Alors que le journal "The Times" rapporte vendredi que des responsables gouvernementaux britanniques craignent que le président américain George W. Bush attaque l'Iran avant le terme de son mandat dans deux ans, le vice-président américain Dick Cheney, en visite en Australie ne fait rien pour apaiser les tensions.
Dans un interview accordé vendredi, il a même refusé d'exclure la possibilité d'une opération militaire contre Téhéran.
I - Des responsables britanniques craignent une attaque US contre l'Iran
Citant des sources gouvernementales ayant requis l'anonymat, le quotidien britannique indique que des responsables britanniques craignent que le président Bush cherche à "régler la question iranienne par des moyens militaires". Selon l'une des sources, l'attitude serait d'autant plus motivée que Bush ne souhaiterait pas laisser le dossier non résolu à son successeur. Joliment dit, car cela signifierait plus vraisemblablement que le Président Américain ne voudrait pas achever son mandat avant d'avoir "réglé l'affaire".
Le Premier ministre britannique Tony Blair a néanmoins assuré jeudi qu'aucune intervention militaire contre l'Iran n'était actuellement en cours de préparation, notamment aux Etats-Unis. "Personne ne prépare d'action militaire, personne ne souhaite d'action militaire" en Iran, a déclaré le Premier ministre sur la radio BBC 4. "Je n'ai connaissance de personne à Washington qui soit en train de préparer une action militaire contre l'Iran", a-t-il ajouté. "Il n'y a pour autant que je sache aucun préparatif en cours pour lancer une attaque contre l'Iran et les gens cherchent une solution diplomatique et politique", a-t-il poursuivi.
Selon ses propos, la voie diplomatique serait la seule façon "sensée" pour trouver une solution à la crise actuelle sur le programme nucléaire iranien. "Vous ne pouvez pas prévoir absolument toutes les circonstances qui peuvent se présenter mais en discutant ici avec vous, je peux vous dire que l'Iran n'est pas l'Irak", a indiqué le Premier ministre. Mais, a-t-il néanmoins tempéré, "vous n'aurez jamais une situation où vous pourrez simplement dire qu'il n'y a aucune circonstance dans laquelle vous pourriez concevoir n'importe quoi".
Le Premier ministre a annoncé mercredi que les troupes britanniques en Irak seraient réduites de 1.600 soldats pour passer à 5.500 dans les prochains mois. "Nous avons une complète capacité de combat là -bas, donc s'il est nécessaire que nous retournions (en première ligne) quelles que soient les circonstances, nous pouvons. La raison pour nous d'avoir un rôle de soutien est précisément de faire ça", a-t-il indiqué. En revanche, il "n'anticipe pas" de devoir renforcer le contingent de 5.500 soldats qui resteront sur place.
II – Le rapport de l'ONU accable l'Iran
Dans un rapport qui pourrait exposer Téhéran à un renforcement des sanctions internationales, Mohammad el-Baradei, directeur de l’AIEA, a souligné jeudi que l’Iran ne s’est pas conformé à la demande du Conseil de sécurité de l’ONU de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium.
L’Iran poursuit l’enrichissement d’uranium dans une usine pilote en surface à Natanz, dans le centre du pays. Il a également installé dans un vaste site souterrain à Natanz deux cascades de 164 centrifugeuses qui fonctionnent « à vide » et en a deux autres en cours d’installation dans ce site.
Le rapport de l’AIEA précise que l’Iran enrichit de l’uranium dans son usine pilote en surface à un niveau « inférieur à 5 % », très en deçà du niveau de 90 % nécessaire pour pouvoir fabriquer des bombes atomiques. La quantité de gaz (hexafluorure d’uranium) utilisée jusque-là pour alimenter l’usine pilote a été minime. Mais les responsables nucléaires en ont importé 8,7 tonnes le 31 janvier dernier.
Faisant fi du rapport de l’AIEA et de la demande du Conseil de sécurité, l’Iran avait toutefois annoncé jeudi vouloir faire fonctionner 3 000 centrifugeuses, les machines capables d’enrichir l’uranium, en mai 2007.
La diffusion du rapport de l’AIEA a incité plusieurs pays à demander un renforcement des sanctions internationales contre l’Iran. La France a d’ailleurs mis en garde hier l’Iran contre les « effets » pour son économie d’un durcissement des sanctions.
Le Guardian affirme de son côté vendredi que nombre de renseignements fournis par les Américains aux inspecteurs de l'ONU sur les installations nucléaires iraniennes sont devenus sans fondement.
Citant des sources diplomatiques à Vienne, où est basée l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le quotidien indique que la plupart des informations sur de supposés sites d'armes secrètes ont mené à des impasses. "Ils nous ont donné une feuille reprenant une liste de sites. Les inspecteurs se sont rendus sur certains sites militaires mais il n'y avait aucun signe d'activités (nucléaires interdites)", a expliqué un diplomate de l'AIEA sous le couvert de l'anonymat.
