Un lecteur remarque : "Prenons garde qu'un certain Nicolas SARKOZY(ou un autre homme politique, ndlr) ne nous conduise pas sur la voie d’une faillite similaire : "la France est trop endettée, mais les français ne le sont pas assez."
Très juste, et c'est très tentant pour un homme politique d'aboutir à un équilibre budgétaire en reportant la dette de l'institution vers le particulier. J'avais écris un article là-dessus il y a près d'un an ! En Angleterre par exemple c'est le particulier qui est endetté (pour acheter son toit, se soigner, faire garder ses enfants ou les éduquer).
Rappel :
"Voici un zoom sur les Anglais et leur attitude face à l'hypothèque et aux crédits. Ils s'endettent sur des durées longues, n'ayant pas le choix vu le prix de leur "pierre". De ce fait, leurs biens sont hypothèqués très longtemps. Et il n'est pas rare, qu'une fois qu'ils ont remboursé une part du capital emprunté, ils obtiennent auprès de leur banquier un nouveau prêt, la partie de la maison payée servant de garantie.
Dans d'autres pays européens, en France par exemple, tant que le dernier centime n'est pas remboursé, l'hypothèque est conservée et n'est jamais acceptée comme garantie pour l'obtention d'un nouveau crédit.
C'est une formule qui ne manque pas de souplesse mais qui peut conduire à des dérives. C'est ainsi que le fait d'avoir une maison qu'ils n'ont pas fini de rembourser - à condition qu'une bonne partie du capital ait déjà été payée - pousse les anglo-saxons à se sentir "riches" et à consommer à crédit.
Pour un Français, tant qu'il n'a pas tout remboursé, c'est le banquier qui est le véritable propriétaire de ses quatre murs. Deux mentalités et deux approches totalement différentes.
La baisse se fait de façon inégale selon le "county", et la correction des prix a mis du temps à être perceptible, puis communiquée, poursuit Firstrung, mais elle est bien là pour la première fois depuis dix ans. Une bonne nouvelle pour les "first time buyers", primo accédants, qui n'ont fait que trop attendre."
Selon le pays où l'on vit, le boulet n'est pas attaché à la même "jambe". Dans un article rédigé il y a un peu moins d'un an, j'avais expliqué que l'Etat est plus endetté en France que le particulier, alors qu'en Grande-Bretagne c'est l'inverse. (Je le cherche...).
L'immobilier UK serait au bord du gouffre, mais l'insouciance domine

8 Commentaires
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Attention, la dette d’un état, la pression fiscale sont exercées sur la zone géographie de ce seul état.
La mondialisation et la constitution de grandes régions économiques pourraient modifier cette donne. En effet, non seulement, certains états voient leur population diminuer du fais de la faiblesse de la natalité, mais ce mouvement pourrait être accentué par la montée en puissance de nouveaux flux migratoires de populations jeunes bien formées, fortement mobiles et recherchant le meilleur compromis : salaire, niveau et qualité de vie.
Une fiscalité trop marquée et un coût d’un immobilier trop élevé seront des éléments déterminant dans ce choix.
Attention, ces flux sont de nature à fortement renforcer le coût par habitant des dettes accumulées par ces états. La France me semble bien mal positionnée pour cette nouvelle compétition.
La dette de l’état français et des organismes sociaux est un boulet pour les générations montantes.
Certains politiques pensent avoir trouvé la parade pour limiter cette future mobilité inter états : le prêt hypothécaire sur 50 ans, histoire de bien fixer les jeunes dans leur pays de naissance et les forcer à contribuer plus activement au service de la dette de l’état.
03 décembre 2006 à 15:072
et oui , le transfert des dettes de l'etat passe par le transfert des competences qui s'appelle la decentralisation . les enseignants avaient tirer la sonnette d'alarme , mais personne n'a suivi ou compris ce que cachait cette decentralisation .
03 décembre 2006 à 22:433
Je n'ai actuellement aucun boulet attaché. En 2000, je n'avais pas d'apport assez important, en 2005, les prix sont devenus stratosphériques. Je suis ingénieur, avec un salaire correct, comment se fait-il que je ne puisse pas acheter un logement ? Comment se fait-il que mon niveau de vie soit inférieur (a cause des impots et du prix de location d'un appartement de 50m2) a une personne gagnant moitié moins, mais bénéficiant d'aides dont notamment, une vaste maison (110m2) avec jardin louée symboliquement par la mairie (exemple réel) ? Actuellement expatrié, quand mon contrat se terminera, je chercherais un pays accueillant, avec une bonne qualité de vie, et des finances publiques saines. Cela ne sera pas la France. Je laisse à d'autres le soin de rembourser ...
Cela peut etre vu comme de l'egoïsme. Je suis juste responsable de moi-meme. "Charité bien ordonnée commence par soi même"
04 décembre 2006 à 06:254
Dernièrement, les américains et les anglais faisaient des appels du pied à l'état français pour que celui-ci consente à remplacer leurs soldats en Irak.
Question : Qui est le présidentiable le plus atlantiste et qui pourrait bien nous conduire dans un tel bourbier ?
La dette de l’état français pourrait alors exploser.
04 décembre 2006 à 11:285
Oh là là ! J'ai vécu le drame des familles italiennes dont les fils étaient en Irak.
Je lis la presse anglaise, italienne, amérivaine et polonaise, qui se remplit au fil des mois de récits d'horreurs et de lettres de parents qui ont perdu un enfant et qui ne comprennent même pas pourquoi.
Une geurre absurde, dont la plupart des pays essaient de se sortir. Les derniers soldats italiens viennent de quitter le bourbier irakien.
J'espère qu'aucun de nos dirigeants n'ira se mêler de ce qui se passe là-bas, autrement qu'en appelant le monde à faire la paix, et qu'en essayant de régler ce drame par voie diplomatique.
Merci d'une dette à l'autre pour l'avertissement, il est clair.
04 décembre 2006 à 11:456
Le slogan adopté par Nicolas Sarkozy, "la rupture tranquille, "ne veut rien dire", estime le candidat UMP indépendant. "Il traduit simplement sa volonté d'avancer masqué", ajoute le député en citant deux exemples : l'Europe et la politique étrangère.
"Nicolas Sarkozy se plaint comme moi de l'euro cher et de l'incapacité de l'Europe à maîtriser l'immigration, mais il propose dans le même temps de faire voter au Parlement une mini constitution européenne, dans le dos du peuple, qui lui ôtera toute marge de manoeuvre", accuse Nicolas Dupont-Aignan.
Le député de l'Essonne accuse aussi le président de l'UMP de ne pas dévoiler clairement ses projets diplomatiques.
"Nicolas Sarkozy est bien discret sur sa volonté d'aligner notre politique étrangère sur celle des Etats-Unis", estime-t-il.
L'Irak n'est pas loin.
04 décembre 2006 à 11:467
Salut Bulledog.
Je vais essayer de te répondre sur un point concernant la moralité en politique et en particulier Jacques Médecin:
Tout le monde à Nice reconnaitra qu'il était un sacré filou mais il aimait sa ville,ses habitants,ses commerçants.Pas une fleur n'aurait pu etre achetée par la mairie sur appel d'offre à l'époque;il privilegiait le tissu économique local.
Ne pas avoir été condamné ne signifie pas forcement etre innocent et réciproquement...
04 décembre 2006 à 21:218
Jacques Médecin était un boss très italien, un filou limite mafieux qui aime son pays et le développe avec amour de façon "presqu'honnête"
05 décembre 2006 à 20:49Ajoutez un commentaire
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