Iran:ce qui devait arriver Areva... avec Eurodif

ArevaeurodifgeorgesbesseiiN'en déplaise à ceux qui targuent parfois le blogfinance d'être un site de type "conspirationniste", nous ne faisons ici que dire la vérité, mais – et c'est là ou le bas peut blesser - TOUTE la vérité, sans pression, fioriture ni recherche à tout prix du politiquement correct.

S'il en était besoin, le très honorable magazine allemand Der Spiegel vient désormais à notre "rescousse" affirmant dans un article à paraître lundi que l'Iran a profité directement de l'enrichissement de l'uranium en Europe grâce à sa participation dans l'entreprise française, Eurodif.

Cependant, si nous avions fait état de possibles accords croisés entre France, Iran et Russie dans le domaine nucléaire et de possibles négociations entre Iran, Areva et Total pour priviligier le choix de la France dans le cadre d'accords gaziers (Pars South notamment) en échange de partenariat sur le nucléaire civil, nous n'avons trouvé à ce jour aucune information – tant en langue française qu'en langue anglaise - faisant mention de possibles livraisons par la France d'uranium enrichi à l'Iran.

I – Révélations dans Spiegel sur relations intimes entre Iran et Areva

Le magazine allemande « Der Spiegel » cite une étude diffusée par le parti des Verts européens, qui révèle des détails – qu'ils estiment n'avoir pas été publiés auparavant - de l'accord de partenariat entre Téhéran et la société française Eurodif.

Pour rappel, en 1974, l'Iran a investi plus d'un milliard de dollars dans la société commune spécialisée dans l'enrichissement de l'uranium Sofidif (Société Franco-Iranienne pour l'Enrichissement de l'Uranium par Diffusion Gazeuse). L'accord prévoyait, selon Der Spiegel, en contrepartie de cet investissement, la livraison de 10% du produit enrichi pour alimenter des centrales nucléaires.

L'Iran, via l'Organisation de l'Energie atomique de l'Iran, possède 40% de Sofidif, qui elle-même détient 25% d'Eurodif. A l'arrivée, l'Iran détient indirectement environ 10% d'Eurodif qui est détenu à 60% par Areva. Selon le magazine allemand, l'organisation publique iranienne de l'Energie atomique, dirigée par le vice-président Gholamresa Aghasade, tire un bénéfice annuel de 7 millions d'euros de sa participation à hauteur de 40% dans Sofidif.

II – Areva minimise les faits

"L'Iran a une part indirecte et ultra-minoritaire dans Eurodif. Cette participation est de nature exclusivement financière et n'a jamais donné lieu à une livraison d'uranium enrichi à l'Iran", a déclaré à l'AFP un porte-parole d'Areva. "Tout ceci est connu et public et il n'y a là aucun secret, si ce n'est la volonté de déclencher une polémique bien inutile sur ce sujet", a-t-il ajouté.

Certes, s'il faut chercher l'information, elle n'est absolument pas cachée, loin de là... pour peu qu'on connaisse l'existence d'Eurodif. Mais l'entreprise est tout de même relativement bien connue du public. Pour ma part, la clé de l'enigme – s'il y en avait une – m'a simplement été donnée par Wikipedia, qui m'a permis de faire le lien entre Eurodif et Sofidif, mot « clé » sous Google.. et ensuite si j'ose dire, tout s'ouvre.

Via une recherche très rapide, vous apprenez donc que la Société Franco-Iranienne Pour l'Enrichissement de l'Uranium Par Diffusion Gazeuse (SOFIDIF) est enregistrée au registre du Commerce de Versailles et que son siège social est situé à Villacoublay. Jusque là, rien de bien méchant me direz vous.

Seule « ombre » au tableau si jose dire ... l'on se doit de noter que l'un des administrateurs de la société n'est autre que Seyed Mohammad Ali Hosseini, lequel est tout de même porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères tout en étant ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite .... postes clés, s'il était besoin de le préciser.

Depuis que le dossier nucléaire de Téhéran occupe l’actualité internationale, des diplomates ou des journalistes s’interrogent sur les débuts du développement du patrimoine atomique iranien. Certains évoquent souvent le site d’enrichissement de Pierrelatte, gérée par le consortium Eurodif, comme responsable des transferts de technologie de la France vers l’Iran.

Selon www.geopolitique.com, les ingénieurs français ont bien enrichi (mais jusqu'à quand ?) une partie de l’uranium civil iranien au nom d’un accord passé au temps du Shah d’Iran et réactivé après 1987. Toujours selon « Geopolitique », l'opération est en réalité encadrée par ...la Société franco-iranienne d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse, ou SOFIDIF. Une structure fondée par Jacques Giscard d’Estaing (le cousin germain de l’ancien président) et par Akbar Etemad, le père du programme nucléaire iranien…

III - L'Iran la France et Eurodif

Eurodif,est un Consortium propriétaire d'une usine d'enrichissement de l'uranium implantée dans le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte dans la Drôme, et exploitée par une filiale de Areva NC, Eurodif SA.

L'uranium enrichi produit par Eurodif est utilisé comme combustible par les centrales nucléaires françaises et de nombreuses centrales étrangères. L'uranium enrichi produit par Eurodif alimente environ 90 réacteurs à eau pressurisée, dont 58 réacteurs français. L'usine produit à elle seule 25% de la consommation mondiale d'uranium enrichi. Eurodif SA compte parmi ses clients EDF et plus de 30 compagnies d'électricité.

