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Avec Casashore le Maroc mise sur la délocalisation

CallcenteroffshoremarocLe plus grand centre offshore francophone au monde – mot poli pour parler de délocalisation - situé près de l'aéroport international de Casablanca au Maroc, a commencé sa commercialisation alors que les bâtiments prévus ne sont pas encore sortis de terre. "Les dispositions seront prises pour que tout soit opérationnel à la fin 2007 avec les premières livraisons de la première phase", a affirmé jeudi le directeur général de Casashore, filiale de la Caisse des Dépôts et de Gestion (CDG), principal levier financier de l'Etat marocain.

Pour rappel cependant,le Comité central d'entreprise d'Axa France a émis récemment un "avis défavorable" au volet social du projet "Ambition 2012" qui prévoit la délocalisation de 1.500 emplois au Maroc sans licenciement.

I – Le projet Casashore

Sur un parc boisé de 53 ha dans le sud de la capitale économique marocaine, Casablanca Nearshore Park doit offrir d'ici 2010 à la location 215.000 m2 de bureaux auxquels s'ajouteront 43.000 m2 de services dédiés (restaurants, business centre, salles de réunion, etc.).

Lancé en septembre 2005 par le roi Mohammed VI, Casashore consiste à créer un parc dédié aux activités d'offshoring pour les entreprises souhaitant délocaliser ou externaliser leurs activités au Maroc, notamment dans les domaines des services financiers, activités de back-office bancaire, assurances, hautes technologies, recherche et développement.

L'investissement s'élève à 227 millions d'euros et pourrait atteindre 301 millions d'euros, dans le cas où Casashore obtiendrait l'autorisation de construire une tranche supplémentaire de 110.000 m2 de bureaux et services. A terme, ce projet devrait créer 30.000 emplois, notamment parmi les personnels qualifiés. Le projet devrait contribuer à hauteur de 5 milliards de dirhams (450 millions d'euros) au PIB à l'horizon 2015.

II – Des clients déjà intéressés

"Sur la première phase, 47,7% des locaux sont dejà loués et pour 12,8%, nous attendons le retour de signature des contrats, ce qui montre l'interêt porté à notre projet", a souligné le directeur général de Casashore.

Les avantages sont plus qu’attrayants: le loyer est 8 euros le m2 ! Des avantages fiscaux et douaniers substantiels et une participation aux coûts de formation de toute nouvelle recrue marocaine durant les trois premières années d'embauche devraient attirer bon nombre d’entreprises.Un guichet unique a été créé pour toutes les démarches administratives.

Plusieurs sociétés comme le groupe européen Logica CMG, qui vient de racheter la SSII UNILOG ainsi que la filiale du groupe français Akka Technologie (conseil et ingénierie) sont déjà parmi les futurs locataires de Casablanca Nearshore Park.

Quand on lui demande si des sociétés comme Paribas pourraient suivre, M. Temsamani se fait énigmatique. "Des annonces importantes seront faites fin février". Quant à Axa, qui avait annoncé, au grand dam des syndicats, son projet de délocaliser 1.500 emplois au Maroc pour remplacer la moitié des 3.000 départs en retraite de salariés français, prévus d'ici 2012, "les contacts se poursuivent", a déclaré pour sa Moustapha Bakkoury, directeur général de la CDG.

III - Offshoring Maroc 2010 : plan de développement de la délocalisation

Le plan de développement de l'Offshoring s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique industrielle du Royaume qui a pour objectif ultime le développement des secteurs et  activités  économiques et industrielles à dimension internationale en ce qui concerne  la promotion d’exportation, l’attraction des investissements, le développement de partenariat de la sous-traitance et surtout celles en relation avec les nouveaux métiers tels que l’ITO (IT Offshoring), le BPO (Business Process Offshoring), le KPO (Knowledge Processus Offshoring).

Ce plan inclus les services et activités basées principalement sur deux éléments essentiels à savoir les télécommunications et l’Internet d’une part et les compétences et ressources humaines d’autre part.  Il intègre les services de  développement de logiciels, des applications informatiques, des centres d’appels et services clientèles, le traitement des données et documents  des institutions financières des banques, des assurances,  des organismes de santé, les travaux de conception des pièces automobiles, la numérisation des bibliothèques, centres d’archives et services touristiques en plus d’assemblage des articles électroniques et articles de ménages.

