Nous nous en faisions l'écho déjà, il y a plus de 2 semaines, l'information ayant été communiquée via le Washington Post. C'est désormais le New-York Times qui ressort le dossier.
"L'Arabie Saoudite a fait savoir à l'administration Bush qu'en cas de retrait des troupes américaines le royaume pourrait apporter un soutien financier aux sunnites en Irak dans n'importe quel conflit qui les opposerait aux chiites", rapporte le New York Times en citant, sans les nommer, des diplomates américains et arabes.
Ce qu'oublie tout de même de mentionner la presse américaine, c'est que l'Arabie saoudite avait déjà démenti début décembre faire sienne une telle position suite aux propos de son conseiller à la sécurité du gouvernement.
I – New York Times : soutien saoudien à l'Irak
Selon le nouvelle York Times, le soutien financier saoudien aurait été délivré par le roi Abdallah lui-même au vice-président Dick Cheney il y a deux semaines, alors que ce dernier était en visite à Riyad. Durant cette visite, consacrée à la situation au Proche-Orient et dans le Golfe, le roi Abdallah aurait aussi fait part de son opposition à des entretiens diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran, pays dont les musulmans sont majoritairement chiites, écrit encore le New York Times.
En revanche, le royaume souhaite vivement "la reprise des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens", poursuit le journal.
Selon le NYT, "les avertissements saoudiens reflètent les craintes ressenties par les alliés sunnites des Etats-Unis – Arabie Saoudite, Jordanie, Egypte – face à la montée de l'influence iranienne en Irak, sans oublier les ambitions nucléaires de Téhéran".
II – Démenti de la Maison Blanche
La Maison Blanche a dénié mercredi l'information du "New York Times", selon laquelle l'Arabie saoudite aurait averti qu'elle soutiendrait la minorité sunnite irakienne dans le conflit contre la majorité chiite si les Etats-Unis retiraient leurs forces. "Ce n'est pas la politique du gouvernement saoudien", a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche Tony Snow lors d'un point de presse.
Le porte-parole du département d'État, Sean McCormack, a également démenti ces informations, assurant que la politique de l'Arabie Saoudite n'avait pas changé. "Ils croient en l'intégrité territoriale de l'Irak. Ils croient en un Irak pour tous les Irakiens et ils soutiennent les efforts de réconciliation nationale", a assuré M. McCormack.
"C'était leur position et cela reste leur position. Ils pensent que c'est dans leur intérêt national", a ajouté le porte-parole. "C'est ce qu'ils nous ont dit en privé et c'est ce qu'ils ont dit [...] en public aussi."
Il a néanmoins reconnu que les Saoudiens étaient cependant très inquiets des "ingérences iraniennes dans les affaires internes irakiennes, de leur soutien à certaines milices et de leur influence sur celles-ci“.
Cette information survient après la démission soudaine mardi de l'ambassadeur saoudien à Washington, le prince Turki al-Faiçal, seulement 15 mois après sa prise de fonction.
III - Annonce du conseiller à la sécurité du gouvernement de Ryad
L'Arabie saoudite interviendrait en Irak pour protéger les Sunnites en cas de retrait américain a affirmé fin novembre Nawaf Obaid, conseiller à la sécurité du gouvernement de Ryad, dans une tribune du Washington Post. Parmi les options envisagées par le leadership saoudien figurerait notamment une aide "financière, matérielle et logistique aux responsables militaires sunnites irakiens comparable à celle que l'Iran fournit depuis des années aux groupes armés chiites irakiens".
Le gouvernement de Ryad pourrait également, indique-t-il, inonder le marché de pétrole pour faire chuter les prix, "limitant ainsi la capacité de Téhéran à poursuivre le financement aux milices chiites en Irak et ailleurs".
"Il est sûr qu'un engagement du royaume saoudien en Irak comporte de grands risques et pourrait déclencher une guerre régionale. Qu'il en soit ainsi: les conséquences de l'inaction sont bien pires", indiquait également le conseiller, dont l'opinion "ne représente pas la politique saoudienne officielle", précise le journal.
Nawaf Obaid ajoute qu'il serait "très difficile" aux sunnites irakiens, minoritaires dans leur pays où la population est chiite à 65%, "de survivre à une campagne de nettoyage ethnique". "Dans ce cas, rester sur la touche serait inacceptable pour l'Arabie saoudite. Fermer les yeux au massacre de sunnites irakiens serait abandonner les principes sur lesquels le royaume a été fondé. Cela saperait la crédibilité de l'Arabie saoudite dans le monde sunnite et constituerait une capitulation face aux actions militaristes de l'Iran dans la région", ajoute le responsable.
IV – L'Arabie saoudite désavoue son conseiller
L’Arabie saoudite avait désavoué début décembre le conseiller à la sécurité du royaume, qui avait affirmé qu’en cas de retrait américain le gouvernement saoudien pourrait intervenir en Irak en vue protéger les Sunnites. Elle avait aisni démenti se préparer à une intervention massive dans cette perspective.