Eurodif est une coentreprise créée en 1973 entre 5 pays : la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne et la Suède. En 1975, la part suédoise de 10% dans Eurodif était parvenue à l'Iran à la suite d'un accord franco-iranien. La société française nationalisée Cogéma et le gouvernement iranien ont alors fondé la Sofidif, possédant respectivement 60% et 40% des parts. En retour, la Sofidif a acquis une part de 25% dans Eurodif, ce qui donnait à l'Iran sa part de 10% dans Eurodif. Le Shah d'Iran a prêté un milliard de dollars US (et encore 180 millions de US$ en 1977) pour la construction de l'usine Eurodif, en vue d'obtenir l'autorisation d'acheter 10% de la production d'uranium enrichi du site. Suite à la révolution islamique de 1979, l'Iran suspend ses paiements et réclame le remboursement du prêt en faisant pression sur la France.

En avril 1979, le premier ministre Raymond Barre inaugure l'usine d'Eurodif. Dans le même temps, l'Ayatollah Khomeiny rompt le contrat de fourniture de centrales nucléaires passé avec la France. Mais il confirme l’actionnariat dans Eurodif de l’Iran qui possède toujours alors 10% des parts de cette usine. La France refuse de laisser l'Iran exercer son statut d'actionnaire d'Eurodif.

En 1981, après la mise en service de l'usine Eurodif, l'Iran réclame 10% de la production d'uranium enrichi auquel ils ont contractuellement droit, ce que la France refuse. De 1981 à 1991, le régime des mollahs est soupçonné d'avoir perpétré plusieurs assassinats, prises d’otages et attentats meurtriers.

Le 17 novembre 1986, après plusieurs attentats meurtriers à Paris, et l'enlèvement de journalistes français (Jean-Paul Kauffmann, Michel Seurat, …) retenus en otage au Liban par des groupes liés à l'Iran, la France rembourse 330 millions de dollars, mais refuse de fournir toute livraison d'uranium enrichi. Le même jour se produit l'assassinat de Georges Besse, le fondateur d’Eurodif. En décembre 1987 a lieu un 2e versement officiel de 330 millions de dollars par la France à l'Iran.

Le 6 mai 1988, entre les deux tours de l'élection présidentielle, les otages français sont libérés. Le premier ministre Jacques Chirac assure dans un accord avec l'Iran des « garanties politiques sur l'octroi sans restrictions par le gouvernement français de licence d'exportation d'uranium enrichi » et le rétablissement du statut d'actionnaire de l'Iran dans Eurodif sous la condition du retour des derniers otages du Liban.

En septembre 1989, le président François Mitterrand confie à François Scheer la formalisation d'un accord définitif de règlement du contentieux franco-iranien. Finalement un accord est trouvé en 1991 : la France remboursa plus de 1,6 millard de dollars. L’Iran est rétabli dans son statut d’actionnaire d’Eurodif via un consortium franco-iranien nommé Sofidif, avec le droit de prélever 10 % de l’uranium enrichi à des fins civiles.

De source diplomatique française, on indique que « l'Iran est bien membre d'Eurodif. Mais en l'absence de centrale nucléaire civile opérant en Iran, il n'y a pas de livraison d'uranium enrichi. »

IV - Un tableau ubuesque d'une hypocrisie manifeste

La député européenne verte et spécialiste du nucléaire, Rebecca Harms, a estimé dans l'hebdomadaire allemand qu'il était "absurde que l'ONU, sous la pression des Etats-Unis, décrète des sanctions commerciales contre l'Iran, alors que l'Europe fait des affaires avec lui sur le nucléaire".

Pour ma part, j'avais d'ores et déjà qualifié la réunion de décembre dernier des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des Six (France, Royaume-Uni, Russie, Allemagne, Etats-Unis et Chine) de « réunion des Six et de l'hypocrisie », dressant les dessous d'un tableau d'une situation quasi ubuesque : d'un côté Six grandes puissances officiellement inquiètes – voire indignées – du projet d'enrichissement d'uranium de l'Iran. Mais de l'autre ... la plus grande part de ces mêmes Etats ou de leurs compagnies pétrolières, partenaires de Téhéran dans les domaines gaziers et pétroliers ... y compris - certes en toute discrétion - l'Allemagne et les USA.

Ainsi, alors même que les Six se réunissaient en vue d'examiner le dossier nucléaire iranien, la compagnie nationale iranienne d'exportation de gaz venait de conclure un accord avec la société chinoise PetroChina. Selon l'accord conclu entre la NIGEC iranienne et le groupe pétrolier chinois, trois millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) seront exportées par an depuis le projet iranien de Pars LNG, à partir de 2011.. Ce dernier, l'un des trois projets de production de gaz naturel liquéfié iranien, est mené par un consortium rassemblant la compagnie nationale pétrolière iranienne (NIOC), le pétrolier français Total et le malaisien Petronas....

CNOOC serait chargé de construire une usine de gaz naturel liquéfié et des infrastructures de transport, en contrepartie de quoi, il se verrait assuré d'un approvisionnement en gaz pendant 25 ans via l'exploitation de ce gisement à environ 85 kilomètres au nord de Pars-Sud. La Chine consomme quelque 43 milliards de m3 de gaz par an mais ses besoins pourraient atteindre 113 milliards d'ici à 2015, selon des experts.

