Ce ne sont pas encore les bombes qui pleuvent sur la capitale iranienne, mais tout de même, les sanctions financières se font pressantes contre Téhéran, les Etats Unis accentuant pour leur part les mesures déjà prises de leur côté. La cible est bien choisie, car le président Ahmadinejad se voit chaque jour un peu plus reproché son incapacité à juguler l'inflation tandis que la manne pétrolière qui permet de calmer le peuple se fait moindre, à tel point qu'une rallonge budgétaire a été demandée pour finir l'année calender iranienne.
C'est donc tour à tour les Etats-Unis, la Suisse, le Japon, la Grande-Bretagne qui vont mettre prochainement en oeuvre des sanctions contre l'Iran.
I – Le Trésor US gèle les avoirs de 3 entreprises iraniennes
Le département américain au Trésor a annoncé vendredi avoir gelé les avoirs de trois entreprises iraniennes soupçonnées de « soutenir la prolifération d'armes de destruction massive ». Les trois entreprises sont Kalaye Electric, Kavoshyar et Pioneer Energy Industries.
"Le Trésor a pris cette mesure pour empêcher l'Iran d'avoir accès aux matériels et services servant ses ambitions nucléaires", a indiqué Stuart Levey, le sous-secrétaire au Trésor chargé de la lutte contre le terrorisme. "Ce gel est cohérent avec nos obligations internationales aux termes de la résolution 1737 du Conseil de sécurité des Nations Unies", a-t-il ajouté.
Adoptée fin décembre, la résolution 1737 impose à l'Iran des sanctions économiques et commerciales pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles.
Début janvier, le Trésor avait gelé les avoirs de la banque publique iranienne Sepah aux Etats-Unis et interdit toute transaction entre des entités américaines et cet établissement, accusé de soutenir des achats militaires. Le Trésor avait également i annoncé début septembre avoir interrompu toute relation entre le système financier américain et un autre établissement iranien, la banque Saderat, accusée de soutenir des activités terroristes et notamment le Hezbollah.
II - Le Japon impose des sanctions à l’Iran
Le Japon a annoncé vendredi une série de sanctions à l’encontre de l’Iran. "Une action résolue est nécessaire sur la question du nucléaire iranien à l’aune de la protection de la non-prolifération nucléaire, de son impact sur la question du nucléaire nord-coréen et de la paix au Moyen-Orient", a expliqué le secrétaire général du gouvernement, Yasuhisa Shiozaki.
Parmi les mesures approuvées par le gouvernement figure notamment le gel des avoirs financiers de dix entités et de douze personnes physiques censées être impliqués dans le programme nucléaire iranien. Les autorités japonaises ont également décidé d’interdire les transferts de matériaux, de technologies et de fonds destinés aux activités nucléaires de l’Iran. Ces mesures entreront en vigueur samedi.
III- La Banque d'Angleterre bloque les comptes de responsables iraniens
La Banque d'Angleterre a annoncé la semaine dernière sa décision de geler les fonds d'organisations et de responsables iraniens qui participent au programme nucléaire de Téhéran.
"Le Trésor a donné mandat à la Banque d'Angleterre pour introduire des sanctions financières contre l'Iran", lit-on dans un communiqué de presse de la banque. Le document souligne que cette décision a été prise en application de la résolution 1737 du Conseil de sécurité de l'ONU.
La Banque d'Angleterre a gelé, à partir du 9 février, les avoirs financiers de 12 personnes physiques et de 10 organisations citées dans l'annexe à la résolution 1737 du Conseil de sécurité l'ONU.
Parmi les personnes et les organisations sanctionnées figurent l'Organisation iranienne de l'énergie atomique et certains de ses dirigeants, le responsable de l'usine expérimentale d'enrichissement de combustible de Natanz M. Dawood Agha-Jani, les dirigeants de l'Organisation des Industries aérospatiales iraniennes (AIO), l'Organisation des industries de défense, ainsi que plusieurs groupes industriels et énergétiques.
IV - La Suisse s'associe aux sanctions contre l'Iran
Le gouvernement suisse a décidé mercredi un embargo sur l'exportation de biens pouvant servir au programme nucléaire et d'armement iranien. Les avoirs de dix entreprises et de douze citoyens iraniens ont été gelés.
L'ordonnance instituant ces mesures est entré en vigueur dès jeudi, a précisé le Département fédéral de l'Economie (DFE). L'embargo porte tant sur des substances telles que l'uranimum ou le potassium, que sur des matériels pouvant servir à la construction d'installations ou d'armes nucléaires.
Il est aussi interdit de fournir des prestations, d'octroyer des moyens financiers et de réaliser des investissements en relation avec les biens cités ou de les acheter auprès de l'Iran. Leur exportation n'était déjà autorisée qu'à des fins civiles, a précisé le DFE.
La Suisse est en outre tenue d'informer l'ONU de l'entrée ou du passage en transit sur son territoire des douze personnes sanctionnées.
Les deux grandes banques UBS et Credit Suisse ont déjà cessé depuis janvier dernier leurs relations financières avec l'Iran.