III - L'Iran poursuit dans la voie de l'enrichissement d'uranium
L'Iran ne peut accepter la suspension de l'enrichissement d'uranium qui est contraire à son droit et au Traité de non-prolifération (TNP), a déclaré jeudi Mohammad Saïdi, vice-président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, à l'agence Irna.
"L'Iran estime qu'une suspension de l'enrichissement est contraire à ses droits, au Traité de non-prolifération et aux règles internationales", a déclaré M. Saïdi en réaction au rapport de Mohamed ElBaradei, directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), rendu public jeudi.
"De ce fait, Téhéran ne pouvait pas accepter la résolution 1737 du Conseil de sécurité demandant une suspension de l'enrichissement d'uranium", a-t-il ajouté.
«Le peuple iranien est vigilant et défendra tous ses droits jusqu’au bout », a déclaré pour sa part le président Ahmadinejad lors d’un discours dans la province de Gilan (Nord). « Le grand peuple iranien résiste aux oppresseurs et ne reculera pas d’un iota », a-t-il ajouté. L’ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani a, quant à lui, conseillé aux grandes puissances de « retourner à la table des négociations ».
Après le rapport de l’AIEA, M. Rafsandjani a averti lors de son prêche vendredi, retransmis par la radio d’État, les Occidentaux qu’ils n’« obtiendront rien » en adoptant une position rigide. « Nous sommes prêts à leur donner les garanties nécessaires (sur le programme nucléaire). Mais si vous continuez dans cette voie, vous allez engendrer de nombreux problèmes pour le monde, vous-mêmes et la région », a-t-il ajouté.
IV – Les USA veulent une nouvelle résolution du conseil
La Maison-Blanche a, en outre, affirmé vouloir une nouvelle résolution du Conseil de sécurité contre l’Iran après celle adoptée le 23 décembre.
L'Iran va devoir être à nouveau convoqué devant le Conseil de sécurité des Nations unies, afin de le pousser à suspendre son programme d'enrichissement d'uranium et à revenir à la table des négociations, a déclaré jeudi la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
"Nous avons à nouveau affirmé que nous utiliserons les canaux dont nous disposons ainsi que le Conseil de sécurité", a expliqué Mme Rice à l'issue d'une rencontre à Berlin avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, ainsi qu'avec les représentants de la diplomatie européenne, Frank-Walter Steinmeier et Javier Solana. "Le but est de ramener l'Iran aux négociations une fois qu'il aura suspendu ses activités d'enrichissement", a-t-elle ajouté.
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se tenir prêt à prendre « de nouvelles mesures » contre l’Iran pour son attitude « inacceptable » dans le dossier nucléaire, a renchéri une diplomate américaine à l’ONU. « La menace posée par les armes de destruction massive (ADM) aux mains de terroristes ou d’États voyous est un des plus grands dangers auxquels fait face la planète », a dit la diplomate, Jackie Sanders, lors d’un débat public au Conseil de sécurité.
Le directeur de l’AIEA, Mohammad el-Baradei, a, pour sa part, déclaré que l’Iran avait toujours une « fenêtre d’opportunité » pour négocier sur la question nucléaire. Il a ainsi rappelé sa récente proposition que l’ONU lève ses sanctions contre l’Iran si Téhéran accepte de suspendre simultanément ses activités d’enrichissement d’uranium.
Les six grandes puissances impliquées dans les discussions sur le dossier nucléaire iranien doivent se réunir à Londres au niveau des directeurs politiques pour étudier la réponse à apporter au rapport de l’AIEA.
V – Cheney refuse d'exclure l'option militaire
De son côté, le vice-président américain Dick Cheney a assuré que les États-Unis « doivent continuer à faire tout leur possible » pour faire en sorte que l’Iran ne parvienne pas à atteindre ses objectifs nucléaires, tout en refusant d’exclure l’option militaire.
« Les Etats-Unis et leurs alliés collaborent pour mettre en place une série de politiques afin de persuader les dirigeants iraniens d'abandonner leurs ambitions nucléaires », a souligné le responsable. "Cela reste notre option", a déclaré M. Cheney à Sydney lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre australien, John Howard.
"Nous estimons que cela serait une grave erreur si un pays comme l'Iran devenait une puissance nucléaire", a déclaré Dick Cheney. « Toutes les options restent sur la table », a-t-il souligné dans une interview accordée à la chaîne de télévision ABC, alors qu’il se trouve en visite officielle en Australie.
La Maison-Blanche a toutefois insisté sur sa volonté d’une solution diplomatique à la crise nucléaire.