Le géant pétrolier russe Lukoil a manifesté récemment son intérêt pour le gisement iranien d'Azadegan, l'un des plus grands du monde, dont les réserves sont estimées à 26 milliards de barils. En février 2004, la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC) a signé avec le japonais Inpex un contrat sur la mise en valeur du gisement d'Azadegan. Le contrat prévoyait deux ans et demi pour lancer le projet, mais il devient automatiquement caduc à l'issue de cette période. Inpex envisageait de lancer la production en 2007, avec une extraction journalière de plus de 400.000 barils, mais le projet estimé à 2 milliards de dollars n'est toujours pas réalisé. La part de la compagnie japonaise dans le projet Azadegan a été abaissée de 75% à 10%, et le statut d'opérateur est passé à l'Iran. Les autorités iraniennes n'excluent pas qu'un autre partenaire étranger soit invité à exploiter le gisement.

La Russie n'a pas manqué de temps pour récupérer le morceau... de là qu'elle ait négocié avec l'Iran pour obtenir la main-mise sur le champ en échange de son soutien sur le dossier nucléaire ... il n'y a peut-être pas loin. Cette opération pourrait s'avérer être par ailleurs une nouvelle pression exercée par la Russie et l'Iran afin que le Japon accepte de s'associer à eux dans le cadre d'un consortium d'enrichissement d'uranium. Pour rappel, Areva déjà associé à la Russie dans le domaine du nucléaire civil, vient également de bâtir un partenariat avec le japonais Mitsubishi....

V - Iran et nucléaire : consortium France-Japon-Russie ?

Alors que l'Iran a appelé depuis maintenant plus d'un an à l'investissement dans le nucléaire civil - réitérant même récemment ses propos - France et Japon ne seraient-ils pas tentés de créer un consortium pour répondre à sa demande, alors que leur compagnie nationale réciproque spécialisée dans le nucléaire viennent récemment de s'accorder, à savoir AREVA, pour la France, Mitsubishi pour l'autre ? Les "clefs" d'Azadegan pourraient bien être l'enjeu de la bataille pour le Japon, ceux de Pars South pour la France.

Areva et Mitsubishi Heavy Industries ont récemment annoncé vouloir créer une alliance pour la réalisation d'un réacteur nucléaire de 3ème génération de 1.000 MGW et de nouveaux types de réacteurs nucléaires. Les deux groupes veulent coopérer dans l'approvisionnement, les services, le cycle combustible et d'autres domaines. Le partenariat devrait permettra d'abaisser les coûts de développement, d'achat de pièces, de conception et d'ingénierie. Les deux groupes disent s'allier pour développer des réacteurs à eau pressurisée, qui représentent environ 70% du marché mondial.

Deux problèmes majeurs pourraient bien cependant freiner leurs "initiatives" : les difficultés de mise en oeuvre d'un consortium, et la position des USA.

Mais même sur ces points, n'ayez crainte, tout pourrait s´arranger. Tout d'abord, parce que la Russie est d'ores et déjà associée à l'Iran sur le sujet, et que - comble de chance - AREVA est en train d`approfondir ses relations déja bien engagées avec le russe Rosernegoatom.

En effet, le groupe nucléaire russe et la société franco-allemande Areva NP étudient les perspectives de leur coopération dans un avenir proche, a rapporté en octobre 2006 Rosernegoatom. Le comité de coordination des deux entreprises s'était alors réuni sur le site nucléaire Volgodonskaïa pour discuter du bilan de la coopération et de son développement ultérieur dans le cadre du programme conjoint ad hoc. La réunion précédente avait eu lieu le 4 mars 2006 à Avignon ... à quelques centaines de kilomètres de Pierrelatte. Notons au passage que l'Allemagne avec laquelle la Russie s'est accordée dans le cadre du gazoduc Nord Européen n'aurait pas été oubliée.

En ce qui concerne les USA, ils pourraient se montrer au final plus conciliants sur le dossier iranien, alors que Westinghouse vient de conclure un mega-contrat prometteur avec la Chine, sur lequel AREVA vient de se retrouver bredouille.

Le fait que l'américain Shaw Group ait pu obtenir une part de 20 % lors de la cession de Westinghouse à Toshiba, pourrait également arranger les choses. Pour rappel, le groupe japonais avait annoncé en janvier l'acquisition de 100% du constructeur américain de réacteurs nucléaires.

Mine de rien, Japon et France, ou plutôt Mitsubishi et AREVA auraient ainsi fait une concession aux USA via Westinghouse ...

Sources : AFP, Ria Novosti, Wikipedia, Irna ... et beaucoup d'autres

A lire également :

. Iran : ce qui devait arriver ... AREVA

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36 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    C'est merveilleux tout de même , l'info est reprise par toute la presse internationale

    et quasi aucun article en français, et ne me dites pas encore que c'est à cause du week end :)

    cf.
    http://www.google.fr/search?hl=de&q=areva+spiegel+sofidif

  2. 2

    Max

    Je vous conseille vivement la lecture du NY Times du 21.3 (http://www.nytimes.com/2007/03/21/business/worldbusiness/21sanctions.html?_r=1&oref=slogin), où l'on apprend que l'Allemagne a quand même plus de 6 Milliards $US d'en-courts de crédits exports avec l'Iran et que Monsieur L'Ambassadeur des EU à Madrid conseillait vivement en février à Repsol de ne pas investir dans Pars Sud. Mais à Paris l'ambassadeur n'a pas cet entregent chez Total. D'où la question : qui pilote Philippe Courroye ? Ou autrement, a qui profitent les poux dans la tête de Margerie ?

