Pétrole : co-entreprise Russie/USA via Gazprom/Chevron

CpcruRussie et Américains main dans la main, qui l'eut cru ? Et qui plus et dans le pétrole ..

C'est pourtant ce qui se passe aujourd'hui puisque GazpromNeft et Chevron viennent de créer ensemble une co-entreprise pétrolière.

Cependant, tout est loin d'être idyllique entre les deux sociétés, la bataille sur le transit du pétrole via le Kazakhstan ne faisant que commencer. Moscou pourrait bien user encore une fois du chantage tarifaire pour bloquer le développement du Caspian Pipeline Consortium (CPC) géré par Chevron et transitant par son territoire.

Tel pourrait être l'enjeu réel de la création de la co-entreprise ..

Le russe GazpromNeft (filiale de Gazprom) et l'américain Chevron Neftegaz Inc. viennent de créer l'entreprise conjointe Severnaya Tayga Neftegaz. Chevron Neftegaz Inc. est la représentation russe du groupe pétrolier américain Chevron.

"GazpromNeft et Chevron Neftegaz ont signé en avril 2006 un mémorandum de coopération, dans le cadre duquel les deux compagnies ont créé en novembre 2006 la coentreprise Severnaya Tayga Neftegaz", peut-on lire dans un communiqué de Gazprom.

L'objectif de la création de cette coentreprise consiste à unir les efforts pour réaliser des projets dans le domaine de la production pétrolière, relève le communiqué du holding russe.

En Russie, Chevron est l'un des plus importants actionnaire du Caspian Pipeline Consortium (CPC) et étudie activement de nouvelles possibilités dans la prospection géologique, la production et la transformation de pétrole et de gaz. Parmi les autres axes d'activité de la multinationale en Russie, on trouve la vente de lubrifiants, la coordination d'études de marketing et celle du transport de pétrole et de produits pétroliers, ainsi que la coopération avec des centres de recherche russes dans différents domaines du raffinage et de la pétrochimie.

Alexandre Dioukov, président par intérim de Gazpromneft depuis le 23 novembre, a été confirmé à ce poste le 30 décembre, par un vote par correspondance de l'assemblée extraordinaire des actionnaires. Avant cette nomination, Alexandre Dioukov avait dirigé SIBUR Holding (filiale pétrochimique de Gazprom).

Lors cette assemblée, les actionnaires ont annulé avant terme le mandat de l'ancien président de la compagnie, Alexandre Riazanov. Outre le poste de président de Gazpromneft (autrefois Sibneft), M. Riazanov a occupé pendant cinq ans celui de vice-président de Gazprom et celui de vice-président du Conseil des directeurs de SIBUR Holding. A la mi-novembre, Gazprom a annoncé que M. Riazanov avait été libéré de ses fonctions suite à l'expiration de son contrat de travail.... phrase laconique ... et forcément vraie par définition, mais les arguments n'ont pas été fournis ...

Le 28 septembre 2005, a été annoncé l'acquisition par Gazprom de plus de 72% des actions de Sibneft pour 13 milliards de dollars. Auparavant, Gazprom avait acquis auprès de Gazprombank 3,016% des actions de Sibneft.

Néanmoins, tout n'est pas rose entre les deux sociétés ... car ce qu'oublie de dire Moscou c'est que le gouvernement russe s'est récemment affronté avec Chevron au sujet du Caspian Pipeline Consortium (CPC) géré par le pétrolier américain qui assure le transport du pétrole du Kazakhstan à travers le territoire russe. Moscou pourrait bien en freiner le développement, le pétrole du Kazakhstan et le transit des hydrocarbures à travers ce pays représentant un enjeu colossal compte tenu de sa situation géographique entre le producteur russe et le consommateur chinois.

Selon un article du journal Kommersant du mois de novembre dernier, Moscou pourrait mener à la banqueroute le seul oléoduc privé sur territoire russe, via l'application d'une méthode chère à Poutine, à savoir l'augmentation des tarifs fixés au consortium.

En tout état de cause, CPC redoute d'être réduit à la faillite par Moscou ou de tomber sous le contrôle de l'état russe. La création de la co-entreprise n'est peut-être en fait de compte que la traduction de cette situation.

Le ministre de l'Industrie avait alors adressé un courrier au représentant local de Chevron, Guy Hollingsworth, annonçant que la Russie, en tant que propriétaires des parts du pipeline maintiendrait une position stricte.

Les actionnaires privés du pipeline avaient proposé une augmentation des tarifs pays à la Russie de 9.1 % en guise de rémunération du transit de son territoire alors que Moscou demandait une augmentation de 40 %.

Pour rappel, le gouvernement russe est le principal actionnaire du pipeline, en détenant 24 % tandis que le gouvernement kazakh en détient 19 %, et Chevron 15 %. Le reste du capital est partagé entre plusieurs petits actionnaires, la plupart américains.

L'oléoduc CPC relie le champ pétrolier de Tenguiz, développe par Chevron et le gouvernement Kazakh, au port russe de Novorossiisk, sur la mer Noire. Le consortium a pour objectif de plus que doubler ses capacités de transport en vue d'atteindre 67 millions de tonnes par an, la production actuelle étant de 30 millions de tonnes par an.

