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Louis Vuitton : propriété industrielle mise à mal en Chine
Quand la Chine s’éveille, elle ne se limite pas à produire des Airbus, mais rodée semble-t-il à la législation internationale et aux droits de propriété intellectuelle, elle attaque désormais Louis Vuitton sur son propre territoire et sa propre marque …
... en sachant exploiter certaines failles voire certaines "négligences" malencontreuses de l’entreprise de luxe française.
Selon un rapport mené par www.Hurun.net, BMW serait la marque préférée des millionnaires chinois. Menée auprès de 604 entrepreneurs chinois dont le patrimoine dépasse les 10 millions de yuans (1 millions d'euros), cette étude a été réalisée entre mai et novembre 2006 en Chine Continentale (hors Hong Kong, Macao et Taiwan). Louis Vuitton arrive en seconde.
Le 21 janvier 2007, WANG Jun, homme d'affaires wuhanais, a obtenu le droit d'enregistrement de la marque Louyiveiten en caractères romains et de son équivalent en caractères chinois, dont la transcription est Luyiweideng, auprès du Bureau national de la propriété intellectuelle, ceci en dépit des protestations formelles du groupe français Louis Vuitton.
Ce brevet avait été déposé en 2002, le groupe LVMH avait engagé des poursuites judiciaires dès 2004.
Le comité chargé de ce dossier a estimé que le groupe français n'était pas en mesure de prouver les dommages causés par le lancement de cette marque. M. WANG avait alors démenti les rumeurs selon lesquelles il serait prêt à revendre son brevet pour une valeur de 120 millions de RMB, même s'il considère que ce prix serait raisonnable.
Mais l’homme d'affaires envisagerait désormais de revendre au maroquinier de luxe français le droit à son propre nom traduit phonétiquement en chinois pour 120 millions de yuans (15 millions de dollars), ont rapporté lundi des médias chinois. Louis Vuitton, qui fait partie du groupe LVMH depuis 1987, s'est refusé à tout commentaire sur cette affaire, "en cours d'examen".
Wang Jun s'était rendu compte dès 2002 que le groupe français n'avait pas déposé sa marque pour tous les domaines de son activité, comme par exemple les emballages des biens ou dans le secteur du commerce électronique, selon un article du matin de Wuhan publié lundi.
Il avait aussitôt déposé ses propres demandes de brevets, qu'il a obtenus récemment. Selon l'article, M. Wang, "qui se prépare à aller discuter en France de sujets concernant la vente des droits de brevet", a affirmé à des journalistes ce week-end projeter de demander 120 millions de yuans.
En mai 2006, Louis Vuitton Malletier a ouvert trois nouvelles boutiques en Chine. Ces magasins se trouvent à Chengdu (sud-ouest), à Wenzhou ( est) et à Shenyang (nord-est). Les chinois sont devenus les troisièmes clients de la compagnie dans le monde après le Japon et les Etats-Unis, a déclaré Zanardi-Landi, chef de l'exécutif de Louis Vuitton en Chine, lors de la cérémonie de réouverture de la plus vieille boutique de la société en Chine. Ouverte pour la première au Peninsula Palace Hotel de Beijing en 1992, cette boutique a été deux fois remise à neuf au cours des 14 dernières années. La société n'a pas donné de chiffres sur les ventes, mais selon Zanardi-Landi , le groupe n’a "jamais perdu d'argent en Chine".
Zanardi-Landi a également dit que sa société avait redoublé d'efforts pour combattre les contrefaçons. "Nous ne tolérons pas la contrefaçon tout comme toutes les autres marques de luxe. Nous travaillons étroitement avec les autorités pour résoudre ce problème", a relevé Zanardi-Landi.
Source : AFP, Actu Chine
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