Sources : Associated Press, AFP, L'Orient Le Jour
A lire également :
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26 Commentaires
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Un enrichissement à 90% n'est absolument pas indispensable pour fabriquer une bombe atomique. On peut fabriquer des bombes atomiques à partir d'Uranium enrichi à 20%. Les USA ont fait des tests avec des bombes à faible enrichissement dès 1951.
https://www.laondaverde.com/nuclear/fissionw/fissionweapons.pdf
Explications détaillées sur le fonctionnement des bombes.
http://membres.lycos.fr/jsavari/abomb/
De même, il est parfaitement possible de fabriquer des bombes atomiques avec de l'uranium enrichi à 20% que l'on trouve dans les réacteur de recherche dont l'Iran possède un examplaire.
25 février 2007 Ã 13:59http://www.francenuc.org/fr_mat/uranium_f2.htm
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inquiétant ...
25 février 2007 à 14:08j'ai certes repris l'info telle quelle, mais elle me semblait quelque peu surprenante, surtout compte tenu du contexte et des reproches faits à l'Iran.
J'essaie de voir si c'est le rapport lui-même qui fait état des 90 % ou les depeches d'agence.
A regarder de près , intervention d'Israel à naplouse.
3
L'Iran aurait lancé sa première fusée spatiale
L'Iran a lancé avec succès sa première fusée spatiale", a rapporté, dimanche 25 février, la télévision publique iranienne, sans donner de détails sur sa portée et sa puissance.
"Cette fusée est porteuse de matériels de recherche fabriqués par les ministères de la défense et de la science", a indiqué Mohsen Bahrami, chef du Centre de recherche aérospatiale. Et d'expliquer : "Tous les tests ont été menés dans les unités industrielles du pays selon les normes internationales. Et l'assemblage de la fusée (...) a été réalisé par les experts de Centre de recherche aérospatiale et du Centre d'ingénierie du ministère de l'agriculture".
Ce geste peut être interprété comme un pas supplémentaire de l'Iran pour s'affirmer comme une puissance régionale incontournable, alors que ses relations avec les pays occidentaux sont particulièrement tendues à propos du programme nucléaire iranien.
Ces derniers mois, des responsables iraniens avaient fait part de leur volonté de développer une industrie aérospatiale, notamment pour lancer des satellites commerciaux et de recherche. Samedi encore, le ministre de la défense iranien, Mustafa Mohammad Najjar, avait déclaré que la république islamique comptait construire un satellite et un lanceur.
Après cet essai, il aurait affirmé : "Les sanctions des ennemis n'ont pas empêché de produire et de développer l'industrie aéronautique, aérospatiale et électronique", faisant référence aux sanctions votées en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU après le refus de Téhéran de suspendre l'enrichissement d'uranium.
L'Iran avait annoncé, en septembre 2006, avoir réussi à fabriquer un moteur à plasma pour le guidage de satellite dans l'espace. "Des experts iraniens ont été capables de fabriquer un système de guidage de satellite par moteur à plasma. Ce système permet d'améliorer la manoeuvrabilité du satellite et sa capacité d'emport", avait rapporté la télévision en citant un rapport du ministère de la défense. "Le système peut aussi guider le satellite en orbite après le lancement", avait ajouté la télévision.
L'Iran avait placé en orbite en 2005 son satellite Sina-1 grâce à une fusée russe. Téhéran avait fait part de son intention de modifier son missile Shahab-3 pour qu'il soit capable de lancer des satellites.
25 février 2007 Ã 14:204
Nucléaire - ""Pas de marche arrière"" possible, selon Ahmadinejad
TEHERAN (REUTERS) - Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé dimanche que le programme nucléaire iranien n'avait ""pas de marche arrière"", rapporte l'agence étudiante ISNA.
25 février 2007 à 14:24""L'Iran a obtenu la technologie nucléaire pour produire du combustible nucléaire. Ce programme est comme un train qui n'aurait ni frein ni marche arrière"", a-t-il dit lors d'un discours à Téhéran.
5
Nucléaire-L'Iran est prêt ""même à la guerre"", selon un ministre
TEHERAN (REUTERS) - Manouchehr Mohammadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré dimanche que l'Iran s'était préparé à tous les scénarios dans le différend qui l'oppose aux pays occidentaux sur la question nucléaire, et ""même à la guerre"", rapporte l'agence étudiante ISNA.
""Nous nous sommes préparés à toutes les situations, même à la guerre"", a-t-il dit lors d'une conférence à Ispahan.
""S'ils votent une deuxième résolution (à l'Onu), l'Iran ne répondra pas et poursuivra ses activités nucléaires"", a-t-il prévenu.
Les Nations unies ont voté en décembre des sanctions contre Téhéran en raison des programmes nucléaires iraniens, qui sont soupçonnés par les pays occidentaux de préparer le développement d'une bombe atomique.
25 février 2007 Ã 14:396
Des plans d'attaque de l'Iran seraient à l'étude au Pentagone Reuters
Bien que la Maison blanche assure n'avoir aucune intention d'entrer en conflit ouvert avec l'Iran, le Pentagone a mis sur pied une équipe chargée de planifier une offensive aérienne susceptible d'être menée moins de 24 heures après le feu vert du président George Bush, rapporte le magazine The New Yorker dans sa dernière livraison.
