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Déficit budgétaire : 36,16 mds EUR en 2006
Alors que Nicolas Sarkozy nourrit sa campagne avec des propositions certes fort alléchantes telle que la mesure dite de bouclier fiscal, il n'en demeure pas moins que le déficit budgétaire s'est établi à 36,16 mds EUR en 2006.
Certes ses leçons d'avocat ne l'ont pas forcément guidé vers les mathématiques, mais il va falloir qu'il nous explique comment il compte "donner plus" en ayant moins dans les caisses. Pour rappel, en cas de victoire, il devra gouverner un pays – c'est à dire le gérer / le diriger. Sa mission ne pourrait alors se réduire à se faire aduler par d'éventuels électeurs.
Le déficit budgétaire de la France a été ramené à 36,16 milliards d'euros en 2006 contre 43,5 milliards en 2005, selon les chiffres définitifs du gouvernement, a annoncé dimanche à l'AFP le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé. Certes, la France a fait mieux. Mais on espère tout de même qu'elle n'ait pas fait un grand pas en avant alors qu'elle était au bord du gouffre...
Les plus-values fiscales ont atteint "un peu plus de dix milliards" d'euros.
"C'est un très très bon résultat: c'est évidemment bien meilleur que ce qui était prévu en loi de Finances initiale, mais surtout cela fait grosso modo 13 milliards d'euros de moins par rapport à 2002, la dernière année du gouvernement Jospin, et c'est le meilleur résultat enregistré par rapport au Produit intérieur brut depuis 1991", a-t-il ajouté. ... décidément nos gouvernants n'ont pas l'air d'être trop copains avec les mathématiques , à moins que cela soit voulu ... car si on ne tient pas compte des chiffres de l'inflation ou si l'on ramène pas les sommes ainsi obtenues en euro constant, ces résultats ne sont pas vraiment le reflet de la réalité.
Mieux, le site internet du ministère des Finances donne la vraie explication du « phénomène supposé » de baisse .. intéressant.
En novembre 2006, les dépenses du budget général atteignent 242,2 Md € à périmètre courant, niveau inférieur d’environ -26,3 Md € à celui du même mois de 2005.
Mais, indique le site, ...après neutralisation des effets des changements de périmètre de la loi de finances pour 2006 (transfert à la sécurité sociale des allégements généraux de charges sociales et incidence de la création du compte des pensions), les dépenses du budget général sont supérieures de 2,1 Md € à celles constatées en novembre 2005 (+0,9 %). ...
La résorption des écarts calendaires dans l’exécution de la dépense se poursuit, de telle sorte que le rythme de progression des dépenses sur l’ensemble de l’année devrait s’établir au niveau de l’inflation (+1,8 %), conformément aux prévisions de la loi de finances....
À la fin novembre 2006, les recettes nettes du budget général s’établissent à 196,28 Md €. Elles atteignaient 213,09 Md € à la fin novembre 2005. Cet écart est pour l’essentiel la conséquence des changements de périmètre mentionnés ci-dessus en matière de dépenses : transfert de recettes fiscales en faveur des administrations de sécurité sociale en compensation des allégements généraux de charges sociales et création du compte des pensions, auquel sont désormais affectées les retenues et cotisations sociales afférentes aux pensions des agents de l’État et de divers opérateurs publics.
A périmètre constant, les recettes fiscales progressent d’une année sur l’autre de +5,4 % sous l’effet du dynamisme marqué de l’impôt sur les sociétés (+12,0 %), soutenu par des recouvrements favorables au titre de l’acompte versé au mois de septembre par les sociétés clôturant leur exercice en fin d’année civile, de la TVA (+5,2 %) et de l’impôt sur le revenu (+3,9 %).
Selon les estimations, la perte cumulée de fiscalité pétrolière atteindrait 468 M € sur les onze premiers mois de l’année, le surplus de TVA induit par la hausse du prix du pétrole étant ainsi plus que compensé par la moins-value enregistrée en matière de TIPP.
En 2005, le déficit budgétaire s'était élevé à 43,5 milliards d'euros. Pour 2006, il avait été fixé à 46,9 milliards d'euros dans la loi de finances initiale, puis ramené à 42,4 milliards d'euros dans la loi de finances rectificative votée fin décembre.
