La guerre des tarifs du gaz et du transit du pétrole est loin d'être achevée entre Russie et Biélorussie.
Si Minsk fourbit ses armes de son coté, la Russie aiguise les siennes.
Moscou a décidé de développer son système d'oléoducs contournant la Biélorussie afin de "protéger l'Etat" de risques" liés à ce pays, a déclaré lundi Semen Vaïnchtok, président de Transneft, monopole des oléoducs russes.
I – Développement d'un oléoduc contournant la Biélorussie
La Russie a décidé d'élargir son système d'oléoducs BTS (Bakou -Tbilissi- Soupsa ) débouchant sur le port de Primorsk au bord de la mer Baltique et contournant la Biélorussie. "Nous avons décidé de développer le système d'oléoducs de la Baltique de la ville d'Ounetcha à la frontière avec la Biélorussie jusqu'au port de Primorsk", a déclaré M. Vaïnchtok cité par l'agence Interfax. Le BTS transporte le pétrole extrait en Sibérie occidentale vers le terminal russe de Primorsk, mis en service en 2001, des bateaux prenant ensuite le relais vers l'Europe.
Le conseil technique du groupe a approuvé la construction d'une nouvelle conduite sur ce tronçon d'une puissance initiale de 50 millions de tonnes, a précisé M. Vainchtok. La construction du pipe doit porter la capacité de l'oléoduc à 125-130 millions de tonnes par an. "Nous n'avons pas encore évalué combien cela coûterait. Mais je peux dire que c'est très cher", a déclaré M. Vainchtok.
"Si nous n'avions pas eu tant de risques avec les pays voisins, nous n'aurions pas à dépenser tant d'argent. Mais comme il faut protéger notre Etat de ces risques, nous ferons des dépenses", a-t-il ajouté.
Cette décision intervient à la suite du conflit sur les tarifs de gaz vendus par Moscou à Misnk d'une part et le partage des revenus tirés par le transit du pétrole russe sur territoire biélorusse d'autre part. Le différend aux multiples rebondissements avait conduit à l'interruption pendant trois jours de l'alimentation en pétrole de plusieurs pays européens par l'oléoduc Droujba transitant via la Biélorussie.
L'incident a conduit la Russie à réfléchir aux moyens "de réduire sa dépendance vis-à-vis du transit par le Bélarus", avait déclaré en janvier le vice-ministre russe du Développement économique Andreï Charonov.
II – Différends avec Minsk : pertes de 238 M USD selon la Russie
Les exportateurs russes de pétrole auraient perdu en janvier près de 238 millions de dollars en raison de la crise entre Moscou et Minsk, affirme lundi le quotidien RBK Daily. La livraison à travers l'oléoduc bélarusse Droujba aurait baissé de 10,9% en janvier par rapport à décembre selon le journal, qui cite les données d'une agence du ministère russe de l'Industrie et de l'Energie.
Le ministère russe de l'Industrie n'a pu être joint lundi par l'AFP pour confirmer ces informations.
Les analystes pronostiquent que la réduction des volumes livrés par Droujba devrait se renforcer à terme. "Le président russe Vladimir Poutine a approuvé officiellement des plans de réorientation d'une partie des livraisons de pétrole russe" passant par le Bélarus, explique le journal.
III – La Russie affiche sa volonté de construire des pipes et de diversifier sa clientèle
La Russie construira rapidement des conduites de transport et diversifiera ses livraisons d’énergie, a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse de jeudi dernier au Kremlin. "A un rythme élevé, nous construirons les réseaux qui doivent déboucher sur le littoral du Pacifique, pour accéder en direct aux marchés asiatiques en expansion", a indiqué le chef de l’Etat.
Selon lui, il est normal que les consommateurs européens diversifient leurs politiques énergétiques. "Nous n’en avons pas peur car nous, à notre tour, diversifions nos itinéraires de transport d’énergie vers les consommateurs finals et vers les différents marchés", a souligné le président.
La Russie construit un oléoduc en direction de l’Extrême-Orient et projette de poser une conduite vers la Chine, a noté M.Poutine. "Nous avons posé, vous le savez, le gazoduc sous la mer Noire "Blue Stream". Nous envisageons d’en poser parallèlement un autre qui débouchera soit sur l’Europe du Sud, soit sur l’Europe centrale. Ce sera peut-être la Hongrie ou un autre pays d’Europe centrale : l’Autriche, l’Italie, ou encore Israël", a dit M. Poutine.
Selon le président russe, cela justifierait l'absence – affichée - d'inquiétude de la Russie face aux projets de ses « partenaires européens », laissant sous entendre tout de même qu'elle maintient la pression sur l'Europe et ses grands groupes gaziers via le développement d'une « coopération en matière de fusion d’actifs ». Vlaidmir Poutine a ainsi cité les exemples de l'alliance entre l'allemand BASF et le russe Gazprom – via le gazoduc sous la Baltique, la conclusion d'accords historiques entre l'italien Eni et le géant gazier russe. Le Président a également précisé vouloir prolonger leur coopération sur du long terme, jusqu’à 2030 ou 2035, estimant que celle-ci ne cessait de gagner en stabilité.