L'équipe en question a pris ses quartiers il y a quelques mois dans le bureau du chef d'état-major interarmées, poursuit le journaliste Seymour Hersh, auteur de l'article, citant un ancien membre des services de renseignements dont l'identité n'est pas dévoilée.
D'abord centrés sur la destruction des installations nucléaires et sur un changement de régime politique, ses travaux se sont récemment orientés vers l'identification de cibles impliquées dans l'aide à la guérilla irakienne, selon un conseiller de l'Armée de l'air et un consultant du Pentagone, dont Hersh tait également les noms.
Cette dernière source indique, tout comme l'ancien membre des services de renseignement, que des militaires américains et des unités des forces spéciales engagés en Irak ont déjà pénétré sur le territoire de la République islamique pour y poursuivre des agents iraniens.
Interrogé sur le sujet, Bryan Whitman, porte-parole du Pentagone a répété que "les Etats-Unis n'envisage(aie)nt nullement d'entrer en guerre avec l'Iran.
"Suggérer le contraire est tout simplement faux, mensonger et malveillant. Les Etats-Unis se sont montrés très clairs en ce qui concerne certaines activités spécifiques du gouvernement iranien. Le président a dit publiquement à plusieurs reprises que ce pays allait coopérer avec ses alliés dans la région pour régler ces questions par des moyens diplomatiques", a-t-il souligné.
Le département de la Défense rappelle en outre que des plans portant sur des dizaines de conflits potentiels sont dressés et révisés régulièrement par mesure de sécurité.
Toujours selon Seymour Hersh, l'Iran aurait mis au point un missile intercontinental capable d'atteindre l'Europe munis de plusieurs ogives de faible puissance. L'information a selon lui été transmise à Washington par les autorités israéliennes.
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=38263&0933
Des généraux US prêts à démissionner si George Bush décide d'attaquer l'Iran.
25 février 2007 Ã 14:44http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/iraq/article1434540.ece
7
merci bcp pour toutes ces infos.
C'est la 1ere fois que l'Iran parle de guerre ....
25 février 2007 à 14:56cela semble se préciser ...
je regarde ce que dit l'Orient le Jour, toujours très bien informée
8
inquiétant ...
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Israël dément être en négocations avec les USA sur un "couloir aérien"
2007-02-25 08:17:54
JERUSALEM, 24 février (XINHUA) -- Israël a démenti samedi les allégations selon laquelles le pays serait en négociations avec les autorités américaines sur une permission pour un "couloir aérien" au-dessus de l'Irak dans les préparatifs d'un plan visant à attaquer les installations nucléaires de l'Iran, a rapporté le quotidien Yedioth Ahronoth.
Le journal britannique Daily Telegraph a rapporté samedi matin qu'Israël menait des négociations avec les Etats-Unis sur une permission pour survoler l'Irak, au cas où l'Etat hébreu lancera des raids aériens sur les installations nucléaires de l'Iran.
"Le seul moyen de faire cela est de survoler l'espace aérien contrôlé par les Etats-Unis", a indiqué le Daily Telegraph citant un haut responsable du ministère israélien de la Défense. Toutefois, le responsable a fait savoir que des négociations étaient en cours entre les deux pays.
Le vice-ministre israélien de la Défense Ephraim Sneh a démenti samedi ces allégations, affirmant que tous propos sur une offensive israélienne contre l'Iran n'étaient que des spéculations, selon le Yedioth Ahronoth.
M. Sneh a indiqué que l'information apparemment provenait des sources qui ne voulaient pas prendre la responsabilité pour l'inaction diplomatique concernant le possible armement nucléaire de l'Iran.
"Il est convenable pour eux d'envoyer la balle dans le camps israélien", a dit M. Sneh, cité par le journal israélien.
25 février 2007 Ã 15:049
Sur Mutinerie des militaires US
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=610
25 février 2007 Ã 15:0710
Dis voir, el gringo, si on passe n fois l'uranium enrichi à 5% dans la cascade de centrifugeuses, peut-on obtenir de l'uranium enrichi à 20%, 90% ?
25 février 2007 Ã 16:0111
Dubaï, Émirats arabes unis, 21 février 2007 – Baptisé du nom de code TIRANNT, "Theater Iran Near Term" (« Échéance proche théâtre Iran »), par ses planificateurs militaires US, ce plan a déjà identifié des milliers de cibles en Iran dans le cadre d'un Blitzkrieg (guerre-éclair) du type « Shock and Awe » (« choc et effroi ») qui en est à sa phase finale de préparation.
http://www.alterinfo.net/Nom-de-code-TIRANNT-les-plans-de-guerre-US-contre-l-Iran_a6879.html
25 février 2007 Ã 16:2412
Oui c'est ainsi que la Pakistan a fait pour réaliser sa première bombe atomique qui a explosé en 1998.
