Graves tensions – voire plus - à prévoir au Proche-Orient.
La Syrie se prépare à un conflit avec Israël en accroissant sa production de missiles sol-sol et en déployant des missiles antichars, a en effet affirmé dimanche un officier supérieur d'Israël lors de la réunion hebdomadaire du cabinet israélien.
Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a par ailleurs indiqué jeudi ne pas envisager de négociations avec la Syrie dans un avenir proche.
I – La Syrie prépare la guerre, selon Israel
Le président syrien Bachar al-Assad "prépare ses forces à un conflit militaire" avec Israël, a déclaré le général Yossi Beidatz, chef de l'unité de recherche des Renseignements militaires israéliens.
"La Syrie a accéléré la production de missiles sol-sol longue-portée et a déployé des missiles antichars le long de sa frontière avec Israël" qui longe le plateau du Golan occupé, a précisé le général Beidatz.
Un responsable des services de renseignements israéliens a par ailleurs déclaré à l'AFP que la Syrie voulait tirer les leçons de la guerre de l'été entre Israël et le Hezbollah. Selon lui, la Syrie a pu acquérir des connaissances militaires stratégiques lors de ce conflit, la milice chiite libanaise ayant notamment réussi à infliger d'importants dégâts aux forces israéliennes, en particulier à ses chars et à ses véhicules blindés en utilisant des techniques de guérilla.
Cette mise en garde intervient quelques jours après la publication du rapport Baker sur l'Irak et le Proche-Orient, qui recommande notamment qu'Israël reprenne les négociations de paix avec la Syrie, interrompues depuis janvier 2000, en se retirant du plateau du Golan, conquis lors de la guerre de 1967.
II – Des rumeurs contraires
A contre-courant de cette annonce, un officier supérieur israélien appartenant au commandement de la région Nord a écarté dimanche la possibilité d'une guerre avec la Syrie dans un avenir proche.
"Les spéculations sur la possibilité d'une guerre avec la Syrie l'été prochain sont irresponsables et ne sont pas conformes aux évaluations des renseignements militaires de l'armée", a déclaré l'officier, cité par la radio publique israélienne.
III – Pas de négociation en vue entre Syrie et Israel
Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a indiqué jeudi qu'Israël n'allait pas négocier avec la Syrie dans un avenir proche, rejetant les recommandations contenues dans un rapport publié par le Groupe d'études sur l'Irak, a rapporté le quotidien Yedioth Ahronoth.
"Le soutien de la Syrie au Hamas et ses efforts pour déstabiliser le Liban réduisent les chances de mener prochainement des pourparlers avec les Syriens", a déclaré M. Olmert lors de la Conférence des Editeurs à Tel Aviv. Tout en estimant qu'aucun pays au monde ne souhaitait plus qu'Israël poursuivre les négociations, le premier ministres a néanmoins considéré que les conditions n'étaient pas réunies pour rouvrir les pourparlers avec la Syrie.
Pour rappel, le président syrien Bachar al-Assad a souhaité ces derniers mois entreprendre une nouvelle série de pourparlers avec Israël, mais M. Olmert a refusé.
Concernant l'Iran , M. Olmert a réitéré qu'Israël ne tolérerait pas un Iran nucléaire mais qu'il ne prendrait pas de mesure unilatérale.
IV - les Emirats condamnent la « légereté » d'Israel
Le journal émirati Al-Khalij a fermement condamné "l'insouciance d'Israël" face aux recommandations de l'ONU qui ont raffermi le droit de la Syrie à récupérer tout le Golan syrien occupé et le droit du peuple palestinien à établir son Etat indépendant dont Jérusalem est la capitale.
La même recommandation a plaidé pour la fin de l'occupation israélienne dans les territoires arabes occupés et stopper toutes les activités de colonisation, affirmant qu'Israël est une entité en dehors de la loi internationale et hostile à la volonté internationale. "Israël n'est pas capable de pratiquer cette insolence politique depuis des années sans l'appui américain qui lui a offert la couverture contre la loi internationale et lui octroie durant des décennies des moyens d'agression et ses outils contre les territoires arabes occupées", écrit le journal dans son éditorial.
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Sources : AFP, Xinhua, Sana

8 Commentaires
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Ce jour :
Israël persuadé d'une implantation accrue d'Al Qaïda au Liban
JERUSALEM, 10 décembre (Reuters) - Le réseau islamiste Al Qaïda a récemment accru sa présence au Liban et pourrait projeter de s'en prendre aux casques bleus de la Finul, a affirmé dimanche un responsables du renseignement militaire israélien.
Le général Yossi Baidatz, qui dirige le service de recherches du renseignement militaire, s'exprimait devant le conseil des ministres présidé par Ehud Olmert.
"Il existe des signes majeurs attestant de la présence du Djihad mondial (Al Qaïda) au Liban, notamment dans les camps de réfugiés (palestiniens), et l'une de leurs intentions est d'attaquer les forces étrangères de maintien de la paix", a dit le général Baidatz, dont les propos ont été rapportés par un responsable israélien.
"Ils voient les casques bleus comme un symbole de l'Occident", a-t-il ajouté lors de ce briefing.
Les Nations unies ont renforcé les effectifs de leur Force intérimaire au Liban (Finul) et étendu le mandat de leurs casques bleus après la guerre que se sont livrés cet été l'armée israélienne et le Hezbollah.
La doctrine d'Al Qaïda mêle lutte contre l'Occident et Israël mais aussi contre les chiites, comme c'est le cas en Irak. Ces déclarations israéliennes sur sa présence accrue au Liban interviennent en pleine crise entre le gouvernement libanais du Premier ministre Fouad Siniora et l'opposition menée par le Hezbollah chiite.
