La mission britannique à l'ONU a proposé mercredi au Conseil de sécurité un projet de déclaration qu'elle souhaite voir adopter pour exprimer le soutien du Conseil aux demandes de Londres d'une libération immédiate de ses marins détenus par l'Iran, ont indiqué des diplomates.
Pour rappel, Londres a annoncé mercredi le gel de ses liens avec l'Iran, à l'exception de ceux visant à dénouer la crise.
"Ils (les Britanniques) ont fait circuler un projet de déclaration à la presse qui sera discuté demain (jeudi)", a déclaré aux journalistes l'ambassadeur d'Afrique du sud, Dumisani Kumalo, qui préside le Conseil en mars.
Le projet de texte "déplore la poursuite de la détention par le gouvernement iranien de 15 marins britanniques", notant qu'ils ont été capturés alors qu'ils "opéraient dans les eaux territoriales irakiennes en tant que membres de la force multinationale en Irak mandatée par la résolution 1723 du Conseil de sécurité."Il ajoute que les membres du Conseil "soutiennent les appels à la libération immédiate de ces personnels".
Troisième en ordre d'importance et de portée théorique des textes émis par le Conseil de sécurité, après la résolution et la déclaration présidentielle, la déclaration à la presse requiert néanmoins, pour être adoptée, l'unanimité des quinze membres. Chose qui n’est pas encore acquise compte tenu des relations diplomatiques et économiques des différents protagonistes, des contrats ou perspectives de contrats dans le secteur du pétrole, du gaz et du nucléaire pouvant peser dans la balance.
De son côté, l'Iran a assuré que l'enquête prouvait que la capture avait eu lieu dans ses eaux territoriales, affirmant que plusieurs des marins l'avaient admis. La télévision iranienne a diffusé mercredi soir les premières images des 15 marins, dont la seule femme du groupe qui semble reconnaître qu'ils ont "pénétré" dans les eaux iraniennes. Certes mais avec quelle pression, ces militaires se sont-ils exprimés ? on peut raisonnablement douter de leur « liberté d’expressions ».
Si le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Mohammad Ali Hosseini affirmé mercredi à l’AFP que la seule femme parmi les 15 marins britanniques capturés vendredi dans le Golfe par les forces iraniennes sera relâchée "d'ici un ou deux jours", l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran n'a aucune information sur une éventuelle visite consulaire aux 15 marins britanniques arrêtés le 23 mars et la possible libération de la seule femme parmi eux, a déclaré jeudi un diplomate britannique. "L'ambassadeur Geoffrey Adams a demandé une nouvelle rencontre avec les responsables du ministère des Affaires étrangères. Nous attendons la réponse", a déclaré ce diplomate sous couvert de l'anonymat."Nous n'avons pour l'instant aucune information sur une visite consulaire aux 15 marins et la libération de Mme Faye Turney", a-t-il ajouté.
A Londres, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que son gouvernement n'avait pas encore eu de confirmation directe des autorités iraniennes qu'il aurait un accès consulaire aux 15 marins.
"Les marins arrêtés ont reconnu être entrés illégalement dans les eaux iraniennes. S'il est prouvé qu'ils ont commis une erreur, cela se règlera par des excuses du gouvernement britannique, mais s'il est prouvé qu'il s'agit d'un acte volontaire, leur gouvernement doit expliquer l'objectif d'un tel acte", a déclaré le vice-président du parlement iranien Mohammad Reza Bahonnar, cité par la presse."La Grande-Bretagne doit savoir que l'époque de l'intimidation est révolue", a indiqué pour sa part Allaeddine Boroujerdi, président de la commission des Affaires étrangères au parlement."La menace de geler les relations et ce genre de propos compliquent davantage l'affaire", a-t-il ajouté, cité par l'agence semi officielle Fars
Source : AFP
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Le brut grimpe après le refus iranien de libérer la militaire britannique
LONDRES, 29 mars 2007 (AFP)
Le pétrole a rebondi jeudi, au-dessus des 66 dollars à Londres et des 64 dollars à New York, après le refus iranien de libérer Faye Turney, la seule femme du groupe des 15 marins britanniques capturés la semaine dernière dans le Golfe Persique.
