AREVA pour un doublement de la production d'uranium du Niger

Niger_uranium_afpAlors que l'uranium devient une matière première bientôt aussi convoitée que le pétrole , certains pays comme le Kazakhstan – n'en déplaise à Borat – disposant même des ces deux ressources, Anne Lauvergeon, la présidente du directoire du groupe AREVA a déclaré vendredi que le groupe qu'elle dirige espérait, à l'avenir,"doubler la production minière du Niger et faire de lui, l'un des premiers pays exportateurs d'uranium.

La nouvelle risque toutefois de faire réagir maintes ONG, compte-tenu des dégats constatés sur la santé de la population locale du fait de l'exploitation minière.

Lors d'un point de presse à Niamey sur les activités de Areva dans le secteur minier au Niger depuis 35 ans, Mme Lauvergeon a affirmé que le groupe Areva a extrait au Niger la 100.000ème tonne.

Le groupe compte continuer l'exploration et l'exploitation de nouvelles possibilités d'extraction de l'uranium.

Avec 5 milliards de francs par an, Areva, avec ses trois licences sur les sites de la Cominak, la Somair et Anou Araren, s'est engagé à accroître ses investissements en vue d'augmenter les volumes extraits.

Pour appuyer le Niger dans sa politique de l'atteinte de ces objectifs du millénaire, le ministère des mines et de l'énergie, le ministère de la Santé, le groupe Esther et Areva ont signé vendredi une convention en vue d'aider le Niger dans la prévention, le dépistage et la thérapie contre le vih/sida".

Le groupe industriel Areva est présent au Niger depuis près de 50 ans où, en partenariat avec le Niger, il crée les sociétés minières Somair et Cominak.

Areva a depuis octobre 2004 réactivé l'établissement "Areva NC Niger" pour la recherche minière dans le domaine de l'uranium.

Pour rappel, le Niger est le troisième producteur mondial d'uranium (8 % loin derrière le Canada et l'Australie) et pourtant c'est un des pays les plus pauvres du monde où 70 % de la population avait moins de 20 ans en 2005. L'uranium représente aujourd'hui environs 35 % des exportations du Niger(80 % en 1970), 5% du PNB sans compter toutes les activités induites : sous-traitants, commerce, artisanat, tacherons... C'est à la fin des années soixante que la Somaïr (société des mines de l'Aïr) commence l'exploitation d'un gisement de minerai d'uranium, puis la Cominak en 1974 à Akokan.

Source : Xinhua

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3 Commentaires

  1. 1

    Attention !

    Attention grosse affaire avec AREVA au Niger ..

    on en reparle au plus tot

    en attendant cf. Jeune Afrique

  2. 2

    Moussa Abdou

    Dernier pays de la planète mais troisième producteur mondialed'uranium;où passe alors tout cet argent?salaire d'agent?.........

  3. 3

    attila

    Bataille autour des permis d'exploration d'uranium


    Plusieurs sociétés se disputent actuellement des permis d'exploration d'uranium dans le très prospectif bassin de Tim Mersoï. Au cœur de la lutte, selon nos informations, la quinzaine de blocs de plus 10 000 km2 situés à l'est de la faille d'Arlit et pour lesquels la Cogema a effectué des demandes. La firme française opère déjà deux mines dans cette zone, Arlit et Akouta, via les sociétés Somair et Cominak et compte bientôt en ouvrir une troisième, plus au sud, à Imouraren (80 000 t de réserves @1,1kg U/t). Elle contrôle déjà les deux gros permis d'exploration de 2 000 km2 autour d'Imouraren, Agebout et Afouday. Et elle a effectué des demandes pour les licences plus à l'est : ADR1, ADR2, ADR3, ADR4 ; ainsi que plus au sud : TAGT1, TAGT2, TAGT3, TAGT4, TOU1, TOU2, TOU3, TOU4, TER1, TER2, TER3 et TER4. Mais Semafo, Orezone, Riverstone Resources, North Atlantic Resources et Rio Tinto ont également posé leurs candidatures pour ces mêmes permis.
    La semaine dernière, le conseil des ministres nigérien s'est réuni pour statuer sur les demandes mais s'est séparé sans être parvenu à prendre de décision. Ayant longtemps eu la seule Cogema comme partenaire, Niamey entend désormais diversifier ses coopérations pour mieux profiter de l'envol du prix de l'uranium. En vertu du dernier contrat signé avec les Français sur la période 2004-2007, le prix de vente de l'uranium ne pouvait osciller que de plus ou moins 10%, très loin des sommets actuels atteints par le métal (75 $/lb). Et comme le contrat arrive à terme en décembre, le Niger se sent pousser des ailes. Aux dernières nouvelles, le groupe français recevrait la moitié des permis demandés. Pour l'instant, seule une autre compagnie a obtenu un permis d'exploration à l'est de la faille d'Arlit : la China National Uranium Corp. à Madaouela. Mais les demandes affluent aussi d'opérateurs comme UraMin, Delta Exploration, etc. A l'ouest de la faille, sont déjà d'installées : Uranium International, Global Uranium, Trendfield Energy, North Western Minerals, etc. Bays Waters Uranium, Longview Capital, Southampton Resources, Copper Merals, Greencastle Resources, Island Arc Exploration et Franklin Resources ont aussi déposé des demandes.

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