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Un Mirage F1 français en provenance du Tchad s'écrase en Algérie

Mf1 Un avion de chasse de l'armée française de type Mirage F1 s'est écrasé mercredi dans la wilaya d'Oum El-Bouaghi, à quelque 500 km à l'est d'Alger,  ont rapporté jeudi des journaux indépendants algériens.

Le pilote, qui s'est éjecté de l'appareil, a été récupéré sain  et sauf, selon les mêmes sources, ajoutant que l'accident n'a pas  causé de dommages aux tiers. L'appareil militaire français était en provenance de N'Djamena au Tchad pour se diriger vers les eaux internationales.

Le ministère français  de la Défense l'a confirmé dans un communiqué.

I – Un mirage français s'écrase en Algérie

Un Mirage F1 de l’armée française s’est écrasé mercredi midi dans la localité de Hanchir Toumegheni - située à six kilomètres de la ville de Aïn Kercha - à quelque 200 mètres d’un ensemble d’habitations, alors que son pilote, un jeune lieutenant, a eu le temps de s’éjecter.

Le «Mirage F1» aurait disposé d’une autorisation de survol du territoire national algérien délivrée par le ministère algérien de la Défense nationale. Le pilote français aurait selon toute vraisemblance été surpris par une panne technique qui ne lui a pas laissé le temps d’atterrir à l’aéroport Mohamed Boudiaf de Constantine.

Ce dernier constitue un terminal international pour les avions étrangers qui empruntent le couloir international qui traverse le territoire algérien à partir du sud de Bordj Omar Driss en passant par El-Oued et Constantine pour regagner les eaux internationales à partir de Annaba.

Les avions militaires étrangers qui bénéficient d’une autorisation spéciale de survol du territoire algérien ne peuvent emprunter que des couloirs assez éloignés des infrastructures militaires. Mais en vertu de l’autorisation accordée par le ministère de la Défense, le pilote de l’armée française en détresse aurait bénéficié de l’assistance algérienne et pouvait atterrir à l’aéroport de Constantine.

II – L'appareil provenait du Tchad

L’appareil militaire français venait du Tchad et se dirigeait vers les eaux internationales.

Le Dassault-Breguet Mirage F1, un chasseur monoplace du constructeur français Dassault, peut atteindre une vitesse maximale de 2.335 km/h (Mach 2,2) et couvre un rayon d’action de combat de 425 km. Le Mirage dispose d’une autonomie de 4.000 kilomètres et pour faire le trajet entre la France et le Tchad en passant par l’Algérie, il doit également survoler le territoire nigérien.

Il est à noter cependant que l’itinéraire le plus court à partir de la France pour un avion devant rallier le Tchad passe par la Libye. Le survol de l’Algérie et le Niger peut être alors vu comme un véritable détour. En effet, le passage par le territoire libyen peut faire gagner à un avion plus de 1.200 kilomètres. En ces temps de pétrole cher, la chose est loin d'être négligeable.

III – Communiqué officiel de la France

Cet accident aérien constitue une « première » du genre pour des appareils de guerre d’un pays étranger.

L’information du crash a été confirmée, mercredi par le ministère français de la Défense dans un communiqué. «Le mercredi 6 décembre 2006 vers 11h50 locales, le pilote d’un avion de combat monoplace de type Mirage F1 a été contraint, pour une raison encore indéterminée, à l’éjection au-dessus du territoire algérien lors d’une mission de convoyage», a indiqué le ministère français de la Défense.

«Cet appareil, qui effectuait une mission programmée depuis N’djamena (Tchad) vers la Métropole, était intégré à un dispositif aérien comprenant un Boeing ravitailleur C135 et trois Mirage F1", selon la même source.

Selon le journal algérien El Watan, il fait également partie du dispositif baptisé « Epervier » mis en place par Paris depuis 1986 au Tchad et renforcé en novembre dernier. Un dispositif fort de 1200 hommes, des hélicoptères, des blindés ainsi que ces chasseurs Mirage F1, des appareils de transport, de reconnaissance et de ravitaillement.