  3. 3

    Elisabeth

    merci pour vos infos et votre position " qui pilote Philippe Courroye " , car le pb est bien là !!

  4. 4

    Elisabeth

    Sur Iran et Repsol ,egalement
    cf.
    Iran-nucléaire : Espagne-Russie dile que si / USA dile que no

    merci aussi pour l'info concernant USA et Repsol

  5. 5

    Elisabeth

    Halliburton vient de "déménager" à Dubai (Emirats Arabes Unis) ... ce n'est certainement pas pour rien

    sur USA et Iran et pétroliers texans cf .

    Bush et Iran : ennemis intimes pour le pétrole

  6. 6

    Moderateur

    Beaucoup de fausses informations dans cet article sans compter les détournements d'informations qui n'ont rien à voir avec l'Iran (contrat Chine, collaboration avec la Russie rapprochement avec MHI...).
    Mais rien d'étonnant, qu'il est facile de faire trembler les gens en manipulant des infos... Un conseil à tous : renseignez vous via Google economie et vous verrez que beaucoup de choses de cet article sont totalement fausses et détournées de leur contexte...

  7. 7

    Tom

    Totu à fait d'accord avec Moderateur : en plus les commentaires sont faits par l'auteur !!!
    On s'auto-congratule de ses mensonges...

    Détournement d'infos : un blog à oublier très vite !!!

  8. 8

    Anonyme

    Mais c'est quoi toutes ces conneries ??!!!!!!!!!!!!!!!
    Et le 11/09 c'était un coup des USA c'est ça ?? N'importe quoi cet article !

  9. 9

    Elisabeth

    merci de préciser les fausses infos , avec contre elements factuels à la clé bien sur , et sources associées
    car sinon vos remarques n'ont absolument AUCUNE valeur

  10. 10

    Elisabeth

    "sans compter les détournements d'informations qui n'ont rien à voir avec l'Iran " ... vous êtes bien naifs mon cher Monsier, Madame , peut être ?

  11. 11

    Iran REPSOL

    IRAN - Shell & Repsol Want To Develop South Pars Gas For LNG; But Face Trouble.
    Publication: APS Review Gas Market Trends
    Date: Dec 12 2005
    Subject: Petroleum industry, Offshore gas fields, Liquefied gases
    Company: National Iranian Oil Co., Pars Oil and Gas Co.
    Product: Crude Petroleum & Natural Gas
    Location: Iran


    Akbar Torkan, the CEO of Iran's state-owned Pars Oil and Gas Co. (POGC) says his firm has signed a contract with Shell and Repsol/YPF of Spain on developing the downstream section of two phases of the offshore South Pars gas field. This calls for an onshore plant at Assaluyeh to produce LNG

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    Because of Washington's sanctions, however, Iran cannot have the US liquefaction technology on which the LNG venture is to depend. Already an LNG project led by Total of France has been stalled since mid-2004 for the same reason. There are two other LNG export ventures in Iran - for a total of four JVs - which have been stalled.

    There is an equally - if not more - serious problem affecting the LNG and other ventures based on South Pars gas. The entire petroleum sector of Iran and its petrochemicals business will be taken over by a radical faction of the Islamic Revolutionary Guards Corps (IRGC), which is taking control of Iran through a gradual military coup d'etat. It is said this faction controls Iran's nuclear development programme.

    Akbar Torkan, a former minister of defence and the IRGC, belongs to a pragmatic faction of the Shi'ite theocracy, a faction which is moderate and led by former President Ali Akbar Hashemi Rafsanjani. The latter is chairman of the Expediency Council (EC), which is supposed to be powerful but is facing trouble from IRGC's radical faction. There is even the danger of Iran being attacked militarily on Western suspicions that it is developing nuclear weapons and the long-range missiles to deliver them to its enemies (see omt24-DubaiExchange-Dec12-05).

  12. 12

  13. 13

    AREVA Russie

    AREVA signe un contrat de vente de technologie avec la Russie
    Information diffusée par l’ADIT.
    Envoyer la page à un ami
    Destinataire :
    (entrez l'email du destinataire)

    De la part de
    (entrez votre nom)

    (entrez votre email)

    Le groupe AREVA et la societe russe TENEX ont signe un contrat de transfert de technologie d’un montant de 50 millions d’euros pour la construction en Siberie d’une usine de defluoration de l’uranium. Ce transfert comprend la conception de l’installation, la fourniture des equipements, la supervision du montage et des essais, ainsi que la formation a la conduite et a la maintenance. Le terme du projet est prevu en 2009. AREVA dispose de la seule usine au monde de ce type. Implantee sur le site de Pierrelatte dans la Drome (France), cette unite transforme depuis 1984 l’hexafluorure d’uranium appauvri issu des usines d’enrichissement en un produit parfaitement stable, l’oxyde d’uranium U308. TENEX a ete interesse par ce savoir-faire et cette maitrise eprouvee qui lui permettra d’entreposer en toute securite cette matiere valorisable. Le procede lui permettra de produire par la meme occasion de l’acide fluorhydrique commercialisable dans l’industrie chimique.