Ce programme qui projette la réalisation d’un chiffre d’affaire de plus de 2 milliards de dollars par an à l’horizon 2010  s’articule autour de plusieurs axes dont notamment lLe développement des compétences et ressources humaines au niveau quantitatif et qualitatif et de la formation tout en prenant en  considération le caractère évolutif du secteur des TIC.

Il prévoit également la création de zones d’accueil dédiées aux activités TIC et bénéficiant d’infrastructures évoluées et de l’intégration des services dans les principales villes du royaume.

IV – Avis défavorable du CCE d'Axa sur délocalisation

Le CCE d'Axa France après avoir pris connaissance des conclusions de l'expertise, a émis fin janvier un avis défavorable, sur le volet délocalisation du projet de la direction a indiqué, Jean-Michel Hury, délégué syndical CFTC, confirmant une information parue dans les Echos.

La direction d'Axa France a confirmé l'"avis négatif" des syndicats, soulignant toutefois que cela signifiait "qu'il y a un dialogue (car) ils auraient pu tout bloquer en refusant de discuter de ce volet" social. "On peut avancer (sur le projet) même en ayant une divergence de point de vue, mais ce n'est pas le souhait d'Axa France (qui) souhaite avancer avec les syndicat", a ajouté la direction.

De son côté, M. Hury a affirmé que le "rapport de l'expert confirme en tous points ce que les syndicats dénoncent depuis six mois et que les salariés ont depuis clairement identifiés en signant massivement une pétition contre cette délocalisation". Selon le responsable syndical, une pétition rassemblant "plus de 6.000 signatures a été remise à la direction la semaine dernière" contre ce projet.

Dans le cadre de son projet d'entreprise baptisé "Ambition 2012" et annoncé le 5 septembre en CCE, Axa envisage de délocaliser 1.500 emplois au Maroc d'ici 2012, sans licenciement, pour remplacer la moitié des 3.000 départs en retraite de salariés français prévus d'ici là. Ces embauches concerneraient les centres d'appel et les fonctions administratives.

Pendant plusieurs mois, un bras de fer a opposé la direction et les partenaires sociaux sur la création de 1 500 emplois au Maroc. Au mois d'octobre 2006, les organisations syndicales avaient refusé de rendre un avis jugeant « les enjeux de ce projet encore très flous » et demandé une mission d'expertise permettant d'examiner d'autres solutions.

Ce rapport d'expertise leur a été communiqué vendredi 26 janvier 2007. « La justification économique du volet délocalisation n'est absolument pas démontrée », insiste Maurice Zylberberg de la CFDT. Un constat partagé par l'ensemble des organisations syndicales qui voit dans la démarche d'Axa France « une déclinaison de la politique d'entreprise du groupe ». Et de pointer du doigt les 2 200 emplois déjà délocalisés en Inde dans le cadre d'Axa Business Services.

V – Groupe de travail franco-marocain sur l'offshore

La VIIIe rencontre de haut niveau franco-marocaine des Chefs de Gouvernement s’est tenue à Paris les 11 et 12 décembre 2006 sous la co-présidence de M. Dominique de Villepin et de M. Driss Jettou. Les deux Premiers ministres ont animé un séminaire intergouvernemental sur le thème : "Formation, emploi, investissement : le partenariat franco-marocain au service de la compétitivité et du développement" et ont signé de nombreux accords de partenariats et d’investissements économiques.

Parmi les différents sous-groupes de travail, figurait notamment un sous-groupe "OFFSHORING" composé notamment de personnalités des SSII Cap Gemini, Atos, CS mais aussi de La Poste et de la Banque Populaire. Parmi elles, Mr Alain Donzeaud, secrétaire général de CapGemini, vice-président de Syntec Informatique où il est également président de la Commission des Affaires Sociales et de la Formation. Du côté marocain, ce groupe est animé principalement par des personnalités de Maroc Telecom, filiale de Vivendi.

