Dure réalité et logique financière ... Alors que les salariés français attendent avec inquiétude le 20 février prochain jour ou sera annoncé par Louis Gallois le “détail” des restructurations envisagées par le groupe, Dominique Perben, ministre français des Transports s'est rendu cette semaine en Tunisie où il a précisé que ses entretiens avec les différents responsables ont constitué “une opportunité pour examiner les moyens susceptibles de renforcer la coopération tuniso-française dans les domaines aéronautique, ferroviaire et maritime ainsi qu'en matière de sécurité routière.”
Le Maroc peut se réjouir quant à lui des récentes annonces faites par le vice-président des ventes Afrique du Nord et Afrique de l’Ouest d’Airbus selon lesquelles le groupe allait lancer une politique de réduction des coûts qui se traduira par le développement de l’axe de sous-traitance notamment au Maroc.
Le ministre a laissé sous entendre qu'il serait favorable à qu'Airbus développe une activité de sous-traitance en Tunisie. Une telle décision pourrait être grandement favorisée par l'achat d'appareils par les compagnies aériennes tunisiennes.
Qualifiant de "très positive", sa visite de travail, en Tunisie, M. Perben a précisé que ses entretiens avec le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et son homologue tunisien,ont permis d'identifier les moyens à mettre en œuvre pour promouvoir la coopération bilatérale dans les transports aéronautique, ferroviaire et maritime, conformément à la volonté qui anime les dirigeants des deux pays.
S'agissant du transport aéronautique, il a signalé que les deux parties ont examiné les perspectives de renouvellement de la flotte tunisienne, de développement aéroportuaire avec des groupes français et les possibilités de renforcer la coopération industrielle entre Airbus et la Tunisie, dans le cadre de la sous-traitance, “du moment où la Tunisie constitue un site industriel attractif”.
"Avec le développement aéroportuaire et la construction du prochain aéroport d'Enfidha, certains groupes français sont susceptibles d'être intéressés" à participer à l'une des phases de réalisation de cette oeuvre, a enchaîné M. Perben.
La France accordera un soutien financier de 23 millions d'euros, soit environ 38 millions de dinars à la Société de Transport de Tunis (STT) pour financer l'achat de nouvelles rames de métro, a déclaré par ailleurs Dominique Perben. Au cours d'une conférence de presse tenue, jeudi à Tunis, le ministre français a indiqué que ce montant servira à soutenir les efforts déployés par la Tunisie pour développer son secteur du transport.
Concernant le transport maritime, le ministre français a affirmé que de nouvelles opportunités de coopération institutionnelle sont offertes aux deux pays, citant à cet égard, le projet du nouveau port en eaux profondes d'Enfidha. M. Perben a, également, mis l'accent sur l'intérêt accordé par la France à la réalisation du projet des "Autoroutes de la Mer", projet qui, a-t-il ajouté, ne manquera pas de faciliter le trafic des marchandises et des véhicules poids lourds.
Il a fait remarquer que des négociations sont en cours avec les parties italienne, libyenne et tunisienne sur les possibilités de créer des réseaux de transit maritime. En matière de sécurité routière, le ministre français a exprimé la disposition de la France à partager son expérience dans ce domaine, appelant à l'échange d'expertise entre les deux pays. Coté partenariat, M. Perben a fait savoir qu'il a examiné avec son homologue tunisien les perspectives de création de sociétés mixtes dans le domaine du transport ferroviaire.
En mars 2002, Noel Forgeart, alors Président-directeur général d''Airbus industrie' avait affirmé à Tunis, l'intention de son entreprise de développer ses activités en Tunisie. A l'issue d'une entrevue avec le président Zine El Abidine Ben Ali, M. Forgeart a déclaré avoir pris cet "engagement" auprès du chef de l'Etat tunisien qui l'avait "vivement encouragé" à agir dans ce sens.
Il avait en particulier, fait état de "la participation d'entreprises industrielles tunisiennes à la construction du futur avion 'A 380' en cours de développement". "Nous pensons que l'extraordinaire stabilité, la cohérence sociale, le niveau de formation et les conditions excellentes offertes aux investisseurs en Tunisie, font de ce pays le lieu idéal d'accueil pour les investisseurs d'Airbus", avait dit alors M. Forgeart.
Le constructeur aéronautique européen a déjà mis en place à Tunis un centre de formation de pilotes et une entreprise de maintenance et d'entretien d'avions, en partenariat avec des sociétés tunisiennes. Des sociétés industrielles opérant en Tunisie participent en outre aux projets d'Airbus.
Sources : TAP, Dev-export.com
A lire également :
. Sous-traitance Airbus : le Maroc s'envole
. Délocalisation : le malheur des uns ... fait le bonheur de la Tunisie

4 Commentaires
1
Aucune presse française n'en parle ... pas du tout politiquement correct avant le 20 fevrier ..
Il a fallu qu'une blogueuse tombe sur l'info .... :)
18 février 2007 à 11:412
Pourtant , je n'ai pas révé
http://fr.allafrica.com/stories/200702150929.html
18 février 2007 à 11:423
Détail sur potentiel et sous-traitance .. :
18-02-2007 : Tunisie : La France fait du lobbying pour Airbus et la SNCF !
par : A.M.
L'économie française ne perd pas le nord. Même en période de rude course pré-électorale, les responsables économiques n'oublient pas d'assurer le suivi de leurs marchés traditionnels et de leurs prospects. Même s'il ne l'a pas clairement dit lors de son dernier déplacement à Tunis le 15 février 2007, Dominique De Perben, ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer, semblait être essentiellement venu pour cela.
Tenant conférence de presse en fin de visite à Tunis, De Perben a axé ses interventions sur ce volet économique et n'a pas trop caché qu'il était venu soutenir les candidatures et les chances d'entreprises françaises de remporter certains marchés et pas des moindres. Il s'agit essentiellement du marché de renouvellement de la flotte aérienne de la compagnie Tunisair, du renouvellement d'un certain nombre de locomotives de transport ferroviaires en ville, ainsi que du projet de construction d'un port en eau profonde dans la ville d'Enfidha (Cote Est de Tunisie). ***Une action de lobbying qui s'accompagne de promesses financières et industrielles. ****
****«Nous avons évoqué les perspectives de renouvellement des flottes aériennes des compagnies tunisiennes (…) et les possibilités de développement de la coopération industrielle entre Airbus et la Tunisie ****puisque la Tunisie est aujourd'hui un site industriel pour un certain nombre d'industriels dans l'aéronautique » ****a-t-il précisé lors de cette conférence de presse. Et De Perben d'ajouter que «j'ai pris note du souhait de la partie tunisienne qu'on puisse travailler, dans cette perspective,**** sur un développement d'activités industrielles sur le territoire tunisien ». ****
Notons que, le plan de renouvellement de la flotte de Tunisair qui compte 28 avions, devrait s'étaler entre 2007 et 2016 et toucher les avions qui, à partir de cette date, commenceront à avoir un âge dépassant les 20 années. Selon nos informations, ce plan devrait comprendre 3 avions de type A3600, huit avions de type A320 et quatre avions de chez Boeing de type 737 cinq cent. Le coût global de cette opération de renouvellement de la flotte de 1000 MDT.
18 février 2007 à 23:074
instaler une entreprise de sous traitance
02 mars 2007 à 11:24Ajoutez un commentaire
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