    Sources : Communique de presse AREVA - 02/05/2005

  14. 14

    Revue nucléaire

    Revue bucleaire de Russie
    etablie par Ambassade de France en décembre 2006

    www.ambafrance.ru/IMG/pdf/RNR_1206.pdf

  15. 15

    SPIEGEL

    Areva L'Iran a profité directement de l'enrichissement de l'uranium en Europe


    L'Iran a profité directement de l'enrichissement de l'uranium en Europe
    (presse)

    BERLIN (AFX) - L'Iran a profité directement de
    l'enrichissement de l'uranium en Europe grâce à sa participation dans une
    entreprise française, Eurodif, affirme le magazine allemand Der Spiegel à
    paraître lundi.
    Le magazine cite une étude diffusée par le parti des Verts européens, qui
    révèle des détails auparavant non publiés de l'accord de partenariat entre
    Téhéran et la société française. En 1974, l'Iran a investi plus d'un milliard de
    dollars dans la société commune spécialisée dans l'enrichissement de l'uranium
    Sofidif (Société Franco-Iranienne pour l'Enrichissement de l'Uranium par
    Diffusion Gazeuse). L'accord prévoyait, selon Der Spiegel, en contrepartie de
    cet investissement, la livraison de 10% du produit enrichi pour alimenter des
    centrales nucléaires.
    "L'Iran a une part indirecte et ultra-minoritaire dans Eurodif. Cette
    participation est de nature exclusivement financière et n'a jamais donné lieu à
    une livraison d'uranium enrichi à l'Iran", a déclaré à l' un porte-parole
    d'Areva.
    "Tout ceci est connu et public et il n'y a là aucun secret, si ce n'est la
    volonté de déclencher une polémique bien inutile sur ce sujet", a-t-il ajouté.
    L'Iran, via l'Organisation de l'Energie atomique de l'Iran, possède 40% de
    Sofidif, qui elle-même détient 25% d'Eurodif. A l'arrivée, l'Iran détient
    indirectement environ 10% d'Eurodif qui est détenu à 60% par Areva.
    Selon le magazine allemand, l'organisation publique iranienne de l'Energie
    atomique, dirigée par le vice-président Gholamresa Aghasade, tire un bénéfice
    annuel de 7 millions d'euros de sa participation à hauteur de 40% dans Sofidif.
    La député européenne verte et spécialiste du nucléaire, Rebecca Harms, a
    estimé dans l'hebdomadaire qu'il était "absurde que l'ONU, sous la pression des
    Etats-Unis, décrète des sanctions commerciales contre l'Iran, alors que l'Europe
    fait des affaires avec lui sur le nucléaire".
    Le Conseil de sécurité de l'ONU devait voter samedi sur un projet de
    résolution prévoyant de nouvelles sanctions économiques et commerciales contre
    l'Iran, pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles -
    enrichissement et retraitement de l'uranium - comme le demande la résolution 1737 votée le 23 décembre 2006.


    cyj/mc/ang

  16. 16

    Tom

    En tout cas le Tom en haut, ce n'est pas moi, je post quand il y a des sujet sur le pétrole, mais pas toujours.

  17. 17

    Elisabeth

    ok, désolé, effectivement je croyais que c'était vous.

    merci beaucoup à vous de l'avoir précisé

    Très sincèrement

  18. 18

    hop

    donc : vous dites :

    cei n'est pas un blog conspirationniste.... mais les infos sont dispo partout sauf en langue française et don faites votre opinion ?
    ben dites le docn que vous etes conspirationniste et que tous les journaux français se taisent, car tenue par "la grande finance internationale "
    ( on sait ou precisement ça debouche, ce genre de trucs ... )

  19. 19

    hop

    donc : vous dites :

    cei n'est pas un blog conspirationniste.... mais les infos sont dispo partout sauf en langue française et don faites votre opinion ?
    ben dites le docn que vous etes conspirationniste et que tous les journaux français se taisent, car tenus par "la grande finance internationale "
    ( on sait ou precisement ça debouche, ce genre de trucs ... )

  20. 20

    elisabeth

    Quand on voit par ailleurs le block out fait par Areva sur la grève qui a lieu depuis le 18 janvier, on imagine ce que cela est quand il s'agit d'infos plus "délicates"

  21. 21

  22. 22

  23. 23

  24. 24

    Elisabeth

    Précision : notre "ami" lecteur modérateur doit l'etre ...d'un forum de la COGEMA Marcoule

    ... ce qui peut peut être expliquer sa réaction "épidermique"

  25. 25

    Elisabeth

    et le "1er Tom " est forcement d'accord avec modérateur ... puisqu'ils sont du même site, de là , a ce que cela ne soit une seule et même personne ...

    donc, notre article dérange la COGEMA ... c'est bon signe :)

  26. 26

    el gringo

    1) On ne parle pas de livraison d'uranium (enrichi ou non) à l'Iran mais uniquement d'argent pour l'instant.
    2) En tant qu'actionnaire d'une société (Sofidif), il n'y a rien de scandaleux pour un actionnaire (même iranien) de toucher les dividendes qui lui reviennent de droit.
    3) Quel sera l'attitude de la France vis à vis de l'Iran suite à la dernière résolution de l'ONU ? Le gel des avoirs et des bénéfices iraniens comme dans les années 80 ?
    4) Les accords de 1991 entre la France et l'Iran devront bien un jour être appliqués par la France si l'Iran exige la livraison des 10% d'uranium enrichi lui revenant de droit. Tant que l'Iran n'a pas de centrale nucléaire, la France peut jouer l'attente mais plus pour très longtemps.