Pour rappel, la France est liée par des accords de défense avec le Tchad et la République centrafricaine. Et la base de N’Djamena où sont stationnés six avions de chasse de type Mirage F1 entre autres constitue une sorte de « plateforme stratégique » que Paris utilise pour ses missions humanitaires mais surtout militaires dans la région.

Le journal algérien le Watan estime cependant pas totalement « inutile » de s’interroger si les autorités algériennes étaient effectivement au courant du passage du Mirage F1 dans le ciel de Constantine, comme le soutiendrait l’ambassade de France à Alger. A fortiori, quand on sait que cet appareil était de retour d’un champ de bataille au Tchad, note le quotidien.

Sources : Xinhua (Chine), El Watan, Algérie-Monde, Quotidien d'Oran

A lire également :

. Tchad : bataille France/USA pour le pétrole

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Commentaires

8 déc 2006 02:25:58

Depeche de L'express , certses succinte

mercredi 6 décembre 2006, mis à jour à 16:59

Un Mirage F1 s'écrase en Algérie, pas de victime
Reuters
Un Mirage F1 de l'armée de l'air française s'est écrasé mercredi au sud de Constantine, en Algérie et le pilote, qui a réussi à s'éjecter, a été récupéré sain et sauf, annonce le ministère de la Défense.

Le pilote a été contraint "pour une raison encore indéterminée" de s'éjecter vers 11h50 locales au dessus du territoire algérien lors d'une mission de convoyage, précise-t-il dans un communiqué.

L'appareil s'est écrasé sur une zone non habitée au sud de Constantine, sans causer de dommages.

Il effectuait une mission programmée depuis N'Djamena, au Tchad, vers la métropole dans le cadre d'un dispositif aérien comprenant un Boeing ravitailleur C135 FR et 3 Mirage F1 CT, précise le ministère.

Une enquête sera menée pour déterminer les causes de l'accident


AP

8 déc 2006 09:51:20

AP encore + succint ;)

Actualites yahoo ... Algérie

mercredi 6 décembre 2006, 17h42
Le pilote d'un Mirage contraint de s'éjecter de son appareil au-dessus de l'Algérie

PARIS (AP) - Le pilote d'un Mirage a été contraint mercredi "pour une raison encore indéterminée" de s'éjecter de son appareil au-dessus de l'Algérie, annonce le ministère de la Défense dans un communiqué. Il a été récupéré sain et sauf.

L'appareil effectuait une mission de convoyage programmée depuis N'Djamena, au Tchad, vers la France. L'avion qui était intégré à un dispositif aérien comprenant un Boeing ravitailleur et trois Mirage, s'est écrasé vers 11h50 locales sur une zone non habitée au sud de Constantine, sans causer de dommages au sol.

Une enquête va être diligentée pour déterminer les circonstances de l'accident, précise le ministère. AP

ir/com

du style , il faut le savoir pour trouver l'article


Reuters

8 déc 2006 09:52:22

Reuters via ALICE

Un Mirage F1 s'écrase en Algérie, pas de victime
[06/12/2006 - 16:59]

PARIS (Reuters) - Un Mirage F1 de l'armée de l'air française s'est écrasé mercredi au sud de Constantine, en Algérie et le pilote, qui a réussi à s'éjecter, a été récupéré sain et sauf, annonce le ministère de la Défense.

Le pilote a été contraint "pour une raison encore indéterminée" de s'éjecter vers 11h50 locales au dessus du territoire algérien lors d'une mission de convoyage, précise-t-il dans un communiqué.

L'appareil s'est écrasé sur une zone non habitée au sud de Constantine, sans causer de dommages.

Il effectuait une mission programmée depuis N'Djamena, au Tchad, vers la métropole dans le cadre d'un dispositif aérien comprenant un Boeing ravitailleur C135 FR et 3 Mirage F1 CT, précise le ministère.

Une enquête sera menée pour déterminer les causes de l'accident.


Tirs Mirage Français

8 déc 2006 09:53:43

Nouveaux tirs de Mirage français sur les rebelles
CENTRAFRIQUE - 4 décembre 2006 - AFP
Des Mirage F1 français ont ouvert le feu "plusieurs fois au cours des derniers jours" sur des positions de la rébellion dans le nord de la République centrafricaine, où un soldat français a été blessé, a annoncé lundi l'état-major des armées françaises à Paris.