Selon Ryad, les paroles atribuées par le Washington Post à Nawaf Obaid sont sans fondement. Ces écrits ne représentent aucune position officielle de l'Arabie saoudite a ainsi précisé une source officielle. Selon cette dernière, les propos publiés dans le Washington Post ne représentent qu'une vue personnelle de Mr Obaid et ne reflète en aucune façon la position du royaume, qui "soutient invariablement la sécurité, l'unite et la stabilité de l'Irak et de ses courants religieux".
L'article du Washington Post a été publié quelques jours après la visite du vice Président américain, Dick Cheney à Riyadh en vue de s'entretenir avec le roi Abdullah au sujet de l'Irak. Il a également suivi une réunion officielle durant laquelle Ryad s'est implicitement dit concernée par l'influence croissante de l'Iran chiite en Irak.
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2 Commentaires
1
Il faut tout de même aller sur la presse australienne pour avoir la depeche AFP sur le démenti saoudien
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Saudi Arabia denies Iraq intervention
From correspondents in Riyadh
December 03, 2006
SAUDI Arabia today denied it was ready to launch a "massive" intervention to help Iraq's minority Sunni Muslims against Iran-backed Shiite attacks if the US pulls out its troops.
“What the Washington Post attributed on Wednesday to columnist Nawaf Obaid is groundless ... The writer does not represent any official side in Saudi Arabia,” an official source told SPA news agency.
“What he (Obaid) published represents only his personal view and does not reflect in any way the kingdom's policy and positions, which invariably uphold the security, unity and stability of Iraq with all its sects,” he said.
Writing in the Washington Post on Wednesday, Mr Obaid, a security and energy adviser to the Saudi ambassador to the US, said the withdrawal of US forces from Iraq could result in Sunni-dominated Saudi Arabia opening the gates to provide Iraq's Sunnis funds, arms and logistical support to counter Tehran's support for Iraqi Shiite fighters.
Iraq's Shiite leaders on Thursday expressed anger at the remarks.
Prime Minister Nuri al-Maliki said he would “not countenance any language interfering in Iraq on the pretext of defending sects.”
Iraq's charge d'affaires in Riyadh, Mohammed Redha Obaid Jassem, hailed Saudi Arabia on Saturday for dissociating itself from Obaid's article.
The oil-rich kingdom's “rejection of the ideas published by Obaid confirms Saudi Arabia's well-known stand, which is keen on preserving the security, stability, and unity of Iraq with all its political, sectarian and ethnic groups”, Mr Jassem said.
Mr Obaid's Washington Post piece, which he said reflected his own views and not the Saudi Government's, came just days after US Vice President Dick Cheney flew to Riyadh to consult with King Abdullah on Iraq.
It also followed an official cabinet statement in which Riyadh implicitly expressed concern about the growing influence of Shiite Iran in Iraq.
The cabinet warned against upsetting the “social balance” in the country – an apparent allusion to the perceived marginalization of the Sunni Arab former elite by the ruling Shiite majority amid a wave of tit-for-tat sectarian killings.
A Riyadh-based Western diplomat said today that Saudi Arabia was concerned about the impact that the sectarian fighting might have on Iraq's unity and made its concerns clear to Cheney when he visited the kingdom on November 25.
But “although Saudi Arabia supports the Sunnis in Iraq, it is keen on maintaining good ties with Iraqi Shiite factions”, the diplomat said, requesting anonymity.
He noted that Saudi Arabia hosted an October 20 meeting in the holy city of Mecca of Iraqi Sunni and Shiite religious leaders who outlawed the shedding of Muslim blood in Iraq.
16 décembre 2006 à 00:552
On en reparle tout de suite :
Saudia Arabia, Oil Prices, and Iran
by LordDilly
The recent fall of oil prices may mean more than just lower prices at the gas pump. Oil traders believe that Saudi Arabia may be helping the U.S. destabilize Iran's economy by driving the price of oil down.
Iran is OPEC's second largest oil producer, but doesn't have the technology required to refine oil, and has to import 40% of its gasoline, making it the second largest gas importer behind the United States. Iranian oil is also more difficult to extract than Saudi oil; it costs Iran $15-18 per barrel compared to $2-3 for Saudi Arabia to get out of the ground and to market. Adding to Iran's difficulties is the lack of up-to-date exploration and drilling equipment which will make it even more expensive, if not impossible, to extract oil in the long run if prices continue to fall.
Iran's current economy is also having difficulty, with inflation officially running at 17% and unemployment at 11%, although U.S. intelligence believes the figures could be much higher. In addition to economic troubles, Iran's current president, Ahmadinejad faces increasing unpopularity at home after being unable to fulfill campaign promises that he would end corruption and better distribute the nation’s oil wealth.
While the Saudis firmly deny that they are attempting to squeeze Iran economically, the decision to lower the price of oil has a number of benefits to them, including depriving Iran of hard currency, creating unrest in a rival nation, and possibly averting the need for military action to arrest Iranian nuclear ambitions.
12 février 2007 à 22:12Ajoutez un commentaire
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