Si la grève qui affecte les sites d'Areva a été très peu suivie par la presse nationale – et c'est un doux euphémisme – peut-être aurons nous quelles bribes d'informations ici ou là, pour dire que tout va bien qui finit bien ? Enfin, comme toujours, cela dépend de quel côté on se place.
La direction d'Areva NC, branche nucléaire du groupe Areva, a organisé jeudi une nouvelle séance de négociations sur les salaires avec les syndicats, qui ont levé leur préavis de grève pour la première fois depuis plus de deux mois.
Pour rappel, plusieurs établissements d'Areva NC, dont La Hague (Manche), Cadarache (Alpes-de-Haute-Provence), Marcoule (Gard), rejoints par Pierrelatte (Drôme) et Miramas (Bouche-du-Rhône), étaient en grève depuis le 18 janvier, après l'échec de premières négociations salariales. Le mouvement se caractérisait par des grèves de 3H53 par poste de travail à Cadarache et La Hague, de 0H59 à Marcoule et Pierrelatte.
La direction d'Areva NC a entamé en novembre 2006 des négociations salariales avec les syndicats. Le 19 janvier, faute d'accord, Areva a décidé d'appliquer unilatéralement une augmentation générale de 1,8% pour les employés non-cadres avec un plafond de 36 euros. Cette augmentation est complétée par un supplément "sous forme individuelle", qui porte au total l'augmentation à 3,35%, affirme la direction.
L'intersyndicale réclame une augmentation générale de 3,5% (plafond de 70 euros), l'instauration d'une prime de 500 euros et le déplafonnement de la prime d'ancienneté. Elle refuse également la politique d'individualisation des salaires, qui concerne actuellement les cadres, et que la direction voudrait également appliquer aux non-cadres.
"La direction a convoqué une nouvelle séance de négociations jeudi à la condition que nous levions tous les préavis de grève", a indiqué Michel Toudret de la CFDT, syndicat majoritaire d'Areva NC.
Selon les syndicats, le groupe leader dans le domaine nucléaire aurait proposé une augmentation générale de 2% avec un plafond de 40 euros, ainsi que des mesures annexes et une hausse de l'abondement. Par ailleurs, le salaire minimum devrait passer de 1.530 à 1.600 euros brut, tandis que les représentants du personnel ont eu la garantie que les salaires ne seraient pas individualisés au moins avant 2009, a précisé M. Toudret.
Alain Roumier de la CGT, deuxième syndicat, juge que les mesures annexes proposées par la direction "restent catégorielles alors que la grève visait les salaires de manière globale". "On garde présent à l'esprit la dégradation du dialogue social dans cette entreprise qui s'apparente à des techniques de cartel", a-t-il ajouté, évoquant notamment une mise au chômage technique décidée par la direction de La Hague.
Au début du mois de mars, le tribunal de grande instance de Cherbourg (Manche) a jugé "illicite" le mouvement de grève lancé le 18 janvier dans l'usine de retraitement Areva NC située dans la Manche. Mais, la mise en oeuvre de mesures de chômage technique envisagée par Areva du 1er au 15 mars en raison de l'impact de cette grève menée pour des questions salariales a également été déclarée "illicite" par le tribunal. Dans le cadre de ces mesures, annoncées par la direction du site au cours d'un comité d'entreprise, quatre ateliers devaient être mis à l'arrêt et une centaine d'employés concernés. Cela aurait été la première fois que l'usine de retraitement de La Hague, où travaillent environ 3.100 personnes, aurait été touchée par des mesures de chômage technique.
Selon un responsable d'Areva, la présidente du directoire Anne Lauvergeon, interrogée sur ce sujet, a souligné que "les choses étaient en train de trouver une issue" après "quelques arrêts de travail limités sur certains sites". Madame Lauvergeon aurait-elle une vision toute particulière des choses ou serait-elle mal informée ?
Un projet d'accord est proposé à la signature des syndicats d'ici jeudi prochain et la direction a indiqué qu'elle l'appliquerait uniquement si les syndicats signataires étaient majoritaires, selon M. Toudret.
Sources : AFP, Ouest France, France 3
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1 Commentaire
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suite de la greve et bien oui nous sommes en novembre et voila le secretaire de la CGT a été licencié suite a un complot des dirigeants de l'usine de la Hague !!! le ministre du
14 novembre 2007 à 20:53travail de Zarkosy a autorisé Cogema dans son action de decapiter la CGT la Hague...afin d'affaiblir la CGT lors du grenelle social voulu a madame notre PDG..........
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