L'appui aérien français aux Forces armées centrafricaine (Faca) intervient "quand elles sont accrochées lourdement, à chaque fois qu'elles le demandent", a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major.

Au cours d'un des accrochages avec la rébellion, vendredi soir, un sous-officier français a été blessé, selon l'état-major. Ce commando de la 11ème Brigade parachutiste, dont "les jours ne sont pas en danger", a été atteint aux jambes par des éclats de roquettes.

Il s'agit du premier soldat français blessé depuis que les Faca, épaulées par des éléments français, ont lancé le 27 novembre une contre-offensive contre les rebelles de l'Union des Forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

Ceux-ci contrôlaient depuis un mois plusieurs localités du nord-est de la Centrafrique.

L'état-major n'a indiqué ni les dates précises, ni les localisations exactes, ni le nombre d'opérations menées par l'aviation française.

Interrogé sur les armements utilisés par les Mirage, son porte-parole a simplement indiqué qu'il s'agissait des "moyens aériens disponibles au-dessus de la République centrafricaine et adaptés à la situation tactique", faisant valoir que les Faca affrontaient "des combattants pugnaces et bien équipés".

L'état-major avait été plus précis lors de la reprise de Birao, indiquant que les Mirage avaient fait usage de leurs canons de 30mm. Ils peuvent également être armés de bombes.

Des sources concordantes en Centrafrique ont indiqué que des combats avaient opposé samedi les rebelles à l'armée, au nord de la localité de Ouadda, à environ 700 km au nord de Bangui.

Selon Christophe Prazuck, les Faca, épaulées par "des détachements opérationnels d'assistance" français et la Fomuc, la Force multinationale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac), "sont en train d'améliorer leur maîtrise du terrain dans la région de Ouadda".

"Nous sommes toujours dans le même mode d'action de soutien en renseignement et logistique ainsi que d'appui aérien aux Faca", a-t-il poursuivi, précisant que ce soutien s'étendait au transport d'unités centrafricaines par des avions français.

Fin novembre, le président Jacques Chirac avait assuré que "la France reste plus que jamais aux côtés de la République centrafricaine", dans un message à son homologue François Bozizé.

Des militaires français sont déployés depuis 2003 en Centrafrique dans le cadre de l'opération Boali. Au nombre de 200, ils ont été renforcés peu après la mi-novembre par une centaine d'hommes supplémentaires.


20minutes

8 déc 2006 09:56:19

Un véritable article sur 20 minutes avec compléments et recherches d'infos

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Un Mirage français s'écrase en Algérie
20Minutes.fr | 06.12.06 | 17h24

Le pilote d'un Mirage français a dû s'éjecter de son appareil, «pour une raison encore indéterminée», mercredi lors d'une mission effectuée depuis le Tchad. Le pilote a été «récupéré sain et sauf», a indiqué le communiqué du ministère de la Défense, précisant que l'avion «s'est écrasé sur une zone non habitée au sud de Constantine (Algérie) sans causer de dommages aux tiers».

«Cet appareil qui effectuait une mission programmée depuis N'Djamena (Tchad) vers la métropole était intégré à un dispositif aérien comprenant un Boeing ravitailleur C135 et trois Mirage F1», selon un communiqué du ministère de la Défense.

«Une enquête sera diligentée afin de déterminer les circonstances de l'accident», conclut le ministère.

La France a renforcé fin novembre son dispositif Epervier, déployé depuis 1986 au Tchad et qui compte désormais environ 1.200 hommes, des hélicoptères, des blindés ainsi que des chasseurs Mirage F1, des appareils de transport, de reconnaissance et des ravitailleurs.

Tchad, Centrafrique, Soudan...
Tir de tir d'un missile sol-air le 24 octobre contre un avion de reconnaissance français Breguet Atlantique dans l'est du Tchad avait ravivé les craintes de Paris sur le niveau d'armement de la rébellion et sa détermination à prendre le pouvoir.