Ce sous-groupe a pour mission de valider les atouts du Maroc et d’attirer les entreprises françaises pour que le royaume devienne une destination prioritaire de l’offshore informatique francophone, et ce dans le cadre du grand plan "Offshoring Maroc 2010" .

Sources : AFP, L'Argus de l'Assurance, Ministère de l'Economie du Maroc

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Commentaires

Elisabeth

9 févr. 07 01:54:09

Très très intéressant :

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Récupérer les déçus de l'Inde et autres destinations lointaines et anglophones ? Certes. Mais ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de projets et de besoins des SSII françaises qui les poussent à venir s'installer au Maroc. « Les clients français préfèrent souvent les destinations francophones. Mais ce sont surtout les applications qui, pour nombre d'entre elles, ne méritent pas qu'on les traduise en anglais », explique Philippe Donche-Gay Directeur Général de Capgemini France. Capgemini au Maroc ? C'est chose faite. Après de longs mois de palabres et tergiversations, le géant français s'installe. Et pour ce faire, loue des locaux provisoires en attendant la livraison, prévue pour juillet 2007 des locaux flambants neufs du fameux CasaShore. Des locaux sur le papier dont 70% sont déjà réservés par Unilog, Cap Gemini, GFI, mais aussi BNP Paribas ou Axa… Et pour chacun d'entre eux, une surface d'au moins 1000 m² pour loger 150 personnes minimum. Soit le gabarit standard des centres de service, en France comme ailleurs.

Objectif annoncé de Capgemini : monter une équipe de 500 personnes dans les 3 ans. Rien à voir bien sûr avec les 10 000 ingénieurs de la SSII en Inde. Mais toutes proportions gardées, l'arrivée du leader français risque fort de créer un appel d'air conséquent, en termes de ressources. Car c'est bien là que le bât blesse. « Le point crucial qui a déterminé notre décision d'implantation au Maroc, c'est l'engagement du Royaume de tout faire pour accroître la quantité d'ingénieurs disponibles dans le pays », poursuit Philippe Donche-Gay.
Seuls 4400 jeunes sortent en effet des écoles d'ingénieurs chaque année au Maroc. Et tous ne se destinent évidemment pas à l'informatique. Le programme Emergence lancé par le gouvernement marocain, prévoit donc de porter ce chiffre à 10 000 jeunes diplômés à l'horizon 2012. Une sacrée révolution. Mais en attendant, une foire d'empoigne s'annonce …


plus sur

http://www.jobetic.net/La-ruee-sur-CasaShore_a371.html



Elisabeth

14 févr. 07 10:50:18

Les opportunités de l'Offshoring des technologies de l'information au Maroc, thème d'une conférence de l'AMPA à San Francisco
WASHINGTON (MAP) - Les opportunités de l'offshoring en matière de technologie de l'information au Maroc et les défis de la concurrence globale, ont constitué le thème d'une rencontre organisée, dernièrement, à San Francisco (Californie) avec la participation des représentants de sociétés spécialisées dans le domaine des technologies de la communication.
Initiée par l'Association des Professionnels marocains en Amérique (AMPA), cette manifestation a permis aux intervenants de partager leurs expériences en offshoring au Maroc et d'inciter les sociétés américaines opérant dans le domaine des technologies de l'information à délocaliser leurs activités au Royaume et à tirer profit des opportunités et avantages qu'offre l'Accord de Libre-échange (ALE), conclu entre le Maroc et les Etats-Unis.


L'offshoring est considéré comme un facteur de compétitivité au Maroc alors que le pays s'intègre progressivement dans l'économie de la globalisation, indique un communiqué de l'AMPA.

Lors de cette rencontre, Marc Onetto, ancien cadre administratif de Solectron, General Electric et Exxon qui a traité des facteurs dont les sociétés américaines tiennent en ligne de compte pour sélectionner un partenaire en matière d'offshoring.

Pour sa part, Jamal Benhamou, directeur de la Fédération Marocaine des Technologies de l'Information, Télécommunication et Offshoring (APEBI), a présenté les atouts du Maroc en tant que première destination de l'offshoring.

