président Bush de prendre la décision, sans l'autorisation du Congrès, de frapper militairement le territoire de l'Iran a été soumis au sénat américain.
Israël redoute quant à elle que Téhéran ne fomente des enlèvements de diplomates.
haI – Iran : exercices de défense anti-aériennes
L'Iran s'est lancé mardi matin dans des exercices de défense anti-aérienne afin de se préparer à d'éventuelles frappes aériennes sur son site nucléaire de conversion d'uranium d'Ispahan, rapporte l'agence officielle iranienne IRNA.
Depuis plusieurs mois, la presse internationale évoque de possibles frappes aériennes américaines voire israéliennes sur les sites nucléaires de l'Iran.
Mêm si le président Bush lui-même, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates et le porte-parole de la Maison Blanche Tony Snow ont démenti à plusieurs reprises la préparation secrète de frappes aériennes sur l'Iran, le vice-président américain Richard Cheney n'a pas exclu dernièrement qu'une attaque aérienne pourrait avoir lieu, affirmant que toutes les variantes seraient étudiées.
Le site nucléaire de conversion d'uranium d'Ispahan (province centrale de l'Iran) s'étend sur 120.000 m2. Les installations transforment l'uranium en tétrafluorure d'uranium (UF4) et en hexafluorure d'uranium (UF6), gaz nécessaires au fonctionnement des centrifugeuses produisant de l'uranium enrichi. Selon les dernières informations des autorités iraniennes, le centre a jusqu'à présent produit 250 tonnes d'hexafluorure d'uranium.
Les activités d'enrichissement de l'uranium dans les centrifugeuses sont effectuées à l'usine de Natanz, où sont installées deux cascades de 164 centrifugeuses chacune.
II - Un projet de loi interdisant à Bush d'attaquer l'Iran soumis au Congrès
Un projet de loi interdisant au président Bush de prendre la décision, sans l'autorisation du Congrès, de frapper militairement le territoire de l'Iran a été soumis au sénat américain.
"Ce projet de loi vise principalement à empêcher des actions militaires non provoquées de l'administration actuelle contre l'Iran sans autorisation du Congrès", a déclaré le sénateur démocrate James Webb, auteur du projet de loi, au cours d'une réunion de la chambre.
Evoquant l'intention d'une invasion de l'Iran affichée par plusieurs personnages liés à l'administration ainsi que les échecs stratégiques essuyés par le président en Irak, le sénateur a indiqué que son projet de loi rappelait et confirmait le droit constitutionnel du Congrès à avoir le dernier mot en matière de déclaration de guerre à un autre Etat.
"Le président n'est pas investi du droit de lancer des opérations militaires unilatérales contre l'Iran", a souligné James Webb.
Il a indiqué que le texte de son projet de loi avait été élaboré de façon à ne pas restreindre la liberté d'actions tactiques des forces armées des Etats-Unis "dans les eaux internationales à proximité des côtes de l'Iran".
"Le projet de loi permet aux troupes américaines de réagir aux agressions éventuelles de la part de l'Iran, ainsi qu'à des agressions pouvant partir d'ailleurs et se transposer sur le territoire iranien", a expliqué le sénateur, en ajoutant que son projet de loi n'interdisait pas "les opérations de collecte de renseignements".
Les débats sur cette requête pourraient commencer avant la fin de cette semaine.
Un projet de loi analogue interdisant à George W. Bush de frapper l'Iran est en préparation à la Chambre des représentants. L'initiative en revient aux démocrates Nancy Pelosi, présidente de la chambre, et John Murta, président du sous-comité aux crédits pour la défense.
III - Israël redoute que l'Iran organise des enlèvements de diplomates
Les mesures de sécurité ont été renforcées autour des représentations diplomatiques israéliennes de crainte d'enlèvements ou d'attentats de la part de l'Iran après la disparition d'un ancien général iranien en Turquie, a annoncé mardi la radio militaire israélienne.
Le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, responsable notamment de la protection des ambassades, des consulats et autres institutions officielles israéliennes à l'étranger a donné comme instruction de renforcer les procédures de contrôle et de vigilance.
Ces précautions ont été prises à la suite de la disparition récente, en Turquie, d'un ancien vice-ministre iranien de la Défense M. Asghari.
Les médias israéliens ont indiqué que l'Iran soupçonne la CIA, l'agence américaine de renseignements, ainsi que le Mossad, les services secrets israéliens, d'avoir enlevé ou d'avoir aidé le mois dernier le général Asghari à faire défection.