Les Mirage F1 basés au Tchad sont également intervenus, le week-end dernier, contre les rebelles de l’UFDR, un mouvement armé hostile au régime centrafricain soutenu par Paris, dans des combats qui se déroulent dans le nord-est de la Centrafrique, non loin du Tchad et du Soudan. Vendredi, un militaire français y avait été sérieusement blessé aux jambes.

Avec AFP


MIRAGE F1 et TCHAD

8 déc 2006 09:59:01

Liberation :
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La France combat en Centrafrique
Par Jean-Dominique MERCHET
QUOTIDIEN : mardi 5 décembre 2006

L'armée française est engagée dans des combats sérieux en Centrafrique. Durant le week-end, les Mirage F1 basés au Tchad sont intervenus à trois reprises contre les rebelles de l'UFDR, un mouvement armé hostile au régime du président Bozizé soutenu par Paris. Les avions ont détruit, au canon et à la bombe, une quinzaine de véhicules rebelles. Ces combats se déroulent dans le Nord-Est, non loin du Tchad et du Soudan. L'armée française intervient en appui des Forces armées centrafricaines (Faca), qui ont entrepris, depuis une semaine, de reconquérir cette région. Au sol, une colonne, encadrée par des conseillers militaires français, tente de remonter en direction de la ville de Birao. Vendredi, un militaire français, issu du Groupement des commandos parachutistes (GCP) a été sérieusement blessé par un tir de lance-roquettes RPG. Atteint aux jambes, il a été rapatrié en France.


Ministère Défense / Tchad

8 déc 2006 10:03:49

jeudi 7 décembre 2006, 21h42
Le ministère de la Défense justifie l'implication de ses forces en Afrique centrale


PARIS (AFP) - Le ministère de la Défense a justifié jeudi l'implication des forces françaises dans les conflits en Centrafrique et au Tchad par la volonté d'éviter un débordement de la guerre au Darfour voisin, affirmant disposer d'un cadre politique "clair" fixé par le chef de l'Etat.

Concernant la Centrafrique, le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-François Bureau, a renvoyé aux déclarations du président Jacques Chirac.

Le chef de l'Etat avait assuré le 30 novembre que "la France reste plus que jamais aux côtés de la République centrafricaine", martelant: "le peuple centrafricain peut compter en notre entier soutien".

"Si ce n'est pas une directive politique précise, je ne sais pas comment il faut dire les choses", s'est interrogé Jean-François Bureau devant la presse.

Les forces françaises ont ouvert le feu à plusieurs reprises sur les rebelles centrafricains, tandis qu'au Tchad, la France a renforcé d'une centaine d'éléments son dispositif Epervier, qui compte ainsi 1.200 hommes, menant des opérations de renseignement aérien au profit du régime en place.

La France est liée à la Centrafrique par un "accord de défense" conclu à l'indépendance, en 1960, et au Tchad par un "accord de coopération militaire technique" de moindre portée, depuis 1976.

Sur le fond, a expliqué M. Bureau, "l'action conduite aujourd'hui, aussi bien en Centrafrique qu'au Tchad, s'inscrit dans un contexte extrêmement préoccupant pour nous: l'extraordinaire fragilité de la situation dans la région".

Selon l'analyse du ministère, dit-il, il existe "un lien très étroit entre la crise en Centrafrique et au Tchad et celle au Darfour" mais les développements récents sont aussi la résultante "des fragilités internes" des régimes centrafricain et tchadien.

Laisser faire dans ces deux pays conduirait "à très brève échéance", selon M. Bureau, "à une crise humanitaire de plus grande ampleur encore que celle à laquelle nous assistons au Darfour".

Province de l'ouest du Soudan, le Darfour est le théâtre d'une guerre civile et d'une grave crise humanitaire depuis février 2003. Selon l'ONU, le conflit et ses conséquences ont fait plus de 200.000 morts et 2 millions de déplacés.

Si les soldats français apportent une "aide active" à l'armée centrafricaine, "ce ne sont pas les unités françaises qui font la guerre pour le compte de l'armée centrafricaine", assure encore M. Bureau.

En Centrafrique, 200 militaires français sont déployés depuis 2003 pour des missions logistiques mais aussi de renseignement et d'instruction. Ce dispositif a été renforcé le 19 novembre par une centaine de militaires supplémentaires et a vu ses missions étendues au "soutien à la planification des opérations" au profit de l'état-major centrafricain.

