De nouveaux indicateurs d’inflation pour la France ?

De_villepin_2 Aujourd’hui se tenait une Conférence sur l’emploi et les revenus organisée à l'initiative du Premier ministre.

Au cours de celle-ci, Dominique de Villepin s'est prononcé en faveur de la création de nouveaux indices des prix à la consommation censés mieux retracer  les dépenses des ménages.

Cette nouvelle anticipée hier par TF1 lors du JT de 20h fait également suite à la publication récente d’une statistique de l’inflation en France des prix à la consommation calculée par l’INSEE selon laquelle cette inflation aurait donc été de 0,1 % en novembre, portant ainsi l’inflation totale à seulement 1,4 % depuis 1an ; et une inflation des prix de 2 % par an en moyenne depuis l’arrivée de la monnaie unique.

Cela paraît peu et il est très difficile de convaincre les consommateurs de la véracité d’une telle nouvelle. (Augmentation du prix du gaz, des loyers, et de certains biens de consommation oblige…)

Cependant l’INSEE n’a pas perdu le sens des réalités et il y a une explication à cela : le calcul réalisé prend en compte un très grand nombre de composantes et ne reflète finalement pas la réelle tendance ressentie par le portefeuille des consommateurs.

Et comme l’a donc énoncé le Premier ministre aujourd’hui : « L'indice des prix de l'Insee est un indicateur reconnu internationalement. Mais nous avons besoin d'un nouvel indice qui prenne en compte les nouvelles dépenses des ménages et retrace mieux l'évolution des dépenses contraintes, qui représentent aujourd'hui 36% du budget des ménages » . Ces dépenses seraient principalement celles liées au logement, à l’énergie, à l’eau, au téléphone et aux services de communication.

Le ministre de l’Economie et des Finances également présent a pour sa part affirmé : « Il faudra sans doute aussi que l'on travaille avec l'Insee sur une spécificité plus grande par type de famille », évoquant les familles monoparentales, les célibataires ou les retraités. « On a demandé à l'Insee de travailler là-dessus rapidement pour nous donner des éléments de mesure et d'appréciation », a-t-il ajouté.

Toujours selon Monsieur Breton, « si la mesure des prix des produits dans les supermarchés n'augmente pas, ce n'est pas le cas dans les services, d'où la nécessité d'un indicateur qui permette de mesurer ces augmentations ou baisses.»

Enfin, et sans donner d’indications quant au calendrier, M. de Villepin a conclu que ces nouveaux indicateurs devront mieux refléter la diversité des situations et les modes de vie dans notre pays.

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Explication du problème de l’indice actuel délivré par l’INSEE :

L'indice des prix à la consommation de l'Insee prend en compte les prix de 295 postes de dépense, y compris le logement mais hors crédit immobilier. (200 000 prix sont relevés chaque mois sur près de 1000 produits dont : alimentation et habillement naturellement, mais aussi : faïence, achat d’animaux, papiers peints, assurances, meubles de jardin.)

Et c’est cette trop grande diversité de produits introduits dans l’étude qui va entraîner la confusion et en quelque sorte fausser le chiffre, car l’augmentation du prix de certains postes sera absorbée par la baisse du prix des autres.

Or à titre d’exemple, l’augmentation du prix du fioul peut se retrouver compensée par la baisse du prix des ordinateurs ; ce qui n’a aucun sens réel car un ménage ne consommera pas ces deux bien de la même façon et ne ressentira donc pas l'évolution des prix de la même manière.

Sources : AFP , TF1.

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