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Airbus : 8 présidents de région veulent rencontrer Villepin

Martinmalvyle10octobre2006bLes Présidents de région vont encore plus loin, si 8 d'entre eux, élus à tendance socialiste, avaient élaboré l'ébauche d'un courrier qu'ils envisageaient d'adresser au Premier ministre, ils ont désormais écrit à Dominique de Villepin pour lui demander l'organisation d'une réunion de travail concernant le plan de restructuration Power8.

A noter que Ségolène Royal fait bien entendu partie des élus régionaux qui ne comptent bien ne pas rester les bras croisés face au problème d'Airbus. Un poste de ministre de l'Industrie pourrait bien tenter une des chefs de file de cette "mouvance" : Martin Malvy, Président de la région Midi Pyrénées. En tout état de cause, il est d'ores et déjà certain que toute l'économie de sa région risque de cruellement souffrir des déboires actuels d'Airbus et des mesures prises concernant salariés, intérimaires et sous-traitants. Même si son engagement n'est pas totalement neutre, on ne peut lui reprocher de défendre certes ses intérêts, mais ceux également de ses administrés.

Huit présidents PS de Régions ont écrit au Premier ministre pour lui demander l'organisation d'une réunion de travail afin qu'il indique "avec précision les impacts de ce plan de restructuration".

Ces présidents de Région souhaitent qu'à l'occasion de cette réunion Dominique de Villepin indique "le rôle que l'Etat doit jouer pour préserver l'emploi et l'avenir de cette filière stratégique, y compris en ce qui concerne l'évolution du capital d'EADS, auquel les régions pourraient être intéressées".

Il est vrai que les huit élus ont plus que raison de s'inquiéter de l'actionnariat d'EADS. N'oublions pas que le Qatar s'avoue intéressé par une entrée dans le capital du constructeur tandis que la Russie y possède déjà une part qu'elle compte bien augmenter. Mais fait plus inquiétant, la presse russe rappelle d'entrée à ce sujet que le Qatar et la Russie pourraient créer prochainement une Opep du gaz... et que donc les deux pays ont des projets commun au delà de la création du cartel gazier. Imaginez le pouvoir que pourrait avoir une telle structure réunissant Qatar et Russie si les deux gouvernements arrivaient à obtenir à eux deux une part de blocage dans le capital d'Airbus ... l'Union Européenne étant fortement dépendante de ses approvisionnements en gaz russe, comme nous l'avons vu récemment lors du conflit avec la Biélorussie.

Dans un premier document de travail, dont une copie avait été adressée et diffusée mais qui n'avait pas été expédiée au Premier ministre, ils demandaient à M. de Villepin dans quelles conditions ces Régions pourraient entrer dans le capital d'EADS.

"Si les régions allemandes entrent au capital d'Airbus en recherchant des parts cédées par Daimler Chrysler, les régions françaises doivent pouvoir en faire autant", estiment les présidents des régions Midi-Pyrénées, Loire, Picardie, Aquitaine, Centre, Ile-de-France Poitou-Charentes et Provence-Côte d'Azur. "La violence de cette restructuration contraste avec les réactions du gouvernement, qui semble toujours ne pas prendre la mesure de l'impact", écrivent les élus de ces régions particulièrement touchées par le plan de restructuration Power8 dévoilé mercredi à Toulouse.

M. Malvy a évoqué une prise de participation de 5 à 10% (entre 1 et 2 milliards d'euros), une initiative qui nécessite un décret en Conseil d'Etat, selon le code général des collectivités territoriales. Ségolène Royal a envisagé aussi une autre solution: la possibilité pour les régions "d'intervenir au niveau de la trésorerie" par "des prêts à taux préférentiel" à Airbus ou par "une garantie d'emprunts".

La candidate a dit partager l'avis du numéro 1 de la CGT Bernard Thibault: Airbus a un carnet de commandes rempli, il fait des bénéfices, "on ne va pas faire payer les salariés au motif qu'il existe un problème de trésorerie", a-t-elle protesté. L'initiative des régions, selon Mme Royal, est à la fois "une façon de dénoncer l'inertie gouvernementale", d'"obliger le gouvernement à se positionner" et de "faire une proposition constructive". Il s'agit de s'appuyer sur "un rapport de forces politiques" au moment où "les salariés vont se mettre en mouvement", avec un arrêt de travail mardi, a-t-elle expliqué, tout en disant son refus d'"instrumentaliser le problème des salariés".