Sources : AFP, Ministère de l'Economie des Finances et de l'Industrie
A lire également :
. Nicolas Sarkozy prône un bouclier fiscal à 50 %
. Déficit français au delà de 3% du PIB en 2006 selon Bruxelles
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Commentaires
el gringo
22 jan 2007 00:20:49
Au 30 septembre 2006, la dette publique des administrations publiques se montait à 1 151,8 milliards d'euros, soit 66,6 % du PIB, dette que les investisseurs étrangers s'arrachent surtout qu'avec l'euro et la BCE, la solution de facilité qui consistait à dévaluer ou à laisser filer l'inflation est n'est plus possible.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3404,36-852867@51-666777,0.html
cassonslesprix
22 jan 2007 12:08:25
Il serait interessant de connaitre le montant du remboursement de la dette en 2006.
Si il est inferieur à 36,16 milliards d'euros ou superieur, pour voir si nous sommes plus ou moins endette que l'annee derniere, en comptant evidemment le poids des interets.
Elisabeth
22 jan 2007 13:34:18
Je regarde ...
el gringo
22 jan 2007 19:13:26
Au 31 décembre 2006, l’encours de la dette négociable de l’Etat s’élevait à 876,6 milliards d’euros en valeur nominale (charge d’indexation incluse), en baisse de 760 millions d’euros par rapport au 31 décembre 2005.
Pour le détail de la dette :
http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/principaux_chiffres_70/encours_detaille_dette_negociable_159/index.html
Francis
22 jan 2007 20:41:22
Amusant ...
En Belgique la dette a été jusqu'à 136% du PIB ... elle est revenue sous 90% (l'EURO reste VITAL, les taux d'intérêts ont fortement baissés en 30 ans)
Les belges ont payés en charge d'intérêts cumulés plus de trois fois le capital moyen emprunté !
Les auteurs de cette orgie de gaspillage par les charges parlent toujours de socialisme, justice, solidarité, avenir ... mais la seule planification, les plus gros mouvements budgétaires concernent ce passé.
Francis
22 jan 2007 20:41:23
Amusant ...
En Belgique la dette a été jusqu'à 136% du PIB ... elle est revenue sous 90% (l'EURO reste VITAL, les taux d'intérêts ont fortement baissés en 30 ans)
Les belges ont payés en charge d'intérêts cumulés plus de trois fois le capital moyen emprunté !
Les auteurs de cette orgie de gaspillage par les charges parlent toujours de socialisme, justice, solidarité, avenir ... mais la seule planification, les plus gros mouvements budgétaires concernent ce passé.
cassonslesprix
22 jan 2007 22:14:00
merci el gringo, dommage ton lien n''apparait pas entierement.
Je constate donc que la dette de l'etat ne s'aggrave pas cette annee.
Il serait interessant de voir sur les dix ou quinze dernieres annees, lesquelles ont agrave ou diminue la dette, nous pourrions ainsi voir quel premier ministre a fait reelement le plus attention à ce gros probleme.
Meme si evidement, cela depend de facteurs dont il n'est pas toujours responsable, mais cela donnerait deja une idee.
Elisabeth
22 jan 2007 22:39:31
A prendre en compte également la dette de France Telecom et voir surtout comment elle est comptabilisée .
Thierry Breton est bien placé pour le savoir ...
el gringo
22 jan 2007 23:10:12
La dette nominale ne s'aggrave pas cette année mais comme les taux d'intérêt ont augmenté en 2006, la dette totale (nominal + intérêt) augmente par contre (1154 milliards d'euros).
De plus, la dette publique inclut aussi celle des organismes sociaux qui diminuent entre autre grâce à la CRDS avec 5.5 milliards d'euros de recette pour amortir une dette totale actuelle de 72 milliards ce qui donne 1.2 milliards de baisse de dette sociale en définitive à cause encore des intérêts.
32 milliards de dette sociale ont été remboursés depuis 1996.
http://www.cades.fr/fr/infos_fin/comptes.asp
Donc la dette de l'état reste déficitaire de 36 milliards d'euros au final malgré certains jeux d'écriture comptable et les 8 milliards des privatisations de 2006.
el gringo
22 jan 2007 23:58:51
Sur l'évolution de la dette de la France ces dernières années :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France
cassonslesprix
23 jan 2007 13:57:48
Merci pour toutes ces précisions. Decidement tout les premiers ministres depuis 1974 ont aggravé le deficit !!!
Le pire serait apparemment Balladur, le moins pire Jospin.
Il serait interessant de faire un site avec ce type de comparaisons un peu plus affinées pour voir la réalité des chiffres. Car les chiffres donnés par les politiques sont presque toujours tournés à leur avantage.
