L'espagnol Gamesa, deuxième fabricant mondial d'éoliennes, a signé deux contrats en Egypte pour un montant de plus de 279 millions d'euros.
Ils portent sur l'installation de deux parcs sur les côtes de la mer Rouge pour une puissance de 241 mégawatts (MW).
Consciente de l’épuisement de ses ressources en énergies fossiles et de la pollution causée par ses centrales électriques conventionnelles, l’Egypte accorde une importance croissante à l’exploitation des énergies renouvelables.
Les contrats ont été signés avec l'organisme public en charge des énergies renouvelables, NREA, et en présence du ministre égyptien de l'électricité Hassan Ahmed Younes.
"L'Egypte constitue une zone à fort potentiel dans le secteur énergétique, en particulier dans l'éolien, où il existe des estimations de marché de plus de 20.000 MW", estime Gamesa.
Ces contrats, "clés en mains" prévoient la livraison de 284 éoliennes. Les travaux d'assemblage commenceront au 1er semestre 2008. Le groupe a précisé que la construction des colonnes se fera en Egypte, ainsi que la sous-traitance de certains contrats d'ingénierie.
Gamesa est leader au niveau international dans la construction et la maintenance de parcs éoliens et l’un des principaux fabricants mondiaux d’aéro-générateurs.
Créée en Espagne, elle jouit d'une position significative en Allemagne, en Italie et au Portugal. Elle est également installée au Royaume-Uni, et aux États-Unis, et a développé son activité dans des pays tels que l'Égypte, le Maroc ou le Mexique, pour des clients comme Gamesa Corporación, Repsol, Cepsa, ou Shell.
La société, qui compte plus de 8 800 MW éoliens installés dans le monde entier, réalise la conception, la fabrication, la vente, l’installation ainsi que l’exploitation et la maintenance de ses aéro-générateurs.
Son catalogue produit, comprenant des aérogénérateurs de moyenne puissance, les modèles Gamesa G5X-850 kW, et des aérogénérateurs MultiMW, les modèles Gamesa G8X-2.0 MW, se caractérise par une adaptation optimale à tous les emplacements et à toutes les conditions de vent, ainsi que par la très forte compétitivité du coût de l’énergie produite.
Au cours des deux dernières décennies, la demande d'électricité en Egypte s'est considérablement accrue. Les augmentations importantes de tarifs intervenues au cours des 20 dernières années (+140%) dans le cadre des réformes structurelles, ont eu pour effet de ralentir cette croissance qui s'établit désormais autour de 6,5% par an. La mise en place en 2004 d’une nouvelle grille de consommation a conduit à une hausse des tarifs variant de 5 à 30% en fonction de la nature et de la consommation des consommateurs.
En 2005, pour pallier à l’insuffisance des tarifs de l’électricité, les subventions du Gouvernement se sont élevées à près de 900 M LE. Une hausse annuelle de 5% sur les cinq prochaines années est prévue pour que diminue la part des subventions accordées par l’État au secteur.
Afin de répondre à une demande de la consommation en hausse constante le ministère de l'électricité a mis en oeuvre un important programme d'investissements avec pour objectif de faire passée la puissance installée de 15 000 MW en 2003 au niveau de 22 000 MW en 2010. En juillet 2006, la
capacité installée était de 19 629 MW, en augmentation de 1085 MW par
rapport à l’année précédente.
L'Egypte disposant d’importants gisements solaires (3200 à 3600 h / an et une intense radiation solaire comprise entre 1900 et 2600 kWh/m²/an) et éoliens, le gouvernement égyptien s’est fixé pour objectif d’encourager le développement des énergies renouvelables. C’est ainsi qu’en 1994 la NREA a défini un plan très ambitieux sur la production à grande échelle d’électricité d’origine éolienne ou solaire thermique (Bulk Renewable Energy Electricity Production Program).
Avec seulement 1 % de sa production actuelle d’électricité provenant des énergies renouvelables, l’Egypte s’est fixée pour objectif d’atteindre 3 % en 2010. Le pays a ainsi lancé un programme ambitieux de développement des
énergies renouvelables et a prévu la construction de 750 MW de centrales mixtes solaire/gaz jusqu’en 2010, grâce au soutien de l’USAID et de la JBIC.
Sources : AFP, salon des Energies Renouvelables,
Mission Economique Ambassade de France au Caire
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