25 février 2007 à 16:50D'ailleurs c'est le "père" de la bombe atomique pakistanaise (Abdul Qadeer Khan) qui a fourni à l'Iran (ainqi qu'à la Corée du Nord et la Libye) la technologie des centrifugeuses P1 puis P2 depuis 1986.
http://en.wikipedia.org/wiki/Abdul_Qadeer_Khan
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Mohammad Qadir Hussain is a former employee of the Pakistan Atomic Energy Commission who has claimed that the process using by Pakistani Atomic Engergy Commission to enrich uranium, was developed by him during his stay at the Pakistan Atomic Energy Commission, where he worked as a researcher in the field of enriching uranium. Pakistan is thought by some to be using the gas centrifuge method which is currently being used at its nuclear laboratories.
Patent claim by Dr. Qadir
On May 23rd 1995 the United States Patent Office has issued a patent titled " Centrifuge process to separate the isotopes of uranium hexafluoride" to Dr Qadir in which it was acknlowledged by Patent office that method gives a complete separation of U.sup.235 F.sub.6 with a purity of almost 100 percent in a single stage. Details of this Patent can be seen at the web site of the Patent Office under the Patent number 5,417,944.
According to Dawn Wire Service, a leading Pakistani Newspaper on his issue 24th August 1995 wrote "The government of Pakistan recently put Dr Hussain on the exit controllist and he is not allowed to travel abroad to pursue the patent he has been granted by the US department of commerce's patent and trade mark office. The grant of the patent to Dr Hussain means that his process was genuine and Pakistan is using the same process for the enrichment of uranium, Dr Hussain is due for a massive compensation, US legal experts say.". The Dawn wrote further that It may create an embarrassing situation for the PAEC as well as Abdul Qadeer Khan, if Dr Hussain could prove that his process was actually being used by Pakistani nuclear establishments. One issue which is not clear so far is whether Dr Hussain would be allowed to sell his invention to private consumers in the United States or abroad, since it relates to the nuclear subject which is very sensitive in the United States.
http://en.wikipedia.org/wiki/Dr._Mohammad_Qadir_Hussain
25 février 2007 Ã 16:5414
Il est dificile de savoir où en est exactement le projet atomique iranien. Le procédé choisi pour l'uranium semble être celui de la séparation de l’uranium 235 (militairement utilisable) de l’uranium 238, c’est-à -dire l’enrichissement à un pourcentage final élevé du 238 au profit du 235 (si possible supérieur à 90 %). Techniquement, sur divers sites dont ceux de Natanz, Farayand, Pars, Trash, les Iraniens auraient installé en « cascade » des centrifugeuses P1 construites selon les indications du professeur pakistanais Abdul Q. Khan. D’après le Bulletin of the atomic scientish (août 2006) ce serait à Natanz que se trouverait l’installation la plus importante avec le projet d’y faire fonctionner six groupes de 164 centrifugeuses montées en série et capables d’enrichir une forte quantité d’uranium (3 sont en service actuellement). Les scientifiques iraniens auraient construit les réservoirs et les « fours » nécessaires pour élever la température de l’hexafluorure d’uranium (UF6) avant introduction dans la série des centrifugeuses. Le centre de Natanz aurait été conçu pour recevoir de 50.000 à 60.000 centrifugeuses, les 3.000 premières d’entre elles étant mises en place au cours de ce trimestre. Ce serait à Isfahan que fonctionnerait l’équipement transformant l’uranium naturel en hexafluorure. En mai 2006, 110 tonnes d’hexafluorure auraient déjà été produits soit de quoi construire plus d’une vingtaine d’armes nucléaires.
D’après les spécialistes 1500 à 1800 centrifugeuses P1 suffisent à produire de l’uranium enrichi à 90 % pour construire une arme nucléaire par an. Resterait à agencer le mécanisme de la bombe et sans doute à passer des centrifugeuses P1 au modèle perfectionné P2.
25 février 2007 Ã 17:1215
Ahmadinejad : il ne reste plus qu'un pas à faire pour atteindre le sommet de la technologie nucléaire (11/10/2006).
http://english.farsnews.com/newstext.php?nn=8507190600
Un reportage de la télévision iranienne datant de 2005.
25 février 2007 Ã 17:40http://www.youtube.com/v/QOjqqr681j8
16
Le Français Stéphane Lherbier libéré en Iran
Le Français Stéphane Lherbier, détenu depuis fin 2005 en Iran, a été remis en liberté dimanche, a annoncé Philippe Douste-Blazy.
"Je viens d'être informé que M. Stéphane Lherbier a été remis en liberté aujourd'hui après avoir bénéficié d'une mesure de grâce de la part de l'ayatollah Khamenei", déclare le ministre des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par le Quai d'Orsay.
Stéphane Lherbier se trouvait dimanche dans les locaux de l'ambassade de France à Téhéran, a-t-il précisé.
