Mao pourrait bien encore une fois se retourner dans son mausolée.
Imaginez donc,
la chaîne américaine de cafés Starbucks projette d'émettre des stock-options pour les employés des cafés dans lesquels elle est majoritaire en Chine, a rapporté mardi le Shanghai Daily, citant le vice-président Chine de l'entreprise Eden Woon.
Déjà leader du secteur avec plus de 12 000 cafés répartis dans 37 pays, la chaîne américaine de cafés mise sur un développement que certains qualifient d'agressif, mais le géant tente surtout de se démarquer par une image «éthique».
Les stock-options ainsi émis équivaudraient à 14% d'un salaire de base. 2.500 employés ou cadres en bénéficieraient.
"Le marché chinois s'est bien développé, nous avons davantage le contrôle de notre marque et je pense que le moment est bien choisi", a affirmé le responsable de groupe de Seattle.
Ce serait la première fois qu'une entreprise étrangère aurait recours aux stock-options pour ses employés chinois, si le projet s'avère compatible avec les restrictions sur la détention d'actions dans des compagnies cotées à l'étranger. Le réseau chinois des cafés de la marque compte plus de 190 établissements établis dans une vingtaine de villes.
La chaîne américaine de cafés Starbucks vient par ailleurs d'annoncer en début de mois l'ouverture de ses deux premiers cafés au Brésil, dernier développement en date d'un plan de croissance qui prévoit 20 000 cafés aux États-Unis et 20 000 dans le reste du monde. «Nous n'avons jamais été aussi enthousiastes ni aussi déterminés», a prévenu début octobre Howard Schultz, le président du groupe.
En Chine, Starbucks table sur l'ouverture d'au moins une centaine de cafés par an. D'ici la fin de 2007, le groupe compte aussi s'implanter en Russie, en Inde et en Égypte. Les analystes soulignent le fait que le groupe a réussi parfaitement à pénétrer des marchés comme la Chine, pourtant un pays de buveurs de thé, ou comme l'Autriche ou la France, malgré les cafés traditionnels qui y sont depuis longtemps installés.
Aux États-Unis, le taux de pénétration est encore plus visible, surtout dans les grandes villes où ses cafés se succèdent à un rythme serré.
Si Howard Schultz lui-même a pris McDonald's comme modèle de croissance, il a aussi dit vouloir bâtir «une entreprise avec une âme». Mais cette éthique a été plus d'une fois mise à mal.
Les détracteurs de Starbucks l'ont accusé de faire des bénéfices sur le dos des petits producteurs de café, exprimant notamment leur mécontentement sur le site www.ihatestarbucks.com.
À la fin d'octobre, le gouvernement éthiopien a l'aussi accusé de spolier ses producteurs en refusant un accord sur la propriété de certaines marques de café purement éthiopien. Une accusation dont la chaîne s'est vivement défendue avant de proposer au gouvernement du pays un compromis sur l'appellation des cafés concernés.
Depuis l'arrivée d'Howard Schultz à la tête du groupe en 1987, Starbucks a toujours prôné la responsabilité sociale et dit payer ses producteurs 23% au-dessus des prix du marché en moyenne. Malgré très peu de publicité, le groupe a réussi à associer l'image d'une entreprise «éthique» à son logo.
En 2005, les achats de café libellés «commerce équitable» n'ont pourtant représenté que 3,7% du total. Plus rare aux États-Unis, le groupe fournit une assurance santé complète à ses employés travaillant plus de 20 heures par semaine.
Sources : AFP, La Presse Affaire
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1 Commentaire
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sympa, le peintre a du gout :-)
20 décembre 2006 à 02:03Ajoutez un commentaire
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