  27. 27

    el gringo

    L'Iran effectue son premier versement pour la centrale nucléaire de Bushehr

    L'Iran a effectué son premier versement à l'entreprise d'Etat russe chargée de construire la centrale nucléaire de Bushehr, un projet régulièrement reporté, a annoncé lundi Atomstroiexport.

    "Le fait que nos partenaires iraniens aient surmonté leurs difficultés est positif", a déclaré l'entreprise dans un communiqué, précisant que ce règlement était "loin" de représenter le dédommagement complet pour le projet de la centrale nucléaire de Bushehr.

    Moscou et Téhéran étaient à couteaux tirés au sujet du financement de cette usine, la Russie ayant annoncé au début du mois que le combustible ne serait pas livré à l'Iran comme c'était prévu. Ces retards de paiement avaient poussé la Russie, qui construit la centrale dans le nord de l'Iran, à repousser le lancement du réacteur prévu en septembre.

    L'Iran a toujours démenti manquer à ses obligations et accusé la Russie de céder à la pression des Etats-Unis qui souhaitent accentuer la pression pour empêcher Téhéran de posséder l'arme nucléaire.

    Cette dispute intervenait alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi à l'unanimité une résolution imposant de nouvelles sanctions à l'Iran en raison de son refus de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium.

  28. 28

    Elisabeth

    oui, concernant ""L'Iran a une part indirecte et ultra-minoritaire dans Eurodif. Cette
    participation est de nature exclusivement financière et n'a jamais donné lieu à
    une livraison d'uranium enrichi à l'Iran", a déclaré à l' un porte-parole
    d'Areva." , je n'ai jamais même "imaginé" quelque chose de cette sorte
    mais c'est bien la livraison d'uranium enrichi qui est au coeur du pb aujourd'hui
    En tout état de cause, il y a bien un contrat, initialisé depuis fort longtemps.
    Si l'arriéve au pouvoir de Khomeiny a change bcp de choses, les contrats restent toujours valides
    Ce n'est pas pour rien que j'ai tenu à mettre en photo le site Georges Besse II , car , dans cette affaire, la France n'a peut être pas totalement le choix, d'eventuels attentats peuvent être à la clé.

  29. 29

    Elisabeth

    Bien sur à suivre de très très pres avec pb de TOTAL et de Margerie, on fait le point ce soir ... en tenant compte d'Halliburton et d'Oriental Kich , car toutes les pièces du "puzzle" ou presque y sont désormais.

    reste position actuelle de British Petroleum qui lui aussi avait contacté avec l'Iran sur Pars South , mais difficile de trouver des articles même en anglais au delà de 2004 sur le sujet.

  30. 30

    Halliburton/Iran

    la dernière pièce du puzzle ...

    L'entreprise américaine Halliburton met fin à ses activités en Iran
    AFP 09.04.07 | 23h49


    L'entreprise américaine de services à l'industrie pétrolière Halliburton a indiqué lundi qu'elle avait mis un terme à toutes ses activités en Iran. Halliburton avait annoncé en janvier 2005 son intention de ne plus travailler en Iran mais qu'elle continuerait d'honorer les contrats déjà signés. Elle n'employait dans ce pays que de la main d'ouvre non-américaine en vertu de l'embargo dans les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l'Iran décrété par Washington. Halliburton, qui était dirigée entre 1995 et 2000 par Dick Cheney avant qu'il ne devienne vice-président des Etats-Unis, a souligné lundi que ses activités en Iran avant leur interruption "étaient de toute évidence autorisées par les loi et règlements applicables"." Ceux-ci stipulent notamment que les entreprises américaines ne peuvent investir plus de 40 millions de dollars dans le secteur énergétique iranien sous peine de sanctions. Halliburton a indiqué que la valeur de ses contrats en Iran n'a jamais dépassé de 30 à 40 millions de dollars, les qualifiant elle-même de "minuscules". Halliburton avait fait part début mars son intention de transférer son siège à Dubaï, aux Emirats arabes unis, afin de mieux assurer l'expansion de ses opération au Moyen-Orient et en Asie. Celui-ci se trouve actuellement à Houston (Texas, sud

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    elisabeth

    Nucléaire iranien: Téhéran souhaite une médiation française

    BERNE - Le secrétaire du Conseil suprême iranien de la sécurité nationale, Ali Larijani, souhaite une médiation du président Nicolas Sarkozy dans la crise du nucléaire iranien. Ces propos ont été émis dans un entretien publié samedi par Le Figaro.

    "La France du nouveau président Nicolas Sarkozy pourrait jouer le rôle d'un 'honest broker' (intermédiaire sincère) car la France jouit d'une très bonne image chez nous", a estimé M. Larijani qui est le chef des négociateurs du nucléaire iranien.

    "S'il m'était possible de mener un dialogue constructif avec les Occidentaux, aujourd'hui bloqué par l'intransigeance d'une Amérique exigeant que nous suspendions au préalable notre enrichissement de l'uranium, je suis sûr que nous pourrions trouver ensemble de nombreux autres outils pour établir une confiance réciproque", a-t-il encore déclaré.

    "Je ne veux pas d'une course à l'arme nucléaire au Moyen-Orient qui serait catastrophique pour tous les états de la région", a-t-il dit en soulignant que "la bombe atomique n'intéresse pas l'Iran".

    Les pays occidentaux soupçonnent pourtant l'Iran de développer un programme nucléaire visant à acquérir l'arme atomique.