Stéphane Lherbier et un Allemand, Donald Klein, avaient été arrêtés le 29 novembre 2005 au cours d'une partie de pêche dans le Golfe, près de l'île d'Abou Moussa qu'occupe l'Iran mais que revendiquent les Emirats Arabes Unis. En pleine crise du nucléaire, la justice iranienne avait refusé de les placer sous liberté conditionnelle et avait condamné le Français à 18 mois de prison pour être entré illégalement en Iran.
"Nous espérons que Donald Klein, qui a subi la même peine que notre compatriote, bénéficiera de la même mesure de clémence dans les tout prochains jours", a déclaré Philippe Douste-Blazy.
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=38292&1736
25 février 2007 Ã 18:2417
Les médias iraniens ont annoncé qu'une fusée capable d'atteindre l'espace a été lancée avec succès.
Les directeurs du programme aérospatial iranien ont toutefois indiqué peu après que l'engin de recherche n'a pas été mis en orbite et qu'il est retourné sur terre avec un parachute.
Selon des sources diplomatiques occidentales citées par la BBC, Téhéran serait peut-être revenu sur sa déclaration initiale dans les médias après avoir réalisé l'ampleur de sa portée au plan international.
Le lancement n'a pas encore été confirmé par des pays occidentaux et aucune photo n'a été publiée pour le moment, mais les experts militaires de ces pays craignent déjà que la technologie soit utilisée pour fabriquer des missiles balistiques à longue portée.
La fusée ne serait pas assez puissante pour se placer en orbite autour de la Terre, mais sa capacité à quitter l'atmosphère voudrait dire que les scientifiques iraniens ont franchi une importante barrière technologique.
Des politologues craignent que la région soit encore plus déstabilisée qu'elle ne l'est maintenant si l'Iran arrive à placer une bombe dans un missile intercontinental.
Les responsables du programme spatial iranien affirment que la fusée ne contenait que des appareils scientifiques. L'Iran ne cache toutefois pas sa volonté de joindre le club des pays capables de mettre des satellites en orbite.
Le missile Shahab-3 qui aurait été modifié pour atteindre l'espace
Téhéran, qui dispose d'un premier satellite lancé par la Russie en 2005, avait déjà annoncé son intention de modifier son missile Shahab-3 pour qu'il soit capable de mettre des satellites en orbite.
Le jour du lancement, le président Mahmoud Ahmadinejad a prononcé un autre discours provocant où il a comparé le programme nucléaire iranien à un train dépourvu de freins et de marche arrière.
L'annonce survient la veille d'une rencontre du conseil de sécurité de l'ONU sur l'imposition de nouvelles sanctions économiques pour dissuader l'Iran de poursuivre ses ambitions nucléaires.
Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de sept pays musulmans réunis à Islamabad, au Pakistan, réclament une solution négociée au litige qui oppose l'Iran à certains pays occidentaux. Ils se disent préoccupés par l'escalade des tensions et excluent tout recours à la force.
25 février 2007 Ã 19:1718
Selon certains spécialistes il y a 2 ans, la fusée Shahab-3 était un peu trop petite et légère pour transporter la future bombe atomique iranienne qui aurait 900 mm de diamètre et plus de 500 kg. C'est sans doute la raison de cette version améliorée.
25 février 2007 Ã 19:36http://www.frstrategie.org/barreCompetences/prolifDissuasionDefenses/20060515.pdf
19
Le Pakistan teste un missile balistique capable d'emporter une tête nucléaire
ISLAMABAD - Le Pakistan a testé vendredi avec succès un missile balistique Hatf-6, une version du missile Shaheen-2, capable d'emporter des ogives de toutes sortes, y compris nucléaires, rapportent des chaînes de télévision pakistanaises en se référant à l'armée du pays.
Il s'agit d'un quatrième tir d'essai effectué par le Pakistan depuis plusieurs mois. En novembre dernier, l'armée pakistanaise a testé des missiles Hatf-4 et Hatf-5 et en décembre - un missile Hatf-3.
Le missile balistique Shaheen-2 a une portée de 2.500 km.
Source : fr.rian.ru - vendredi 23 février 2007
25 février 2007 Ã 19:4020
Le Pakistan a procédé vendredi «avec succès» à un tir d'essai d'un missile balistique de longue portée à capacité nucléaire, deux jours après avoir signé avec l'Inde un accord pour réduire les risques d'accident atomique, a annoncé l'armée.
Le Pakistan a informé à l'avance «des pays voisins», a assuré le ministère des Affaires étrangères. Ce pays partage ses frontières avec l'Inde, l'Afghanisan, la Chine et l'Iran.
«Nous avons mené cet essai conformément à nos exigences et à nos besoins en matière de Défense. Cela n'était pas destiné à envoyer un message à quiconque», a poursuivi le porte-parole des Affaires étrangères, en allusion au voisin et rival indien.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070223/CPMONDE/70223031/1014/CPMONDE
On comprend aussi mieux l'annonce récente par les USA du déploiement d'armes anti-missiles en Europe.