Quant à Ali Mouline, membre d'AMPA, et Mark Miles, de SlientClick.com, qui ont établi des affaires de technologies de l'information au Maroc qu'ils gèrent à partir des USA, ont qualifié de ""positive"" leur expérience et invité les administrateurs de sociétés à délocaliser leurs officines au Maroc.

La rencontre, qui a connu un grand succès, a été marquée par la participation des professionnels maroco- américains de plusieurs régions des Etats-Unis, en plus des responsables exécutifs de Silicon Valley.

Walid Touijri, de Sprint Telecommunications a exalté le ""succès total"" de l'événement et ""l'excellent travail"" des organisateurs.

Le président d'AMPA , Khalil Jai Hokimi, gratifié à l'occasion d'un prix pour son action et dévouement, a saisi cette opportunité pour évoquer les activités déployées et le programme tracé par l'association, ONG à but non lucratif, qui compte désormais 140 adhérents repartis sur 17 Etats d'Amérique.

L'AMPA a pour principal objectif de promouvoir les échanges d'idées et d'expériences entre les professionnels marocains, connus et estimés pour leur dynamisme et leur succès en carrière et en affaires aux USA.
Publié le: 10/11/2006 à 18:50:43 GMT Source : MAP


Casahore et telecoms

14 févr. 07 10:52:26

Un cadre fiscal incitatif et coûts d’exploitation minimisés

Le Maroc a choisi de faire de l’off-shoring ou délocalisation de services, un des axes majeurs de son développement économique. Le projet Casashore, un business parc dédié aux activités de Business process et information technology offshoring (BPO/ITO), mené en partenariat avec CDG, via sa filiale CDG Développement, le ministère de l’Industrie et la ville de Casablanca, en est l’illustration.
Pour le succès commercial du parc (plus de 350.000 m² de bureaux et de services), la société gestionnaire (Casashore S.A.) offre une promotion de valeur articulée autour des avantages consolidés sur quatre volets: infrastructures et services, pool ressources humaines, cadre de travail et avantages fiscaux.
Sur ce dernier point, les entreprises qui vont s’installer sur le parc vont bénéficier d’une fiscalité avantageuse et des aides gouvernementales spéciales. Objectif: «réduire les frais de fonctionnement et offrir des coûts de sortie 50 à 60% moins chers qu’en Europe», affirme Mohamed Ali Ghannam, PDG de Casashore. En plus des coûts du loyer (90 DH/m², pour la première tranche) et de télécoms très attractifs, Casashore promet une série d’incitations pour, dit-on, «garantir des conditions de compétitivité intéressantes aux entreprises» éligibles (exportatrices). Entre autres incitations, un taux d’IR effectif à 20%, une participation aux coûts de la formation des recrues marocaines sur les 3 premières années d’embauche à hauteur de 50.000 à 75.000 DH en fonction des profils, un IS à 0% pendant les 5 premières années de fonctionnement et un abattement fiscal de 50% par la suite et des droits de douane avoisinant les 2,5%. Pour Naïm Temsamani, directeur général de Casashore, «l’attractivité du parc, situé à mi-chemin entre l’aéroport Mohammed V et le centre-ville, est d’autant plus renforcée grâce à sa proximité du centre d’affaires casablancais, mais surtout grâce à ses infrastructures hautement technologiques». Un hic cependant: la question de l’accessibilité du site. Même si du côté de la direction générale, on rassure que «des réflexions sont menées avec des prestataires de services de transport et responsables de la ville concernés par ce sujet». En ce qui concerne les télécommunications, on met en avant le mémorandum d’entente signé avec Wana, pour la mise en place de la boucle télécoms du parc. En plus de l’engagement technique du troisième opérateur national, le deal entre les deux partenaires porte sur la réduction des coûts de communication. Ainsi, les locataires du parc payeront jusqu’à 30% moins chers que les prix du marché. Cerise sur le gâteau, Casashore prévoit un guichet administratif unique pour une interaction avec les principaux organismes publics.