    L'Iran est sous le coup de sanctions de l'ONU en raison de son refus de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.

    La seconde résolution adoptée par l'ONU le 24 mars a fixé au 24 mai l'expiration du nouveau délai de 60 jours accordé à l'Iran pour suspendre toutes ses activités d'enrichissement, faute de quoi il fera face à un renforcement des sanctions.

    (ats / 26 mai 2007 05:47)

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    Elisabeth

    A rapprocher de :

    (synthèse au plus tôt)

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    Rédigé par: el gringo | 21 mai 07 22:49:37


    Areva investit 610 M EUR dans de nouvelles usines de conversion d'uranium

    PARIS - Le groupe français Areva va investir 610 millions d'euros dans un projet destiné à le doter de nouvelles installations de conversion de l'uranium sur ses sites de Malvési à Narbonne (Aude) et du Tricastin (Drôme), une étape clef dans le cycle du combustible nucléaire.

    Avec ce projet, baptisé Comurhex II, Areva "a l'ambition de maintenir sa position de numéro un mondial de la conversion" du minerai d'uranium en hexafluorure, première étape de la transformation de l'uranium en combustible, précédant l'enrichissement, selon le communiqué.

    Quelque 400 personnes travailleront sur le chantier qui démarrera à l'été 2007. La première production industrielle est attendue en 2012, sur une base de 15.000 tonnes d'uranium par an, pouvant être étendue à 21.000 tonnes en fonction des besoins du marché, précise Areva.

    Le minerai d'uranium arrivera sur le site de Malvési "où il est transformé en tétrafluorure, puis celui-ci est transformé en hexafluorure sur le site du Tricastin", a expliqué à l'AFP un porte-parole du groupe.

    "Dans le secteur de la chimie de l'uranium, Areva est le premier acteur industriel à investir fortement pour renouveler et moderniser son outil industriel de conversion", a souligné la présidente du directoire d'Areva Anne Lauvergeon, citée dans le communiqué.

    Comurhex II, "conjugué à d'autres projets d'envergure --la future usine d'enrichissement Georges Besse II, la modernisation des installations de fabrication de combustible de l'usine FBFC (Franco-Belge de fabrication de combustible, spécialisée dans l'assemblage des combustibles, dont le siège est à Lyon, ndlr)-- va renforcer la position du groupe dans l'amont du cycle du combustible et conforter notre business model d'offre intégrée", a ajouté Mme Lauvergeon.

    Areva est actuellement le numéro un mondial de la conversion avec une part de marché de 26%, selon le groupe.
    http://www.romandie.com/infos/news/070521164922.2wzh84vn.asp



    Rédigé par: Elisabeth | 21 mai 07 22:54:23


    ce qu'oublie de dire Areva c'est que le Tricastin ... c'est anciennement Eurodif ...



    Rédigé par: Elisabeth | 21 mai 07 22:56:24


    L'Iran la France et Eurodif

    Eurodif,est un Consortium propriétaire d'une usine d'enrichissement de l'uranium implantée dans le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte dans la Drôme, et exploitée par une filiale de Areva NC, Eurodif SA.

    L'uranium enrichi produit par Eurodif est utilisé comme combustible par les centrales nucléaires françaises et de nombreuses centrales étrangères. L'uranium enrichi produit par Eurodif alimente environ 90 réacteurs à eau pressurisée, la filière nucléaire la plus largement répandue dans le monde, dont 58 réacteurs français. L'usine produit à elle seule 25% de la consommation mondiale d'uranium enrichi. Eurodif SA compte parmi ses clients EDF et plus de 30 compagnies d'électricité.

    Eurodif est une coentreprise créée en 1973 entre 5 pays : la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne et la Suède.

    En 1975, la part suédoise de 10% dans Eurodif était parvenue à l'Iran à la suite d'un accord franco-iranien. La société française nationalisée Cogéma et le gouvernement iranien ont alors fondé la Sofidif (Société franco–iranienne pour l’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse), possédant respectivement 60% et 40% des parts. En retour, la Sofidif a acquis une part de 25% dans Eurodif, ce qui donnait à l'Iran sa part de 10% dans Eurodif. Le Shah d'Iran a prêté un milliard de dollars US (et encore 180 millions de US$ en 1977) pour la construction de l'usine Eurodif, en vue d'obtenir l'autorisation d'acheter 10% de la production d'uranium enrichi du site. Suite à la révolution islamique de 1979, l'Iran suspend ses paiements et réclame le remboursement du prêt en faisant pression sur la France.

    En avril 1979, le premier ministre Raymond Barre inaugure l'usine d'Eurodif. Dans le même temps, l'Ayatollah Khomeiny rompt le contrat de fourniture de centrales nucléaires passé avec la France. Mais il confirme l’actionnariat dans Eurodif de l’Iran qui possède toujours alors 10% des parts de cette usine. La France refuse de laisser l'Iran exercer son statut d'actionnaire d'Eurodif.

    En 1981, après la mise en service de l'usine Eurodif, l'Iran réclame 10% de la production d'uranium enrichi auquel ils ont contractuellement droit, ce que la France refuse. De 1981 à 1991, le régime des mollahs est soupconné d'avoir perpétré plusieurs assassinats, prises d’otages et attentats meurtriers.

