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Elf et Total : la justice poursuit le monde des affaires
Les jours et les affaires se suivent pour TOTAL et ELF et la route semble bien glissante …
Car, alors que Christophe de Margerie, l’actuel PDG de Total a été placé en garde en vue, l’affaire ELF refait à nouveau surface.
Deux ans de prison ferme et 150.000 euros d'amende ont été requis jeudi contre l'ex-PDG du groupe Elf, Loïk Le Floch-Prigent, jugé par le tribunal correctionnel de Paris pour des emplois présumés fictifs au sein de la filiale suisse de la compagnie pétrolière.
Une peine de 15 mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende a été demandée également contre Jean-Claude Vauchez, ancien administrateur délégué d'Elf-Aquitaine International (EAI), filiale suisse, soupçonnée d'avoir abrité des emplois fictifs au début des années 1990.
Dix-sept autres prévenus, soupçonnés d'avoir bénéficié de ces emplois, étaient jugés par la 11e chambre du tribunal. Le parquet a requis cinq relaxes et douze peines de prison avec sursis, de six à quinze mois, assortis d'amendes allant de 15.000 à 80.000 euros.
Concernant M. Le Floch-Prigent, 63 ans, déjà condamné à cinq ans et trente mois de prison dans deux autres volets de l'affaire Elf, le procureur Stéphane Hardoin a précisé que le ministère public ne s'opposerait pas à une confusion de toutes ces peines si l'ancien PDG était à nouveau condamné.
Le procès est prévu jusqu'au 30 mars.
Christophe de Margerie, le patron du groupe pétrolier français Total, a été déféré au pôle financier du palais de justice de Paris à l'issue de sa garde à vue qui a pris fin jeudi vers 11H00 locales dans le cadre d’une affaire de corruption, a-t-on appris de sources proches du dossier.
M. de Margerie a quitté les locaux de la police financière rue des Château des Rentiers à Paris (13e arrondissement) pour être conduit au pôle financier où il doit être présenté au juge Philippe Courroye en vue d'une éventuelle mise en examen.
Le haut dirigeant du groupe pétrolier avait été placé en garde à vue mercredi matin vers 09H00 locales.
Le patron de Total, Christophe de Margerie, est entré dans le bureau du juge Philippe Courroye jeudi vers 16H45 (15H45 GMT) pour y être entendu dans une affaire de corruption concernant un marché gazier en Iran, a constaté un journaliste de l'AFP. Le magistrat qui instruit ce dossier depuis un peu plus de trois mois pourrait mettre en examen le numéro un du groupe pétrolier français.
Les policiers financiers appartenant à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) ont interrogé le haut dirigeant sur le contrat signé en 1997 par Total avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC concernant le gisement de gaz en mer, Pars-Sud ou Pars South (dans le Golfe).
Quatre autres cadres et anciens cadres dirigeants de Total également placés en garde à vue mercredi - le directeur financier Robert Castaigne, le patron de la filière gaz Philippe Boisseau, l'ancien responsable pour Total de Pars-Sud Michel Naylies et l'ancien cadre du groupe Patrick Rambaud - ont été remis en liberté mercredi soir.
Le groupe pétrolier Total aurait versé plus de 40 millions de francs suisses (30 millions d'euros) à divers intermédiaires de Téhéran, afin d'obtenir des permis d'exploration pétrolière en Iran. C'est en tout cas ce qu'affirme un rapport de 5 pages, adressé récemment par le procureur fédéral de Lausanne, Patrick Lamon, au juge d'instruction français Philippe Courroye.
En décembre 2004, la police helvète découvre que des sommes d'un montant colossal (41 millions de francs suisses) ont atterri, entre le 1er décembre 1998 et le 15 août 2003, sur un mystérieux compte Siakal, ouvert à la banque Lombard Odier Darier Hentsch et Cie, à Genève.
Les enquêteurs établissent rapidement que les fonds proviennent du groupe Total et qu'ils ont d'abord transité sur un compte au Crédit suisse de Genève. L'objectif de l'opération aurait été d'obtenir de Téhéran une concession d'exploitation pétrolière dans le gisement South Pars, en Iran.
La justice suisse voit dans ce contrat le versement d'une commission illicite, destinée à décrocher un marché en Iran. D'autant que l'usufruitier du compte Siakal, un Iranien dénommé Bijan Dadfar, n'a rien à voir, ni de près ni de loin, avec l'industrie pétrolière mais ... serait un proche de la famille Rafsandjani.
Selon le procureur fédéral de Lausanne, Total pourrait se voir reprocher, en Suisse, des faits de corruption d'agents publics étrangers. Alors que, en France, l'affaire semble relever de la qualification de trafic d'influence et d'abus de biens sociaux.
Pour rappel, le groupe a été constitué par les fusions successives de Total avec la société pétrolière belge Petrofina en 1999, qui a donné naissance à Totalfina, puis de Totalfina avec Elf-Aquitaine en 2000, qui a engendré TotalFinaElf, rebaptisée Total en 2003.
A noter également que selon le numéro trois du Département d'Etat américain Nicholas Burns, ""L'Iran continue à rencontrer de grandes difficultés pour attirer des investissements étrangers dans le secteur des hydrocarbures, et ces dernières années peu de sociétés étrangères se sont engagés à développer les gisements iraniens de pétrole et de gaz". Or, si l'on regarde bien, ce n'est quand même pas tout à fait le cas...alors que les pétroliers texans aimeraient avoir une part plus large du gâteau... ...
Sans citer de pays ni de sociétés particulières, M. Burns a précisé que ces dernières semaines, les Etats-Unis ont eu des contacts vigoureux de haut niveau avec des sociétés et des pays envisageant des investissements dans le secteur pétrolier-gazier iranien. En exprimant notre opposition à de tels accords, nous avons souligné l'impact négatif qu'ils pourraient avoir sur les efforts internationaux pour résoudre le dossier nucléaire, ainsi que les retombées judiciaires potentielles aux termes du droit" américain, a-t-il dit.
Alors que la quasi-totalité des groupes pétroliers internationaux font – certes souvent en toute intimité - les yeux doux à l'Iran, les Etats-Unis pourraient bien hausser le ton ou utiliser leur influence. A moins qu'ils ne “négocient” l'obtention d'une part d'une gâteau... ou d'une contrepartie.
Sources : AFP, L'Express
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Commentaires
Mise en examen !!
22 mar 2007 20:52:09
Total confirme la mise en examen de son patron Christophe de Margerie
PARIS - Le groupe Total a confirmé jeudi la mise en examen de son patron Christophe de Margerie dans une affaire concernant un marché gazier en Iran, et a réaffirmé que les accords avaient été signés "dans le respect de la loi", dans un communiqué.
romain
23 mar 2007 01:54:57
Comme par hazard ca tombe dans la foulée de l'erika ... du sursis et quelque dizaine de millier d'euros ... on ce fout de qui la !
c'est l'arbre qui cache la foret.
je te foutrai tous ca 50 ans en taule au milieu des leur collegue les rats et je prendrais 30 milliard d'euro a total pour indemniser les victimes de la pollution et vraimment les dissuader de recommencer.
Une parodie de justice qui ne sert qu'a nous cacher la veritée. Les media sous presque coupable de diffuser ce rideau de fumée .