De l'importance des missiles :
http://www.unidir.org/pdf/articles/pdf-art2604.pdf
Voir le Haft-6 :
25 février 2007 Ã 20:00http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=6844
21
Washington envisage une extension du bouclier ABM au-delà de la Pologne et de la République tchèque
25 février 2007 à 20:03la Pologne semble avoir donné son accord
22
La Pologne accepte officiellement d'ouvrir des négociations sur l'installation du futur système de défense antimissile américain
2007-02-25 08:51:15
VARSOVIE, 24 février (XINHUA) -- Le gouvernement polonais a officiellement accepté d'ouvrir des négociations sur la détermination d'un site servant à installer le système de défense antimissile américain dans le pays, a rapporté samedi la presse locale citant des responsables du gouvernement.
Des responsables du gouvernement polonais ont fait savoir que Varsovie avait officiellement informé Washington de son intention d'ouvrir des négociations sur la possibilité concernant le choix d'un site consacré à l'installation du système de défense antimissile américain en Pologne.
Vendredi, le ministère polonais des Affaires étrangères a publié un communiqué indiquant qu'il avait remis une note diplomatique sur cette question à l'ambassade américaine à Varsovie.
25 février 2007 Ã 20:0423
la pologne vient de bloquer avec la Suède la construction du GNE , gazoduc sous la Baltique... ayant très peur pour ses appros en gaz .. ceci explique cela
25 février 2007 Ã 20:07les clans se forment ..
il faut regarder cote armée Russe et Vénézuela
L'Algérie vient de recevoir ses Mig
la Grande-bretagne craint fortement des attaques terrroristes.
A part celà tout va bien, puisqu'on a le temps de parler des scoots !
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L'ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand s'est rendu ce week-end à Téhéran, pour s'entretenir avec des dignitaires du régime sur le dossier du nucléaire iranien.
27 février 2007 à 23:56POUR qui roule Roland Dumas ? Présenté par la presse iranienne comme un « envoyé spécial français », l'ancien ministre des Affaires étrangères vient d'effectuer une curieuse visite à Téhéran. L'ex-homme de confiance de François Mitterrand n'était pas mandaté par Paris. Le Quai d'Orsay évoque un « déplacement privé ». Il ne serait pas non plus un émissaire du Parti socialiste. « Je n'ai prévenu personne de mon déplacement », indique au Figaro Roland Dumas, pour signifier qu'il n'a pas joué un rôle d'émissaire.
L'ancien chef de la diplomatie française entend pourtant communiquer le fruit de ses entretiens avec les responsables iraniens au président Jacques Chirac et aux autorités françaises. « Mon voyage a été particulièrement utile, d'autant plus qu'il est intervenu dans une période brûlante », juge-t-il quelques heures après son retour à Paris.
Parti vendredi, Roland Dumas répondait à une invitation d'Ali Akbar Velayati, le conseiller diplomatique d'Ali Khamenei, guide suprême de la république islamique. « Velayati est très proche de Khamenei. Nous nous sommes connus lorsque j'ai réglé avec lui le contentieux Eurodif et l'affaire des otages au Liban », rappelle Roland Dumas. « Il m'a reçu peu avant l'annonce de la libération du skipper français Stephane Lherbier. Il m'avait dit qu'Ali Khamenei allait ratifier la grâce », raconte-t-il, « pour l'anecdote ».
Depuis quelques jours, Ali Akbar Velayati s'active sur la scène internationale alors que le délai fixé par le Conseil de sécurité de l'ONU pour que l'Iran cesse ses activités d'enrichissement expire. Le diplomate iranien défend, selon Roland Dumas, un « paquet de propositions ». Parmi elles, figure en bonne place l'idée de confier à un consortium international géré par les Européens le traitement de l'uranium sur le sol iranien. Il s'agirait de relancer, via Eurodif, la coopération franco-iranienne qui avait abouti à la construction du réacteur nucléaire à usage civil de Darakhoin, près d'Ahwaz.
« Élément d'équilibre »
L'Iran, qui conserve un siège vacant au conseil d'administration d'Eurodif, ne dispose plus de parts dans la société. Bloqué après la chute du chah, le différend financier entre la France et l'Iran avait été réglé en 1989 par Roland Dumas et Ali Akbar Velayati, les ministres des Affaires étrangères de l'époque. Le chef de la diplomatie française avait officialisé la fin de la brouille avec l'Iran de Khomeyni et ses preneurs d'otages à l'occasion d'une visite en février de cette année-là , mais l'assassinat, deux ans plus tard à Paris, de l'ancien premier ministre Chapour Bakhtiar par des tueurs du régime iranien avait mis fin au rapprochement.