"Vos propos garantissant l'absence de licenciements secs constituent un véritable maquillage de la réalité", poursuivent les signataires de la lettre, qui rappellent que "Louis Gallois lui-même a annoncé que ceux-ci porteraient pour 50% sur les personnels des sous-traitants +in situ+ qui ne bénéficient pas de la protection d'Airbus et que, pour ce qui est d'Airbus, la garantie annoncée ne jouerait que si le nombre de départs volontaires étaient suffisants". Les huit présidents de Régions estiment "insignifiants" les montants des aides à la filière aéronautique annoncés par Dominique de Villepin à Toulouse le 14 novembre dernier et dénoncent le fait que "le gouvernement n'annonce aujourd'hui aucune mesure nouvelle pour soutenir la filière, défendre l'emploi, et pérenniser les sites industriels menacés".

Pour ces présidents des Régions "d'autres décisions relatives à l'implication d'EADS dans l'aéronautique risquent d'être annoncées ultérieurement".

En comparant avec "la réactivité allemande" qu'ils qualifient de "plus forte, plus précise et plus franche", ces présidents de Conseils régionaux déclarent que "(leurs) collectivités veulent contribuer à l'étude de solutions à même d'assurer et de renforcer l'activité de l'entreprise". "Même si elles ne disposent pas, à l'évidence, des mêmes moyens que les Länder", ajoutent les co-signataires du texte.

Samedi, l'un des co-signataires, Martin Malvy (Midi-Pyrénées) a été chargé par ailleurs par Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes et candidate à l'élection présidentielle, "de créer et d'animer un groupe stratégique de réflexion" sur la filière aéronautique. Le plan Power8 prévoit notamment la suppression de 10.000 emplois au cours des quatre prochaines années, 4.300 en France, 3.700 en Allemagne, 1.600 en Grande-Bretagne et 400 en Espagne, afin de réaliser 5 milliards d'euros (6,58 milliards de dollars) d'économie d'ici à 2010.

Source : AFP

A lire également :

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Commentaires

Elisabeth

3 mar 2007 22:12:59

Pour rappel sur Malvy

http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Malvy

Fonctions et mandats nationaux
De 1978 à 1984 puis de 1986 à 1992 et de 1993 à 1998 : Député PS du Lot
De 1981 à 1983 : Vice-président de l'Assemblée Nationale
En 1984 : Président de la délégation chargée des problèmes d'information sur l'Assemblée et Président du Comité consultatif de l'utilisation de l'énergie
De 1984 à 1986 : Secrétaire d'État auprès du ministre du Redéploiement industriel et du Commerce extérieur, chargé de l'énergie
1988 : Rapporteur de la commission des Finances pour les affaires européennes
De 1989 à 1992 : Président du Conseil supérieur de l'électricité et du gaz
1992 : Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement auprès du Premier Ministre, Porte-parole du gouvernement
De 1992 à 1993 : Ministre du Budget
De 1993 à 1997 : Président du groupe socialiste de l'Assemblée Nationale

Mr Malvy est également ancien maire de Figeac et Pdt de la Communité des communes
sachant que Figeac vit presque totalement grâce à RATIER ... sous traitant d'Airbus .


LOUBET

4 mar 2007 16:13:28

8 régions au capital de EADS, oui c'est beau, c'est grand, c'est fort. C’est démago ! Je rappelle que pour peser au capital de EADS il faut un minimum de 15% soit 3.2 Milliards € soit 437,5 Millions par Régions. Monsieur Malvy devrait y réfléchir.

Première remarque, il faut un décret du Conseil d’Etat.

Deuxième remarque ; il faut une modification de la structure du capital de EADS ou de Airbus (actuellement 100% EADS avec le retrait de BAE.) Je rappelle que AIRBUS n'est pas une société Française, mais est de droit Néerlandais. Le siège social se trouve à Amsterdam. La Société est régie par le droit néerlandais, en particulier le Livre 2 du Code Civil néerlandais, ainsi que par ses statuts (les « Statuts »). Les actions de la Société sont admises aux négociations mais ne sont pas cotées au segment de marché à Euronext Amsterdam.

