Orange pressée de se libérer de sa filiale aux Pays Bas ?

Orangewanadoo Les rumeurs vont bon train. Si la vente de Clubinternet est envisagée par le marché boursier ainsi qu'une OPA amicale du fonds d'investissement Cinven sur Iliad, c'est désormais France telecom et sa filiale néerlandaise Orange qui alimentent les bruits de couloir.

Pour rappel, les filiales suisses et belges (Mobistar)du groupe ont pour leur part procédé récemment à l'externalisation de certain services, tels que la maintenance du réseau notamment, activité pourtant affichée comme stratégique il y a encore peu. Coupe sombre à prévoir dans les entités étrangères avant de s'attaquer "plus directement" aux 22.000 suppressions d'emplois ?

I – France telecom céderait sa filiale néerlandaise

Selon le Wall Street Journal, France Télécom envisagerait la cession de sa filiale mobile Orange établie aux Pays-Bas. Même si le domaine de la téléphonie mobile, secteur pour le moins porteur a contribué fortement à l'augmentation du chiffre d'affaires 2006 de l'opérateur historique français, la filiale néerlandaise a bien du mal à s'imposer dans un marché très concurrentiel.

Cette information obtenue de sources proches du dossier, n'a suscité pour l'heure aucun commentaire de la part de FT alors que le coût de l'opération est estimé entre 1 et 1,5 milliards d'euros. Le groupe aurait confié à la banque d'affaires Lazard le soin d'évaluer cet actif et de rechercher des candidats éventuels, précise pourtant le 'WSJ'.

Outre des activités de téléphonie mobile, la filiale néerlandaise Orange regroupe aussi des activités d'accès Internet, de téléphonie sur IP ainsi que des activités câble. A fin 2005, Orange Pays-Bas comptait 2 millions de clients à la téléphonie mobile avec 12,1% de parts de marché dans un secteur dominé par l'opérateur historique KPN, devant Vodafone (22,9%) et T-Mobile (14,4%), précise l'Expansion.

II - Orange Suisse envisage de sous-traiter la gestion de son réseau

Dans le but affiché de réduire ses coûts, Orange Suisse envisage d`externaliser la gestion de son réseau technique. La mesure, prévue pour fin 2007 concernerait 400 des 1500 employés de la filiale de France Télécom.

Orange compte en fait appliquer à la Suisse la politique de sa filiale belge Mobistar, qui vient de décider d'externaliser son réseau technique.

La mesure prévoierait qu'Orange garde la propriété des équipements mais n'en assure plus la gestion. Sont concernés les activités de "rollout" (déploiement du réseau d'antennes), l'ingénierie (architecture, planification et implémentation du réseau mobile) et le domaine opérationnel (opérations et maintenance). L'entreprise justifie leur externalisation par la baisse constante des coûts d'interconnexion imposée par le régulateur.

Orange Suisse travaille à la réduction de ses coûts depuis plusieurs mois déjà. L'opérateur a annoncé en juin l'externalisation d'une partie de son call center pour clients privés de Zurich à Swiss Contact Management Group (SCMG). Les 64 employés concernés ont reçu une garantie d'emploi et de salaire de douze mois.

III – Externalisation de la maintenance du réseau chez Mobistar

Le conseil d’administration de Mobistar va externaliser le service en charge de la gestion du réseau mobile. Il a ainsi récemment approuvé la mise en sous-traitance d'une partie de ces activités réseau. 174 employés seront transférés chez l’équimentier français Alcatel ou le suédois Ericsson, par ailleurs actuels fournisseurs du groupe Orange. La décision serait justifiée par un besoin de réduction des coûts provoqué par la maturité du marché, la prochaine diminution des frais de roaming imposée par la commission européenne, ainsi que par la baisse des recettes provenant des frais d’interconnexion entre les opérateurs, consécutive à la décision du régulateur.

Les syndicats ont ainsi obtenu que les 174 salariés Mobistar concernés soient tous transférés d’une entreprise à l’autre en gardant leurs avantages et salaires, et ce, pour une durée minimale de 18 mois (pas de licenciements prévu). Le nouveau lieu de travail sera maintenu en région bruxelloise. Il n'y aurait pas d’autres projets d’outsourcing prévu dans le budget 2007 de l’entreprise.

Sources : AFP, Comparatel, ATS, Astel.be, L'Expansion, WSJ

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10 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    ironie du sort, ERicsson a remporté hier l'appel d'offre sur externalisation des activités chez Mobistar

    le 12-02-2007 à 12:01:00

    Ericsson: remporte un contrat de services auprès de Mobistar

    Ericsson annonce avoir remporté un contrat de 300 millions d'euros sur cinq ans auprès du deuxième opérateur belge de téléphonie mobile, Mobistar.