Sources : AFP, Ria Novosti
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Réfléchir a un projet de contournement n'est pas gratuit !
MOSCOU, 14 février - RIA Novosti. La construction d'une nouvelle conduite de transport de brut contournant la Biélorussie pourrait coûter 2 milliards de dollars, a annoncé lors d'une conférence de presse à RIA Novosti mercredi le président du comité parlementaire pour l'Energie et les Transports Valeri Iazev.
Ce montant, a expliqué le député, comporte les frais de construction d'un oléoduc de 950 km mais la réalisation de ce projet risque de réduire les profits des compagnies pétrolières russes de 3 USD le baril.
Le projet a pour objectif d'épargner à la Russie des "surprises" de la part de la Biélorussie, a noté le député russe.
Mais cet élargissement du Système d'oléoducs de la Baltique (BTS) ne signifie pas que l'oléoduc Droujba qui passe par le territoire biélorusse restera vide : Moscou a besoin de capacités de transport de réserve, a encore indiqué M. Iazev.
Le 5 février dernier, le président de l'opérateur public russe des oléoducs Transneft, Semen Vaïnchtok, a annoncé que la construction de la deuxième tranche du BTS (BTS-II), d'une capacité de 50 millions de tonnes par an, appelée à réduire la dépendance de la Russie face aux pays dits de transit, pourrait prendre 18 mois contre un délai normal de six ans.
La semaine dernière, le gouvernement a fait parvenir aux administrations concernées pour concertation le projet d'arrêté sur la construction du BTS-II (qui reliera Ounetcha, dans la région de Briansk, près de la frontière biélorusse, au port pétrolier de Primorsk, près de Saint-Pétersbourg).
La première tranche du BTS destinée à transporter le pétrole sibérien et ouralien, de 12 millions de tonnes de capacité annuelle, avait été mise en service en décembre 2001. Vers décembre 2006, sa capacité avait été portée par Transneft à 74 millions de tonnes de pétrole par an.
17 février 2007 à 17:022
Attention anguille sous roche pour argumenter une nouvelle coupure ...
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Transneft: le réseau russe de transport de pétrole fonctionne à la limite de ses capacités
14:50 | 28/ 04/ 2007
MOSCOU, 28 avril - RIA Novosti. A l'heure actuelle, les pipelines de Transneft canalisant le pétrole vers l'étranger ont une capacité de réserve de seulement 4 à 5 millions de tonnes, a déclaré samedi le patron de la société, Semion Vainchtok, dans une interview à la chaîne de télévision russe Vesti.
M.Vainchtok a rappelé que Transneft avait interrompu le transport de 15 millions de tonnes de pétrole à la suite de problèmes techniques sur l'oléoduc Droujba. Par conséquent, les capacités d'exportation ont fortement diminué.
Selon des informations récentes, Transneft a augmenté en 2006 les volumes de pétrole transporté de 1,3% par rapport à l'année précédente, à 458,5 millions de tonnes, dont 251,6 millions destinés à l'exportation (+0,9%).
Transneft transporte plus de 90% du pétrole produit en Russie vers les marchés extérieurs et intérieurs. La société dispose d'un réseau de pipelines de 48.000 km de long, de 861 réservoirs de stockage pour un volume de 14 millions de mètres cubes et de trois terminaux à Novorossiisk, à Touapsé et à Primorsk.
29 avril 2007 à 00:513
Officiel !
La priorité "number one" de moscou devient réalité.
La Russie a approuvé lundi un projet de construction d'un oléoduc qui devrait transporter du pétrole vers l'Europe en contournant le Belarus, selon un communiqué du service de presse du Premier ministre russe Mikhaïl Fradkov.
Le gouvernement a approuvé le projet BTS-2, qui devrait transporter du pétrole vers le terminal russe de Primorsk près de Saint-Pétersbourg (nord) au bord de la mer Baltique, des bateaux prenant ensuite le relais vers l'Europe.
Les sociétés de gestion d'oléoducs Transneft et de construction RosStroy ont été chargées de faire le plan détaillé de ce projet. BTS-2 devrait être construit en 18 mois au moins.
BTS-2 va tendre à réduire la dépendance de la Russie vis-à-vis du Bélarus par lequel passe son oléoduc terrestre Droujba.
Droujba ("Amitié") est le principal canal d'exportation de pétrole de la Russie et il achemine 12,5% du pétrole consommé par l'Union européenne.
28 mai 2007 à 22:46Ajoutez un commentaire
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