Vers 11H50 GMT (13H50 à Paris), après cette annonce, le baril de Brent de la mer du Nord prenait 38 cents à 66,16 dollars, après un pic à 66,27 dollars, sur l'échéance de mai.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en mai gagnait 1 cent à 64,07 dollars après être monté jusqu'à 64,19 dollars lors des échanges électroniques.
"Ce rebond est dû à la nouvelle que les Iraniens pourraient ne pas libérer la militaire Faye Turney", a indiqué Tony Machacek, courtier à Bache Financial.
Les cours étaient en léger repli avant que Téhéran n'annonce son refus de libérer Mme Turney. Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, a justifié cette décision par "l'attitude incorrecte" de Londres. Mercredi, le ministère iranien des Affaires étrangères avait annoncé la libération "d'ici un ou deux jours" de la captive.
"Le marché est très nerveux, comme l'a montré la forte progression des cours mercredi suite à la rumeur d'une attaque iranienne contre un navire américain", a expliqué M. Machacek.
Mardi soir, les cours ont touché un plus haut depuis septembre, à 69 dollars à Londres et 68,09 dollars à New York, et continuaient depuis d'évoluer à leur plus haut niveau depuis six mois, dopés par des rumeurs de confrontations militaires entre l'Iran et l'Occident, par la suite démenties.
"La moindre nouvelle ou rumeur qui suggère que la situation se dégrade entre l'Iran et l'Occident a un effet haussier sur les cours", a commenté le courtier
29 mars 2007 à 14:372
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Marins britanniques: la Russie opposée à une demande de libération immédiate
NEW YORK (Nations unies) - La Russie s'oppose à un appel du Conseil de sécurité, proposé par Londres, en faveur d'une libération immédiate des 15 marins britanniques détenus par l'Iran depuis une semaine, a indiqué jeudi un diplomate.
"Nous n'allons pas être en mesure d'accepter un appel à une libération immédiate des 15 marins britanniques", a déclaré l'ambassadeur de Russie, Vitaly Tchourkine, cité par un diplomate occidental.
(AFP / 29 mars 2007 23h21)
30 mars 2007 à 01:283
Marins britanniques: "profonde préoccupation" du Conseil de sécurité
NEW YORK (Nations unies) - Le Conseil de sécurité a adopté jeudi une déclaration très édulcorée sur les quinze marins britanniques détenus par l'Iran, se contentant d'exprimer sa "profonde préoccupation" et de soutenir les appels déjà faits à une "prompte résolution du problème".
Les membres du Conseil "expriment leur profonde préoccupation à la suite de la capture par les Gardiens de la révolution iraniens de 15 marins britanniques et de la poursuite de leur détention", a dit dans une déclaration à la presse l'ambassadeur d'Afrique du sud, Dumisani Kumalo, qui préside le Conseil en mars.
Ils "appellent le gouvernement iranien à permettre un accès consulaire aux quinze marins", poursuit la déclaration. Ils "soutiennent les appels déjà faits, y compris par le secrétaire général de l'ONU (Ban Ki-moon), à une prompte résolution du problème, qui inclue la libération de ces personnels", conclut le texte.
Cette déclaration à la presse, qui n'a pas de caractère contraignant mais nécessitait l'unanimité des quinze membres du Conseil, a nécessité plus de quatre heures de négociations.
Le texte final est très dilué par rapport à la version initiale présentée par les Britanniques. Ceux-ci souhaitaient que le Conseil "déplore" la poursuite de la détention des 15 marins et note qu'ils avaient été capturés alors qu'ils "opéraient dans les eaux territoriales irakiennes en tant que membres de la force multinationale en Irak mandatée par la résolution 1723 du Conseil de sécurité."
La version initiale devait également soutenir les appels "à la libération immédiate de ces personnels".
La Russie a été le principal opposant à ces diverses formulations, selon les diplomates. Peu avant l'accord sur le texte final, un diplomate occidental avait cité l'ambassadeur de Russie, Vitaly Tchourkine, comme ayant déclaré à ses collègues: "Nous n'allons pas être en mesure d'accepter un appel à une libération immédiate des 15 marins britanniques".
Selon plusieurs diplomates, Moscou, parfois suivi par d'autres pays comme l'Indonésie, voulait éviter que le Conseil prenne parti dans ce qu'il considère comme une "dispute bilatérale", notamment sur la localisation du lieu de la capture des marins dans le Golfe.
30 mars 2007 à 01:29Ajoutez un commentaire
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