    Aux termes de l'accord, Ericsson sera chargé de gérer une partie des activités de réseaux du groupe, dans lequel France Télécom détient une participation majoritaire , à compter de l'exercice 2007. Dans ce cadre, quelque 150 employés de Mobistar seront transférés vers les équipes d'Ericsson.

    Le contrat devrait démarrer dans le courant du deuxième trimestre.

  2. 2

    Jean-Pierre An Alré

    150 "transferts" d'emploi par ci, 100 par là, plus quelques milliards de revenu supplémentaires, c'est bien sympatique pour l'objectif de -22000. Par contre à ce train de sénateur il faudra au moins 200 ans pour atteindre l'objectif annoncé ;-)

    Non la motivation ne peut pas être là, alors volonté de rationaliser, mais pourquoi maintenant? Et pourquoi investir au Liban et en Afrique et sortir des Pays bas?

    Alors pourquoi cette vente que rien ne semble vraiment motiver?

  3. 3

    Elisabeth

    Oui, j'en suis moi même surprise , étant "proche" du dossier .. ;)

    Je pense que FT "teste" aussi la réaction aux opérations d'externalisations en Suisse et Belgique avant de s'attaquer à la France et notamment à l'informatique ou exploitation de réseau.

    Par contre, sur le Liban , c'est une vieille histoire de contrat rompu unilatèralement par Beyrouth à l'époque.
    Un procès avait été rendu demandant au Liban de rembourser FT.
    Je pense que FT "profite" de la reconstruction pour négocier une implantation accrue au lieu d'un remboursement pur et simple de la dette.

    Je retrouve mes billes sur le sujet et les met en lien.

  4. 4

    FT Liban

    France Télécom : décision du Tribunal arbitral sur le différend avec la République du Liban


    Paris, le 22 février 2005


    Le Tribunal arbitral saisi en 2002 dans le cadre de la procédure déclenchée en vertu de la convention franco-libanaise d'encouragement et de protection réciproque des investissements et des règles arbitrales CNUDCI (Commission des Nations-unies pour le droit commercial international), a signifié aujourd'hui sa décision aux parties.

    Le différend dont était saisi le Tribunal arbitral portait sur le contrat BOT (Build, Operate and Transfer) de FTML (société détenue à 66,66% par France Télécom) et notamment sur sa résiliation anticipée en 2001 et les conséquences de cette résiliation.

    Le Tribunal arbitral a fait droit aux principales réclamations présentées par France Télécom, à travers ses deux filiales FTML et FTMI et a fixé à 266 millions de dollars le montant qui devrait être versé à FTML à titre d'indemnité.

    Le Tribunal arbitral s'est déclaré compétent sur le mandat de recouvrement émis par la République du Liban en avril 2000 et a estimé que FTML n'était pas redevable des 300 millions de dollars réclamés à ce titre.

    France Télécom veillera à tirer,**** en bonne intelligence avec les autorités libanaises compétentes****, toutes les conséquences de cette décision.

  5. 5

    Jean-Pierre An Alré

    Bonjour

    J'ai une question qui n'a rien à voir avec la nouvelle, mais comme elle me titille, je n'y résiste pas:
    J'ai lu en différents endroits que Google possède plus de 450 000 servers reliés par des fibres optiques à travers le monde entier.

    Je me suis pris à comparer ça aux réseaux de télécommunications existant et j'ai supputé que le réseau Google est à peu près 4 fois plus grand en capacité que la somme de tous les réseaux de télécommunication existants. Le calcul est plein d'approximation et je ne tiens pas à le dévoiler sous peine d'être accusé d'être peu crédible, mais que pensez vous des deux points suivant:

    1) Est ce que Google peut offrir une offre alternative de télécommunication aux utilisateurs pour se constituer une clientèle encore un peu plus captive?

    2) Comment se fait-il qu'une société qui est plus petite que FT est arrivé à construire ce réseau gigantesque?

    Merci,

    Jean-Pierre

  6. 6

    Elisabeth

    Effectivement, c'est inquiétant , car cela suppose une concurrence à terme pour FT

    Je regarde .

    "4 fois plus grand en capacité que la somme de tous les réseaux de télécommunication existants. " : c'est tout de même énorme , et par quels moyens ?
    Il les a vraiement en propre ou il les sous loue à des opérateurs.
    Pour info Mci (WCOM) racheté par Verizon à plus de capacités en cables sous marins que FT et a les dents très longues.
    Ne pas sous estimer l'"adversaire" .. ;)
    Je vous tiens au courant.