Pour des gens, comme moi, qui voulons voter pour les plus competants, en dehors de leur etiquette politique, ce site pourrait donner quelque indications precieuses.
Qu'en pensez-vous ?
Francis
23 jan 2007 17:40:37
Ah Oui ... "un peu plus affinées" ! Et tout un site, plutôt une décharge ! Ces études existent pour la plupart sans doute mais qui a envie de synthétiser ? C'est un réquisitoire.
Pour faire la part de la dette justifiée (investissements) et celle du vol des générations futures (dépenses courantes financées par l'emprunt).
Pour mesurer la "culture de dettes" aux niveaux consommateurs, pouvoirs locaux, entreprises privées et publiques, pouvoirs régionaux et nationaux. Etudier les moyens de gestion de la dette : TRES instructif, ça mets en évidence les bénéficiaires trop discrets.
De même les balances commerciales et financières. Sur la durée.
Question : la dette était elle moins élevée après une guerre comme 40-45 ?
Pour mettre en rapport le total des intérêts payés et des capitaux empruntés : ratio d'efficacité dont personne n'a l'idée ! Tabou.
Pour évaluer les gaspillages et autres fraudes ... le bilan évolutif de la Cour des Comptes : ça indique bien où agir ... peut-être que ç'est indélicat ?
Pour vérifier si la politique est contre-cyclique ou accroit les difficultés conjoncturelles. Rires ...
Pour étudier les dévaluations et les charges d'intérêts avant et après l'Euro. Ah oui et quitter l'Euro pour la preuve par neuf !
Ah ... et faire un tour en Alsace-Lorraine (notamment) pour visualiser le coût des pollutions toujours soigneusement immergées sur le dos des générations futures : quelle générosité de creuser aussi profond la tombe de ses enfants. ( Ce n'est pas neuf, pourquoi est ce que je pense au lac de Gérardmer ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Munition_immergée )
cassonslesprix
23 jan 2007 18:00:12
Ce serait peut être une bombe ce site, mais peut être pas.
Je crois que l'on aurait bien des surprises. Lesquelles, je n'en sait rien, et c'est la l'interet.
Ce qui est sur c'est que nous avons tous des idees toutes faites sur certains sujets et qu'un tel site mettrai pas mal d'idees preconcues à la poubelle. Avant un election, c'est pas si mal.
Ce qui m'etonne par exemple sur le deficit par rapport au PIB, c'est que ce sont Balladur et Juppé qui ont le plus creusé le trou alors qu'ils ont une image de rigueur budgetaire, en tout cas c'est ce qu'il me semblait.
Si il y a des contradicteurs, ca m'interesserait.
el gringo
23 jan 2007 21:03:49
Il faut remettre les chiffres dans leur contexte.
Un déficit est d'abord la différence entre les recettes et les dépenses. On peut avoir des déficits sans augmenter les dépenses simplement à cause des baisses de recette ou de recette qui progresse moins vite que ce qui était prévu.
Par example, au début des années 1990 suite à l'explosion de la bulle immobilière en France et des conséquences de la guerre du golfe, la France a connu des années très difficile en terme de recette (1993 fut une année de récession en France avec une croissance de -1%). Il fallait en même temps sauver de grandes entreprises françaises plombées par l'immobilier et la guerre du Golfe (banques, assurances, grandse entreprises) dont le cas le plus connu fut le Crédit Lyonnais qui a laissé une ardoise de plus de 100 milliards de francs à la charge de l'Etat ou bien les entreprises qui avaient exporté vers l'Irak et qui avaient un impayé de plus de 80 milliards de francs.
Par la suite, les choses se sont arrangées pour l'état grâce à la reprise de la croissance et la chute des taux d'intérêt de 10 % à 4 % au milieu des années 90 ce qui a limité le cout des intérêts de la dette.
La fin des années 1990 fut heureuse en recette grâce à la bourse et une consommation élevée mais après 2001 l'explosion de la bourse, puis le 11 septembre 2001 avec ses implications économiques et la guerre d'Irak ont fortement freiné la croissance donc les recettes.
On peut aussi ajouter l'impact du cours de change entre le dollar et l'euro qui est passé de 0.85 EUR/1$ à 1.35 en 5 ans ce qui a fortement favorisé les importations en particulier asiatiques et limité les exportations. L'une des conséquences de cette lutte fut en particulier le gel des salaires ce qui a évidemment impacté les recettes.
Bon c'est très simpliste mais c'est un début. Mais de nombreux économistes jugent que le gouvernement Balladur fut assez laxiste dans sa gestion du budget entre 1993 et 1995.
cassonslesprix
24 jan 2007 11:32:29
Merci pour toutes ses precisions. Bien sur, il faut tenir compte du contexte.
J'aimerai quand meme bien voir un site où un certain nombre d'internautes travailleraient impartialement sur des chiffres. En complexifiant un peu, en integrant des chiffres de croissance mondiale qui elle aussi a subit le 11 septembre ou l'eclatement de la bulle boursiere, on pourait voir assez rapidement si nos gouvernant de l'epoque on plus ou moins bien reagit et geré le pays. Par gestion, je comprends aussi le coté politique qui donner ou casser un elan.
Elisabeth
24 jan 2007 11:43:13
intéressant de voir les "resultats " de notre professur d'éco Raymond Barre ..
Je regarde
Francis
24 jan 2007 12:57:28
"Il faut remettre les chiffres dans leur contexte"
Tout à fait d'accord, ceci juste pour montrer que nous n'en feront pas le bilan ici en dix lignes. C'est un bon exercice interactif de compréhension si on reste modeste. Donc merci pour la qualité.
Après des années de plongeons l'Euro n'a pris que 10% en plus sur sa valeur de lancement ... à l'époque, avant son plongeon, Fabius prédisait fièrement ... son envolée ! Ah si l'INRA pouvait ressortir ces images !
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AFP le 23/01/2007 Coface: déficit extérieur élevé peut être "signe de bonne santé économique" :
... Alors que de nombreux critiques accusent le niveau élevé de la monnaie unique de peser sur les exportations de la France, selon M. David, celui-ci "n'a pas d'importance car 70% de nos exportations se font sur la zone euro".
"Il y a un secteur où c'est préoccupant, c'est l'aéronautique" car les ventes d'avions se mesurent en "euro contre dollar", mais ajoute-t-il, l'aéronautique "ne représente pas plus de 5% de nos exportations".
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J'ajouterais que c'est clairement les problèmes politiques et de management qui plombent et re-plomberont Airbus ... l'Euro sert de nouveau de bouc émissaire à des politiciens manipulateurs ou ignorants ... attaquer sa propre monnaie et ses propres traités sans même utiliser les outils existants comme l'Eurogroupe où les "responsables" brillent par leur absence !
Francis
24 jan 2007 13:04:21
Assez clair ?
Un parlementaire, Jacques Dosière, a montré que le budget de l'Elysée avait augmenté de 798% en 12 ans de présidence Chirac. Son ouvrage, Le coût d'un Président aux éditions Seuil, est édifiant sur les obstacles qu'il a pu rencontrer dans son enquête.
el gringo
24 jan 2007 20:08:05
Un endettement n'est pas dramatique tant qu'il reste inférieur à la croissance et que cet endettement sert au développement du pays et eprmet de dégager de nouvelles richesses donc de nouveaux revenus. Un pays qui a une dette de 2% avec une croissance de 3% "gagne" 1%.
Une autre façon de se désendetter est de tailler dans les dépenses voir l'example du Canada.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-853742@51-813555,0.html
Evidemment cela ne s'est pas fait sans mal pour les canadiens.
Il ya aussi l'example de la Suède
http://www.larevueparlementaire.fr/pages/RP881/RP881_debats_partus.htm
Dans un autre registre en France, les prévisions sur l'évolution du budget de la Défense Nationale qui augmente de 2 milliards par an depuis 5 ans prévoit un trou de 40 à 70 milliards d'euros d'ici 2015 par rapport aux besoins exprimés par les armées et aux différents programmes lancés.
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=3915032
Elisabeth
24 jan 2007 21:30:49
oui, je suis en train de faire l'article :)
cassonslesprix
25 jan 2007 12:35:13
Pour Francis, Chirac nous a couté cher ! En tant que maire, les frais de bouche de Tiberi étaient 4 ou 5 fois moins elevé que ceux de Chirac (je ne me souviens plus du chiffre exacte). Et tout est gere comme ça avec lui.
Pourtant Mitterand ne devait pas se serrer la ceinture à l'Elysée, ce n'était pas trop le genre, multiplié par 798%, il nous prend vraiment pour des cons, il n'a pas tord d'ailleurs, parce qu'on aurait pu le virer depuis bien longtemps.
Vivement que ça change, mais avec qui ?
Pour le desendettement, il me semble qu'une façon assez lente mais sure serait de faire gagner de la productivité à l'etat. Pour cela evidemment, il faut que les hommes politiques montrent l'exemple à tout les echelons, de l'Elysee à la petite mairie.
C'est sure que pour cela il faut trouver un autre locataire à l'Elysee...
Elisabeth
25 jan 2007 14:08:03
Concernant Mitterrand , n'oubliez pas le logement (etc..) de Mazarine et de sa mère ... Qui a payé, rappelez moi ? ...
mazarine
25 jan 2007 14:12:13
Pour rappel ,
"François Mitterrand lui-même avait, lorsqu’il était président de la République, eu à subir des attaques pour avoir logé sa fille cachée, Mazarine, aux frais de l’Etat dans un appartement de fonction normalement réservé aux collaborateurs du président de la République, quai Branly."
Francis
25 jan 2007 16:15:59
Miterrand, Chirac c'est mimi, visible et tout ça mais pas significatif.
Le fond est ailleurs, la France a réussi de formidables adaptations et il semble qu'elle est engluée dans des modèles comme la PAC, des hautes écoles plus assez hautes, une justice bloquée, la défense ubuesque du siège de Strasbourg etc.
Des tendances de fond comme la natalité sont positives, c'est une marque de confiance et pourtant cette confiance manque dans l'investissement, l'élan, l'europe qui fait les 3/4 de ses débouchés est à l'abandon, presque à la casse !
Il y a un repli coûteux sur de vieilles valeurs acquises sans les refonder alors qu'elles s'effritent : comme la sécurité sociale qui rapelle de plus en plus la ligne Maginot, l'école, l'armée, la justice (scandale des prisons)... Euronext sera largement controlé par les américains ! Pas le LSE ni Francfort : c'est un délittement du coeur des marchés ... et la France !
La France était pionnière en télématique par exemple : elle n'a pas su prendre le modèle d'Airbus et l'européanniser. Le GSM a prouvé qu'ainsi on crée une industrie mondiale. Airbus est même victime d'une sorte de "nonisme" avec rejet sur l'Euro des erreurs de management. Les succès comme Arianne, le CERN, ITER etc. ont un autre horizon que les frontières Françaises.
La Californie va devenir leader technologique (Green-tech) dans la lutte contre le réchauffement ... alors que l'Allemagne et d'autres européens sont parmis les premiers : il y faut la dimension européenne. L'énergie y est lié : c'est un domaine aussi colossal.
Dans ce contexte l'élection nationale de l'homme ou la femme provi/prési-dentiel est un plongeon dans son nombril : la France se délecte dans un combat franco-gaulois, la parole tiendra lieu d'action pendant trop de mois et elle ne fera que masquer, diviser et affaiblir.
La solution n'est pas dans le choix d'un jupon ou d'un veston. Sauf à vue de nombril.
el gringo
30 mai 2007 19:46:25
La Cour des comptes a aussi publié hier son rapport sur les résultats et la gestion budgétaire de l'État en 2006. Pour elle, le déficit budgétaire s'est réduit de 4,5 milliards d'euros par rapport à fin 2005, à 39 milliards d'euros. Toutefois, si l'on tient compte du treizième mois de pension réglé aux retraités de l'État auparavant comptabilisé l'année suivante, le déficit est ramené à 35,73 milliards. Pour la Cour, il s'agit d'un résultat en demi-teinte pour les finances de l'État : « Cela signifie qu'en 2006, ses charges courantes n'auront pas été financées par de nouveaux emprunts, mais aussi que ses recettes n'ont pas été suffisantes pour payer une partie au moins des intérêts de la dette. »
Selon les magistrats de la rue Cambon, le recul du déficit « tient surtout à l'augmentation des recettes » (22 milliards).
Mais, il y a aussi d'autres explications. Ainsi des dépenses qui auraient dû l'être n'ont pas été imputées à l'exercice 2006. Les reports de charges s'élèvent à 9,3 milliards dont 3,77 milliards à l'égard de la Sécurité sociale. Surtout, le budget de l'État a effectué un certain nombre de prélèvements sur le solde de trésorerie excédentaire de l'État dans les comptes de plusieurs opérateurs publics : Natexis, Coface, fonds de gestion d'accession sociale, Caisse des dépôts, etc. Le montant total de ces prélèvements ? 4,75 milliards.


