Le fabricant français de tubes en acier Vallourec fait son entrée dans le CAC 40, l'indice des valeurs vedettes de la Bourse de Paris, à partir du 18 décembre, en remplacement du groupe de communication Publicis, selon la décision prise fin novembre par l'opérateur boursier Euronext.
Parmi les autres modifications annoncées, Valeo et Vallourec seront retirés à la même date de l'indice CAC Next 20, pour y être remplacés par Rhodia et Publicis.
I – Vallourec porté par le boom pétrolier
L'admission de Vallourec au CAC 40 consacre la réussite boursière d'un groupe dont les ventes ont bénéficié d'une explosion de la demande dans le secteur de la production d'hydrocarbures. Depuis le début de l'année, l'action a bondi de 130%, à quelque 218 euros. Le groupe vaut désormais en Bourse 11,5 milliards.
En face de Vallourec, le titre du pétrolier Total, première capitalisation parisienne, avec 135 milliards d'euros, n'a gagné "que" 5% en presque douze mois, à près de 56 euros.
La demande pour les tubes en acier sans soudure est forte et s'accroît dans les deux secteurs des principaux clients de Vallourec: le pétrole et le gaz, et l'énergie électrique. Sur le seul premier semestre, le bénéfice net de Vallourec a plus que triplé, à 452,6 millions d'euros, porté par une demande solide pour les tubes à forte valeur ajoutée.
Les analystes du secteur tablent sur une poursuite de la croissance de ses bénéfices grâce notamment à des hausses de prix supplémentaires pour les produits de spécialité, mais aussi à des acquisitions, sur lesquelles le groupe travaille "activement".
En septembre, le PDG Pierre Verluca a reconnu que Vallourec étudiait toute possibilité d'acquisition, "partout dans le monde, de préférence hors d'Europe" et sur des marchés à forte croissance, mais "à un prix raisonnable". Si le ciel semble sans nuage, le groupe reste toutefois soumis, comme l'ensemble des valeurs pétrolières, à un retournement rapide et imprévu, toujours possible, des prix du brut et du gaz, qui affecterait les projets de forages et donc la demande de tubes.
II – Publicis et Valeo dans le Next 20
Parmi les autres modifications qui interviendront lundi à la Bourse de Paris, le retrait de Vallourec et de l'équipementier automobile Valeo de l'indice CAC Next 20, considéré comme l'antichambre du CAC 40. Ils y seront remplacés par Publicis et le chimiste Rhodia.
Contrairement à Vallourec, le groupe Publicis a accumulé les revers ces derniers mois, entre les démissions du PDG de son agence-phare Publicis Conseil et d'autres responsables, le renoncement à la compétition pour le budget publicitaire de SFR qu'il détenait depuis 13 ans, et l'obtention des contrats EDF et RATP par les rivaux de Euro RSCG C&O (groupe Havas).
Son cours a reculé de 2% environ depuis le début de l'année, ramenant la capitalisation boursière du groupe à 5,7 milliards d'euros.
III – Admission au CAC 40 assouplie
L'indice CAC 40 est régulièrement remanié. Les valeurs qui le composent font partie des 100 premières capitalisations de la Bourse de Paris. Elle sont choisies sur plusieurs critères (capitalisation flottante et montant de capitaux échangés quotidiennement). A ce sujet, Euronext a annoncé un assouplissement des règles d'admission au sein de l'indice qui entreront en vigueur le 23 février 2007. Alors que jusqu'ici les sociétés éligibles devaient avoir "un centre de décision majoritairement situé en France", cette condition a été remplacée par un faisceau de critères dont l'existence d'"actifs économiques et/ou un centre de décision significatifs en France".
Par ailleurs, l'évaluation de la liquidité des valeurs éligibles a été simplifiée: seule la moyenne des capitaux échangés quotidiennement sera désormais prise en compte, alors qu'auparavant le conseil scientifique tenait également compte d'autres critères complémentaires comme le taux de rotation du capital et le nombre de transactions.
Source : AFP
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