Quelques dizaines d'hommes du Groupement des commandos parachutistes français interviennent aux côtés des militaires centrafricains et africains qui repoussent la rébellion vers le nord-est.

On parle aussi d'éléments des forces spéciales, présence jamais confirmée par Paris.

Un soldat français a été blessé vendredi dans des combats en Centrafrique.

Mais l'intervention la plus significative de l'engagement français a été celle de Mirage F1 venus apporter un "soutien aérien" aux forces armées centrafricaines en ouvrant le feu sur des positions de la rébellion.


mon oeil

8 déc 2006 15:50:41

un accident mon oeil??!!
surement un avion espion qui s'est fait abattre par la defense algerienne.
ce n'est pas la premiere fois que ca arrive. en 1986 l'armée algerienne a abattu un avion americain qui survolait son espace aerien sans autorisation


Elisabeth

8 déc 2006 16:23:59

ca pourrait correspondre compte tenu du "silence" officiel algérien


mon oeil

8 déc 2006 18:25:27

ce genre d'incidents diplomatique arrive tous les jours dans plein de pays mais bien sur sont gardés sous silence.
en tout cas le pilote si il est en vie va passer un sale quard d'heure


Elisabeth

8 déc 2006 19:34:09

Le pilote est sain et sauf .

En tout état de cause, on ne parle pas du reste du
"dispositif aérien comprenant un Boeing ravitailleur C135 FR et 3 Mirage F1 CT"

Le Mirage "était en repérage" suite aux menaces du GSPC pour le Paris Dakar , on va nous dire ;)


Be careful

9 déc 2006 10:49:39

Dans le cadre du rapprochement algéro-français, un avion de chasse français s’est écrasé dans la commune algérienne de Aïn Kercha, à l’heure du déjeuner. Selon les dernières informations, non ce n’était pas un mirage ou un spectacle laser du GSPC mais plutôt un Mirage F1, revenant du Tchad par la route des traités d’amitié.

Heureusement pour lui, le pilote du mirage a réussi à s’éjecter avant le crash, mais selon quelques indiscrétions, pendant toute la durée de la descente, il aurait reçu des ordres constants de la Défense française, du genre « ne touchez surtout pas aux Algériens en ce moment » ou « évitez d’écraser des Algériens, ils ne croiront jamais à l’accident ».

C’est probablement pour cette raison que le bilan a été positif. A part un arbre blessé et quelques pierres endommagées, aucune victime humaine ou animale n’est à déplorer.

Des habitants de Aïn Kercha en ont profité pour allumer un grand feu à la gloire du rapprochement entre les peuples, le gaz en bouteille étant déjà soumis aux pressions de l’hiver, et quelques petits malins se sont empressés de récupérer la boîte noire afin de la revendre au marché des boîtes noires le plus proche.

Amitiés et traités obligent, les deux parties, algérienne et française, sont restées très prudentes sur l’incident, l’avion avait bien une autorisation de vol, délivrée par la Défense du pays survolé. L’incident est donc clos, et même l’organisation des moudjahidine n’a rien trouvé à redire.

Ni le Tchad, qui aurait pu se demander pourquoi des avions en guerre au Tchad passent par l’Algérie. Ni encore les habitants de Aïn Kercha qui ont eu droit à un spectacle gratuit en ces froides journées de décembre.

Reste à noter que l’itinéraire le plus court à partir du Tchad vers la France passe par la Libye. Pourquoi le Mirage est-il passé par l’Algérie, effectuant ainsi un détour de plus 1000 km ?