  7. 7

    Jean-Pierre An Alré

    Pour info

    D'après le Financial Times, DT voudrait outsourcer 45000 emplois.
    Ceci et la vente de 5 petites filiales pourrait signifier le départ de 45% de l'effectif actuel!
    Naturellement les syndicats y sont violemment opposé.

  8. 8

    Elisabeth

    et moi, je croise les doigts ...

    pendant que An Alré, votre grand frère invente la notion d'intercontrat en dehors des SSII :)

  9. 9

    Elisabeth

    je vous conseille à tous de "bosser" fortement le L122.12

    http://fo.ibm.corbeil.free.fr/L122-12.htm

  10. 10

    Réseau Google

    Google et Skype investissent dans un réseau mondial Wi-Fi communautaire

    Par Estelle Dumout
    ZDNet France
    6 février 2006



    Technologie - Les deux géants de l’internet ont tous deux intérêt à voir les hot spots Wi-Fi se multiplier. Et c’est justement le projet de la société Fon Technology, dont le réseau Wi-Fi communautaire réunit les ressources en haut débit de ses membres.

    Créer un réseau Wi-Fi communautaire déployé dans le monde entier, en demandant aux participants de partager leur connexion haut débit. C'est le concept que propose une petite start-up espagnole, Fon Technology, qui commence à attirer sérieusement l'intention. Elle a été créée il y a trois mois par l'entrepreneur argentin Martin Varsavsky, déjà à l'origine en 1999 du fournisseur d'accès espagnol Ya.com, racheté depuis par T-Online.

    Levée de fonds de 18 millions d'euros

    Les projecteurs sont surtout venus se braquer sur elle ce week-end, lors de son premier tour de table financier. Elle a ainsi levé 18 millions d'euros auprès de sociétés comme Google, Skype (propriété d'Ebay) et des grands capitaux-risqueurs Sequoia Capital et Index Ventures, confirme Martin Varsavsky sur son blog. Pour l'instant, aucune autre information n'a filtré, notamment les prises de participation de chacun.

    Le système de Fon Technology est simple: il suffit de posséder un accès internet haut débit et un routeur Wi-Fi. La société propose alors de s'enregistrer et de télécharger un petit logiciel pour partager sa connexion avec les autres membres du réseau - les "Foneros". Ceux-ci pourront accéder gratuitement, où qu'ils se trouvent dans le monde, aux connexions partagées par l'ensemble de la communauté.

    «J'ai réalisé que Fon allait avoir besoin d'alliances très particulières pour parvenir à son objectif: avoir un million de hot spots dans le monde d'ici 4 ans», ajoute Martin Varsavsky pour justifier l'entrée au capital de ces nouveaux partenaires. En trois mois d'existence, la société recense pour l'instant 3.000 membres qui ont accepté de partager leur connexion (le système est toujours en version bêta).

    Les FAI encore réticents face au modèle?

    «Notre méthode, via le téléchargement de microprogramme (firmware), est une façon beaucoup plus rapide de construire un signal Wi-Fi mondial unifié, par rapport à ce que font d'autres sociétés», affirme-t-il. «Leur méthode - qui consiste à acheter des boîtes Wi-Fi et à les déployer hot spot par hot spot - est coûteuse et inefficace».

    Google et Skype ont toutes les raisons de s'intéresser à cette société. Le moteur de recherche n'a pas caché ses velléités dans le domaine, en se portant candidat, il y a quelques mois, à l'appel d'offres de la ville de San Francisco pour le déploiement d'un réseau Wi-Fi gratuit. Il veut faire de la ville une zone test pour de nouvelles applications et services géolocalisés, qui permettent aux gens de trouver une information précise où et quand ils en ont besoin.

    Pour Skype, qui ambitionne de développer la voix sur IP mobile, un tel partenariat prend également tout son sens. Mais reste encore d'autres acteurs à convaincre, les premiers concernés d'ailleurs: les fournisseurs d'accès à internet, dans le monde entier. En France, par exemple, nombre d'entre eux ne permettent pas le partage de la connexion dans leurs conditions générales d'utilisation.

    Pour l'instant, Fon Technology ne recense que deux FAI partenaires: l'américain Speakeasy et le suédois Glocalnet. Mais Martin Varsavsky espère bien capitaliser sur ses nouveaux partenaires pour gagner en respectabilité. Ainsi que sur son modèle: tout repose sur les non-membres qui accepteront de se connecter au réseau Wi-Fi des "Foneros". Pour y avoir accès, ils devront payer une somme modique, explique le fondateur de la société. Des sociétés pourront également devenir membres du réseau et ainsi faire payer l'accès à leurs ressources. Fon Technology veut ensuite partager ces revenus avec les fournisseurs d'accès internet, pour les convaincre de la pertinence de son modèle.

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