    Le 17 novembre 1986, après plusieurs attentats meurtriers à Paris, et l'enlèvement de journalistes français (Jean-Paul Kauffmann, Michel Seurat, …) retenus en otage au Liban par des groupes liés à l'Iran, la France rembourse 330 millions de dollars, mais refuse de fournir toute livraison d'uranium enrichi. Le même jour se produit l'assassinat de Georges Besse, le fondateur d’Eurodif. En décembre 1987 a lieu un 2e versement officiel de 330 millions de dollars par la France à l'Iran.

    Le 6 mai 1988, entre les deux tours de l'élection présidentielle, les otages français sont libérés. Le premier ministre Jacques Chirac assure dans un accord avec l'Iran des « garanties politiques sur l'octroi sans restrictions par le gouvernement français de licence d'exportation d'uranium enrichi » et le rétablissement du statut d'actionnaire de l'Iran dans Eurodif sous la condition du retour des derniers otages du Liban.

    En septembre 1989, le président François Mitterrand confie à François Scheer la formalisation d'un accord définitif de règlement du contentieux franco-iranien. Finalement un accord est trouvé en 1991 : la France remboursa plus de 1,6 millard de dollars. L’Iran est rétabli dans son statut d’actionnaire d’Eurodif via un consortium franco-iranien nommé Sofidif, avec le droit de prélever 10 % de l’uranium enrichi à des fins civiles.

    De source diplomatique française, on indique que « l'Iran est bien membre d'Eurodif. Mais en l'absence de centrale nucléaire civile opérant en Iran, il n'y a pas de livraison d'uranium enrichi. »

    http://www.leblogfinance.com/2007/03/sarkozy_gaz_con.html



    Rédigé par: Elisabeth | 21 mai 07 23:01:42


    il sera intéressant de savoir ou va aller l'uranium ... en Iran ?

  33. 33

    Elisabeth

    petit rappel :

    lien à faire entre Eurodif et Tricastin ...
    d'ou les pbs actuels sur le site ? ....

  34. 34

    TRICASTIN

    nouvel incident ...

    Une petite fuite d'uranium constatée sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme)
    AP | 22.08.2008 | 22:19
    Une petite fuite d'uranium a été constatée jeudi par l'entreprise Comurhex, filiale d'Areva, à Pierrelatte, sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme), annonce vendredi soir la préfecture de la Drôme dans un communiqué.

    "A la suite de tests d'étanchéité de la tuyauterie entre le laboratoire et l'atelier de traitement, l'exploitant a constaté une fuite qui peut être estimée à 250 grammes d'uranium sur une période d'un an maximum", précise la préfecture.

    "Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), les risques environnementaux apparaissent très faibles d'après les données actuellement disponibles. Des études plus détaillées seront menées et leurs conclusions seront communiquées".

    La préfecture ajoute que les services de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et

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    el gringo

    Incident de Tricastin: choix de la stratégie d'ici "une à deux semaines"


    LYON - Le choix de la stratégie pour résoudre l'incident survenu le 8 septembre à la centrale nucléaire de Tricastin (Drôme) pourrait prendre encore "une à deux semaines", mais "la sûreté des installations et des personnes" est "totalement garantie", a déclaré lundi à l'AFP une porte-parole d'EDF.


    Lors d'une opération de déchargement de combustible dans l'unité de production n°2 de la centrale exploitée par EDF à Saint-Paul-Trois-Château (Drôme), deux des 157 assemblages de combustible étaient "restés suspendus", "désengagés au deux-tiers du coeur", selon l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN).


    "Deux dispositifs de sécurisation et d'évacuation des assemblages sont en cours d'étude et l'un d'eux sera mis en oeuvre après validation des experts EDF et de l'autorité de sûreté nucléaire", a indiqué la porte-parole, avançant un délais d'"une à deux semaines" car, a-t-elle dit, "il faut prendre le temps d'analyser".


    "Les deux assemblages de combustible d'uranium sont toujours sous eau, accrochés au couvercle de la cuve et ils sont surveillés en salle de commande par des caméras", a ajouté EDF, précisant que "le bâtiment réacteur (était) toujours fermé par mesure de prévention et les accès limités".


    "La situation est stable dans le réacteur, rien ne bouge et on a limité les accès au bâtiment réacteur et interrompu toutes les opérations", a-t-on souligné.


    Dimanche, le Réseau "Sortir du nucléaire", revendiquant 830 associations, avait "exigé" dans un communiqué la "vérité sur la gravité de l'événement en cours".


    Le Réseau, redoutant la présence de plutonium, démentie par EDF, s'interrogeait en outre sur l'opportunité d'une évacuation des communes proches.


    "La décision d'évacuation revient aux pouvoirs public, mais très clairement aucun élément nouveau sur la centrale de Tricastin n'est de nature à conduire le préfet à exiger l'évacuation des populations", a assuré lundi EDF.


    Le 9 septembre, l'IRSN précisait dans un communiqué que "dans l'hypothèse de la chute des deux assemblages (de combustible) entraînant leur rupture complète" (...) les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient extrêmement faibles et très inférieures aux valeurs nécessitant des actions de protection de la population et de l'environnement".
    http://www.romandie.com/ats/news/080922183240.g41gt0c0.asp


    A lire aussi :
    Au Tricastin, deux barres de combustible s’accrochent au bouchon
    http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/351098.FR.php


    Tricastin : vers une évacuation des populations ?
    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44706

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    Elisabeth

    Merci bcp El Gringo, il faudrait que je creuse

    lié aussi à "possible" rachat par Bouygues

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