Chawki Amari

El Watan - 09/12/2006


Nouvel accident

9 déc 2006 10:53:22

Un Mirage F1 CT, de l’armée de l’air française, s’est écrasé en milieu de journée, vendredi, dans la région désertique d’Abéché, au nord du Tchad. Le pilote s’est éjecté et a été rapidement récupéré par les équipes de secours.
L’accident a été provoqué par un oiseau que l’avion a percuté à grande vitesse: une «collision volatile» dans le jargon aéronautique. La France maintient en permanence un dispositif aérien au Tchad dans le cadre de l’opération Epervier. Cet accident est le troisième de l’année pour l’aviation militaire française.
En mars, un Mirage 2000 D avait déjà percuté un volatile au large de la Corse, contraignant le pilote à l’éjection. En mai, un Mirage 2000-5 a été victime d’une panne alors qu’il s’apprêtait à se poser sur la base de Dijon-Longvic et s’était écrasé sur un hangar, sans faire de victime.
Le crash de l’avion français, dans une zone d’implantation de groupes armés, avait ouvert les portes à toutes les spéculations. La région d’Oum el Bouaghi reste, à ce jour, infestée de groupes armés locaux, affiliés au Gspc, mais qui, heureusement, ne disposent pas de moyens qui pourraient mettre en péril ce genre d’avions de guerre. Cependant, il est vrai aussi qu’à la faveur des nouvelles mutations du Gspc, ces hypothèses sont à prendre en ligne de compte pour au moins deux raisons. La première est que le Gspc, largement présent dans la bande du Sahel, semble avoir contracté des «alliances utiles» avec des groupes armés locaux, notamment nigériens,
maliens et tchadiens. La parenthèse du «coup de froid» avec le Mdjt tchadien, qui avait livré à l’Algérie via la Libye, le chef du Gspc, Ammari Saïfi, alias El-Para, après avoir été fait prisonnier par les rebelles dans le désert du Ténéré, a été vite fermée, le groupe opposé à Déby n’ayant rien récolté de cette transaction politico- sécuritaire dont le but avait été de faire passer le Mdjt pour une organisation d’opposition non liée au terrorisme. Aussi, le Tchad demeure le plus grand marché clandestin de l’armement et tous les groupes de la région saharo-sahélienne s’y alimentent.
La seconde raison est que, depuis qu’il a prêté allégeance à Al Qaîda, le Gspc tente de se donner une plus grande dimension et une envergure transnationale, afin de justifier sa connexion avec l’organisation de Ben Laden, de frapper ensuite, même symboliquement, la France, que Zawahiri avait mise en garde du péril venant d’Algérie.
Le Gspc doit devenir «l’os dans la gorge des croisés américains et français». Cette formule belliqueuse, lancée par le n°2 de l’organisation Al Qaîda, Aymane al-Zawahiri, constitue, aujourd’hui, la principale source d’inquiétude des services français, qui craignent des attaques-surprises de la part des salafistes algériens.


el gringo

9 déc 2006 12:00:53

La collision avec un oiseau rend très improbable la thèse d'une simple mission de convoyage.
Les avions volent généralement à plusieurs milliers de mètres d'altitude pour économiser du carburant, passer au dessus des turbulences atmosphériques et éviter les collisions avec des oiseaux qui volent à quelques centaines de mètres.
De plus un vol à haute altitude évite aussi les tirs d'armes ou de missiles vanant du sol surtout si on survole une zone considérée comme hostile.
Enfin les controleurs radars algériens auraient eu du mal à suivre la trace radar d'un appareil à basse altitude.


Elisabeth

9 déc 2006 12:12:54

merci El gringo pour les précisions, effectivement le "coup" de l'oiseau laisserait supposer que l'avion volait très bas et donc ne pouvait être "pris" par les radars .

Comme quoi la "thèse" du GSPC n'est pas completement irréaliste.

Merci à tous les contributeurs.


merci à nos lecteurs!

9 déc 2006 14:57:02

merci à nos lecteurs

Google ayant une rubrique "articles les plus lus", et mon article étant bcp lu depuis 2 jours (6 000 pages environ) GRACE aux alertes Google sur F1, Mirage, militaire et TCHAD ... Google Maroc a du en conséquence créé un sujet spécifique sur Google Actualités

Comme quoi, on peut se battre et gagner pour éviter les blacks outs

Bon , c'est sur, c'est sur Google Maroc, pas Google France , mais s'il ya de nombreuses pages lues - arrivant désormais en "supplément" par le Maroc - Google France devrait rapidement référencer le sujet.

