Les cours du pétrole et les Bourses mondiales à l'unisson vers la hausse

Oil_titlephoto2 Les cours du pétrole ont rebondi mardi, parallèlement aux marchés boursiers mondiaux.

En dehors de l'influence de la vigueur retrouvée par les différentes places boursières, les prix ont également évolué compte-tenu de la baisse des prévisions de stocks d'essence et de produits distillés aux Etats-Unis, alors que la demande reste forte.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en avril a gagné 62 cents, clôturant à 60,69 dollars. Sur l'IntercontinentalExchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a gagné 85 cents, terminant à 61,39 dollars sur l'échéance d'avril.

Les prix avaient baissé au cours des précédentes séances, suivant la même tendance que les marchés boursiers mondiaux, les courtiers redoutant que la volatité actuelles des Bourses ne provoque ne baisse de la demande en provenance des Etats-Unis et de la Chine.

Les cours sont remontés mardi en parallèle avec les Bourses, qui ont rebondi après cinq séances consécutives dans le rouge.

Jusqu'alors, le spectre de la crise financière asiatique de 1997 – laquelle avait déprimé la demande et les cours de pétrole - hantait quelque peu les courtiers.

Les analystes estiment désormais qu'alors que les Bourses se sont reprises et que le rapport hebdomadaire sur les stocks américains de pétrole devrait signaler mercredi une baisse des distillats et de l'essence, la correction du marché devrait toucher à sa fin.

Selon les dernières estimations des analystes, le département américain de l'Energie (DoE) devrait en effet faire état d'un recul d'1,55 million de barils des stocks d'essence pour la semaine achevée le 2 mars, et d'une baisse de 2,75 millions de barils des réserves de produits distillés.

Or le nord-est des Etats-Unis, qui consomme le plus de produits de chauffage au monde, subit actuellement une nouvelle vague de froid, qui devrait entraîner une consommation de fioul de chauffage supérieure de 34% à la normale jusqu'à la semaine prochaine, selon les météorologues de Weather Derivatives.

Le rapport devrait également souligner que les raffineries américaines n'ont fonctionné qu'à 85,7% de leurs capacités, soit 0,3 point de moins que la semaine précédente, un niveau jugé trop faible par les analystes qui s'inquiètent des quantités disponibles de carburant.

Les experts ont en effet observés que la demande d'essence était, au cours des quatre dernières semaines, à un niveau record pour cette période de l'année.

Le DoE a de son côté légèrement relevé ses prévisions de cours du brut en 2007 et 2008, tablant désormais sur un baril à respectivement 62 dollars et 63,75 dollars, selon sa dernière estimation mensuelle du publiée mardi.

Le mois dernier, le DoE prévoyait un baril de brut à 59,50 dollars en 2007 et 62,50 dollars en 2008.

"L'offre mondiale de pétrole s'est amenuisée au cours des semaines récentes, en réponse aux baisses de production décidées par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et au retour du froid en Amérique du Nord", a expliqué le DoE.

Source : AFP

A lire également :

. Pétrole : nouveau sommet depuis le début de l'année

. L'Arabie saoudite fait chuter le pétrole, contre l'Iran ?

. Iran:le budget intègre la chute du pétrole, contre l'Arabie ?

. L'OPEP et le froid requinquent le pétrole

 

1 Commentaire

  1. 1

    el gringo

    Le prix du baril de pétrole et celui de l'essence font le grand écart

    Les mauvais souvenirs de l'été 2006 reviennent à la mémoire des automobilistes : les prix de l'essence à la pompe ont atteint, ces derniers jours, des niveaux proches de ceux de juillet 2006, quand le baril oscillait entre 70 et 78 dollars. Les cours du brut sont nettement retombés depuis (entre 60 et 65 dollars), mais le prix moyen du super 95 est de 1,32 euro (environ 45 centimes hors taxes), selon l'Union française des industries pétrolières (UFIP), un niveau très proche des 1,34 euro atteints il y a dix mois.
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-908964@51-869296,0.html

    Rappelons que l'euro aussi a augmenté ce qui devrait aussi favoriser la baisse du prix de l'essence.

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée