Les choses bougent en Amérique Latine et qui plus est dans le secteur de l'énergie.
Si la Bolivie vient de voir arriver à la tête de la compagnie nationale pétrolière YPFB, un proche du président Evo Morales, la présidente du Parlement du Venezuela, Cilia Flores, a annoncé lundi que les pleins pouvoirs récemment accordés par les députés au chef d'Etat socialiste Hugo Chavez avaient été étendus au domaine de l'énergie.
Nous voilà prévenus : quelques turbulences sont à prévoir pour les compagnies pétrolières implantées dans le pays.
Le Parlement du Vénézuela a approuvé le 18 janvier dernier une loi qui autorise le Président récemment réelu Hugo Chavez à légiférer par décrets durant une période de 18 mois. Pour rappel, les députés s'avèrent entièrement acquis à M. Chavez en raison du boycottage des législatives par l'opposition en 2005.
Cette loi dite d'"Habilitation" sera entérinée lors d'"une session extraordinaire dans la rue en présence du peuple", a indiqué Mme Flores, précisant qu'y avait été "ajouté le domaine énergétique". Cette inclusion permettra de "réaliser les ajustements nécessaires en matière d'hydrocarbures et de ses produits dérivés comme le gaz et le service électrique", a-t-elle précisé.
Le président vénézuelien – récemment réélu - a annoncé à la mi-janvier son intention de nationaliser "absolument tout" le secteur énergétique du Venezuela. Il souhaite ainsi élargir la main-mise de l'Etat, conformément à ses intentions inscrites au programme de sa révolution socialiste. Hugo Chavez a ainsi confirmé lors de son discours sur sa gestion annuelle devant le parlement, le plan de nationalisations concernant le domaine des hydrocarbures annoncé au début de son nouveau mandat. Il a souligné toutefois qu'il permettrait aux entreprises étrangères de conserver des parts minoritaires dans des projets énergétiques.
M. Chavez est désormais « invité » par les députés à "dicter les règles" obligeant les compagnies pétrolières étrangères à s'associer au géant national PDVSA pour continuer à opérer, sous son contrôle, dans la ceinture de l'Orénoque, la région pourvue des plus grandes réserves d'hydrocarbures.
Quatre sociétés associées au groupe public PDVSA mais contrôlées par les groupes américains ExxonMobil, Chevron et Conoco ainsi que la britannique BP, le Français Total et le Norvégien Statoil Plus sont présentes dans la région. Plus de 566.000 barils de brut extra-lourd sont extraits quotidiennement et pré-raffinés dans la ceinture de l'Orénoque, une région de 55.314 km2 dont les réserves de pétrole sont estimées par les autorités à 1,3 billions de barils, dont 260 milliards exploitables. Seul membre latino-américain de l'Opep, le Venezuela, cinquième exportateur mondial, produit plus de 3 millions de barils par jour, dont la moitié est exportée aux Etats-Unis.
Sources : AFP
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3 Commentaires
1
29/01/2007 13:22
Nationalisation du secteur pétrolier
Un raffineur prêt à négocier avec Chavez
Le raffineur Cerro Negro, coentreprise entre deux majors occidentales et la compagnie publique pétrolière vénézuélienne, a fait savoir qu'il négociait avec les autorités de Caracas sur le projet de nationalisation du gisement de l'Orénoque afin de trouver une solution à l'amiable.
Cerro Negro est une joint venture entre l'américain Exxon Mobil (XOM), le britannique BP et la compagnie d'État PDVSA. Il transforme le pétrole brut très lourd de l'Orénoque en 108 000 barils par jour de pétrole synthétique, rapporte Reuters.
«Mobil Cerro Negro confirme qu'il discute avec le ministère de l'Énergie et du Pétrole de sa transformation en entreprise mixte et réaffirme qu'il reste ouvert à une solution amiable», a déclaré la société dans un communiqué.
La législation vénézuélienne exige que les projets pétroliers en amont soient opérés par des entreprises mixtes à majorité publique.
Le président Hugo Chavez a promis que la PDVSA obtiendrait une part d'au moins 60% dans quatre projets sur le gisement de l'Orénoque, dont la capacité de production s'élève à quelque 600 000 bpj.
Un groupe de syndicats a accusé lundi Exxon de refuser de négocier avec le gouvernement de Caracas, se disant prêt à saisir les installations de Cerro Negro si nécessaire.
Canoe (Canada)
30 janvier 2007 à 00:242
Negroponte: Chavez "menace" la démocratie en Amérique latine
WASHINGTON - John Negroponte, choisi pour devenir le numéro deux du département d'Etat, a estimé mardi devant des sénateurs que le président du Venezuela, Hugo Chavez, menaçait la démocratie en Amérique latine.
Il "essaie d'exporter son populisme extrémiste et je pense que son attitude menace les démocraties dans la région", a dit M. Negroponte à propos de M. Chavez, bête noire des Etats-Unis, lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.
Le Sénat doit confirmer la nomination de M. Negroponte comme adjoint de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice. Le poste n'était pas pourvu depuis plusieurs mois, après la démission l'an dernier de Robert Zoellick qui a rejoint le privé.
M. Negroponte est actuellement le directeur des services de renseignement américains. Il a passé moins de deux ans à ce poste. Diplomate de carrière, il a notamment été ambassadeur à l'Onu de 2001 à 2004, puis ambassadeur en Irak après la chute de Saddam Hussein.
AFP/30 janvier 2007 17h18)
N'oublions pas également que chavez envisage l'achat de missiles sol-air russes Tor-M1.
30 janvier 2007 à 19:26L'agression américaine est-elle proche ?
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Attention également :
Venezuela : l'ambassadeur US menacé d'expulsion
30 janvier 2007 à 20:22Ajoutez un commentaire
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