Merci à vous


Elisabeth

9 déc 2006 15:00:23

C'est fait sur Google France ... même si la plupart sont des articles d'Algérie , qui est en tout état de cause mieux placée pour en parler


Des blessés algériens

9 déc 2006 15:04:01

La, ca change la donne, car il va falloir indemniser , donc trouver des "financièrement" responsables.
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Accident Mirage français: 7 blessés, 200 choqués, dégâts matériels
Tageblatt (LUXEMBOURG)

La chute mercredi d'un Mirage français venant du Tchad, dans la région de Constantine (est), a fait sept blessés et »traumatisé 200 personnes», selon le quotidien algérien Ech-Chourouk de samedi.
»Deux cents personnes du lieu-dit Ouled Moançar, dont une majorité de femmes et d'enfants, ont été traumatisés par l'accident (du Mirage français), et sept personnes ont subi des blessures d'une gravité inégale», écrit le quotidien arabophone, sous la plume d'un de ses correspondants dans la région.

Selon le ministère français de la défense, le Mirage s'était écrasé pour une »raison indéterminée» (...) »sur une zone non-habitée au sud de Constantine, sans causer des dommages aux tiers».

Son pilote avait réussi à s'éjecter et avait été récupéré »sain et sauf», selon la même source.

L'appareil, un avion de combat monoplace de type Mirage F1, effectuait une mission programmée depuis N'Djamena (Tchad) vers la France, et était intégré à un dispositif aérien comprenant un Boeing ravitailleur C135 et trois Mirage F1, a indiqué le ministère français.

Ech-Chourouk affirme que l'avion qui s'est »brisé en trois morceaux», a »occasionné des dégâts importants» à certaines habitations. Son correspondant affirme avoir »vu des lézardes» dans des habitations et des »débris de vitres brisées jonchant le sol».



Experts militaires français

9 déc 2006 16:15:59

Liberté Algérie, article que je me "permets" de reproduire partiellement avant qu'il ne se "volatilise".

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Actualité (Samedi 09 Décembre 2006)


Crash du mirage français
Des experts militaires français à Oum El-Bouaghi


Quelques heures après l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances du crash du Mirage F1 de son armée de l’air, le ministère français de la Défense a dépêché à Oum El-Bouaghi des officiers enquêteurs pour faire les constats d’usage et réunir les éléments matériels qui seront analysés dans le cadre des investigations menées par le commandement. Avant cela, l’attaché militaire de l’ambassade à Alger était jeudi sur les lieux de l’accident.
Ainsi, durant toute la matinée d’hier, soit de 9h à 13h, 4 experts de l’armée de l’air française ont supervisé l’opération visant la récupération des débris du Mirage F1. L’opération s’est déroulée en présence des autorités militaires et civiles algériennes. Les officiers français étaient accompagnés d’officiers de l’armée de l’air algérienne et de la Gendarmerie nationale.
Des engins lourds, appartenant aux collectivités et entreprises locales, ont été mobilisés à l’occasion. Des habitants du village ont participé au ramassage des restes de l’aéronef sous l’œil attentif des experts français qui avaient, auparavant, pris l’ensemble des données du terrain à même de les orienter lors de l’enquête ouverte par le département de Michèle Alliot-Marie. À 13h, les camions chargés des débris du chasseur bombardier ont été convoyés vers une plate-forme aéroportuaire tenue secrète par les services compétents pour être acheminés vers l’Hexagone. La veille, soit au lendemain du crash, l’attaché militaire de l’ambassade de France à Alger s’est déplacé sur les lieux du sinistre pour établir le constat de l’accident, s’enquérir de la situation et remercier les autorités civiles et militaires algériennes pour leur célérité dans la prise en charge du sinistre.



Black OUT en France

10 déc 2006 20:02:26

Liberte Algérie constate également le black out français !