Roland Dumas est, cette fois, entré dans le dossier nucléaire iranien avec des déclarations tonitruantes sur la bombe atomique chiite. Il considère en effet la détention par Téhéran de l'arme nucléaire comme un « élément d'équilibre dans la région ». « Avoir la bombe atomique n'est pas forcément un facteur aggravant », avait-il affirmé au début du mois, en marge de la polémique sur les propos tenus par Jacques Chirac dans un entretien avec le New York Times et Le Nouvel Observateur. « C'est un facteur de rétablissement de l'équilibre et qui dit équilibre dit maintien de la paix », avait-il assuré. « À l'inverse, si dans une région du monde, un pays puissant, surarmé, dispose de la bombe atomique, c'est lui qui fait sa loi », avait-il ajouté. Soit des propos diamétralement opposés aux positions de Ségolène Royal, adversaire déclarée du nucléaire iranien sous ses formes militaires mais aussi civiles.
« Mes interlocuteurs iraniens suivent avec attention et parfois incompréhension l'attitude de la France. Ils m'ont interrogé sur les déclarations de Ségolène Royal », affirme Roland Dumas, qui n'a plus de responsabilités au Parti socialiste. « Il est possible qu'elle s'assouplisse si elle devient présidente. »
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Très très interessant , Dumas et Mitterand ont du faire quelques "tractations" qui risquent d'être mis en péril si Sarkozy passe
egalement pétite opération de nettoyage pour faire disparaitre quelques dossiers compromettant ? fort possible
28 février 2007 Ã 00:01et puis n'oublions pas que l'iran conserve 10 % d'EURODIF ...
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Le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a invité mercredi 28 février tous ses pays voisins et les grandes puissances mondiales à participer à une conférence sur la réconciliation en Irak, le 10 mars à Bagdad. Les Etats-Unis, la France et la Syrie ont d'ores et déjà annoncé leur participation à la réunion, et l'Iran pourrait faire de même.
"La France a toujours affirmé que les Etats voisins de l'Irak ont un rôle important à jouer pour contribuer à la stabilisation de ce pays et à la préservation de son intégrité territoriale", a déclaré le Quai d'Orsay mercredi soir, en acceptant l'invitation. Le ministre des affaires étrangères irakien, Hochiyar Zebari, a déclaré que la conférence donnerait aux puissances occidentales et régionales la possibilité de régler certaines de leurs divergences concernant l'Irak.
L'Iran, accusé par Washington de fomenter des violences en Irak, a fait savoir qu'il envisageait de venir. "Nous assisterons à la réunion si [nous parvenons à la conclusion] que c'est dans l'intérêt de l'Irak", a dit Ali Larijani, secrétaire du Conseil national suprême de la sécurité, cité par la télévision publique iranienne. Téhéran avait dit jusqu'ici qu'il ne souhaitait pas de discussions avant le retrait des forces américaines d'Irak.
La réponse positive de la Maison Blanche à l'invitation à dialoguer avec Damas et Téhéran a surpris. Ce signe d'ouverture répond aux demandes de l'opposition démocrate, désormais majoritaire au Congrès, mais aussi de plusieurs alliés clés des Etats-Unis comme le premier ministre britannique, Tony Blair, qui appelle depuis plusieurs mois Washington à dialoguer davantage avec ses adversaires.
A Washington, le département d'Etat n'a pas exclu la possibilité d'échanges directs avec les Iraniens et les Syriens lors de la conférence, tout en les restreignant aux questions relatives à l'Irak. Damas souhaite en effet profiter de la réunion pour engager un "dialogue global [avec les Etats-Unis], portant sur tous les problèmes de la région", a déclaré mercredi un responsable du ministère des affaires étrangères. La Syrie, qui estime que "la présence des Etats-Unis à cette conférence (...) est un pas dans la bonne direction", voudrait notamment inscrire la question palestinienne et l'occupation par Israël du plateau syrien du Golan à l'ordre du jour.
"PAS DE FISSURE" DANS LA DIPLOMATIE AMÉRICAINE
La Maison Blanche a pourtant minimisé la portée symbolique que plusieurs analystes ont prêté à cette réunion. Mercredi, Washington a redit n'avoir pas l'intention d'engager des discussions bilatérales avec l'Iran. "Il n'y a pas de fissure [dans la diplomatie américaine]", a assuré le porte-parole de la Maison Blanche Tony Snow. "Un certain nombre de gens ont décrit la participation américaine à une réunion régionale comme un changement de politique; il n'en est rien", a insisté le porte-parole. "Les Etats-Unis se sont trouvés à la même table que l'Iran et la Syrie ces dernières années dans un certain nombre de forums sur des sujets de préoccupation régionaux", souligne M. Snow, citant l'Afghanistan en exemple. Le département d'Etat a répété que tant que l'Iran continuerait d'enrichir de l'uranium, aucune discussion sur le programme nucléaire iranien ne pourrait être envisagée en marge de la réunion.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-877455@51-865345,0.html
01 mars 2007 Ã 08:59Ajoutez un commentaire
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