Composition du Conseil d’Administration (à partir de juillet 2006)
Manfred Bischof
Arnaud Lagardère
Thomas Enders
Louis Gallois
Jean-Paul Gut

Juan Manuel Eguiagaray Ucelay
Rüdiger Grube
François David
Michael Rogowskic

Structure du Capital :
1- 29.95% Etat "15%" +Lagardère +Sogéade 14.95% avant retrait de 7% de Lagardère
2- 5.48% SEPI
3- 22.47% Daimler avant retrait de 7%
4- 42.10% flottant (7% russe)

Faisons un rêve. :

Les Landers Allemands rentrent au capital pour compenser la baisse de Daimler, le groupement « régions » rentre au capital pour compenser (7%) le retrait de 7% de Lagardère.

Questions :

1. Qu’est que cela va changer dans la gouvernance de l’entreprise Etat +Régions = 15%, Etat + Régions + Sogéade = 29.95%.
2. Je rappelle que dans le capital flottant (42.10%) la banque Russe Vnechtorgbank détient 6 à 7%, que Vladimir Poutine estime que pour un bon partenariat industriel avec EADS il faut au minimum 15%. Sachant qu’ EADS a obligatoirement un grand besoin de sous traiter dans des zones Dollar a main d’œuvre moins chers, tôt ou tard Airbus fera ce qu’elle a fait en Chine, des usines d’Assemblages en Russie, tôt ou tard la Russie et le Qatar seront au capital de Airbus, tôt ou tard Airbus ne sera plus seulement Européen. On touche là, la réalité économique « on ne peut pas produire dans une zone à haut coût de charge avec une variation si forte €/$ un produit quel qu’il soit dans un marché concurrentiel et mondialisé.

Madame Royal devrait y penser dans son programme et se poser une fois pour toute les questions suivantes : Pourquoi les charges sur les salaires sont + importantes en France qu’ailleurs ? Pourquoi le coût du travail est fort alors que les revenus des salariés sont à la baisse ?

Je vous donne la réponse Madame Royal : les entreprises ont un objectif de 15% de marge nette avant impôt qui se décompose de la manière suivante : 7 % à distribuer aux actionnaires , 3% pour la recherche et développement et 5% pour les paiements d’impôts sur les sociétés (IS) 33% de 15% soit 4.95%.

Madame, si vous êtes élue ; si vous souhaitez sauvegarder les emplois en France, un conseil : pensez à alléger les charges sur les sociétés, vous ne sauvegarderez pas l’emploi en subventionnant les entreprises. Elles ne fonctionnent pas comme l’Etat.
Sur la variation €/$ l’erreur Français a été de rejeter le traité Constitutionnel qui aurait donné plus de poids à la France pour agir sur la politique de la BCE .Il faut savoir ce que nous voulons : une Europe forte et capable de concurrencer les grands blocs émergeants et les USA, ou vivre dans une France qui pense être le nombrilisme du monde. A vous écoutez Madame, si vous êtes élue , vous rencontrez le lendemain de votre élection , le Président Polonais, le Président Lituaniens , Estoniens, Letton, Roumain, Tchèque etc…et vous leur direz moi Madame Royal je veux que se soit comme cela car je suis la France ! Madame vous courrez à l’échec ! Ne soyez pas nombriliste ! Le monde change et nous Français nous devons nous y préparer. Et vous Hommes et Femmes Politiques ! Vous devez nous proposez des solutions crédibles et non démagogiques.

Concernant l’entreprise : Ayez toujours à l’esprit que vous n’obligerez jamais une entreprise a ne pas sous traiter à l’étranger à bas coûts. Le raisonnement de l’entreprise est simple : plus j’ai des contraintes dans un pays où je produis, plus je recherche et mets en place des solutions pour maintenir mon niveau de rentabilité. Cela passe par la décentralisation d’une partie de mon activité dans des zones à moindre risque et à bas coûts. Comment : par la création de filiales à l’étranger où je produirais mieux pour cela je recrute sur place des spécialistes bien payés avec un taux de charges patronale plus faible. J’envoie à l’expatriation quelques cadres français pour manager les cadres étrangers.