A la suite de cette affaire, Téhéran a demandé des "explications aux autorités turques", a indiqué lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki.
Selon l'agence semi-officielle iranienne Mehr, M. Asghari, est un employé à la retraite du ministère de la Défense et ancien vice-ministre d'Ali Shamkhani, ministre de la Défense sous le gouvernement du président réformateur Mohammad Khatami. Ce général est présenté comme un ancien haut responsable des Gardiens de la Révolution, détenteur d'importants renseignements sur le programme nucléaire de son pays. Il aurait été notamment responsable des activités au Liban des Gardiens de la Révolution, considérée comme l'armée idéologique et la garde prétorienne du régime islamique à l'époque de l'enlèvement
Il aurait notamment été impliqué dans l'enlèvement en 1986 de l'aviateur israélien Ron Arad, porté disparu au Liban. Les responsables israéliens estiment depuis des années que l'Iran détient "la clé du sort" de Ron Arad. Israël n'a jamais renoncé à le récupérer et a toujours refusé de le proclamer officiellement mort. Une organisation privée israélienne a offert en 2004 une récompense de 10 millions de dollars pour toute information crédible sur son sort.
Sources : Ria Novosti, AFP
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6 Commentaires
1
ça se finira en stalingrad sur euphrate
07 mars 2007 à 09:252
Les Américains ne feront pas d'attaque directe contre les installation nucléaires iraniennes. Ils feront faire cela par leur allié israélien.
07 mars 2007 à 13:08Tout comme l'attaque contre Osirak le réacteur Français livré à l'Irak et bombardé par les Israéliens.
Pourtant les Français étaient honnêtes ;-) ils avaient livré un réacteur à l'Irak et un à Israël à Timona base secrète dans le désert du Négeev.
Résultat les Israéliens ont la bombe...
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Oui, je pense aussi qu'ils vont faire faire par les Isareliens
07 mars 2007 à 13:184
Oui c'est trés probable qu'Israel ouvre le bal des hostilités, mais elle n'en sortira pas indemne, et la partie va se jouer à 4, Iran-Syrie d'un coté Usa-Israel de l'autre, reste à savoir l'appui des monarchies du golf et des arabes en général ira de quel coté ?
Pour moi le jour ou il soront redorer quelque peu le blason d'Israel auprés des arabes et diaboliser les chiites auprés des sunnites ce jour la je crois que nous serions tout pret de l'affrontement qui aura l'allure d'une guerre mondiale, puisque la punerie de pétrole va toucher tout le monde.
Mais y a de fortes chances que nous sommes encore à des années de cette guerre (innévitable).
L'Iran va etre malmené comme l'Irak en le fesant pénétrer dans un long tunnel noir sans issue d'embargo et de sanctions unisiennes.
07 mars 2007 à 15:125
Reuters le 07/03/2007 16h23
Israël conseille à ses nationaux de quitter Egypte et Jordanie
JERUSALEM, 7 mars (Reuters)
- Israël conseille à ses ressortissants de quitter --- immédiatement---- l'Egypte et la Jordanie, les deux pays arabes voisins avec lesquels il a signé des traités de paix, a-t-on appris mercredi de source autorisée.
Ce conseil a été diffusé par le gouvernement d'Ehud Olmert à la suite d'une mise en garde des services antiterroristes qui craignent que les Israéliens soient victimes d'attentats dans ces deux pays.
Egypte et Jordanie ont rejoint cette semaine l'Iran, la Syrie et le Liban dans la catégorie des Etats à risques très élevés pour les ressortissants israéliens.
De source autorisée, on ne fournit pas d'explications mais les relations entre l'Egypte et Israël se sont tendues la semaine passée à la suite d'allégations, démenties par l'Etat juif, sur un massacre de prisonniers de guerre arabes par Tsahal durant le conflit de 1967.
Le Sinaï, où une série d'attentats suicides ont eu lieu ces dernières années contre des cibles touristiques, est classé de longue date parmi les zones à risques mais Israël a fait savoir cette fois que c'est l'ensemble du territoire égyptien qui devait être considéré comme dangereux.
La Jordanie, où ont été également commis des attentats suicides visant des cibles touristiques, est peuplée en grande partie de Palestiniens que six ans et demi d'intifada dans les territoires occupés a radicalisés./MD
07 mars 2007 à 16:48A surveiller de près...
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Oui, je comptais faire l'article hier soir
07 mars 2007 à 18:21pas eu le temps
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