V - Olmert exhorte à des sanctions économiques et politiques contre l'Iran
Il est nécessaire d'adopter des sanctions économiques et politiques efficaces à l'égard de l'Iran pour ne pas admettre sa transformation en puissance nucléaire, a déclaré jeudi à Ankara le premier ministre israélien Ehud Olmert.
"Je ne pense pas qu'à présent l'Iran soit proche de la mise au point de sa propre arme nucléaire. Quoi qu'il en soit, pour empêcher sa transformation en puissance nucléaire, il est nécessaire d'adopter à son égard des mesures économiques et politiques efficaces", a notamment estimé M.Olmert qui se trouve actuellement en visite officielle en Turquie.
"Nous sommes catégoriquement opposés à ce que l'Iran se transforme en Etat doté de l'arme nucléaire. A mon avis, certaines mesures adoptées par la communauté internationale ces derniers temps pourraient, elles aussi, être utiles", a souligné le premier ministre de l'Etat hébreu.
Sources : ATS, AFP, Ria Novosti, AP
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. USA : sanctions contre l'Iran et ses partenaires
. Les Etats-Unis lèvent leurs sanctions envers Sukhoi

2 Commentaires
1
pas de bombe ? encore que :
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Explosion d'une bombe assourdissante à Zahedan, dans le sud-est de l'Iran
AFP 16.02.07 | 22h33
Une bombe assourdissante a explosé vendredi soir à Zahedan, chef-lieu de la province iranienne de Sistan-Balouchistan (sud-est), sans faire de blessés ni de dégâts, a déclaré le gouverneur à l'agence officielle Irna.
Cette explosion, survenue vers 22H00 (18H30 GMT), intervient deux jours après un attentat à la voiture piégée ayant fait onze morts dans cette ville.
"Les militants armés, dans ce nouveau crime, ont fait exploser une bombe assourdissante et se sont dispersés", a déclaré le gouverneur Hassan Ali Nouri.
"Les policiers ont bouclé la zone et sont en train d'arrêter et identifier" des suspects, a-t-il ajouté.
"Les agents de l'arrogance mondiale étaient mécontents de la présence massive aujourd'hui de gens aux funérailles des victimes de l'acte terroriste de Zahedan" de mercredi, a-t-il expliqué.
L'attentat de mercredi avait été perpétré à l'aide d'une voiture piégée qui a explosé au passage d'un bus des membres du corps d'élite des Gardiens de la révolution, faisant onze morts et 31 blessés.
Selon des informations provenant de sites internet qui n'ont pu être confirmées, l'attaque a été revendiquée par un groupe extrémiste sunnite mystérieux, Joundallah.
Réputée pour être un lieu de trafic de drogue, la province de Sistan-Baloutchistan, située en bordure du Pakistan et de l'Afghanistan, a été le théâtre ces derniers mois de plusieurs attaques et rapts attribués à Joundallah.
La province compte une importante minorité sunnite, alors que plus de 90% des 70 millions d'Iraniens sont des musulmans chiites.
La police iranienne a affirmé jeudi avoir arrêté trois des auteurs de l'attentat ainsi que 65 suspects.
17 février 2007 à 01:432
pas de bombe ? encore que :
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Explosion d'une bombe assourdissante à Zahedan, dans le sud-est de l'Iran
AFP 16.02.07 | 22h33
Une bombe assourdissante a explosé vendredi soir à Zahedan, chef-lieu de la province iranienne de Sistan-Balouchistan (sud-est), sans faire de blessés ni de dégâts, a déclaré le gouverneur à l'agence officielle Irna.
Cette explosion, survenue vers 22H00 (18H30 GMT), intervient deux jours après un attentat à la voiture piégée ayant fait onze morts dans cette ville.
"Les militants armés, dans ce nouveau crime, ont fait exploser une bombe assourdissante et se sont dispersés", a déclaré le gouverneur Hassan Ali Nouri.
"Les policiers ont bouclé la zone et sont en train d'arrêter et identifier" des suspects, a-t-il ajouté.
"Les agents de l'arrogance mondiale étaient mécontents de la présence massive aujourd'hui de gens aux funérailles des victimes de l'acte terroriste de Zahedan" de mercredi, a-t-il expliqué.
L'attentat de mercredi avait été perpétré à l'aide d'une voiture piégée qui a explosé au passage d'un bus des membres du corps d'élite des Gardiens de la révolution, faisant onze morts et 31 blessés.
Selon des informations provenant de sites internet qui n'ont pu être confirmées, l'attaque a été revendiquée par un groupe extrémiste sunnite mystérieux, Joundallah.
Réputée pour être un lieu de trafic de drogue, la province de Sistan-Baloutchistan, située en bordure du Pakistan et de l'Afghanistan, a été le théâtre ces derniers mois de plusieurs attaques et rapts attribués à Joundallah.
La province compte une importante minorité sunnite, alors que plus de 90% des 70 millions d'Iraniens sont des musulmans chiites.
La police iranienne a affirmé jeudi avoir arrêté trois des auteurs de l'attentat ainsi que 65 suspects.
17 février 2007 à 01:43Ajoutez un commentaire
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