Posez vous la question Madame et Messieurs les élus socialistes : Pourquoi les entreprises Françaises ne recrutent plus des cadres moyens et supérieurs en France (depuis la loi Aubry), la réponse est simple parce que les cadres coûtent moins chers en Angleterre qu’en France, et travaillent plus (sans RTT) 25 jours de vacances en Angleterre contre 36 à 40 semaines selon les entreprises en France. Le salaire net du cadre est supérieur de 20% en Angleterre par rapport à la France. La part patronale sur le salaires brut est de 9.1% alors qu’en France la part patronale est de 49%. C’est la dure loi du marché, nous ne sommes pas dans une économie planifiée (ex URSS). Ayez les yeux ouverts et vous affronterez mieux la mondialisation. Ne mentez pas aux salariés, ne leur dites pas que vous sauvegarderez les 4500 emplois en France, vous savez qu’une restructuration est nécessaire, soyez honnête une fois dans votre vie politique, il s’agit de familles, il ne s’agit pas d’une affaire gauche –droite, il faut savoir accompagner les salariés dans des moments difficiles, mais surtout pas comme vous souhaitez le faire.

3. Quand au management de EADS, peut être que la Candidate Royal souhaite prendre la place de LOUIS Galois ? Ou peut être François qui ne connaît rien à l’Entreprise souhaite être PDG de EADS ! Laissez le mangement faire son travail !

4. Les prêts préférentiels : On admettant que la proposition de Royal soit crédible : faire des prêts à titre préférentiels. Cela va – il changer quelque chose ? Ces prêts ne pourront pas ad vitam financer le fonctionnement déficitaire de Airbus. Je rappelle à la candidate Royal qu’une entreprise, ne fonctionne pas comme l’Etat, que les déficits ne sont pas cumulables ad vitam comme le fait l’Etat par sa gestion calamiteuse de son budget en chronique déficit depuis + de 25 ans. Ces prêts ne peuvent qu’être une bouffée de trésorerie, de fonctionnement, il ne faut pas que les régions s’attentent à aucune contre partie immédiate, à un redressement en 12 ou 24 mois de Airbus, et à un abandon du plan Power 8, nécessaire et indispensable pour pallier à la compétion internationale de plus en plus agressive sans ce domaine. C’est un mensonge de la part des élus socialistes de dire que EADS pourra sauvegarder les 4500 suppressions emplois de Airbus en France en entrant dans le capital de EADS. Soit ces élus n’ont aucune connaissance économique, soit ils font de la démagogie. Je crois qu’ils sont démagogues. Un bon conseil Messieurs et madame les élus socialistes : Racheter un site ou deux en France, Gérer vous même les sites en qualité de sous traitant de EADS. Favoriser le partenariat PME /PMI de votre régions avec des entreprises étrangères. Financer des programmes de formations aux technologies nouvelles des petites PME, financer la modernisation, financer encore plus leur politique d’exportation, préparer vos PME à la mondialisation. Vous apprendrez ce qu’est l’entreprise dans un marché concurrentiel, quand l’acheteur EADS vous proposera d’aligner vos prix sur la concurrence international. C’est le moment ! Foncez et vous verrez !

5. EADS est une entreprise de droit Néerlandais, il faut moins d’Etat dans la structure et plus d’indépendance du Management, elle saura s’en sortir avec Power 8 de la tourmente industrielle et financière sans l’Etat.



LOUBET

4 mar 2007 16:19:35

8 régions au capital de EADS, oui c'est beau, c'est grand, c'est fort. C’est démago ! Je rappelle que pour peser au capital de EADS il faut un minimum de 15% soit 3.2 Milliards € soit 437,5 Millions par Régions. Monsieur Malvy devrait y réfléchir.

Première remarque, il faut un décret du Conseil d’Etat.

Deuxième remarque ; il faut une modification de la structure du capital de EADS ou de Airbus (actuellement 100% EADS avec le retrait de BAE.) Je rappelle que AIRBUS n'est pas une société Française, mais est de droit Néerlandais. Le siège social se trouve à Amsterdam. La Société est régie par le droit néerlandais, en particulier le Livre 2 du Code Civil néerlandais, ainsi que par ses statuts (les « Statuts »). Les actions de la Société sont admises aux négociations mais ne sont pas cotées au segment de marché à Euronext Amsterdam.

Composition du Conseil d’Administration (à partir de juillet 2006)
Manfred Bischof
Arnaud Lagardère
Thomas Enders
Louis Gallois
Jean-Paul Gut

Juan Manuel Eguiagaray Ucelay
Rüdiger Grube
François David
Michael Rogowskic

Structure du Capital :
1- 29.95% Etat "15%" +Lagardère +Sogéade 14.95% avant retrait de 7% de Lagardère
2- 5.48% SEPI
3- 22.47% Daimler avant retrait de 7%
4- 42.10% flottant (7% russe)

Faisons un rêve. :

Les Landers Allemands rentrent au capital pour compenser la baisse de Daimler, le groupement « régions » rentre au capital pour compenser (7%) le retrait de 7% de Lagardère.

