L'Angola frappe à la porte de l'OPEP

Angolamapa_de_concessoesL'Angola, deuxième producteur de pétrole d'Afrique sub-saharienne derrière le Nigeria, a annoncé jeudi qu'il souhaitait adhérer à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

L'Opep juge quant à elle que l'intention affichée de l'Angola de rejoindre ses rangs est une "bonne initiative", mais n'a pas encore reçu de demande d'adhésion officielle en ce sens, a indiqué jeudi un porte-parole.

La prochaine réunion ministérielle du cartel est prévue le 14 décembre à Abuja, au Nigeria.

I – L'Angola souhaite rejoindre l'OPEP

"Le conseil des ministres s'est prononcé en faveur de l'adhésion de l'Angola à l'Opep", a déclaré à l'AFP Bastos de Almeida, porte-parole du ministère des Finances. "Avec l'adhésion à l'Opep, l'Angola ne sera plus à l'écart du processus de fixation des quotas de production", a-t-il ajouté.

Ancienne colonie portugaise ravagée par une guerre civile de 27 ans (1975-2002) qui a fait au moins 500.000 morts, l'Angola est le 2ème producteur de pétrole d'Afrique sub-saharienne, après le Nigeria, important membre de l'Opep. Sa production de brut, qui se situe actuellement autour de 1,4 million de barils par jour, devrait atteindre 2 millions de barils par jour d'ici à la fin de 2007.

Le pétrole représente aujourd'hui 80% des recettes budgétaires de l'Etat angolais. Mais la manière dont sont gérés les fonds publics suscitent maintes interrogations sur l'utilisation de la manne pétrolière. Selon l'organisation de défense de droits de l'Homme Human Rights Watch plus de 4 milliards de dollars provenant des revenus du pétrole ont disparu des caisses de l'Etat angolais entre 1997 et 2002.

Le gouvernement angolais assure de son côté être engagé sur la voie d'une plus grande transparence. Début mai, la société d'Etat angolaise Sonangol a rendu publique la liste des groupes candidats à l'exploration et l'exploitation de deux gisements off-shore.

Les ressources pétrolières du pays ont attiré les principaux groupes pétroliers mondiaux. Les Chinois, qui sont devenus, en quelques années, le premier acteur du programme de reconstruction du pays grâce à d'énormes lignes de crédit accordées à Luanda, se sont récemment positionnés favorablement dans la course à l'attribution de licences d'exploitation très convoitées. La Chine est aujourd'hui le 2ème importateur de pétrole angolais, derrière les Etats-Unis et devant la France.

Le Conseil des ministres a également entériné les Addenda aux Contrats de Partage de Production entre la Concessionnaire Nationale "Sonangol" et ses associés en vue de concéder des droits fiscaux aux compagnies angolaises faisant partie de ces contrats. La principale taxe concerne un bonus de signature et l'autorisation de paiement de 10%, à partir de la date de signature des contrats de partage de production avec la Sonangol, 30% à la date d'exploitation et 60 % pour la première exportation de pétrole.

II – L'Equateur également sur les rangs

L'annonce de l'Angola intervient quelques jours après celle de l'Equateur. Dimanche, Rafael Correa, vainqueur de l'élection présidentielle en Equateur, a annoncé qu'il souhaitait que son pays - qui avait quitté l'Opep en décembre 1992 - puisse "réintégrer" l'organisation.

Durant sa campagne électorale, le désormais ancien ministre de l'Economie avait promis une renégociation des contrats pétroliers avec les multinationales opérant dans le pays, cinquième producteur d'Amérique latine avec 543.000 barils de brut par jour.

Début juin, le ministre vénézuélien de l'Energie Rafael Ramirez avait affirmé qu'une éventuelle adhésion de l'Angola, de l'Equateur et du Soudan avait été "discutée" lors d'une réunion ministérielle de l'Opep à Caracas. "Il faut attendre la formalisation de ces aspirations pour que le cartel donne une réponse", avait-il précisé.

III - L'Opep se dit ravie d'accueillir l'Angola

L'Opep juge que l'intention affichée de l'Angola de rejoindre ses rangs est une "bonne initiative", mais n'a pas encore reçu de demande d'adhésion officielle en ce sens, a indiqué jeudi un porte-parole.

L'Angola assiste "depuis des années" aux réunions de l'Opep en tant qu'observateur, et par conséquent, "s'ils ont pris l'initiative de vouloir nous rejoindre, c'est certainement une bonne initiative", a par ailleurs déclaré Omar Farouk Ibrahim, chef des relations publiques de l'Opep.

La question de cette adhésion ne devrait toutefois pas encore être abordée lors de la prochaine réunion de l'Opep prévue le 14 décembre à Abuja (Nigeria), a indiqué M. Farouk Ibrahim, selon qui la demande devrait plutôt intervenir au premier trimestre 2007, après les procédures requises par la législation du pays.

"Dès que nous recevrons (la demande), elle sera transmise à nos ministres, et très probablement programmée à l'une des conférences" de l'Opep prévues l'année prochaine, a-t-il précisé. M. Farouk Ibrahim a indiqué que l'Opep n'a pas reçu non plus de demande formelle d'adhésion de l'Equateur, qui vient aussi de manifester son intention de rejoindre le cartel.

Le thème de l'élargissement de l'Opep, qui compte actuellement 11 membres (Algérie, Arabie saoudite, Emirat arabes unis, Irak, Iran, Libye, Indonésie, Nigeria, Venezuela, Koweït et Qatar) avait déjà été abordé lors de sa réunion du 1er juin à Caracas, suite à l'envoi par le président de l'Opep, Edmund Daukoru, d'une lettre au Soudan et à l'Angola. L'adhésion de l'Equateur, et l'octroi d'un statut spécial à la Bolivie, qui produit davantage de gaz que de pétrole avaient également été évoqués. Ces discussions n'ont pas progressé depuis lors, a indiqué M. Farouk Ibrahim.

Une fois l'adhésion d'un nouveau pays formellement acceptée, les membres devront auusi allouer un quota de production au nouveau pays, en prenant compte de sa production, du niveau de la demande mondaile et de leur propre production. Le sujet des quotas est régulièrement source de tensions parmi les membres du cartel.

Sources : AFP, Angola Press Agency

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2 Commentaires

  1. 1

    Production

    La production du pétrole pourra augmenter en 2011


    Luanda, 05/12 - L`Angola pourra atteindre en 2011, son plus haut niveau de production petrolière (2.600.000 barils/ans), avec la découverte de nouveaux puits en eaux profondes et ultra-profondes, selon les estimations d`un rapport de la Banque Mondiale sur l`économie nationale.

    Actuellement, indique le document présenté le week-end dernier à Luanda, l`Angola produit 1.600.000 barils/ans.

    Cependant, poursuit la note, les puits du pétrole dans des eaux superficielles, principalement à Cabinda, représentent plus de 50 pour cent de l`actuelle production.

    L`augmentation de la production, ajoute le rapport, pourrait avoir des résultats, à travers des découvertes importantes, notamment dans les blocs 31 et 32.

  2. 2

    jose

    Dear sir
    My name is Jose cumba and I am student in Drc I waso wondering when see this page telling about Angola in fact iam doing oil engineering and I know that Your excelence understant how that I am so interestting.on this I wonder t know more about Angola oil producing especially the rock that angola produce, the age and if possible all the parameteres conserning the Angolan oil field
    I hope that your excelence will know how to answer me,with hope
    regards

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