Dans un article publié cette semaine, le quotidien français Le Monde écrivait qu'"un commando d'une cinquantaine de militants affiliés à Al Qaida et ayant combattu en Irak s'est infiltré au Liban, via la Syrie, pour y perpétrer 'un complot terroriste de Damas visant à assassiner 36 personnalités libanaises anti-syriennes'".
Le journal cite des sources palestiniennes et libanaises, notamment un document selon lequel le représentant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) au Liban, Abbas Zaki, aurait informé un haut représentant de l'Onu que ce commando s'est "installé dans le camp de réfugiés de Nahr al Bared, dans le nord du Liban".
L'information n'a été ni confirmée ni démentie par le secrétariat général des Nations unies./HPA
Je n'y comprends plus rien !!!
10 décembre 2006 à 19:062
mais en tout cas , la situation est très inquiétante.
D'apres votre depeche , Al Qaida est aidée par la Syrie pour déstabiliser le Liban et nuire aux anti-syriens libanais.
l'accès à la mer est notamment en jeu.
10 décembre 2006 à 19:133
"La doctrine d'Al Qaïda mêle lutte contre l'Occident et Israël mais aussi contre les chiites, comme c'est le cas en Irak"
A rapprocher des annonces faites récemment par l'Arabie saoudite
"L'Arabie saoudite interviendrait en Irak pour protéger les Sunnites en cas de retrait américain, affirmait mercredi Nawaf Obaid, conseiller à la sécurité du gouvernement de Ryad, dans une tribune du Washington Post."
cf.
L'armée US pourrait quitter l'ouest de l'Irak
Tres complexe :
. lutte Israel / Monde arabe
mais également lutte sunnites/ Chiites
10 décembre 2006 à 19:174
Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a accepté des propositions de sortie de crise présentées par la Ligue arabe, a affirmé dimanche à Ryad un responsable arabe.
L'envoyé spécial du secrétaire général de ligue arabe Amr Moussa au Liban, le Soudanais Moustafa Ismail, a été "informé à Damas que le chef du Hezbollah accepte les proppositions que la Ligue arabe lui a soumises".
"M. Ismail a fait part au Premier ministre libanais Fouad Siniora de cette acceptation et ce dernier lui a demandé de revenir à Beyrouth", a dit ce responsable sous le couvert de l'anonymat, évoquant un plan en sept points sans plus de détails.
10 décembre 2006 à 20:325
James Baker défend le principe de discussions avec la Syrie et l'Iran
AFP 10.12.06 | 18h01
L'ancien secrétaire d'Etat américain James Baker a défendu dimanche le principe de discussions entre la Syrie et l'Iran au sujet de l'Irak tout en soulignant que les Etats-Unis ne devaient pas faire preuve de "naïveté" en la matière.
"En 1991, beaucoup de gens avaient dit que nous ne serions jamais capable de changer le comportement de la Syrie et de les persuader de venir discuter une paix avec Israël. Mais après 15 voyages à Damas nous étions arrivés à la faire", a rappelé M. Baker, qui était à l'époque secrétaire d'Etat.
"Ce n'est pas ma façon de penser de dire que si quelque chose est difficile, il ne faut pas le faire", a-t-il ajouté lors d'un entretien accordé à la chaine de télévision Fox.
Il a souligné que le rapport récemment publié de la Commission sur l'Irak qu'il a co-présidé posait plusieurs conditions à l'ouverture d'un dialogue avec Damas et Téhéran.
"Nous avons posé toutes ces conditions car nous ne voulions pas que les gens soient assez naïfs pour penser que nous allions nous asseoir pour parler avec les Syriens dans le seul but de parler avec eux", a affirmé M. Baker.
"S'ils font toutes les choses que nous détaillons, cela résoudrait le problème du Hezbollah. Cela apporterait à Israël un partenaire de négociation avec les Palestiniens en obligeant le Hamas a reconnaître le droit à l'existence d'Israël", ajoutant que cela serait "un pas très important vers la paix entre Israël et les Arabes".
Il a toutefois qualifié la proposition de la Commission d'ouvrir un dialogue avec la Syrie et l'Iran de "très limitée".
"En ce qui concerne l'Iran, tout ce que nous suggèrons et de faire ce que l'administration (américaine) a fait avec ce pays concernant l'Afghanistan où ils sont intervenus et nous ont aidé".
"Nous disons même (dans le rapport) que sur la base des contacts limités que nous avons eu avec l'Iran avec l'autorisation du président, nous ne pensons pas qu'ils viendront s'asseoir à la table des négociations, mais nous devions mettre cela sur la place publique pour que l'on puisse se rendre compte de leur attitude de rejet si ils refusent", a déclaré M. Baker.
10 décembre 2006 à 20:326
attention , la Syrie et la Russie grandes amies ... notamment pour le transit des hydrocarbures, on en reparlera .. mais à surveiller de près
08 janvier 2007 à 01:20rencontre très récente entre Syrie et Russie.
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A rapprocher d'une autre affaire surgie ce week end, que je n'ai pas eu le temps de traiter .
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Les sanctions US pour ventes d’armes à Damas et Téhéran sont « illégales », s’insurge Moscou
La Russie a estimé samedi que les sanctions décrétées par les États-Unis contre trois de ses entreprises d’armements pour commerce avec la Syrie et l’Iran étaient « illégales », les compagnies en question ayant « respecté le droit international ».
Donc , il pourrait bien y avoir de la Russie derrière Syrie et Iran ... contre Israel et USA.
08 janvier 2007 à 01:278
Article très important que je n'ai pas eu le temps de traiter
http://fr.rian.ru/analysis/20061213/56879289.html
08 janvier 2007 à 01:32Ajoutez un commentaire
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