Questions :

1. Qu’est que cela va changer dans la gouvernance de l’entreprise Etat +Régions = 15%, Etat + Régions + Sogéade = 29.95%.
2. Je rappelle que dans le capital flottant (42.10%) la banque Russe Vnechtorgbank détient 6 à 7%, que Vladimir Poutine estime que pour un bon partenariat industriel avec EADS il faut au minimum 15%. Sachant qu’ EADS a obligatoirement un grand besoin de sous traiter dans des zones Dollar a main d’œuvre moins chers, tôt ou tard Airbus fera ce qu’elle a fait en Chine, des usines d’Assemblages en Russie, tôt ou tard la Russie et le Qatar seront au capital de Airbus, tôt ou tard Airbus ne sera plus seulement Européen. On touche là, la réalité économique « on ne peut pas produire dans une zone à haut coût de charge avec une variation si forte €/$ un produit quel qu’il soit dans un marché concurrentiel et mondialisé.

Madame Royal devrait y penser dans son programme et se poser une fois pour toute les questions suivantes : Pourquoi les charges sur les salaires sont + importantes en France qu’ailleurs ? Pourquoi le coût du travail est fort alors que les revenus des salariés sont à la baisse ?

Je vous donne la réponse Madame Royal : les entreprises ont un objectif de 15% de marge nette avant impôt qui se décompose de la manière suivante : 7 % à distribuer aux actionnaires , 3% pour la recherche et développement et 5% pour les paiements d’impôts sur les sociétés (IS) 33% de 15% soit 4.95%.

Madame, si vous êtes élue ; si vous souhaitez sauvegarder les emplois en France, un conseil : pensez à alléger les charges sur les sociétés, vous ne sauvegarderez pas l’emploi en subventionnant les entreprises. Elles ne fonctionnent pas comme l’Etat.
Sur la variation €/$ l’erreur Français a été de rejeter le traité Constitutionnel qui aurait donné plus de poids à la France pour agir sur la politique de la BCE .Il faut savoir ce que nous voulons : une Europe forte et capable de concurrencer les grands blocs émergeants et les USA, ou vivre dans une France qui pense être le nombrilisme du monde. A vous écoutez Madame, si vous êtes élue , vous rencontrez le lendemain de votre élection , le Président Polonais, le Président Lituaniens , Estoniens, Letton, Roumain, Tchèque etc…et vous leur direz moi Madame Royal je veux que se soit comme cela car je suis la France ! Madame vous courrez à l’échec ! Ne soyez pas nombriliste ! Le monde change et nous Français nous devons nous y préparer. Et vous Hommes et Femmes Politiques ! Vous devez nous proposez des solutions crédibles et non démagogiques.

Concernant l’entreprise : Ayez toujours à l’esprit que vous n’obligerez jamais une entreprise a ne pas sous traiter à l’étranger à bas coûts. Le raisonnement de l’entreprise est simple : plus j’ai des contraintes dans un pays où je produis, plus je recherche et mets en place des solutions pour maintenir mon niveau de rentabilité. Cela passe par la décentralisation d’une partie de mon activité dans des zones à moindre risque et à bas coûts. Comment : par la création de filiales à l’étranger où je produirais mieux pour cela je recrute sur place des spécialistes bien payés avec un taux de charges patronale plus faible. J’envoie à l’expatriation quelques cadres français pour manager les cadres étrangers.

Posez vous la question Madame et Messieurs les élus socialistes : Pourquoi les entreprises Françaises ne recrutent plus des cadres moyens et supérieurs en France (depuis la loi Aubry), la réponse est simple parce que les cadres coûtent moins chers en Angleterre qu’en France, et travaillent plus (sans RTT) 25 jours de vacances en Angleterre contre 36 à 40 semaines selon les entreprises en France. Le salaire net du cadre est supérieur de 20% en Angleterre par rapport à la France. La part patronale sur le salaires brut est de 9.1% alors qu’en France la part patronale est de 49%. C’est la dure loi du marché, nous ne sommes pas dans une économie planifiée (ex URSS). Ayez les yeux ouverts et vous affronterez mieux la mondialisation. Ne mentez pas aux salariés, ne leur dites pas que vous sauvegarderez les 4500 emplois en France, vous savez qu’une restructuration est nécessaire, soyez honnête une fois dans votre vie politique, il s’agit de familles, il ne s’agit pas d’une affaire gauche –droite, il faut savoir accompagner les salariés dans des moments difficiles, mais surtout pas comme vous souhaitez le faire.

