Selon une étude de TNS Medias Intelligence, Internet représente désormais 10 % des investissements publicitaires bruts français, ce qui représente un peu plus de 2 milliards d'euros. Internet est donc inévitablement devenu un support légitime pour les annonceurs.
Même, s’il y a eu en 2006 une embellie pour l’ensemble des secteurs : presse (+9,5%), télévision (+9,1%), cinéma (+13,6%) , c'est Internet qui profite de la plus belle envolée avec un bond de plus de 47% sur un an (sachant qu'en 2005 la progression avait frôlé les +75%!). On ne peut donc vraisemblablement toujours pas qualifier cette augmentation d’euphorique, mais cette hausse en 2006 peut nous laisser anticiper des chiffres encourageants pour l’année 2007.
Selon cette étude dévoilée lundi soir par TNS Medias Intelligence, le marché de la publicité a connu une croissance totale de + 10,7 % sur l’ensemble de l’année 2006, ce qui est deux fois supérieur à l’année 2005 et porte le budget des investissements publicitaires dans l’hexagone à 21,2 milliards d’euros.
Aujourd’hui la Toile pèse donc un peu plus de 10% de parts de marché, soit 2 points de mieux en un an.
Sur les 100 premiers annonceurs de l'année écoulée, 95 ont intégré le Net dans leur stratégie publicitaire, ce qui prouve que ce média n'a désormais plus besoin de faire ses preuves. Il s'est par ailleurs imposé dans le Paysage Publicitaire Français, et les annonceurs de la grande consommation (L'Oréal, Nestlé…) l’ont enfin adopté (« En proportion, leur investissement sur le Net reste certes modeste, de l'ordre de 4%. Mais, en revanche, leur effort a été multiplié par 2,2 ! » Source : commentaire d’Eric Trousset / directeur marketing du pôle Investissements Publicitaires chez TNS Media Intelligence.)
Actuellement, ce sont les secteurs du voyage et du crédit à la consommation qui investissent le plus dans ce média. Et le secteur qui prise le plus Internet comme média publicitaire est celui de la banque / finance : sur les cinq dernières années Internet a drainé le tiers des investissements des organismes financiers et 12% de celui des banques de détail.
Limites à la manipulation de ces chiffres : (Source : Lexpansion.com)
« Attention toutefois au maniement de ces chiffres, confie à LExpansion.com Eric Trousset, directeur marketing du pôle Investissements Publicitaires chez TNS Media Intelligence. Car nous comptabilisons l'investissement « brut » conformément aux normes internationales, et non le « net » après négociations. Or, dans la pub plus qu'ailleurs, cette marge de négociation est considérable, notamment dans l'affichage et sur Internet ». Selon un spécialiste du secteur, la décote entre « brut » et « net » frôlerait même les « 80% » ! Pourquoi ? « Parce que la Toile reste un média jeune dont les codes commerciaux ne sont pas encore figés ». L'estimation brute surestimerait ainsi la part de marché d'Internet.
A l'inverse, les chiffres de TNS Media Intelligence ne prennent pas en compte les liens sponsorisés. « La faute à Google, vitupère Eric Trousset. Le moteur de recherche refuse de dévoiler ses chiffres. Or, le phénomène des liens est aujourd'hui incontournable dans le budget des annonceurs ». Selon une étude de la société DoubleClick, les liens sponsorisés ont en fait dépassé en 2006 le montant des campagnes de bannières en Europe. Elle estime le marché français des liens à 250 millions d'euros.
Sources : l’expansion.com , l’express.fr , AFP.

1 Commentaire
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Excellent papier sur le stendances e-pub. Pour info avec les années précédentes, quelques données sur le lien URL de star of the day
07 février 2007 à 17:35Ajoutez un commentaire
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