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2 Commentaires

  1. 1

    Précisions

    A suivre de près :

    La Russie veut contrôler l’Oléoduc de la Caspienne

    Cinq ans après la mise en service du consortium international de l’oléoduc de la Caspienne reliant la ville kazakhe de Tenguiz au port russe de Novorossiisk, la Russie, qui en détient 24%, utilise le chantage fiscal pour accroître son contrôle sur le projet dont la rentabilité l’a déçue. Le doublement du débit de 28 à 67 millions de tonnes par an, annoncé comme pratiquement acquis, mais gênant pour le monopole de Transneft, est remis en cause en attente d’un compromis.

    Les actionnaires qui avaient nommé, en avril dernier, un nouveau directeur général russe, Vladimir Razdoukhov, à la tete du consortium, en signe de loyauté vis-à-vis de Moscou pour obtenir un doublement du débit, ont fini par aboutir à un résultat contraire : la Russie irritée depuis des années par son rôle secondaire dans le projet, celui d’un pays de transit et qui ne perçoit pas de dividendes depuis des années à cause de l’endettement du CPC veut prendre sa revanche.

    Pour commencer elle réclame par la voie de son fisc 4,7 Mrds roubles, soit 175 M$ d’arriérés d’impôts à CPC-R (structure de gestion de la partie russe du CPC). Cette demande inattendue reflète les discussions sérieuses opposant les actionnaires occidentaux du consortium (50%) à la partie russe (24%). « Un débat est déclenché sur le sort du CPC en général et ne porte pas seulement sur les dividendes réclamés par Moscou », relève un expert dans la Caspienne sous couvert d’anonymat.

    « Jugeant le projet non profitable dans son ensemble, Moscou table sur ses positions renforcées dans la compagnie pour changer le statut quo. Elle veut jouer un rôle majeur dans le projet. Elle veut soumettre le tube à sa volonté pour contrôler les exportations caspiennes en général et celles de son allié Kazakhe en particulier », explique l’expert ajoutant que le redressement financier présenté par le fisc russe sera abandonné dès que le compromis aura été atteint.

    D’autres réclamations de longue date sont aussi maintenues : augmenter le tarif de transit du brut au-dela des actuels 30,83 dollars (pour une tonne sur 100 km), puis négocier une réduction des taux d’intérêt payés aux créanciers étrangers, les deux dispositifs visant à anticiper le retour sur investissement et par conséquent un paiement des dividendes sur la participation russe au projet. Et pour couronner tout, les pétroliers russes souhaitent une augmentation de leur quota dans le tube au-delà des actuels 6 millions de tonnes, déclarent les experts russes.

    Course à l’endettement
    Les analystes russes voient dans l’endettement croissant de CPC une des causes de la vive réaction russe.
    « Sans compter les 1,5 Mrds $ à trouver pour pouvoir doubler le débit, l’endettement consolidé du consortium s’élève déjà à 5 Mrds $ et représente un remboursement annuel de 0.5 Mrd $, déclare Maxime Cheïn, analyste-en-chef de la compagnie d’investissement, BrokerKreditService, alors que le chiffre d’affaire du consortium avoisine seulement 800 millions de dollars par an ».

    « Si l’augmentation de la capacité de transport est envisagée au prix de nouveaux emprunts et du sacrifice des bénéfices de la société, on ne doit pas s’étonner de la réaction du ministère du patrimoine russe et du monopole sur le transport, Transneft. Aucun des deux n’a intérêt au doublement du débit », déclare Timour Khaïrouline, analyste de l’agence Finam : l’un à cause des dividendes ajournés, l’autre parce qu’il verrait apparaître un concurrent pouvant transporter 60 millions de tonnes de brut par an contre les 50 millions de tonnes transitant par l’oléoduc Bakou-Novorossiisk, tube controlé par Transneft.

    Sergueï Melnik

    N.B. : Les arriérés d’impot réclamés par le fisc russe à CPC-R sont d’autant plus «bidons» et « inspirés » que CPC-R est la société de gestion du tronçon russe de l’oléoduc. Elle en est normalement victime, mais pas un responsable. La Fédération de Russie s’accuserait donc elle-même. Le but est simple : l’instabilité des livraisons occidentales à travers le territoire russe causée par le fisc (Novorossiisk port russe est un point culminant) rend plus conciliants les actionnaires étrangers, à la fois producteurs du brut. CPC-R refuse à tout commentaire ne faisant état que de l’ « étonnement face aux réclamations du fisc » sans présenter les rapports annuels de la compagnie. Le projet CPC est le plus grand projet de transport et de production en CEI avec une participation étrangère. Le coût de la construction du tube a été de 2,6 Mrds $. Le coût du doublement du débit est estimé à 1,5 Mrds $.


    Source : Le Courrier de Russie

  2. 2

    touati

    CURRICULUM VITAE
    EL KSEUR LE 03/01/2008
    nom:TOUATI
    prenom:ABDELHAMID
    ne le:11-05-1959 A el kseur
    wilaya: de bejaia ALGERIE
    situation de famille:marie
    nombre d'enfant:trois 03
    niveau d'etude:premiere annee secondaire
    connaissance linguistique:anglais: intemaidiaire francais: avance
    diplome obtenu:BREVET DE TECHNICIEN SUPERIEUR EN FORAGE PETROLIIER
    poste de travail occupe:SECOND DE POSTE DE 1981 A 2000
    MAITRE SONDEUR DE 2000 A CE JOUR
    CERTIFICAT IWCF

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