3. Quand au management de EADS, peut être que la Candidate Royal souhaite prendre la place de LOUIS Galois ? Ou peut être François qui ne connaît rien à l’Entreprise souhaite être PDG de EADS ! Laissez le mangement faire son travail !

4. Les prêts préférentiels : On admettant que la proposition de Royal soit crédible : faire des prêts à titre préférentiels. Cela va – il changer quelque chose ? Ces prêts ne pourront pas ad vitam financer le fonctionnement déficitaire de Airbus. Je rappelle à la candidate Royal qu’une entreprise, ne fonctionne pas comme l’Etat, que les déficits ne sont pas cumulables ad vitam comme le fait l’Etat par sa gestion calamiteuse de son budget en chronique déficit depuis + de 25 ans. Ces prêts ne peuvent qu’être une bouffée de trésorerie, de fonctionnement, il ne faut pas que les régions s’attentent à aucune contre partie immédiate, à un redressement en 12 ou 24 mois de Airbus, et à un abandon du plan Power 8, nécessaire et indispensable pour pallier à la compétion internationale de plus en plus agressive sans ce domaine. C’est un mensonge de la part des élus socialistes de dire que EADS pourra sauvegarder les 4500 suppressions emplois de Airbus en France en entrant dans le capital de EADS. Soit ces élus n’ont aucune connaissance économique, soit ils font de la démagogie. Je crois qu’ils sont démagogues. Un bon conseil Messieurs et madame les élus socialistes : Racheter un site ou deux en France, Gérer vous même les sites en qualité de sous traitant de EADS. Favoriser le partenariat PME /PMI de votre régions avec des entreprises étrangères. Financer des programmes de formations aux technologies nouvelles des petites PME, financer la modernisation, financer encore plus leur politique d’exportation, préparer vos PME à la mondialisation. Vous apprendrez ce qu’est l’entreprise dans un marché concurrentiel, quand l’acheteur EADS vous proposera d’aligner vos prix sur la concurrence international. C’est le moment ! Foncez et vous verrez !

5. EADS est une entreprise de droit Néerlandais, il faut moins d’Etat dans la structure et plus d’indépendance du Management, elle saura s’en sortir avec Power 8 de la tourmente industrielle et financière sans l’Etat.



Position RAFFARIN

4 mar 2007 22:52:06

Airbus: Raffarin opposé à un "pouvoir stratégique" donné aux régions
AFP 04.03.07 | 20h10

Jean-Pierre Raffarin s'est déclaré dimanche favorable à un "contrat spécifique" Etat-régions dans le dossier d'Airbus mais opposé à l'entrée de ces régions dans le capital de l'avionneur comme le propose notamment la candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal. "Je pense qu'il serait utile, mais c'est au gouvernement d'apprécier, de bâtir un contrat spécifique Etat-régions sur ce sujet, mobilisant les moyens des régions par exemple pour la formation, les reclassements, pour tout ce qui est l'accompagnement social", a déclaré l'ancien Premier ministre au Grand rendez-vous Europe 1/TV5 Monde/Le Parisien. En revanche, s'agissant de l'entrée dans le capital de ces régions, il s'y est montré défavorable, estimant qu'une région "n'est pas faite pour diriger une entreprise". Il ne faut "certainement pas de donner un pouvoir stratégique aux régions", a-t-il estimé. "Déjà avec deux Etats, nous avons un certain nombre de difficultés. Si on ajoute huit régions françaises et je ne sais pas combien de Länder allemands, on aurait là un pouvoir qui serait dispersé, une stratégie qui serait éclatée", a argué M. Raffarin. "S'il y a bien quelqu'un qui peut sauver Airbus, c'est plus M. (Louis) Gallois et son plan industriel que Mme Royal et ses promesses politiques (...) Les improvisations de Mme Royal conduisent à l'inquiétude des salariés", a affirmé le sénateur de la Vienne.



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