Source: Leconomiste.com




el gringo

24 févr. 07 15:06:14

La présentation de Offshore Maroc 2010 par la gouvernment marocain.
http://www.pm.gov.ma/document/offre_offshoring_2010.pdf

L'encouragement discret de De Villepin.
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/communiques_4/viiie_rencontre_haut_niveau_57407.html

Tata Consulting sera la première à s'installer à Casashore.
http://www.marocoffshoring.com/news.htm

Sa consoeur automobile Tata Motors avait déjà conclu il y a quelques mois un contrat de fabrication d'autobus et d'autocar au Maroc.
http://www.blog.ma/aupositif/L-Indien-Tata-Motors-prend-pied-au-Maroc_a87.html


Elisabeth

24 févr. 07 15:16:36

merci pour tous ses liens, sur Villepin, je n'etais tombé que sur un site pas forcement très objectif critiquant Syntec
Sur Tata, c'est un scoop !


Elisabeth

24 févr. 07 15:19:30

Sur les flux migratoires , effectivement , cela permet également de régler en partie le pb qui est important

d'ou
"Par ailleurs et tout en confirmant l’esprit et les objectifs de la Conférence ministérielle euro-africaine de Rabat sur la migration et le développement de juillet 2006, le Maroc et la France ont réaffirmé leur détermination à œuvrer de manière concertée sur l’ensemble des questions relatives aux flux migratoires. Le Plan d’action et la Déclaration adoptés à cette occasion, visent à apporter des réponses concrètes et appropriées à la gestion des flux migratoires. "


Pr Rachid BOUTTI

24 avr. 07 18:00:17

Le risque d?un d鶥loppement non durable est grand !
Les d鬯calisations des industries europ饮nes et asiatiques sont une excellente opportunit頰our le Maroc.
Notre pays dispose certes d'un potentiel consid鲡ble de Ressources Humaines pour faire ࠣe rebond de croissance escompt鮍
Jadis, et particuli貥ment, dans les ann饳 60, ce sont des Hommes peu alphab鴩s鳠que nous avons d鰬ac頶ers le l'Europe Occidentale pour des l?ex飵tion des travaux durs, risqu鳠et tr賠mal r魵n鲩s.
Aujourd'hui c'est une main d'oeuvre qualifi饠qu'on exige dans le cadre d'un nearshoring ou d'un offshoring.
Or, le plus grand risque est d'utiliser cette population de B + 4 ou BAC+ 5 et d'ing鮩eurs dans des postes ࠦaibles valeurs ajout饳. C?est le cas notamment des ? Call Centers ?.
En effet, l'effet de substitution est presque imm餩at pour opter pour un autre pays concurrent.
Gageons que notre gouvernement sera valoriser ce potentiel significatif de nos RH et le promouvoir en vue de le ? vendre ? ࠳a vraie valeur, et ce sans aucun dumping social.
Ce n'est que dans le cadre d'un offshoring ࠨaute valeur ajout饠que nous sommes dans le cadre d?un ? Win Win ? pour un d鶥loppement durable.
Dans tout autre cas l?investissement serait non rentable.

Pr & Dr Rachid BOUTTI
www.controledegestion.org


nabila

30 août 07 22:02:42


LAHCHIMI Abdelilah

1 oct. 07 23:53:32

Certes, cela aidera à résorber le taux de chômage au Maroc en créant des centaines de milliers de nouveaux emplois, mais encore faut-il que ces emplois sont "décents". Tel est l'autre revers de la médaille.

Les conditions de travail laissent vraiment à désirer, notamment dans les centres d'appel: harcèlement moral, douleurs dorsales, problèmes au niveau du système auditif, stress, promesses en termes financiers non tenus de la part des employeurs (notamment en ce qui concerne la prime proportionnelle au rendement), non respect du code de travail et je pourrai continuer.

A mon avis, si le Maroc, et le pays en développement de façon générale, choisissent de miser sur le secteur de l'offshoring, ils ne doivent surtout pas négliger les conditions sociales des travailleurs. Mais dans ce cas, ils risquent de voir le nombre d'entreprises choisissant de délocaliser leurs activités baisser considérablement.

Aux facteurs classiques (théoriques) conditionnant la délocalisation des entreprises des payes développés vers d'autres pays moins développés, il faudrait donc ajouter le facteur "déshumanisation de travail" et "non application du Code de travail".


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