RADAR (Dimanche 10 Décembre 2006)


CRASH DU MIRAGE FRANÇAIS EN ALGÉRIE
Silence radio dans l’Hexagone


Habitués à reprendre toute information liée à l’Algérie, notamment quand il s’agit d’un accident d’avion, la presse de l’Hexagone n’a pas soufflé mot sur le crash du Mirage F1 français, de mercredi dernier, à Oum El-Bouaghi. En effet, les médias lourds ont passé sous silence cet événement. Pourtant, un communiqué du ministère français de la Défense a été rendu public le même jour annonçant que le pilote de cet avion de combat a dû s’éjecter de son appareil “pour une raison encore indéterminée”, lors d’une mission effectuée depuis le Tchad, et a été récupéré sain et sauf en territoire algérien


Virginie

16 jan 2007 03:49:42

Mensonge après enquête de l’Algérie il y a eu espionnage en Algérie.

Ces appareilles F1 étaient accompagnés par un appareil de brouillage et étaient un peu trop près du sol Algérien les SMT algérien ont émis des sommations avant de tiré sur nos F1 et un c’est fait touché et as piqué du nez tout en fumé et s’est écrasé.

Plus de commentaire la dessus merci !

F1junior 75


Elisabeth

16 jan 2007 13:56:11

Il semblerait en effet que la plupart des vols de ce type ont pour but d'espionner


attila

19 fév 2007 18:55:12


Un Mirage 2000 C s'abîme au large de Bonifacio, décès du pilote
19.02.07 | 15h55

PARIS (Reuters) - Un pilote a trouvé la mort dans l'accident, lundi, d'un Mirage 2000 C qui s'est abîmé en mer, au large de Bonifacio (Corse), lors d'une mission d'entraînement, annonce le ministère de la Défense.

Un hélicoptère Puma d'alerte de l'escadron "Solenzara" a été dépêché sur place afin d'effectuer des premières recherches. Une enquête est diligentée afin de déterminer les circonstances de l'accident de ce mirage de la base aérienne de Cambrai (Nord).

En décembre dernier, un mirage F1 de l'armée de l'air française s'était écrasé au sud de Constantine, en Algérie, le pilote avait réussi à s'éjecter sain et sauf.


attila

19 fév 2007 18:58:44

Infos supplémentaires.

Le pilote de l'avion de chasse Mirage 2000 de l'armée de l'Air française qui s'est abîmé en mer lundi au large de Bonifacio, dans l'extrême sud de la Corse, s'est tué dans l'accident, a annoncé le service de communication de la Région de gendarmerie de Corse. Le pilote, un capitaine âgé de 35 ans, participait à une mission d'entraînement à basse altitude, a expliqué le commandant chef du département médias de l'armée de l'air, qui n'a pour le moment avancé aucune hypothèse quant aux raisons de ce crash.

Selon des témoins qui naviguaient au large de Bonifacio, l'appareil s'est crashé soudainement en mer, sans que le système de siège éjectable n'ait été déclenché. "Il ne s'est pas éjecté, ce qui signifie que le crash a été rapide et brutal", a confirmé le commandant chef du département médias de l'armée de l'air, précisant que "l'avion était seul en vol". La victime était "un ancien pilote de Mirage F1 et il était expérimenté, puisqu'il comptait plus de 2000 heures de vol", a souligné le commandant.

Le précédent crash mortel remonte à 2003

Cet accident d'un avion de chasse de l'armée est le troisième en un peu plus d'un an au large de la Corse. Le 31 mars 2006, c'est déjà un Mirage 2000 en mission d'entraînement à Solenzara qui s'était crashé en mer, après avoir heurté un volatile au décollage, selon le ministère de la Défense. Les deux hommes de l'équipage avaient réussi à s'éjecter sains et saufs.

Le 6 décembre 2005, un Super-Etendard monoplace de la Marine nationale s'était s'abîmé dans le golfe d'Ajaccio, à la suite, là aussi selon le ministère, d'une collision avec des oiseaux, à quelques centaines de mètres des quais et devant de nombreux badauds. Le pilote s'en était sorti indemne en s'éjectant. L'appareil effectuait un entraînement à partir du porte-avions Charles-de-Gaulle, qui croisait au sud de Toulon.

Le précédent crash mortel d'un avion de chasse de l'armée française remonte au 24 juin 2003, lorsqu'un Mirage 2000D s'était écrasé à Djibouti lors d'une mission d'entraînement. Le pilote et le navigateur avaient été tués dans l'accident.


el gringo

19 fév 2007 19:05:17

Rapports d'enquêtes 2003-2005.


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