L'uranium serait-il une ressource aussi convoitée au 21 ème siècle que ne l'a été le pétrole au 20ème siècle ? Tout semble le démontrer alors que la demande de ce métal progresse fortement dans le monde avec le retour en force de l'énergie nucléaire.
Ainsi le groupe minier canadien spécialisé dans l'uranium, SXR Uranium One, a annoncé lundi le rachat de son concurrent UrAsia Energy pour 3,9 milliards de dollars. Le mariage de ces deux groupes d'une importance majeure dans le secteur de l'uranium va donner le jour à une société d'une valeur boursière globale de quelque 5 milliards de dollars américains.
Le producteur canadien de Toronto SXR Uranium One (SXR) va acheter son concurrent de Vancouver, UrAsia Energy (UUU), afin de créer un géant du secteur.
Aux termes d'un accord conclu entre les deux sociétés, SXR va offrir aux actionnaires d'UrAsia 0,45 de ses titres pour chacune des actions qu'ils détiennent, ce qui représente une valeur de 7,05 dollars canadiens (6,01 dollars US) par titre UrAsia au cours de clôture vendredi dernier.
SXR Uranium One, coté sur les Bourses de Toronto et de Johannesbourg, est très présent en particulier en Afrique du Sud.
Le mariage de ces deux groupes, encore sujet au feu vert des actionnaires, va donner le jour à une entité commune d'une valeur boursière globale de quelque 5 milliards US, ce qui le classe «parmi les plus grands producteurs d'uranium au monde». Le groupe commun affichera en effet les réserves parmi les plus importantes au niveau mondial.
Il prévoit une production annuelle de sesquioxyde d'uranium (U308) de 7 millions de livres en 2008 sur cinq sites en Afrique du Sud, où le groupe sera très présent, au Kazakhstan (n'en déplaise à Borat), en Australie, au Canada et aux États-Unis.
Ses réserves prouvées et probables s'élèvent à 49 millions de livres, ses ressources indicatives atteignent respectivement 102 millions et 269 millions de livres.
Le marché de l'uranium est porteur car avec le triplement des prix du pétrole depuis 2002 de nombreux pays dans le monde souhaitent relancer leur programme nucléaire pour développer une source alternative d'énergie aux hydrocarbures.
Le prix de l'uranium est ainsi passé de 10 dollars la livre, début 2003, à 38,50 dollars en moyenne en février 2006.
Pour cause d'absence totale d'investissements dans le carburant radioactif de 1980 à 2000, le marché enregistre un impressionnant déficit, la demande s'élevant à 70 000 tonnes par an et l'offre à 40 000 tonnes.
" Autour de 40 dollars la livre, il est possible de relancer la recherche et la mise en production", se félicite-t-on chez Areva, où l'investissement dans l'exploration est passé de 15 millions d'euros en 2003 à 40 millions en 2006, et l'investissement dans les mises en production de 75 millions d'euros en 2004 à 140 millions actuellement.
EDF anticipe d'ores et déjà une flambée des prix. Ainsi, le premier acheteur mondial d'uranium (9 000 tonnes par an pour 58 réacteurs) a renouvelé ses contrats jusqu'en 2018, de façon à atténuer les fluctuations des cours, explique Thierry Arnold, directeur du pôle uranium conversion-enrichissement.
Pour rappel, l''uranium entre seulement pour 3,5 % à 4,5 % dans le coût du kilowatt, alors que le charbon, pèse pour 60 %.
Sources : AFP, Le Monde, La Presse Affaires
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1 Commentaire
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je vis en angola et connait un site d'extraction artisanal d'uranium . jesuis en possession d'un échantion de 5kg et cherche un preneur.Une fois le marché conclu une offre beaucoup jmportante sera possible dans le meilleur délai .
14 mai 2010 à 06:35Ajoutez un commentaire
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